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Bombes de graines

10 fév

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

 

 

J’ai préparé des bombes de graines pour offrir. Elle seront à « lancer » au printemps, bien-sûr.

Comme je n’avais ni argile, ni compost pour fabriquer les « traditionnelles » bombes de graines (voir la recette du site Guérilla Gardening –> ici), j’ai fait une pâte à papier, avec du papier journal et de la colle, faite de farine et d’eau (voir la recette de Maison Bio –> ici), dans laquelle j’ai jeté un mélange de graines de fleurs. Une recette 100 % bio et naturelle.

Je ne sais pas du tout si cela fonctionnera, si les graines passeront l’hiver, si elle germeront au printemps (et pas avant !). Le plus délicat est de faire sécher les bombes, sans que les graines ne germent…

C’est un essai, rendez-vous au printemps pour savoir si il est réussi… !

Voici la recette, si ça vous tente :

[réédition d'un article de décembre 2012]

Mado

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

 

Et pour les plus curieux

Pari gagné pour Mado, les bombes de graines ont produit des explosions de plantes!

 

Amélie

 

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La poire

9 fév

Poire - Flickr - guymoll

Poire – Flickr – guymoll

Poirier avec ses fruits - Flickr - phileole

Poirier avec ses fruits – Flickr – phileole

Eau de vie de poire - Flickr - RichardBarley

Eau de vie de poire – Flickr – RichardBarley

 

Au même titre que la pomme, la poire est un fruit d’hiver populaire et bon marché que l’on peut consommer pendant tout l’hiver. On lui prête des propriétés diurétiques. Elle se cueille en automne à peine mûre (sur l’arbre elle mûrit mal et sa chair est moins bonne) et elle est ensuite conservée dans des entrepôts réfrigérés à atmosphère contrôlée où elle finit de mûrir.

Il existe plusieurs centaines de variétés de poires aux formes, goût et texture complètement différent. Leur période de maturation est très étalée ce qui permet de consommer ce fruit plus longtemps. Mais attention, à  la maison, la poire ne se conserve pas plus d’une semaine. Après elle devient vite blette. Certaines variétés peuvent se conserver plus longtemps mais en cave dans le noir et au frais.

Le poirier est un arbre originaire du Nord de l’Asie dont les fruits sont sélectionnés depuis la plus haute Antiquité. La tradition rapporte que les souverains venant se faire sacrer à Reims, recevaient en cadeau une poire et une coupe de champagne. Louis XV, Louis XVI et même Marie Louise en furent gratifiés. Charles X en dégusta également lors de son sacre en 1825 tandis que le maire de Reims lui disait « Nous vous offrons ce que nous avons de meilleur : nos vins, nos poires et nos cœurs » (source wikipédia)

Les poires (surtout la poire Williams) sont couramment utilisées pour produire de l’eau-de-vie. Parfois une poire est enfermée dans la bouteille. Pour cela il a fallu introduire les jeunes pousses de poires dans des bouteilles suspendues aux branches du poirier.

Dessin de poire - Flickr - Norma Frances

La poire fait souvent partie du langage populaire. « Prendre quelqu’un pour une poire » ou être qualifié de « bonne poire » a une connotation péjorative. Cela signifie être un gentil (trop) et un peu niais qui se laisse facilement avoir. « Garder une poire pour la soif » indique une certaine réserve, une méfiance. »Entre la poire et le fromage » désigne la période de fin du repas. Enfin « couper la poire en deux » exprime un accord tacite ou chaque partenaire met du sien pour parvenir a un accord.

Clafoutis aux poires - Flickr - sierravalleygirl

Ma recette a base de poires: le clafoutis !
Je prépare une pâte à clafoutis avec 40g de farine, 60g de sucre, 2 œufs et 1/4 de litre de lait. Pour l’onctuosité j’ajoute un peu de crème fraîche ou de beurre fondu. Je parfume avec de la cannelle, ou du sucre vanillé, ou l’écorce râpée d’un citron (bio). Dans un moule beurré je dispose les poires (3 ou 4 selon la grosseur du fruit) préalablement épluchées et coupées en gros morceaux. Je verse la pâte pour recouvrir les fruits et cuit environ une demi-heure au four a 180°.

