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Un été à l'air livre - Retour à Paris

25 Août

Pour ce septième (et dernier numéro) de notre série estivale, nous voici en Tchécoslovaquie et puis de retour à Paris, auprès de Dalida, star et icône des plus parisiennes le temps d’une explication de texte et d’un souvenir plein de nostalgie, comme le sont les derniers jours d’été…

 

 ¤En ouverture, catégorie architecture romantique


Présentation

Tchécoslovaquie, fin des années 1920. Liesel tombe amoureuse de Viktor Landauer, héritier d’une riche famille juive. Les deux jeunes gens, qui fréquentent la haute société des années folles, rêvent d’une maison moderne. C’est à Venise qu’ils vont rencontrer l’homme capable de mener à bien ce projet, Rainer von Abt, un architecte adepte de Loos, de Mondrian, du Corbusier. Celui-ci va imaginer pour eux un palais de verre, une œuvre d’art entièrement conçue autour des transparences et de la lumière. Plus qu’une maison, c’est un véritable acte de foi dans le siècle nouveau où, les jeunes mariés n’en doutent pas, l’art, la science, la démocratie sauront venir à bout des ténèbres. Mais les espoirs du jeune couple, comme ceux de toute une société, ne vont pas tarder à être mis à mal par les aléas de la vie conjugale et de l’histoire, l’occupation nazie puis soviétique de l’Europe centrale venant bouleverser la donne.

Trois questions à Simon Mawer

traduit de l’anglais, par Nicolas Matthieu

1-Comment est née cette aventure ?

« Ce n’est pas un secret: Le palais de verre prend sa source dans un lieu qui existe vraiment et qui a inspiré The Landauer House : la Maison Tugendhat qui se trouve à Brno en République Tchèque. J’ai visité cette maison  il y a des années de cela lorsque je menais des recherches à Brno pour mon roman  Le Nain de Mendel. A l’époque, j’admirais surtout son architecture, un des exemples les plus parfaits du fonctionnalisme appliqué à une maison privée, mais je ne pensais pas du tout en faire un roman. 10 ans plus tard, je l’ai visitée de nouveau et je me suis dit que cette maison n’était pas seulement une œuvre architecturale, mais qu’elle avait aussi été un foyer. A partir de là, j’ai pu penser aux gens qui y avaient vécus, et donc à des personnages pour un roman. Il ne restait plus qu’à accomplir un pas de plus en faisant de la maison le centre du récit, le soleil autour duquel tous les personnages du roman gravitent. Mais je n’ai pas cherché à écrire un livre documentaire, totalement fidèle à la réalité. Tous les personnages sont nés de mon imagination. C’est d’ailleurs là que réside l’une des joies majeures lorsqu’on écrit un roman : inventer.

2-Quel est votre parcours ? 

-Je suis né dans une famille de militaire et pendant la plus grande partie de mon enfance, nous passions notre temps à déménager d’une ville à l’autre. Après l’université où j’ai étudié la biologie, je me suis donc plus ou moins construit en réaction à ce style de vie. Avec ma femme, nous avons vécu dans la même ville située au nord de Rome pendant plus de 30 ans. Durant toutes ces années, je me suis surtout consacré à ma famille (j’ai deux enfants qui sont tous deux devenus adultes maintenant et je suis toujours marié à la même femme) et à l’enseignement de la biologie. Néanmoins, j’ai toujours gardé l’ambition d’écrire des romans, même si mon premier livre n’a pas été publié en Angleterre avant que j’ai atteint la trentaine.
Le Nain de Mendel a été le premier de mes romans traduit en France. D’ailleurs, je suis particulièrement ravi d’être publié en France : j’ai toujours été francophile, ce qui n’est sûrement pas étranger au fait que je suis tombé amoureux de Françoise Hardy quand j’avais 15 ans. Cela dit, en dépit de ma passion pour elle, je ne crois pas que Françoise ait jamais soupçonné mon existence. En revanche, j’ai certainement eu une influence sur le niveau de ses ventes de disques.

3-Vous partez où cet été ?

