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Un éclairage nocturne mieux intégré

28 jan

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L’adaptation de l’éclairage urbain à la biodiversité se concrétise ! Pour une durée d’un an, la Ville de Paris expérimente un éclairage novateur au square René Le Gall conciliant protection de la faune nocturne, économie d’énergie et sécurité des usagers.

L’installation LED du square René Le Gall (13e) marque peut-être le début d’une nouvelle ère dans les jardins. Limitant la pollution visuelle et lumineuse, ce type d’éclairage peut améliorer le confort des jardins le soir sans perturbation pour les animaux, papillons de nuit, oiseaux et autres chauve-souris.

 

L’éclairage nocturne, une source de nuisance

L’éclairage urbain nocturne est source de nuisances pour de nombreuses espèces lorsqu’il est mal conçu ou mal positionné. […] L’émission de rayons ultraviolets par les lampes attire les insectes nocturnes qui tournent jusqu’à épuisement autour du luminaire. Un mauvais positionnement des luminaires désoriente les oiseaux en voie de migration qui utilisent les étoiles pour se guider. Les lampes dirigées sur les arbres perturbent aussi les chauves-souris. (Extrait de l’action 20 du Plan biodiversité 2011)

Des solutions techniques…

  • réduire la puissance lumineuse moyenne des luminaires ;
  • optimiser l’efficacité du faisceau lumineux par une orientation adéquate (éclairage de la cible visée et non du ciel) ;
  • généraliser l’usage de réflecteurs supprimant les émissions lumineuses au-dessus de l’horizon… (Extrait de l’action 20 du Plan biodiversité 2011)

 

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… mises en oeuvre au square René Le Gall

Les luminaires implantés dans l’allée centrale du square sont équipés d’un système à détection de présence : à votre passage l’éclairage est en mode 100%. En l’absence de mouvement, la lumière se met en mode « veille » (10%).

De nouvelles bornes balisent également le cheminement. Leur halo lumineux orienté et maîtrisé réduit les nuisances lumineuses impactant la faune et la flore tout en conservant la qualité du guidage visuel pour les usagers.

Perspectives

L’éclairage du square René Le Gall a été inauguré le 25 janvier 2016. Si l’expérience est concluante, la Ville prévoit d’étendre cette réflexion au Trocadéro et au Parc Floral avant la fin de l’année.

Bonne soirée !
> daplaza

 

À lire sur le même sujet

 

Photos : Christophe Noël / mairie de Paris

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Vendredi 15 janvier, sortie ornithologique au bois de Vincennes

14 jan

Héron cendré (Bernard Gagnon / wikimedia)

Héron cendré (Bernard Gagnon / wikimedia)

Sarcelle d'hiver (Frank Vassen / flickr)

Sarcelle d’hiver (Frank Vassen / flickr)

Bernache du Canada (Emmanuel Decruynaere / wikimedia)

Bernache du Canada (Emmanuel Decruynaere / wikimedia)

Quel secret les oiseaux sédentaires et hivernant cachent-ils sous leurs plumes ? Pour tout savoir, rendez-vous vendredi au bois de Vincennes…

Les paysages du bois de Vincennes et ses zones d’eaux calmes constituent une richesse pour la faune et la flore sauvages à la porte de Paris.

L’endroit est aussi un lieu d’expérimentation du réaménagement des berges bétonnées et un espace de promenade privilégié pour l’observation des oiseaux d’eau, nicheurs comme visiteurs saisonniers.

Pour en découvrir les secrets et fouler les pas des ornithologues chevronnés, joignez-vous à la visite organisée par les conseillers ‘environnement de l’agence d’écologie urbaine de la mairie de Paris.

Rendez vous vendredi 15 janvier à 14h30 à l’entrée du Parc Floral côté esplanade du château.

Tarifs : 8€ / 4€ / gratuité.

Tous les détails son l’agenda quefaire.paris.fr

Contact et infos : education-environnement@paris.fr

N’oubliez pas vos jumelles, avec de la chance, vous pourrez peut-être même découvrir un migrateur nord américain tel le goéland à bec cerclé !
> daplaza

Goéland à bec cerclé juvénile (Mdf /wikimedia)

Goéland à bec cerclé juvénile (Mdf /wikimedia)

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Comment tout savoir sur le rougegorge ?