 

[réedition d'un article de janvier 2012]

Colette

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Réinventer Paris : bientôt nos légumes « made in 13e »

8 fév

Tranches de vie, rue Ordener — Hubert & Roy Architectes Associés / Olivier Donnet

Tranches de vie, rue Ordener — Hubert & Roy Architectes Associés / Olivier Donnet

Bains douches & Co à Castagnary — Red-ilmages

Bains douches & Co à Castagnary — Red-images

Bains douches & Co à Castagnary — Red-ilmages

Bains douches & Co à Castagnary — Red-images

 

« Réinventer Paris » : vous savez, c’est cet appel à projets lancé par la Ville de Paris pour transformer plusieurs lieux de la capitale en des expériences innovantes, en terme d’architecture, d’urbanisme et de nouveaux usages. Les lauréats ont été désignés mercredi dernier et leurs projets (ainsi que ceux des finalistes non retenus) sont exposés au Pavillon de l’Arsenal.

Du vert à tous les étages

Après un rapide coup d’œil, on peut dire que la grande gagnante de ce concours, c’est la nature en ville ! Sur l’ensemble des 22 projets, un total de 26 000 m² de surfaces (toits et murs) sera dédié à la végétation : jardins et fermes urbaines. Excitant, non ?

J’avoue que je suis particulièrement sensible aux visualisations d’architectes, qui ont le don pour nous faire rêver en nous projetant directement dans leur future réalisation. Parmi les projets retenus, je vous propose un petit florilège de mes images préférées.

Ci-dessus, le projet d’habitat participatif Tranches de vie, rue Ordener (18e) : personnellement, je craque pour la promenade du chien en brouette, sur la terrasse face au Sacré-Cœur. Rien que pour cette image, j’ai envie d’y être ! Juste en-dessous, c’est un autre immeuble d’habitation où il fera bon vivre : la grande colocation Bains-douches & Co de la rue Castagnary (15e), avec sa structure en bois entièrement végétalisée.

Mille arbres, porte des Ternes — Sou Fujimoto / Manal Rachdi, Oxo Architectes / Moz / Atelier Paul Arène / Pierre-Alexandre Risser

Mille arbres, porte des Ternes — Sou Fujimoto / Manal Rachdi, Oxo Architectes / Moz / Atelier Paul Arène /
Pierre-Alexandre Risser

Mille arbres, porte des Ternes — Sou Fujimoto / Manal Rachdi, Oxo Architectes / Moz / Atelier Paul Arène / Pierre-Alexandre Risser

Mille arbres, porte des Ternes — Sou Fujimoto / Manal Rachdi, Oxo Architectes / Moz / Atelier Paul Arène /
Pierre-Alexandre Risser

 

Mille arbres au dessus du périph’

Cet immense paquebot enjambera le boulevard périphérique au niveau de la porte des Ternes (17e), près du Palais des Congrès. Un immeuble résolument contemporain… qui n’oublie pas de laisser une belle place au végétal : mille arbres seront plantés sur l’ensemble de ses terrasses.

La ferme du rail — Corentin Perrichot

La ferme du rail — Corentin Perrichot

 

Une ferme d’insertion entre le Canal de l’Ourcq et la Petite Ceinture

La Ferme du Rail est un projet d’agriculture urbaine solidaire : que demander de plus ? La ferme sera notamment exploitée par des travailleurs en insertion, et les produits pourront être consommés et vendus sur place. Dans l’équipe qui porte le projet, on retrouve plusieurs visages qui nous sont familiers : l’École Du Breuil, l’association La Sauge, l’École du compost et beaucoup d’autres.

La serre habitée, archiculture urbaine rue Piat (20e) — VSA Vincent Saulier Architecte

La serre habitée, archiculture urbaine rue Piat (20e) — VSA Vincent Saulier Architecte

 

Une serre pour faire pousser des salades et des idées

Dans la rue Piat (20e), la Serre habitée sera un immeuble de logement social alternatif, conçu avec les étudiants de l’École nationale d’architecture de Paris-Belleville : il sera à la fois un lieu d’habitation et un un lieu d’expérimentation dédié à l’agriculture urbaine. La serre et le jardin sur le toit sont imaginés par les paysagistes de Veni Verdi (qui ont réalisé le potager du collège Henri-Matisse, souvenez-vous…).

