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Les arbres remarquables sont sur paris.fr

4 Jan

Orme de la place Saint-Gervais aujourd'hui (J.P. Viguié / mairie de Paris)

Orme de la place Saint-Gervais aujourd’hui (J.P. Viguié / mairie de Paris)

Orme de la place Saint-Gervais au Moyen-âge (Parisienne de photographies)

Orme de la place Saint-Gervais au Moyen-âge (Parisienne de photographies)

Saule pleureur de l'étang de Suresnes, bois de Boulogne, aujourd'hui (B. Serres / mairie de Paris)

Saule pleureur de l’étang de Suresnes, bois de Boulogne, aujourd’hui (B. Serres / mairie de Paris)

Saule pleureur de l'étang de Suresnes, bois de Boulogne en 1900 (DR)

Saule pleureur de l’étang de Suresnes, bois de Boulogne en 1900 (DR)

 

L’exposition consacrée aux arbres historiques de Paris est ouverte au public jusqu’au 10 janvier 2016. Vous n’avez pas eu le temps d’aller la voir ? Pas de panique, on a pensé à vous, l’expo est aussi « admirable » sur paris.fr.

En novembre 2015, les arbres historiques de Paris ont reçu le label national Arbre remarquable de France, décerné par l’association A.R.B.R.E.S.*

Derniers jours au bois de Vincennes

Une exposition photographique leur a été consacrée au Parc Floral de Paris, en marge du bois de Vincennes. On pouvait difficilement rêver mieux pour des arbres. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et l’exposition promenade installée autour d’un miroir d’eau est démontée le 10 janvier.

Les panneaux vont rentrer dans leurs ateliers mais nos sources nous signalent qu’ils seront probablement remis en scène au printemps prochain pour quelques jours à l’occasion des portes ouvertes de l’école Du Breuil. À suivre donc…

En résidence sur Internet

Pour les plus impatients ou nos lecteurs à l’autre bout du monde, les panneaux sont en résidence sur paris.fr/arbres.

> daplaza

 

* Arbres Remarquables: Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde

 

À lire également sur le même sujet

 

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La Cité Internationale Universitaire de Paris et les jardiniers du monde

23 Déc

La CIUP Photo : Flickr, David Bertho

La CIUP Photo : Flickr, David Bertho

L'éco campus de la CIUP / Photo http://www.ciup.fr/le-parc/un-eco-campus/

L’éco campus de la CIUP / Photo http://www.ciup.fr/le-parc/un-eco-campus/

Maison de la Norvège à la CIUP - Photo http://www.ciup.fr/maison-de-norvege/

Maison de la Norvège à la CIUP – Photo http://www.ciup.fr/maison-de-norvege/

 

Le parc de la Cité Internationale Universitaire de Paris s’étend sur environ 34 hectares, ce qui en fait le troisième parc parisien par sa superficie et son patrimoine bâti. Il est accessible au grand public, tous les jours, de 7h à 22h.

Souvent appréciée pour son architecture, la CIUP est également un lieu où l’on aime se promener et maintenant jardiner !

Rachel Fok ; Etudiante en évènementiel. Photo : © Andréa Sélina Contreras

Rachel Fok ; Etudiante en évènementiel.
Photo : © Andréa Sélina Contreras

Stéphanie Jaalouk, Etudiante en pharmacie. Photo : © Andréa Sélina Contreras (

Stéphanie Jaalouk, Etudiante en pharmacie.
Photo : © Andréa Sélina Contreras

Lala Ranaivoharisoa, Etudiant en Développement Durable Photo : © Andréa Sélina Contreras (

Lala Ranaivoharisoa, Etudiant en Développement Durable
Photo : © Andréa Sélina Contreras

 

Le Jardin du Monde se trouve au jardin collectif du parc de la Cité Internationale Universitaire de Paris (14e). Ce dernier est né, au départ, de 5 étudiants. Aujourd’hui cette même équipe est composée de 40 personnes venant du monde entier et plus de 900 personnes qui viennent profiter du jardin de manière plus ou moins régulière à travers différents usages et activités. Les étudiants participent au programme pour un an, plusieurs années, parfois pour quelques mois seulement.

jardin du monde

 

Le Jardin du Monde permet de travailler sur la mise en place de dynamiques environnementales et citoyennes dans la « cité » Parisienne.