30 déc

Barberousse le Rougegorge La Hulotte

Cliquer sur l’image pour découvrir Barberousse sur la page de La Hulotte

La hulotte est de retour dans les kiosques avec un numéro 103 consacré à Barberousse le Rougegorge. On y apprend tout sur les mœurs de cette mascotte des jardins et sur ses besoins en hiver. Bonne nouvelle également pour les archéologues et les nostalgiques, les cinq premiers numéros perdus de cette illustre revue naturaliste datant des années ’70 ont été réédités !

Comment reconnaître un rougegorge mâle d’un rougegorge femelle ? Le rougegorge chante-t-il en hiver ? La femelle rougegorge chante-t-elle également ? Quels sont ses nids les plus insolites ?..

Voilà quelques questions auxquelles répond le journal le plus lu dans les terriers. Un dossier de 26 pages, rien de moins, nous plonge dans le quotidien du plus petit robin (in english) des bois et livre avec humour et rigueur scientifique les observations de terrain et les infos insolites qui éclairent les secrets de cette charmante boule de plume cramoisie.

 

Photo CC : Magnus Hagdorn / flickr

Photo CC : Magnus Hagdorn / flickr

 

Le rougegorge… encore plus familier

Le rougegorge familier (Erithacus rubecula), c’est l’ami des jardiniers, jamais loin de la bêche et de la grelinette. On en connaît évidemment la poitrine flamboyante et son chant flûté, liquide et perlé, exquis comme le champagne. Mais sinon, la bête entretient bien des mystères.

Enfin disons plutôt, entretenait ! La rédaction est allé jusqu’à Londres et Berlin pour traquer et interviewer les biologistes et éthologues, experts en rougegorge. Grâce à leurs révélations, le rougegorge n’aura jamais été si familier… même pour les jardiniers.

 

Photo du domaine public / pixabay

Photo du domaine public / pixabay

 

Que nous apprend le passereau ?

La hulotte donne alors la parole à « Barberousse le rougegorge » qui nous avoue ses difficultés à reconnaître les femelles tant leur plumage est semblable au sien. Et oui, le plastron rouge n’est pas l’apanage de Monsieur.

Il nous avoue également que le chant est aussi dans les cordes de Madame… moi qui pensais que seul les hommes sifflaient !

On apprend encore que le rougegorge ne chante pas seulement au printemps mais donne de la voie toute l’année, même en plein mois de décembre.

Ce ne sont là que quelques miettes. Pour savourer l’ensemble, il faut vite le lire.

Pour en savoir plus et se procurer la revue, rendez-vous sur le site Internet de la Hulotte ou sur sa page facebook.

 

Photo CC : Francis C. Franklin / wikimédia

Photo CC : Francis C. Franklin / wikimédia

 

Et les cinq premiers numéros ?

Ah oui, les cinq premiers numéros perdus, le Graal des lecteurs de la Première heure, ils ont été réédités. Pour les (re)découvrir pimpants comme au premier jours, rendez-vous dans la rubrique Collections.

Bonne lecture,
> daplaza

 

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Martin pêcheur, en ce moment au parc de Bercy

20 nov

Martin pêcheur - photo : Jérôme Figea

Martin pêcheur – photo : Jérôme Figea

Martin pêcheur – photo : Franck Bohain

Martin pêcheur – Photo : Franck Bohain

 

Franck Bohain nous a envoyé  2 belles photos de Martin pêcheur qu’il a prises dans l’Essonne (91). C’est un oiseau peu facile à observer car vif et très rapide. Bravo et merci pour ces clichés.

Il aurait pu les prendre à Paris, car cet oiseau est nicheur dans la capitale, comme nous l’apprend l’excellent site les oiseaux en ville. J’ai découvert dans ce site que la position du poisson dans le bec du martin pêcheur, informe sur ses intentions : pour se nourrir ou pour nourrir la femelle ou un oisillon. Sur la photo de Franck, la tête du poisson est à l’arrière, dans le bec, il s’apprête donc à l’avaler. Miam miam !

Mado

 [ré-édition d'un article d'octobre 2011]

On nous apprend que le Martin pêcheur a été observé à plusieurs reprises dans le parc de Bercy au cours de ce mois de novembre 2015. Occasion rêvée de revenir sur cet oiseau magnifique…

Des jardiniers ont observé un Martin-pêcheur d’Europe à trois reprises depuis le mois de septembre, dans le parc de Bercy. Il a été aperçu en vol autour des bassins du Pavillon du lac et posé près de la pièce d’eau en face de la Maison du Jardinage.