 

Réalimenter Masséna — DGT architects

Réalimenter Masséna — DGT architects

Réalimenter Masséna — DGT architects

Réalimenter Masséna — DGT architects

 

Les maraîchers de la gare Masséna

Du haut de nos bureaux de l’avenue de France, nous logeons dans un immeuble tout neuf : autour de nous, on continue de construire à tour de bras : un nouvel immeuble éclot presque chaque jour ! Au bout de notre avenue, sur les Maréchaux, l’ancienne gare Masséna de la Petite Ceinture accueillera la projet « Réalimenter Masséna : de la fourche à la fourchette », une drôle de tour de Babel dédiée à l’agriculture urbaine. Sur les voies ferrées et sur le toit, des fruits et légumes seront cultivés. Dans la gare et les étages de la tour, ils seront transformés puis conditionnés et vendus, ou consommés sur place.

Alors, naturellement, en tant qu’amoureux des bonnes choses, on attend avec impatience de pouvoir acheter nos légumes made in 13e arrondissement au bout de notre rue !

Antonin

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Création d’hôtels à insectes

5 fév

Crédit photo : Hôtel à insectes Bercy - Jean-Pierre Viguié

Hôtel à insectes Bercy – Photo Jean-Pierre Viguié

Crédit photo : Hôtel à insectes Bercy - Jean-Pierre Viguié

Hôtel à insectes Bercy – Photo Jean-Pierre Viguié

Crédit photo : Jardin partagé de l'association des 1001 feuilles - Jardin Anne Franck - Christophe Noel

Jardin partagé de l’association des 1001 feuilles – Jardin Anne Frank – Photo Christophe Noel

Hôtel à insectes Jardin des Grands Moulins 2011 - Crédit photo : Flickr - Groume

Hôtel à insectes Jardin des Grands Moulins – Flickr – Groume

 

La Maison du Jardinage vous accueille le vendredi 12 février de 14h à 16h30 au Parc de Bercy (12e). Au programme : découverte des hôtels à auxiliaires présents pour accueillir la biodiversité dans le potager de la Maison du Jardinage, et réalisation d’abris à partir d’éléments naturels et d’objets de récupération.

 

Pourquoi construire un abris à insectes ?

Nombreux sont les insectes utiles à votre jardin : les auxiliaires dont nous avions parlé ici. Ces derniers assurent la pollinisation et lutte contre les espèces nuisibles… Ils sont donc de véritables amis pour les jardiniers que vous êtes ! Pour passer l’hiver dans les meilleures conditions qui soient, ces petites bêtes auront besoin d’un coup de pouce !

Alors à vous de les attirer et de les retenir en leur offrant un cocon chaleureux qui leur permettra de se reproduire. Rappelez-vous, nous vous avions montré quelques abris  à insectes, de quoi vous donner des idées !

Activités gratuites, sur inscription uniquement.


Pour plus de renseignements consultez l’agenda des Acteurs du Paris Durable.


Inscription auprès de main.verte@paris.fr ou par téléphone au 01.53.46.19.19

 

Marine

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Offrez-vous le tour du monde en un après-midi

4 fév

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Dimanche 7 février, les conférenciers de la mairie de Paris vous guident à travers les rénovations et les vestiges du jardin d’agronomie tropicale, dont l’esplanade de Dinh pour un bond de 9200 km à un jour de la fête du nouvel an lunaire.

Sur 4,5 hectares, cet ancien jardin d’essai colonial rassemble une cinquantaine de constructions, pavillons et statues des quatre coin du monde. Plus ou moins bien conservés, parfois conquis par la végétation, l’ensemble joint en quelques centaines de mètres les destinations aussi lointaines que le Vietnam, la Chine, la Réunion ou encore l’ancien Dahomey.

Pour partir à la rencontre de cette juxtaposition architecturale à l’atmosphère unique, notez bien le rendez-vous :

Dimanche 7 février de 14h30 à 16h30
Jardin d’agronomie tropicale – Bois de Vincennes

Entrée du 45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle – Paris 12e
Face à l’avenue des Châtaigniers.

Plan du Jardin d'agronomie tropicale (cliquer sur l'image)

Plan du Jardin d’agronomie tropicale (cliquer sur l’image)

Tarifs 8€ / 4€ / gratuité
Toutes les infos pratiques sur Que faire à Paris, en cliquant ici.