-L’été dernier, j’ai participé à croisière fluviale entre Budapest et la Mer Noire. Cet été en revanche, il n’y a rien eu d’aussi folichon. J’ai fait la promotion de mon livre en Grande Bretagne et aux États-Unis (The Girl Who Fell From The Sky qui sera publiée au Cherche-Midi) et je retournerai au Royaume-Uni en août pour participer à la Foire du Livre d’Édimbourg. Entre-temps, ma femme et moi irons rendre visite à mon fils en Allemagne. Nous allons devenir grands-parents pour la première fois. Pourtant, je ne me sens pas si vieux. J’aime à penser que je n’ai pas l’air si vieux non plus. »

Un peu plus…

+Éditions Cherche-Midi

¤Catégorie il venait d’avoir 18 ans


Présentation
Une maison blanche et haut perchée, dans le ciel de Paris. Une femme vit là depuis vingt-cinq ans. Seule. Ce samedi soir, en ce refuge devenu tombeau, elle s’apprête à rompre ses jours.
Assise sur le bord de son lit, elle contemple la ville qui lui a tout donné, et beaucoup pris. Sur le chevet, une bouteille de whisky, des somnifères, le téléphone. Elle voudrait enfin parler, dire quelle a été sa vie, dire pourquoi elle lui préfère la mort. Elle compose un numéro au hasard…
A une centaine de kilomètres de là, dans son jardin clos, Sophie goûte le silence depuis qu’elle a quitté son mari, la ville pour la campagne. Le téléphone sonne.
« Allô, je m’appelle Iolanda, je vais mourir… »
Deux heures s’écouleront. Le temps que deux femmes se racontent. Madame Tout-le-monde, Sophie, et Iolanda… Dalida pour la France entière.

 

Trois questions à David Lelait-Helo

 1- Comment est née cette aventure ?

« Après avoir publié 6 biographies dont une sur Dalida en 2002, je me suis tourné vers la fiction, un chemin né avec une autofiction, Poussière d’homme, puis le roman Sur l’épaule de la nuit. C’était en mai un samedi est né de la rencontre de mon expérience de la biographie et de mon goût du roman. J’ai voulu tisser une histoire fictive dans la toile d’une vie réelle. Après l’écriture de Dalida d’une rive à l’autre, j’ai toujours pensé que nous nous retrouverions elle et moi. J’avais beaucoup aimé me documenter sur son histoire , été ému par son parcours. Faire d’elle un personnage de littérature me semblait judicieux, sa vie est un roman et elle est véritablement une héroïne moderne. Parce qu’elle avait souffert de n’être pas Iolanda au profit d’une Dalida surpuissante, j’ai imaginé que Iolanda prenait enfin la parole et se livrait comme jamais elle n’avait eu l’occasion de le faire. L’idée de cette conversation téléphonique est née dans mon esprit, un matin au saut du lit. Je me demandais soudain quelles avaient été les dernières heures d’une femme à l’instant de se rendre, c’est un sujet hautement romanesque. Du coup j’ai imaginé une femme qui marche vers la mort en face à face avec une autre femme qui, elle, marche vers la vie, la renaissance, sa reconstruction. Il est fort probable que ce roman prenne un jour le chemin d’une adaptation théâtrale…

2- Quel est votre parcours ?

-Mon parcours est celui d’un ancien prof d’espagnol. Je n’ai enseigné que deux ans… Avant que le hasard me porte vers l’écriture. D’abord avec une bio d’Eva Peron en 1997, au moment de la sortie du film de Madonna. Le succès a été au rendez-vous, j’ai enchaîné avec une bio de Callas la même année, laquelle s’est vendue dans le monde entier. On m’a proposé de piger dans divers journaux, j’ai démissionné de l’enseignement et poursuivi dans l’édition et le journalisme, jusqu’à aujourd’hui.

3- Vous partez où cet été ?

-Je voyage beaucoup, il y a 15 jours j’étais en Israël pour la première d’un opéra, je suis pour l’heure en Grèce, Athènes, Amorgos, Patmos, Léros. A partir de la semaine prochaine je serai de retour à Paris avec des sauts de puce tout au long de l’été (Montpellier, Majorque, Touraine, Normandie…) J’aime l’été à paris, en espérant que le temps sera clément. j’habite sur le Canal St Martin, j’aime le retrouver en toutes saisons. C’est un paysage de vacance perpétuelle… Et je reprendrai la ronde des voyages à l’automne, l’écosse en octobre et Buenos Aires en novembre pour la préparation de mon prochain roman. »

Un peu plus…

+Éditions Anne Carrière

Garçon, l’addition!

Ainsi s’achève notre été à l’air livre. Pas de panique, la rentrée nous réserve des surprises et lectures tout aussi variées, consacrées ou autour de Paris, nous allons vous faire lire la capitale comme si vous la découvriez de plus belle.

 

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One Response to “Un été à l'air livre - Retour à Paris”

  1. jean-jacques 10 septembre 2012 at 17 h 41 min #

    La fraicheur au détour de pages comme celle de l’été nous permet de nous plonger dans ces quelques choix de lectures…qui saisissent la ballade des lignes de vies au près de leurs destins.

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