Pour cela les modèles d’actions du Jardin du Monde se divisent en deux grandes catégories. La première fait référence à la gestion du jardin collectif au sein du parc de la Cité Internationale Universitaire de Paris. Ce jardin constitue un véritable lieu de rencontre, de partage et d’émulation de valeurs intellectuelles et citoyennes. Pensé de manière multi-fonctionnelle, cet endroit est un lieu d’activités environnementales et culturelles, permettant de toucher toute une diversité d’acteurs et de public venant d’horizons divers.

La deuxième catégorie d’actions s’ancre dans des dynamiques « processus » qui permettent de sensibiliser le public parisien à différentes problématiques environnementales, à travers des conférences, des formations ou encore la mise en place d’événements ayant pour but la diffusion et la valorisation des connaissances.

 

Maryam Darma, Docteur et post-doctorante en Biochimie cellulaire. Photo : © Andréa Sélina Contreras

Maryam Darma, Docteur et post-doctorante en Biochimie cellulaire. Photo : © Andréa Sélina Contreras

 

Le jardin du Monde est ouvert à tous et toutes nouvelles idées d’actions sont les bienvenues.

Une aventure interdisciplinaire et multiculturelle qui s’annonce passionnante !
Plus d’infos sur Facebook ou par mail ; damien.deville78@gmail.com.

Amélie

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Couleurs d’automne : le gingko biloba

17 Déc

Photo : Flickr – T Sea / Hawaiian Sea – CC

Photo : Flickr – Pato Novoa – CC

Photo : Flickr – Ponto e virgula – CC

Photo : Flickr – cynicalview – CC

Photo : Flickr – Frédérique Voisin Demery / Fred v – CC

 

D’un jaune doré éblouissant, les gingkos illuminent l’automne.
J’aime les tapis de feuilles
que forment les feuilles tapies au sol.
J’aime la forme des feuilles.
J’aime l’idée que cet arbre a côtoyé les dinosaures et qu’il est toujours là.
Un « fossile vivant »…

Où voir des gingko biloba à Paris ?

Dans l’un des 4 sites du jardin botanique de Paris :
– au Jardin des Sserres d’Auteuil : un arbre remarquable de 112 ans, 25 mètres de haut et 3,10 mètres de circonférence
– au Parc de Bagatelle : plusieurs arbres, le plus ancien étant un arbre femelle de 18 mètres et 1,4 mètre de circonférence ;
– dans la partie paysagère de l’Ecole Du Breuil : un arbre de 2,42 mètres de haut ;
– au Parc Floral de Paris, environ 7 ginkgo (mâles et femelles) ont été plantés. Le plus vieux est un mâle de 15 mètres, 1,15 mètre de circonférence et aurait été planté en 1975.

Dans le bois de Vincennes, à côté de l’école de chiens guides pour aveugles et malvoyants, 1 ginkgo de 26 m de haut, 2,50 m de circonférence, planté en 1865.
Au bois de Boulogne, on compte une trentaine d’arbres, dont un groupe qui se situe à côté de l’embarcadère qui mène aux îles.

Dans les rues de Paris, 5% des arbres sont des Gingko biloba :
– 4 Ginkgos biloba rue Pierre-Lescot (1er)
– 1 Ginkgo rue des Archives (3e)
– 2 Ginkgos biloba rue des Haudriettes (3e)
– 15 Ginkgos biloba place de Dublin (8e)
– 10 Ginkgos biloba avenue de Messine (8e)
– 10 Ginkgos biloba avenue Myron-T-Herrick (8e)
– 25 Ginkgos biloba place de Budapest (9e)
– 10 Ginkgos biloba place Raoul-Follereau (10e)
– 1 Ginkgo biloba place Henri-Fresnay (12e)
– 200 Ginkgos biloba avenue de France  (13e)
– 64 Ginkgos biloba boulevard Adolphe-Pinard (14e)
– 1 Ginkgo biloba avenue Pierre-Massé (14e)
– 7 Ginkgos biloba rue Pernety (14e)
– 36 Ginkgos biloba avenue Reille (14e)
– 2 Ginkgos biloba sur l’Île-aux-Cygnes (15e)
– 8 Ginkgos biloba bretelle Garigliano (15e)
– 30 Ginkgos biloba rue Louis-Armand (15e)
– 32 Ginkgos biloba rue Oradour-sur-Glane (15e)
– 1  Ginkgo biloba rue Doudeauville (18e)
– 8 Ginkgos biloba passage des Fours-à-Chaux (19e)
– 1 Ginkgo biloba rue de Flandre (19e)
– 1 Ginkgo biloba rue des Amandiers( 20e)
– 1 Ginkgo biloba rue Ernest-Lefevre (20e)
– 12 Ginkgos biloba rue Piat (20e)
– 4 Ginkgos biloba rue des Rasselins (20e)
– 2 Ginkgos biloba rue Taclet (20e)
– 8 Ginkgos biloba rue Tlemcen (20e)

Téotiste, lectrice fidèle du blog Ça se passe au jardin, nous a envoyé cette photo du Gingko du Parc Monceau (8e), majestueux !