À ne manquer sous aucun prétexte !
> daplaza

Photos Christophe Noël / mairie de Paris

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L’hamamélis, ou les fleurs de janvier

3 fév

Fleur d'hamamélis - Flickr - Tie Guy II

Fleur d’hamamélis – Flickr – Tie Guy II

Hamamélis, arbuste - Flickr - Tie Guy II

Hamamélis, arbuste – Flickr – Tie Guy II

Hamamelis a fleur jaune - Flickr - Nelly

Hamamelis a fleur jaune – Flickr – Nelly

Hamamelis, feuillage - Flickr - andreasbalzer

Hamamelis, feuillage – Flickr – andreasbalzer

 

L’hamamélis est un arbuste sublime qui  a pour habitude de perdre ses feuilles à l’automne pour nous offrir de jolies fleurs dès le mois de janvier. Les fleurs de l’hamamélis sont remarquables par leur originalité, leur couleur et surtout parce qu’elles savent nous surprendre au beau milieu de l’hiver. Ce sont ces fleurs qui donneront par la suite un feuillage d’un vert profond. Cette espèce convient aux balcons et aux petits jardins car sa pousse est relativement lente et sa taille adulte reste raisonnable. Autre bon point, l’hamamélis est peu sensible aux maladies et est très facile d’entretien.

Plantation, entretien et arrosage

Il est préférable de planter l’hamamélis en fin d’automne afin de favoriser l’enracinement avant l’hiver. Si vous l’achetez en pot, vous pourrez planter en dehors de l’automne. Il suffit d’éviter les périodes de gel et les fortes chaleurs.

Cette espèce aime le soleil mais le redoute si ce dernier est trop chaud. Pour cela, vous pouvez déplacer son pot l’après-midi,  à l’ombre en période estivale. Les vents trop froids, eux, ont tendance à faire tomber les fleurs prématurément.

Concernant la plantation, il faut remplir le pot avec du bon terreau et y apporter de l’engrais une fois par an. L’arrosage fréquent en fin de journée est important en cas de fortes chaleurs ou sécheresse prolongées car en pot, les besoins en eau sont plus fréquents. En hiver, si vraiment il ne pleut pas et que le sol est sec, arrosez en journée, en dehors des périodes de gel pour garantir une belle floraison.

Aucune taille n’est vraiment nécessaire d’autant que sa croissance est relativement lente. Si toutefois vous souhaitez rééquilibrer ou réduire la ramure, attendez plutôt la fin de la floraison.

Ses bienfaits

L’hamamélis est souvent utilisé dans la composition de médicaments et de cosmétiques car il est apaisant pour la peau .

Et voilà, l’hamamélis n’a plus de secret pour vous!

Amélie

 

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Les endives

2 fév

Endives forcées - Crédit photo: Flickr - didl

Endives forcées – Crédit photo: Flickr – didl

Endives - Crédit photo: Flickr - Gin Grl

Endives – Crédit photo: Flickr – Gin Grl

Endives - Crédit photo: Flickr - purpletwinkie

Endives – Crédit photo: Flickr – purpletwinkie

 

Consommée crue en salade ou comme légume cuit l’endive fait partie des aliments incontournables de l’hiver. En plus elle contient peu de calories et est riche en sélénium, bon pour la peau, les rides…bref, un bon antioxydant naturel. L’endive est une plante bisannuelle cultivée pour ses « chicons », pousses blanchies obtenues par forçage. Elle est appelée chicon en Belgique et dans le nord de la France, et endive ailleurs. Les producteurs flamands sont les plus grands exportateurs d’endives.

Son origine

Le bruit court que l’endive aurait été découverte par un paysan qui aurait voulu dissimuler sa récolte dans une cave obscure, durant la période troublée au cours de laquelle la Belgique a conquis son indépendance. Mais c’est le jardinier en chef du jardin botanique de Bruxelles, Franciscus Bresiers, qui a institué le forçage en cultivant la racine de chicorée l’hiver, à l’abri de la lumière et du gel pour développer des feuilles blanches. Ce légume d’hiver connut un succès rapide en Belgique sous le nom de chicon et c’est en 1873, qu’Henri de Vilmorin la rapporta de l’Exposition internationale d’horticulture de Gand.  Le premier cageot fut vendu aux halles de Paris en 1879 sous le nom d’« endive de Bruxelles ».

Comment ça pousse?

