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« L’Homme blessé » : Patrice Chéreau nous raconte Hervé Guibert

8 Oct

En décembre 2011, l’équipe de « Paris, à l’air livre » a rencontré Patrice Chéreau pour recueillir son témoignage à l’occasion du 20ème anniversaire de la disparition de Hervé Guibert. Il nous a raconté cette magnifique aventure. Celle de ces deux hommes qui, au bout de six ans de réflexion, ont su offrir au public « L’Homme blessé », un film hors du commun. Témoignage.

« L’Homme blessé » : six années, une histoire, un César

Pour évoquer leur complicité, Patrice Chéreau nous a reçu chez lui. Il a accepté de nous raconter leur rencontre, leur travail.

Hervé Guibert et Patrice Chéreau collaborent doucement, lentement à la fin des années 70. Ils murissent leur projet et leurs échanges durant 6 années avant de présenter « L’homme blessé ».

Entre eux, ce film entre en gestation de façon épisodique, collatérale. Des notes, des idées se croisent et consolident une histoire, un scénario différent de ce qui est présenté alors dans le cinéma français.

En 1984, ils obtiennent d’ailleurs pour « L’Homme blessé », le César du meilleur scénario original.

« Comment j’ai rencontré Hervé… »

Témoignage recueilli par Batist Aubrian : Ecouter

Hervé Guibert, des photos commentées par Patrice Chéreau

Nous avions aussi avec nous quelques clichés qu’Hervé Guibert a fait de Patrice Chéreau, pris chez lui justement et autour de la présentation de l’homme blessé au festival de Cannes. Patrice Chéreau les a mises face à lui et a illustré ces moments immortalisés, entre eux.

A cet instant de l’entretien, Patrice Chéreau regarde, redécouvre et se souvient. Les clichés s’affichent dans le sillage de sa voix. Patrice Chéreau commente ces photos qui se tournent vers vous, quelques instants après.


Patrice Chereau par mairiedeparis

Les photos Patrice Chéreau et Isabelle Adjani sont extraites du Seul Visage (Gallimard). Celles qui illustrent L’homme blessé proviennent du catalogue de l’exposition Hervé Guibert : photographe (Maison Européenne de la Photographie), avec l’aimable autorisation de Christine Guibert.

« L’Homme blessé » : Remise du César du meilleur scénario original (vidéo INA)

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« Dans la famille Paris, je demande… la famille »

19 Déc

Flickr/Zequouine

Mercredi dernier, nous avons rencontré François de Singly, professeur de sociologie à l’université Paris Descartes, à l’occasion de la présentation de son dernier ouvrage « En famille à Paris » co-écrit avec Christophe Giraud (Ed. Armand Collin). La rencontre était fixée au Relais Information Familles/Pôle Parents de la mairie du 4e

Deux sociologues mènent l’enquête…

« Alors, dites-moi comment cela se passe pour les familles à Paris ? Bon d’accord, vous allez me parler du rythme « boulot-métro-dodo » mais encore ? Comment font-elles pour s’y retrouver, les familles ? Entre le petit dernier à « récupérer » à la crèche et les devoirs du grand frère à surveiller.  Que reste-t-il du couple ? De la tendre moitié qui reste bloqué dans les bouchons, du dîner, forcément, à réchauffer, du… et j’en passe. ».

Enfin, vous l’avez compris, la ville impose un rythme. Ou l’on s’impose un rythme. François de Singly et Christophe Giraud, grands spécialistes de la famille, nous livrent des témoignages de Parisiens qui tentent de résister à la routine. Pas si facile, le quotidien… Bien plus difficile pour les familles monoparentales. Seul(e) pour gérer plusieurs vies à la fois. En oubliant la sienne, parfois. Par manque de temps, par manque d’argent.

« Des villes dans la ville »

On s’imagine, sans vraiment réfléchir, qu’il existe qu’un seul Paris. Pourtant, il y a bien son « propre » Paris, celui du boulanger au bout de la rue ou du papa de la petite Mathilde qui fréquente la même école que notre enfant. Et le Paris du travail, celui qui nous fait partager des repas, entre collègues, au restaurant d’entreprise. Et tous les autres Paris. Celui des autres et des nôtres qui s’entrecroisent pour ne jamais s’arrêter. Peut-être.

Alors, pour « conjurer le sort », certains réagissent et s’organisent au sein d’un même quartier. Pour mieux se connaitre, ils se rencontrent, par exemple, dans des « cafés parents », des lieux qui peuvent sembler atypiques mais qui permettent de tisser du « lien ». Entre parents, enfants, grands-parents et voisins. Côté Ville, la mairie a créé des Relais informations familles (RIF). Au nombre de douze, ces lieux d’accueil permettent aux familles d’être informé sur plusieurs domaines : santé, médiation, loisirs… Mais bien plus qu’un soutien administratif, ces structures proposent également, et de façon régulière, des conférences-débats et des ateliers enfants. Dans un avenir proche, ce réseau couvrira tous les arrondissements.

