Paris.fr
Accueil

Un été à l'air livre - loin et fier de l'être

30 Juil

Dans ce 4ème numéro, nous parlerons (à quelque chose près) d’Amérique, abordons la question des mouches quand revient l’été et finissons par nous demander si le 29 février existe bien en réalité. C’est Paris à l’air livre aux couleurs de l’été, profitez-en, cela ne va pas durer…

¤En ouverture, catégorie applaudissements


Présentation
Dans un cimetière parisien, on enterre une vieille dame. De loin, une jeune femme venue d’Amérique, Suzan, observe secrètement la scène, tandis qu’une autre, Fleur, se tient au bord de la tombe où repose désormais celle qui fut sa grand-mère, Adèle.
Personnalité charismatique et inlassable séductrice qui a, depuis son exil de Pologne après la Première Guerre mondiale, traversé le XXe siècle en indomptable survivante à toutes les tragédies qui en ont endeuillé l’histoire, Adèle défunte semble continuer à exercer sur les vivants une inimitable et puissante emprise. A la lumière du parcours de la disparue magnifique, Suzan et Fleur se voient en effet confrontées l’une à son inaptitude à vivre et à aimer, l’autre à l’enfermement au prix duquel elle tient à distance une profonde blessure affective, chacune en venant à prendre enfin la mesure du legs de souffrance et d’amour dont sa propre existence est redevable.
Sur trois générations et plusieurs continents, et de la grande Histoire à l’histoire familiale, Carole Zalberg tisse ici, à travers le portrait de quelques femmes inoubliables, le roman d’une humanité aussi fragile que résiliente, hantée, autant que consolée, par les indociles fantômes du passé.

Trois questions à Carole Zalberg

1 – Comment est née cette aventure ?

 « L’aventure est née il y a plusieurs années, puisque « A défaut d’Amérique » est le troisième volet d’une trilogie, la « Trilogie des Tombeaux », entamée avec « La mère horizontale » et poursuivie avec « Et qu’on m’emporte ». L’idée de départ, le désir plutôt, était d’aller voir un peu du côté des mères qu’on dit mauvaises et que je préfère qualifier d’empêchées. J’ai imaginé une lignée de ces femmes à la maternité compliquée, et qui ont la particularité de mourir en sens inverse de la chronologie, la plus jeune la première, puis sa mère, puis sa grand-mère. A partir de là, j’ai remonté la piste en creusant, en regardant dans les coins, en m’attardant ça et là, suivant ce que me dictaient les personnages et la phrase. Avec « A défaut d’Amérique », je me suis retrouvée dans une sorte d’espace commun à la fiction et à mon histoire familiale, à mes origines.

2- Quel est votre parcours ?

-J’ai fait des études d’Anglais à Censier mais j’avais des fourmis dans les méninges et l’année de la licence, j’ai préféré aller voir aux États-Unis si j’y étais. Après un an et demie de vadrouille, de jobs plus ou moins désastreux mais aussi d’expériences riches, j’ai constaté que non, vraiment, je n’y étais pas et je suis rentrée en France. Là, je me suis inscrite dans une école de journalisme et très vite rebelote, la bougeotte : on m’a proposé un boulot dans la production télé et j’ai quitté l’école pour la vraie vie. La production a périclité au bout de quelques mois. Je suis partie pour la Corse (expérience que je raconte dans « L’illégitime », récemment paru chez Naïve) où j’ai travaillé comme journaliste. Là-bas, je serais bien restée, mais j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari lors d’un aller et retour à Paris et je l’ai rejoint deux mois plus tard. Une fois revenue au bercail, j’ai travaillé, entre autres, pour Politique Internationale, j’ai commencé à faire des traductions en free lance et écrit un premier roman jamais publié. Et peu à peu, l’écriture a pris de plus en plus de place. L’écriture et la lecture, bien sûr, qui m’est tout aussi vitale.

3 – Vous partez où cet été ?

-Cet été, ma tribu et moi partons pour le Canada (Montréal, Québec, Toronto et camping au milieu des ours…) ».

Un peu plus…

+Actes Sud

+Carole Zalberg

¤ catégorie amour, un jour


Présentation

Posons le problème simplement.
J’aime une fille à la folie.
Cette fille ne m’aime plus.
J’aime une fille qui ne m’aime plus, et mon objectif, c’est qu’elle me re-aime.
Bien sûr, si le verbe re-aimer n’existe pas, on peut craindre que l’action qu’il décrit n’existe pas.
Mais je suis pas du genre à me laisser impressionner par les mots.
Il faut qu’elle me re-aime.

Trois questions à Bertrand Ferrier

1-Comment est née cette aventure ?