La graine, semée au printemps, donne une plante à grosse racine et longues feuilles vertes. Ces racines sont récoltées à l’automne et stockées pendant l’hiver puis mises à forcer en terre ou en salle obscure. Au bout d’environ 3 semaines d’exposition à une température d’environ 20 °C, un bourgeon blanc à feuilles bien serrées apparait. Une endive vient de naître!

 

Endives braisées préparation - Crédit photo: Flickr - waywuwei

Endives braisées préparation – Crédit photo: Flickr – waywuwei

 

Et dans son assiette?

L’endive est un des rares légumes à contenir du sélénium en quantité importante (0,013 mg/100g), oligo-élément précieux pour ses vertus antioxydantes ». On ne va donc pas s’en priver…
Si vous n’aimez pas trop l’amertume il est conseillé d’oter un petit cône a la base de l’endive. En salade je  coupe mon endive en petits morceaux,  j’y ajoute des petits morceaux de roquefort (ou de gruyère ou autre fromage peu importe…), je parsème de cerneaux de noix et je recouvre d’une vinaigrette. Pour la vinaigrette, si vous avez de l’huile de noix c’est top!
Version cuite je coupe mes endives en 2 dans le sens de la longueur (ou en 4 si elles sont très grosses) et je les fais dorer a la poele, dans de l’huile, en les retournant souvent jusqu’à ce qu’elles soient très dorées (un peu confites).  Bien sûr on n’oublie pas de saler et poivrer. C’est super simple et délicieux! Bien sûr il existe des centaines de recettes plus ou moins sophistiquées mais moi c’est toujours la plus simple et la plus rapide que je vous propose, comme d’habitude!

Plein d’autres recettes a base d’endives

 

[réedition d'un article de décembre 2013]

 

Colette

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Le compostage collectif : comment ça marche ?

1 fév

Distribution de compost au square de l’Aspirant-Dunand le 5 décembre 2015 — Association Espaces

Distribution de compost au square de l’Aspirant-Dunand le 5 décembre 2015 — photo : Association Espaces

La zone de compostage au square de l'Aspirant-Dunand (14e) — photo Jean-Pierre Viguié

La zone de compostage au square de l’Aspirant-Dunand (14e) — photo Jean-Pierre Viguié

Zone de compostage au square de l'Aspirant-Dunand (14e) : les 6 bacs — photo Jean-Pierre Viguié

Les 6 bacs de compostage — photo Jean-Pierre Viguié

Tout est expliqué sur les bacs : impossible de se tromper ! — photo Jean-Pierre Viguié

Tout est expliqué sur les bacs : impossible de se tromper ! — photo Jean-Pierre Viguié

Parce que recycler ses déchets organiques, c'est convivial !

Animation autour du composteur : parce que recycler ses déchets organiques, c’est convivial ! – photo Espaces

 

Composter, cela permet de recycler ses déchets organiques, et de produire naturellement de l’engrais pour nos plantations… Oui, mais à Paris ? Comment fait-on ?

L’exemple du compostage collectif Mouton-Duvernet

Le compostage collectif, pour qu’il fonctionne bien, doit pouvoir compter sur l’implication des habitants. Cela tombe bien, car dans le square de l’Aspirant-Dunand (14e), c’est justement le Conseil de quartier Mouton-Duvernet qui a initié le projet, et qui l’anime aujourd’hui.

Pour implanter la zone de compostage dans un lieu accessible à tous les riverains, il a fallu signer une convention avec la Ville de Paris, qui a mis une parcelle du square à disposition du projet. Cette convention a été établie entre la mairie et l’association Espaces, qui assiste le Conseil de quartier dans cette aventure. Cette association d’insertion n’est pas une inconnue dans le paysage de l’écologie urbaine : c’est elle qui assure, par exemple, l’entretien des talus de la Petite Ceinture dans les 14e et 15e arrondissements et du jardin solidaire Hérold (19e).

L’apport volontaire des habitants

Mis en service en mai 2015, la zone de compostage est composée de 6 bac en bois de 600 litres. Environ 80 foyers de riverains participent à les alimenter en bio-déchets ou déchets organiques : résidus végétaux, épluchures de légumes, restes alimentaires… L’important est de ne pas se tromper de bac. Mais pas de panique ! Ce n’est pas sorcier, et tout est très bien expliqué sur les couvercles.

Compostage : mode d'emploi

Compostage : mode d’emploi

 

Et le compost mûr, que devient-il ?