Gingko biloba du Parc Monceau (8e) – Photo : Teotiste

 

Bonnes promenades au gré des feuillages d’automne (d’autres feuillages ici, et).

 [ré-édition du billet du 23/11/2012 - on recycle !]

 

Mado

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Des sapins en bord de Seine pour Noël : une première !

10 Déc

Sapin de (Christophe) Noël

Sapin de (Christophe) Noël

 

Transportés par péniche, 136 sapins venus du Morvan nous font voir la vie en vert sur la promenade des berges de Seine.  À admirer en contrebas du musée d’Orsay, jusqu’au 1er janvier 2016.

Roi des arbres au mois de décembre, le sapin décline ses habits de lumière un peu partout dans la capitale à l’occasion des fêtes de fin d’année. Pour le voir au naturel, dans un environnement inattendu, direction la promenade des berges de Seine, côté Rive Gauche.  Quelque 136 spécimens ont été installés le 26 novembre en contrebas du musée d’Orsay : presque une petite forêt…

Forêt de sapins — photo CC / Alain Rueff

Forêt de sapins — photo CC / Alain Rueff

Forêt de sapins — photo CC / Emmanuelle Nater

Forêt de sapins — photo CC / Emmanuelle Nater

Forêt de sapins — photo CC / Pascale Jaquet & Olivier Noaillon

Forêt de sapins — photo CC / Pascale Jaquet & Olivier Noaillon

 

Comme dans le Morvan

La présence insolite de ces conifères évoque les belles forêts du Morvan, région dont ils sont originaires. Ces sapins, au vert profond, sont des Nordmann  et mesurent de 2 à 6 mètres de haut ; certains ont plus de vingt ans.

Devenue une balade très prisée des Parisiens comme des touristes, la promenade des berges de Seine recouvre  des couleurs  et se met au diapason des fêtes ! Vous avez jusqu’au 1er janvier pour déambuler  et/ou jouer avec vos enfants entre ces alignements de sapins, avec la Seine pour horizon. Simple, beau et dépaysant !

Sapins sur le port de Solférino (7e) — photo @giainpe

Sapins sur le port de Solférino (7e) — photo @giainpe

 

Et voguent les sapins

Tous ces arbres proviennent de forêts gérées durablement. Encore mieux : leur acheminement jusqu’à Paris depuis les terres bourguignonnes (port de Gron) s’est fait par péniche. « Dès que cela est possible, la mairie de Paris opte pour ce mode de transport, car c’est moins polluant » explique Annie Lacroix, qui œuvre à la mission Berges de Seine de la mairie. Ainsi, les palmiers et le sable de Paris-Plages sont acheminés de cette façon. L’objectif : réduire l’empreinte carbone de ces animations. Le choix d’un bateau équipé de matériel pour le déchargement de ces trois tonnes d’arbres a également évité de recourir à l’installation d’une grue sur le quai. Enfin, une fois les festivités passées, les sapins seront recyclés sous forme de broyat servant ensuite au paillage de certaines plantations. Bref, à Paris, l’insolite est éco-compatible. Joyeuses fêtes !

Christine

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Ah, les roses de Bagatelle...

4 Déc

Roses de Bagatelle Roses de Bagatelle Roses de Bagatelle

Retour en images sur les rosiers du parc de Bagatelle. Ces photos prises l’été dernier à l’occasion du concours international de roses nouvelles nous offrent un festival de couleurs qui égaye la grisaille…

Roses de Bagatelle Roses de Bagatelle

Si vous passez par le bois de Boulogne, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir les dernières floraisons de ces végétaux remontants.

Roses de Bagatelle Roses de Bagatelle

Remontant ? Rien à voir avec grimpante, les amoureux des rosiers le savent bien. Les rosiers remontants sont ceux qui fleurissent plusieurs fois par an. C’est le cas de la plupart des rosiers récents et des obtentions nouvelles.