Cet oiseau de 16 cm de long se reconnaît par la dominante bleue de ses plumes, son corps trapu et sa poitrine orangée. Cette observation peut correspondre à celle d’un jeune de cette année. Si les adultes sont généralement sédentaires, les jeunes peuvent effectuer des mouvements de dispersion en automne.

La présence du Martin-pêcheur repose sur des eaux propres et assez claires pour le repérage des proies (essentiellement des petits poissons et des crustacés) et des berges végétalisées où il creuse un terrier pour y établir son nid au printemps. La végétalisation des bords de certains plans d’eau du parc profite certainement à cet oiseau, comme à d’autres espèces du parc comme les libellules, les canards colvert, Gallinule poule d’eau …). Sensible aux dérangements, il peut s’en servir comme zone refuge ou comme perchoir pour repérer ses proies.

Le Martin-pêcheur d’Europe fréquente régulièrement les pièces d’eau des bois de Boulogne et de Vincennes. Son observation intra-muros reste ponctuelle, le plus souvent le long de la Seine. En 2008-2009, un couple a déjà utilisé une cavité sous un quai pour nicher sur les bords de Seine dans le 15e arrondissement. Il bénéficie d’une protection totale sur le territoire français (arrêté ministériel du 29 octobre 2009).


Guillaume BONTEMPS

 

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Alerte à la perruche !

21 oct

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Perruche sauvage aperçue dans un bois – photo Lip Kee Yap Flickr

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Perruche sauvage aperçue dans un bois – photo Viq111 Flickr

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Perruche sauvage en pleine ville – photo Olivier Bacquet Flickr

C’est le Parisien qui l’a dit !

« Avec son magnifique plumage vert tendre, orné d’un collier noir et sa longue queue tirant sur le turquoise, la perruche à collier — haute d’une quarantaine de centimètres — peut amuser les enfants et charmer les parents.

Aujourd’hui, à Paris et en Île-de-France, cette espèce de la famille des perroquets, venue d’Afrique tropicale et d’Asie, commence plutôt à inquiéter les ornithologues tant elles prospèrent à une vitesse grand V. »

Le quotidien d’une perruche en Île-de-France :

La perruche débute sa journée au lever du soleil. Elle accompagne ce dernier de pépiements tout en cherchant des feuillages très humides pour y faire sa toilette et se lisser les plumes. Eh oui la perruche est coquette.

Les déplacements de la perruche se font principalement en groupe et en chanson. Tout en émettant des cris de contact, les perruches peuvent voler sur de très longues distances, jusqu’à des dizaines de kilomètres. Elles se nourrissent des graines fraîches prélevées sur des plantes poussant en période de pluie et fouillent dans le sable, à l’aide de leur bec, pour dénicher quelques minéraux.

La perruche aime aussi faire la sieste! Elle reste souvent inactive en début d’après midi. C’est en hauteur qu’elle se repose à l’abri des serpents et des rapaces. C’est à son réveil que les mâles paradent et régurgitent des aliments à leur femelle tout en intimidant les concurrents présents.

Les pépiements de la perruche s’estompent au fur et à mesure que le soleil se couche. C’est à la tombée de la nuit que la perruche recherche un abri, en hauteur, à l’abri des prédateurs. Cet oiseau préfère s’endormir en groupe sur l’une des branches d’un arbre bien dense.

Perruche aperçue le 23.09.2015 au cimetière parisien de Bagneux - photo Sylvie Le Toumelin

Perruche aperçue le 23.09.2015 au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

 

Le « paparazzi de perruches », un métier d’avenir :

Les perruches sauvages commencent à créer leur nid sur la toile. On vous a déniché une petite vidéo venant tout droit d’Île-de-France. Imaginez ce que ces deux oiseaux peuvent bien se raconter, perchés sur des tournesols… A vous les studios.

 

Et pour finir en beauté, une compile spéciale perruches, made in « Ça se passe au jardin » !