Le compost mûr est d’abord distribué à tous les participants au projet : chacun peut récupérer, selon ses besoins, une partie de cet engrais naturel pour enrichir le substrat de ses propres plantations : les jardinières des cours d’immeuble et des balcons, les jardins collectifs…

Preuve que le système fonctionne bien : le Conseil de quartier me dit qu’il produit plus de compost que nécessaire pour couvrir les besoins des participants (il est vrai que tout le monde n’a pas un immense jardin à entretenir !). Des discussions sont en cours pour faire profiter les services de la mairie de cette précieuse matière, pour l’utiliser dans les squares de l’arrondissement ou le jardin pédagogique d’une école du quartier.

Une affaire à suivre !

Si vous habitez le quartier, nhésitez pas à prendre contact avec compost.moutonduvernet@gmail.com pour en savoir plus.

Antonin

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« Terminus jardin » : après les trains, de grands parcs urbains

29 jan

La gare de marchandises de Reuilly en septembre 1985 — photo CC / Didier Duforest

La gare de marchandises de Reuilly en septembre 1985 — photo CC / Didier Duforest

La gare de marchandises de Reuilly en septembre 1985 — photo CC / Didier Duforest

La gare de marchandises de Reuilly en septembre 1985 — photo CC / Didier Duforest

 

Paris est en travaux… Au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, on construit de nouveaux immeubles, mais aussi de nouveaux jardins. La ville est en mouvement ! D’anciennes gares ont fermé, et d’autres viennent d’ouvrir : la gare Rosa-Parks flambant neuve dessert les nouveaux quartiers du nord-est parisien.

Le jardin de Reuilly—Paul-Pernin

Ces photos ont trente ans. Le jardin de Reuilly—Paul-Pernin (l’un des plus grands du 12e) était encore un vaste échangeur ferroviaire : la gare de marchandises de Reuilly. La ligne Bastille-Vincennes qui passait par là est devenue la Coulée verte ; la gare de voyageurs est devenue la maison des associations du 12e avec son jardin partagé, le « petit jardin du monde ». Et cette grande plaine où rouillaient de nobles wagons a été transformé en ce beau parc urbain, l’un de mes préférés.

La passerelle du jardin de Reuilly — photo Flickr / CC side78

La passerelle du jardin de Reuilly — photo Flickr / CC side78

La pelouse du jardin de Reuilly — photo Flickr / CC Véronique

La pelouse du jardin de Reuilly — photo Flickr / CC Véronique

 

La Coulée verte dessert le jardin de Reuilly et le surplombe : une leste passerelle enjambe avec élégance la grande pelouse où l’on vient, l’été, se dorer au soleil.

Jogging au jardin de Reuilly par temps gris — photo Jean-Pierre Viguié

Jogging au jardin de Reuilly par temps gris — photo Jean-Pierre Viguié

 

Et quand le temps est gris, que fait-on à Reuilly ? On court pour se réchauffer, par exemple !

Le petit train du jardin de Reuilly — photo Antonin Crenn

Le petit train du jardin de Reuilly — photo Antonin Crenn

Le petit train du jardin de Reuilly — photo Antonin Crenn

Le petit train du jardin de Reuilly — photo Antonin Crenn

 

Par tous les temps, ma valeur sûre, c’est le petit train de l’aire de jeux. Certes, ce n’est sûrement plus le même que celui avec lequel j’ai joué dans les années 90, mais il lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Et c’est un joli clin d’œil aux vénérables trains qui ont circulé à cet endroit pendant un siècle.

Expo « Au coeur du 12e, hier et aujourd’hui » au jardin de Reuilly

Expo « Au cœur du 12e, hier et aujourd’hui » au jardin de Reuilly

 

Depuis le mois de juin, une exposition à l’initiative du Conseil de quartier Jardin de Reuilly fait revivre en image le passé ferroviaire du jardin, entre autres souvenirs. À voir sur les grilles du parc, du côté de la rue Jacques-Hillairet (qui porte le nom de ce grand historien de notre ville, car aucun détail n’est laissé au hasard !)