« Il y a huit ans. Je suis parti d’une idée simple : un jeune va vivre le plus bel été de sa vie avec son amoureuse, son amoureuse se barre, comment survit-il ? J’ai ajouté un défi rigolo (ou littéraire, mais c’est pareil) : une histoire d’amour ne se vit pas de façon linéaire, donc, un, l’histoire sera racontée dans le désordre des sentiments, et, deux, les chapitres seront numérotés dans l’ordre chronologique, de façon à ce que l’on puisse lire le livre selon au moins deux logiques. J’ai envoyé le manuscrit à deux éditeurs : l’un m’a dit « c’est super, on prend pas », l’autre rien. Huit ans plus tard, Grasset Jeunesse m’a rappelé : la stagiaire de 2003, qui avait adoré le manuscrit, contrairement à sa patronne, est devenue la patronne et veut donc le publier, à condition que je ne la frappe pas pour me venger du délai. Je ne l’ai pas frappée, et voilà. Ah, attendez, il y a une chute à cette histoire : après la publication de L’Éte mouche, j’ai envoyé Hyper là, mon nouveau roman pour ados à deux éditeurs : l’un m’a dit « c’est super, on prend pas », l’autre rien. Je n’ai plus qu’à espérer que la stagiaire Grasset Jeunesse a bon goût et excellente mémoire, ou l’inverse…

2-Quel est votre parcours ?

-J’ai doctoré en Lettres, DESSé en édition, et je travaille en free-lance comme auteur, traducteur, lecteur, rédacteur – en fait, pas mal de mots qui finissent en « teur » mais c’est moins mon moteur qu’un hasard porteur. J’enseigne aussi en fac (mais pas en facteur), je travaille comme organiste pour prêtres et pasteurs, et je sévis comme chanteur-auteur-compositeur*. Bref, comme tout un chacun, sans doute, j’essaye de survivre et de paraître à peu près normal : à défaut d’être formaté, c’est formateur. Yo.

3-Vous partez cet été ?

-Comme ça fait un moment que je n’ai pas « pris » de vacances (je sais pas à qui on est censé les piquer), ça ne me choquait pas de rester à Paris. Mais à force que l’on me pose cette question, j’ai développé des réponses à choix multiple, parmi lesquelles j’invite vos lecteurs à piocher. Simple : évidemment, je suis déjà parti, il est hors de question que je rate l’élection de miss Narbonne-Plage. Connard : pour moi, travailler à Paris en été, c’est partir car la ville se révèle sous des atours inattendus, Montmartre en ce temps là accroche des lilas jusque sous mes, aïe, ne me frappez pas, j’étais tellement sincère, vil freluquet. Privé : oui, Katy H. et Vanessa P. n’attendent que moi, je peux bien les soutenir dans ces moments difficiles. Sportif : of course, je suis engagé volontaire comme remplaçant aux JO avec l’équipe féminine de beach-soccer-volley brésilienne, ben si, c’est possible. Sécuritaire : je ne vous répondrai point afin ne pas informer les cambrioleurs, et en plus ça ne vous regarde pas, paparazzi municipal. Lèche-cul pour ce blog : partir, c’est hors de question, l’été est la saison que je préfère à Paris, à égalité avec l’automne, l’hiver et le printemps. Snob : partir en été, so sorry, c’est à la fois beauf et tellement hier. Affairé (et non enfoiré, attention) : il faut que je finisse mon prochain best-seller et la traduction, sous pseudonyme, du nouveau J.K. Rowling. Mytho : j’aurais aimé, mais c’est impensable avec mon traitement médical (mine battue), enfin, je suppose qu’il y a plus malheureux que moi (sourire triste). J’arrête là, mais on aurait pu dire bien des choses, en somme. Ou juste « argh, non ». Soyez modernes et interactifs : trouvez la bonne réponse et faites-lui un gros bisou. »

Un peu plus…

+Grasset-Jeunesse

+Au printemps dernier, nous avions déjà blogué Bertrand Ferrier, pour son L’homme qui n’avait pas de chat aux éditions Lunatique.

 

¤catégorie différence(s) et jeunesse


Présentation
Voilà, j’ai… comment dire…
J’ai un petit problème… ou plutôt un gros.
Je suis né un jour qui n’existe pas.
Je n’ai pas trouvé mon anniversaire sur l’almanach des Postes que maman a aimanté à la porte de notre frigo.
Et il ne figurait pas non plus sur le bel agenda de papa.
Mais si je suis né un jour qui n’existe pas, comment moi-même pourrais-je exister?
C’est impossible!

Trois questions à Émilie Frèche

1-Comment est née cette aventure ?

« L’aventure de ce livre est d’abord né du désir d’écrire pour la jeunesse, alors que j’écris normalement des romans pour adultes. C’était l’an dernier. J’étais au ski, en février, et un de mes enfants m’a demandé pourquoi ce mois-là ne comptait que 28 jours. Ensuite, les questions se sont enchaînées, et je me suis dit qu’il y avait là un vrai sujet. J’ai alors inventé une histoire autour d’un petit garçon né le 29 février…

2-Quel est votre parcours ?

-En 2000, j’ai envoyé mon premier roman par la poste alors que j’étais encore étudiante. Il a été pris, j’en écris d’autres, et puis quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire aussi des scénarios et j’ai fondé les Éditions du Moteur, maison d’édition qui publie exclusivement des histoires courtes pour le cinéma. Je continue d’écrire toute la journée!

3-Vous partez où cet été ?

-Je pars en Camargue, où j’ai une maison; j’irai aussi faire un petit tour du côté du cap Ferret, que je ne connais pas. »

Un peu plus…

+Éditions Actes Sud junior

 Garçon, l’addition!

Tout, pour cette première édition estivale. Au menu de la prochaine escale : surprise, surprise…

En attendant, bonne(s) lecture(s)!

Share

No comments yet

Leave a Reply