Amélie

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L’écureuil de Bagneux et le noisetier de Byzance

9 oct

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

 

Sophoras, Sycomores, Ormes de Pumila, Pommiers à fleurs, Érables pourpres… Au cimetière parisien de Bagneux, les avenues portent le nom des arbres dont elles sont plantées.

Pic-verts, Renards, Perruches, Faucons hobereaux, Geais des chênes… Au cimetière parisien de Bagneux, les animaux ont trouvé refuge et mènent une vie paisible à l’abri de l’agitation urbaine.

Nous vous avons parlé récemment des pic-verts et pics épeiche photographiés par Sylvie Le Toumelin. Nous ne résistons pas à la tentation de vous montrer aujourd’hui ces photos d’un écureuil roux, prises par Sylvie à la mi-septembre.

Devinette : où a-t-il été aperçu, ce petit gourmand ? Avenue des Noisetiers de Byzance, évidemment… !

Noisetier de Byzance — Dany Gander-Gosse

Noisetier de Byzance — Dany Gander-Gosse

Plan du cimetière parisien de Bagneux

Plan du cimetière parisien de Bagneux (cliquez pour agrandir)

 

Pour apprendre le noms des arbres, on vous donne une astuce : promenez-vous au cimetière parisien de Bagneux avec un plan à la main, et ouvrez grand les yeux.

Et demain, samedi 10 octobre, suivez le guide ! Le Corif vous fait découvrir les oiseaux du cimetière de Bagneux et de Thiais : inscrivez-vous ici.

Antonin

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Naissance du petit Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux

28 sept

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Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

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Apparition du nouveau né en plein mois de juin – photo Sylvie Le Toumelin

 

C’est en juin dernier qu’un bébé Pic-vert a pointé le bout de son bec au cimetière parisien de Bagneux. C’est avec un peu de retard que nous vous transmettons le faire-part de naissance ! Nous remercions au passage Sylvie Le Toumelin, agente administrative de la conservation, pour ces précieux clichés. Il nous a été rapporté que la nouvelle petite famille avait niché dans un platane près de l’entrée du cimetière, sur l’avenue principale.

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Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

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Nouveau né Pic-vert bien au chaud – photo Sylvie Le Toumelin

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Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

 

Le Pic-vert (Picus viridis) est un superbe oiseau, protégé au niveau national. On le reconnait grâce à sa robe verte et son plumage jaune et gris. C’est une espèce cible au niveau du territoire parisien. Il est considéré que la présence d’une espèce cible constitue un indicateur de la qualité et de la fonctionnalité écologique de l’espace où elle se trouve. Cette dernière se trouve en danger de par la déforestation puisque le Pic-vert fait des arbres son milieu de vie. Contrairement aux autres oiseaux de la famille des pics comme le Pic épeiche, Pic épeichette, Pic noir, il est régulièrement observé à terre. Il se nourrit essentiellement de fourmis et, côté reproduction, recherche des cavités pour s’y nicher (oiseau cavicole). Il est caractérisé par son cri d’appel sonore qui ressemble à un rire et nous surprend parfois à briser le silence en tambourinant successivement sur une branche sèche.

Le Pic-vert a également pu être observé au cimetière parisien de Thiais, les photos sont !

Le site du cimetière parisien de Bagneux abrite bon nombre d’espèces, en voici quelques une dont on parle ici, sur le blog ! Pour finir en beauté, voici une photo prise cette semaine d’un Pic-épeiche ( à ne pas confondre avec le Pic-vert) également présent à Bagneux. Ce dernier est pour l’instant le seul à avoir été vu sur ce site.

 

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Pic-épeiche aperçu le 22 septembre à Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

 

Amélie

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Le biomimétisme a le vent en poulpe

23 sept

Octopus vulgaris Wikipedia H. Zell

« You’re talking to me? » l’Octopus vulgaris / Wikipedia : H. Zell Cc

Capitules de la bardane - Wikipedia Alberto SALGUERO Cc

La bardane… Quelle teigne ! Wikipedia : Alberto SALGUERO Cc

Les ailes transparentes du Greta oto Wikipedia David TILLER Cc

Les ailes transparentes du Greta oto / Wikipedia : David TILLER Cc

Une grenouille du Costa Rica qui n'a rien à voir avec le propos mais c'est beau ! Fond d'écran par B. LOCATELLI pour Futura-Sciences

Une grenouille du Costa Rica qui n’a rien à voir avec la grenouille dont on parle ici mais c’est si beau ! Fond d’écran par B. LOCATELLI pour Futura-Sciences

 

La nature est intelligente. Elle recèle des organismes parfaits qui utilisent les contraintes comme source de créativité, elle recycle tout, n’utilise que l’énergie dont elle a besoin… A force de les étudier de près, l’homme a fini par s’en inspirer. C’est ainsi qu’est né le biomimétisme (imitation de la nature), la science qui consiste à reproduire des mécanismes que l’on trouve dans la nature pour les appliquer dans les activités humaines.