De la gare au jardin : petite revue des espaces verts parisiens

Comme si le jardin de Reuilly avait donné des idées à tous les paysagistes, plusieurs espaces verts parisiens sont nés sur les emprises des nombreuses lignes de chemin de fer qui parcourent la ville :

La Maison du Lac du parc de Bercy, ancien poste des gardes de l'entrepôt — photo Antonin Crenn

La Maison du Lac du parc de Bercy, ancien poste des gardes de l’entrepôt — photo Antonin Crenn

 

Le parc de Bercy, l’autre grand parc du 12e, aménagé dans les années 90 à emplacement des entrepôts de la halle aux vins (on y voit encore les rails du chemin de fer, qu’on a conservés en souvenir)…

Le jardin des Grands-Moulins-Abbé-Pierre — photo Christophe Noël

Le jardin des Grands-Moulins-Abbé-Pierre — photo Christophe Noël

 

… le jardin des Grands-Moulins—Abbé-Pierre (13e), dans l’ancienne zone industrielle de Tolbiac-Austerlitz…

Les jardins d’Éole — photo Jean-Pierre Viguié

Les jardins d’Éole — photo Jean-Pierre Viguié

 

… les jardins d’Éole (19e) et les jardins Rosa-Luxemburg (18e), de part et d’autre du faisceau ferroviaire de la gare de l’Est…

Éolienne du parc Clichy-Batignolles—Martin-Luther-King — photo Jean-Pierre Viguié

Éolienne du parc Clichy-Batignolles—Martin-Luther-King — photo Jean-Pierre Viguié

 

… le parc Clichy-Batignolles—Martin-Luther-King (17e), derrière la gare Saint-Lazare…

Le jardin Charles-Trenet — photo Christophe Noël

Le jardin Charles-Trenet — photo Christophe Noël

 

… le jardin Charles-Trenet (13e), à la place de l’ancienne gare de Rungis…

La petite ceinture du 15e — photo Antonin Crenn

La petite ceinture du 15e — photo Antonin Crenn

 

… et bien sûr les différents tronçons de la Petite Ceinture réaménagés en promenades, dans le 12e, le 13e, le 15e et le 16e.

Et demain ? Si c’étaient les routes et les parkings qu’on transformait en jardins ?

Antonin

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Un éclairage nocturne mieux intégré

28 jan

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L’adaptation de l’éclairage urbain à la biodiversité se concrétise ! Pour une durée d’un an, la Ville de Paris expérimente un éclairage novateur au square René Le Gall conciliant protection de la faune nocturne, économie d’énergie et sécurité des usagers.

L’installation LED du square René Le Gall (13e) marque peut-être le début d’une nouvelle ère dans les jardins. Limitant la pollution visuelle et lumineuse, ce type d’éclairage peut améliorer le confort des jardins le soir sans perturbation pour les animaux, papillons de nuit, oiseaux et autres chauve-souris.

 

L’éclairage nocturne, une source de nuisance

L’éclairage urbain nocturne est source de nuisances pour de nombreuses espèces lorsqu’il est mal conçu ou mal positionné. […] L’émission de rayons ultraviolets par les lampes attire les insectes nocturnes qui tournent jusqu’à épuisement autour du luminaire. Un mauvais positionnement des luminaires désoriente les oiseaux en voie de migration qui utilisent les étoiles pour se guider. Les lampes dirigées sur les arbres perturbent aussi les chauves-souris. (Extrait de l’action 20 du Plan biodiversité 2011)

Des solutions techniques…

  • réduire la puissance lumineuse moyenne des luminaires ;
  • optimiser l’efficacité du faisceau lumineux par une orientation adéquate (éclairage de la cible visée et non du ciel) ;
  • généraliser l’usage de réflecteurs supprimant les émissions lumineuses au-dessus de l’horizon… (Extrait de l’action 20 du Plan biodiversité 2011)

 

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… mises en oeuvre au square René Le Gall

Les luminaires implantés dans l’allée centrale du square sont équipés d’un système à détection de présence : à votre passage l’éclairage est en mode 100%. En l’absence de mouvement, la lumière se met en mode « veille » (10%).

De nouvelles bornes balisent également le cheminement. Leur halo lumineux orienté et maîtrisé réduit les nuisances lumineuses impactant la faune et la flore tout en conservant la qualité du guidage visuel pour les usagers.

Perspectives

L’éclairage du square René Le Gall a été inauguré le 25 janvier 2016. Si l’expérience est concluante, la Ville prévoit d’étendre cette réflexion au Trocadéro et au Parc Floral avant la fin de l’année.

Bonne soirée !
> daplaza

 

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Photos : Christophe Noël / mairie de Paris

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