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PARIS 1926, de Ludwig Hohl

21 déc

Aujourd’hui, nous parlons d’une ville qui nous tient à cœur : Paris, et d’une année : 1926. L’année des 20 ans d’un certain Ludwig Hohl, auteur et 1narrateur justement de Paris 1926.

Une ville, une année, un homme : toute une histoire

1926, PARIS LA NUIT. Hohl a 20 ans et arpente la ville en compagnie d’autres artistes en exil, tout aussi fauchés, le long d’un axe place de Clichy-La Villette ou Montmartre-Montparnasse. Gares, bordels, brasseries, dancings de troisième zone, abattoirs, banlieues et hôtels meublés où caresser ses illusions de gloire sont les points de repère de cette société de l’ombre qui passe son temps à boire, marcher et débusquer des coins inexplorés. Mais rapidement le désir de montagne devient pour Hohl une obsession : il se prépare aux pages qu’il écrira à l’été 1926 et qui seront le point de départ de son chef-d’œuvre, Ascension.

Paris 1926 est le journal, à la forme assez libre, d’artistes en formation : chaque membre du groupe informel et cosmopolite (peintre, sculpteur, architecte, poète) apporte l’œil et la sensibilité liés à son art, faisant profiter l’ensemble des secrets de tel immeuble, tel canal ou tel paysage. C’est aussi une ébouriffante galerie de portraits acérés et cruels, tant pour les amis de Hohl que pour les touristes en goguette ou les types de la vie parisienne.

Pourquoi on aime?

parce que l’atmosphère est marquante et le récit poignant. Ce livre, c’est autant une confidence, celle d’un homme, son parcours qu’un témoignage celui d’une époque disparue, d’une vie qui était un quotidien martelé de rudesse. Un peu d’humour, du sarcasme et de l’ironie pour survivre. Ce qui marque aussi, ce sont les parallèles (de vies, d’histoire). Hemingway, Cendrars déambulaient à la même époque dans les mêmes lieux parisiens que Hohl. Pourtant, ils sont à mille lieux de la ville dépeinte par l’auteur et ses compagnons inconnus eux aussi à la recherche d’une mise en lumière quelconque qui ne viendra pas. Mal de vivre, péripéties, vies brulées, gouailles, le Paris de Hohl se dévore et laisse une trace indélébile. Impossible de marcher, de tracer sa route dans Paris s’en penser à la sienne et celle de tant d’autres.

Pour s’y retrouver

+Éditions Attila


Et demain, à la Sainte Xavière, on vous parle de On vole des enfants à Paris (Ed. Masque Poche)

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One Response to “PARIS 1926, de Ludwig Hohl”

  1. elisabeth Devallée 26 février 2013 at 13 h 43 min #

    Une grande œuvre que je viens de terminer ! Les descriptions des lieux et des personnes y sont magnifiques . L’éditeur Benoît VIROT nous avait déjà délivré le magnifique « Ascension » en 2007, et vient avec cet ouvrage inédit remarquablement traduit de nous remuer une nouvelle fois!
    Toujours un vrai travail de fond avec cet éditeur, on se souvient naturellement du « Paris Insolite » à la même enseigne. La réputation de découvreur et de défricheur initiée par l’excellente revue « Le nouvel Attila » avec à sa tête cet homme exigeant ne s’est donc pas démentie!
    Bravo pour votre choix hors des sentiers rebattus!

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