Le principe semble novateur mais en réalité l’homme imite la nature depuis des siècles. L’une des inventions les plus courantes résultant du biomimétisme est le velcro (velours-crochet). Il est né grâce au sens de l’observation d’un ingénieur suisse qui a retrouvé un jour de 1948 de la bardane accrochée à ses vêtements.

Des scientifiques italiens mettent la touche finale à un super robot dont les bras se plient, s’étirent et se faufilent comme ceux du poulpe. Une révolution pour le monde de la chirurgie.

Les ailes merveilleuses du papillon Greta Oto ont la particularité d’être transparentes. Pourquoi ? Grâce à la structure de l’aile qui est irrégulière et permet une faible réflexion de la lumière. Une équipe de scientifiques allemands nous concocte, grâce à son étude, des surfaces parfaitement antireflets (lunettes, téléphone, ordinateur…) imperméables et autonettoyantes !

Des petits génies français utilisent la bioluminescence (la lumière produite naturellement par les organismes vivants) pour créer l’éclairage de demain. 90% des organismes marins sont bioluminescents ! Une matière première vivante hautement écologique, car elle se reproduit et se recycle en fin de vie. Elle donne une lumière bleu-verte, douce et fantasmagorique… La première installation éphémère sera visible pendant la COP 21 à Paris, à partir du mois de décembre.

L’homme a envié la robustesse des fils de toile d’araignée. Aujourd’hui, il trouve des applications dans l’armée (gilets par balle), ou la chirurgie (tendons artificiels). Cette dernière finance d’ailleurs de nombreuses recherches. Elle s’intéresse de près, aussi, aux futurs avions dont les ailes pourront se déployer comme celles d’un oiseau, indépendamment l’une de l’autre. Sans parler des minis engins volants de la taille d’une mouche, des mini robots qui sautent sur l’eau comme les punaises d’eau (gerris). Ils pourraient être utiles pour faire des prélèvements ou pour l’espionnage militaire.

Certaines grenouilles gèlent et dégèlent en fonction de la température. Dès que la grenouille est en contact avec un morceau de glace, un signal est envoyé à son cerveau qui gèle les tissus plein d’eau (environ 60 % de son corps). Le cœur s’arrête de battre, et cela pendant plusieurs semaines. Les organes sont protégés par un antigel infaillible, le glucose. Il est sécrété par le foie uniquement pendant cette période. Une petite merveille de technologie naturelle dont les chercheurs sont friands. Leur observation (et celle d’autres espèces…) permet la conservation des cellules sans qu’elles soient endommagées pour la transplantation d’organes, les greffes, la conservation d’espèces en voie de disparition… Et la recherche ne fait que commencer !

A défaut de devenir un grand scientifique après avoir lu cet article, il vous a peut-être donné des envies de nature ? N’oubliez pas que le Parc Floral de Paris recèle une curiosité, le jardin des papillons, ouvert du 15 mai au 15 octobre. Pour admirer les prouesses du poulpe, il vaut mieux aller du côté du Palais de la découverte. Pour tout savoir sur les oiseaux de Paris, rendez-vous sur paris.fr. Le jardin Biopark (13e) est entouré quant à lui d’une multitude de sociétés consacrées aux biotechnologies. La bardane, vous pourrez sûrement la voir, aux côtés d’une large palette de fleurs sauvages, au jardin Sauvage Saint-Vincent (18e). Cela tombe bien, car des visites y sont organisées jusqu’au 31 octobre.

Vous êtes aussi invités à lire les articles du blog sur les grenouilles  ici. Interrogation écrite après !