Paris multipliée par deux, par trois…

Editions Armand Colin

Il y a un Paris de la mode, un Paris des beaux-quartiers, un Paris populaire, un Paris noctambule, un Paris des affaires, un Paris-musée nourri de l’imaginaire des romans et des films. Et il y a aussi un Paris des familles, vécu par les mères, les pères et leurs enfants, dont la cartographie est parsemée de jardins publics, de crèches et d’écoles.

C’est à l’exploration de ce Paris familial qu’invite cette grande enquête qualitative qui rompt avec plusieurs clichés tenaces : l’anonymat de la vie urbaine, l’absence de liens sociaux et l’individualisme très concurrentiel des Parisiens. Cette approche sociologique offre un regard différent, plus nuancé sur la capitale : la vie en famille se caractérise notamment par une nouvelle territorialisation autour de l’école, par un certain contrôle des quartiers et par des solidarités qui se développent entre les « groupes familiaux » voisins.

Si l’individu et la famille peuvent s’épanouir conjointement dans la grande ville, qu’en est-il du couple ? Est-il fragilisé par la dynamique familiale ? À ces questions, l’enquête apporte également des réponses inattendues.

Plus d’infos

François de Singly (Université Paris Descartes)

Éditeur Armand Collin

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Ma bio dégradable, de Jean-Claude Dreyfus

12 Déc

Aujourd’hui, on vous parle de Jean-Claude Dreyfus. Pas le comédien, mais l’auteur. Bien que l’auteur parle aussi du comédien et le comédien de l’auteur dans sa bio(dégradable). Vous me suivez? […]

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29 (bonnes) raisons d'aimer la poésie, avec Roubaud

26 Nov

crédit Éditions Attila/JL Bertini

Depuis le mercredi 14 novembre et jusqu’au 9 décembre prochain, Jacques Roubaud se balade dans Paris, le long de la ligne de bus n°29. Entre Saint-lazare et porte de Montempoivre. Au programme, rencontres, vernissages, lectures poétiques et dégustation, le tout aux couleurs de l’Oulipo. Prenez votre ticket! […]

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« Algérie », des lignes de cœur. Un cri...

25 Oct

ALGERIE – Ed.Michel LAFON – Copyright REZA/Webistan

L’écrivain Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, nous livre « Algérie », un ouvrage exceptionnel (Ed.Michel Lafon). De par son récit autobiographique, sa poésie entremêlée des sublimes photographies de Reza. Ses lignes nous emportent au plus proche de nous-mêmes. Le cœur tendu. […]

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Un été à l'air livre - Retour à Paris

25 Août

Pour ce septième (et dernier numéro) de notre série estivale, nous voici en Tchécoslovaquie et puis de retour à Paris, auprès de Dalida, star et icône des plus parisiennes le temps d’une explication de texte et d’un souvenir plein de nostalgie, comme le sont les derniers jours d’été… […]

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Zoé Valdés entre néant et paradis

16 Mai

Crédit : Paris.fr

Vendredi 11 mai 2012, la plus parisienne des auteures cubaines recevait la Grande médaille de la ville de Paris. Bertrand Delanoë et Paris entendaient ainsi saluer ses engagements renouvelés en faveur des droits de l’Homme, sa vie exemplaire et son œuvre littéraire incontournable. Son dernier roman est d’ailleurs un double évènement. Il reprend le néant quotidien (paru en 1995), premier opus dans lequel Zoé Valdès évoque la vie de la jeune Yocandra à Cuba, sous le régime Castriste. Le paradis du néant seconde partie de l’ouvrage projette Yocandra 15 ans plus tard, exilée de Cuba à Paris. Rencontre, autour de Zoé Valdès, sa Grande médaille et Paris. […]

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Paris insolite : 1952-2012

10 Mai

Crédits : Patrice Molinard

 Libre, détaché mais pas sans attache, c’est ainsi que Jean-Paul Clébert déambulait dans les rues du Paris de l’après-guerre. En 1952, la capitale relevait la tête, s’extirpait du chaos, de la barbarie, (re)vivait, bouillonnait et dans ses rues, l’auteur-vagabond traçait son chemin, bohème, ironique. Les éditions Attila ont eu la bonne idée de rééditer l’exploit en 2009, pas loin de 60 ans après sa première parution. Focus. […]

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La métamorphose de Mana Neyestani

20 Fév

Mana Neyestani | Une métamorphose iranienne | Edition Arte et Editions "çà et là"

Cette histoire est née d’une incompréhension. Dans un monde libre, elle n’aurait jamais dû prendre pareille ampleur, encore moins une telle tournure dramatique. Mais voilà. Mana Neyestani vivait en Iran. Coincé entre une imagination dangereusement fertile et une cruauté totalitaire pressée de classer ses illustrations pour enfants dans un autre genre : dramatique, celui-là. L’auteur signe ici un livre symbole. […]

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