Lili

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Chevaux et calèches seront de sortie à la Fête des jardins

22 sept

Chevaux au Bois de Vincennes - photo/ Dany Gander Gosse

Chevaux au Bois de Vincennes – photo/ Dany Gander Gosse

31.10.2007 -

Parc de Montsouris au mois de septembre – photo/ Maelle Henaff

Calèche à la Fête des jardins - photo/ Christophe Noel

Calèche à la Fête des jardins – photo/ Christophe Noel

 

Pourquoi ne pas troquer son vélo et sa trottinette pour une balade en calèche?

Lors de la Fête des jardins, promenez- vous en calèche le samedi 26 et le dimanche 27 septembre dans deux de nos bois et parcs parisiens !

La calèche est apparue au XVIIIe siècle pour transporter et divertir lors de promenades en belle saison. C’est pour vous l’occasion de faire un retour dans le temps au Parc Montsouris (14e), samedi à partir de 14 heures près de la « Grande pelouse » située près de l’entrée Coty (avenue de Reille). Au programme, traversée des quinze hectares au milieu de nombreuses espèces végétales et divers oiseaux.

Le Bois de Vincennes vous fera (re)découvrir  le Lac des Minimes (12e), lac artificiel en forme de croissant possédant trois îles accessibles en son centre : l’île Nord, l’île Sud et l’île de la Porte Jaune.

Chevaux attelés et calèche bien attachée, nous n’attendons plus que vous !

Pour plus d’informations sur le programme de la Fête des jardins 2015, suivez le lien.

 

Attelage des chevaux à la Fête des jardins - photo/ Christophe Noel

Attelage des chevaux à la Fête des jardins – photo/ Christophe Noel

Lac des Minimes - photo/ Christophe Noel

Lac des Minimes – photo/ Christophe Noel

Au bord du Lac des Minimes - photo/ Jean Pierre Viguié

Au bord du Lac des Minimes – photo/ Jean Pierre Viguié

Calèche au Bois de Vincennes – photo/ Dany Gander-Gosse

Calèche au Bois de Vincennes – photo/ Dany Gander-Gosse

 

Amélie

 

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Lâcher de moutons au Centre de production horticole

9 sept

Brebis d'Ouessant au Centre de production horticole de la Ville de Paris à Rungis — photo Christophe Noël

Moutons d’Ouessant au Centre de production horticole de la Ville de Paris à Rungis — photo Christophe Noël

Des moutons blancs... — photo Christophe Noël

Des moutons blancs… — photo Christophe Noël

... des moutons noirs...  — photo Christophe Noël

… des moutons noirs… — photo Christophe Noël

... cette race de moutons est la plus petite au monde. — photo Christophe Noël

… cette race de moutons est la plus petite au monde. — photo Christophe Noël

 

Le Centre de production horticole de la Ville de Paris fournit l’ensemble des parcs et jardins municipaux : imaginez les quantités de plantes produites chaque année ! Cette grande pépinière est partagée sur plusieurs sites, dont le principal est localisé à Rungis dans le Val-de-Marne.

Là-bas, au milieu d’un espace gigantesque de 4000 hectares, des milliers de petites pousses sont mises en culture sur des « tablettes » surélevées. C’est une disposition bien pratique pour les jardiniers… oui, mais… comment fait-on pour passer la tondeuse en-dessous ?

L’éco-pâturage (c’est-à-dire le fait de confier l’entretien de sa prairie à des moutons ou à des chèvres) est un moyen écologique et économique que l’on commence à bien connaître (nous en avions parlé ici par exemple) et qu’on utilise depuis plusieurs années aux Archives départementales de Paris.

Les moutons d’Ouessant étant tout petits (60 centimètres au garrot), ils se faufilent sous les tables de culture : voilà une solution toute trouvée : économique et écologique, donc… mais pratique aussi !

Le berger d'Écomouton — photo Christophe Noël

Le berger d’Écomouton — photo Christophe Noël

Grignoter l'herbe tendre sous le soleil de Rungis — photo Christophe Noël

Grignoter l’herbe tendre sous le soleil de Rungis — photo Christophe Noël

 

Les moutons sont arrivés au Centre de production horticole le 12 août dernier. Le berger de la société Écomouton vient leur rendre visite régulièrement pour vérifier que tout se passe bien pour eux. L’espace qui est mis à leur disposition est immense : ils ne risquent pas de s’ennuyer, et jouissent d’une totale liberté.

Elle n’est pas belle, la vie de mouton ?

Antonin

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