Roses de Bagatelle Roses de Bagatelle

Dommage qu’on ne puisse sentir leur parfum…
> daplaza

Roses de Bagatelle

Photos Christophe Noël / mairie de Paris

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Balade au Chapeau Rouge

3 Déc

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Bienvenue au parc de la Butte du Chapeau Rouge

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Ses grandes prairies ouvertes où dorment les fleurs du printemps

Eve (1938) Raymond Couvègnes (1893-1985) (Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Ève, sculptée en 1938 par Raymond Couvègnes (1893-1985)

 

La lumière de décembre, la ramure des arbres, un petit coin de dix-neuvième…

Suivez-moi dans le parc de la Butte du Chapeau Rouge, un jardin méconnu non loin des Buttes-Chaumont.

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

De grands feuillus caducs…

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

… à la ramure dépouillée

En arrière plan, le T3 (Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

En arrière plan, le T3 !

 

Vous voulez connaître son histoire et découvrir d’autres photographies de ce jardin des années 30 ? Rendez-vous sans tarder sur la fiche équipement du parc.

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Ses grands conifères persistants…

 

Photos Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris

Bonne balade,
> daplaza

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Les « Rendez-vous de Paris », de jardin en jardin

18 Nov

Le jardin du Luxembourg (6e)

Le jardin du Luxembourg (6e)

Le cimetière Saint-Vincent (18e)

Le cimetière Saint-Vincent (18e)

Le parc de Belleville (20e)

Le parc de Belleville (20e)

Le parc de la Villette (19e)

Le parc de la Villette (19e)

Le parc Montsouris (14e)

Le parc Montsouris (14e)

Les jardins du Trocadéro (16e)

Les jardins du Trocadéro (16e)

Les Serres-d'Auteuil (16e)

Les Serres-d’Auteuil (16e)

 

Connaissez-vous Éric Rohmer ? Cet article est l’occasion d’avouer que j’ai un petit (grand) faible pour son œuvre : un cinéma intelligent qui sait être léger, des films fabriqués avec trois bouts de ficelle et qui vous emportent très loin, guidé par la diction si particulière de ses comédiens.

J’ai revu Les rendez-vous de Paris, qui date de 1995, et plus particulièrement le chapitre Les bancs de Paris ; et je vous invite à le voir aussi, comme un catalogue des jardins parisiens. Au fil du film (qui dure une vingtaine de minutes), les personnages se donnent rendez-vous successivement dans sept lieux parisiens : un bel échantillon des différents styles et époques des espaces verts. Ces lieux ont-il beaucoup changé en vingt ans ?

– le jardin du Luxembourg (6e). C’est le jardin qui ne change jamais : on y retrouve ses monuments (la fontaine Médicis) et ses éternels étudiants ;

– le cimetière Saint-Vincent (18e). Ancien cimetière de la commune de Montmartre, c’est un petit coin charmant et méconnu. Dans le film, on s’arrête un moment sur la tombe de l’artiste Théophile-Alexandre Steinlen, connu pour ses chats. Depuis le tournage, on y trouve aussi, désormais, le cinéaste Marcel Carné décédé en 1996 ;

– le parc de Belleville (20e), était encore tout neuf : il a été inauguré en 1988. Les arbres ont bien poussé aujourd’hui ! et habillent ses vertes collines ;

– le parc de la Villette (19e) a été aménagé au tournant des années 70 et 80 : il garde encore aujourd’hui son aspect résolument moderne, quasi futuriste ;

– le parc Montsouris (14e), un grand classique parisien, un des plus beaux aménagements dus à Haussmann et à l’ingénieur Alphand, qui a également dessiné les Buttes-Chaumont ;

– les jardins du Trocadéro (16e) : créés pour l’exposition universelle de 1878, ils sont aussi l’œuvre d’Alphand. On reconnaît son style paysager éclectique, avec jardins à l’anglaise, grandes promenades et jeux d’eau ;

– les Serres-d’Auteuil (16e). L’exotisme garanti aux portes du bois de Boulogne, dans les grandes serres dessinées par Jean-Camille Formigé en 1898.

Alors, prêts pour une visite guidée dans le Paris de 1995 ? Ruez-vous dans votre médiathèque préférée.

Antonin

 

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Mercredi 25 novembre, on fête l'arbre !

4 Nov

Parc Montsouris automne (Photo Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

Parc Montsouris (Photo Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

Mon arbre adoré (Photo CC Mykl Roventine)

(Photo CC Mykl Roventine)

Platane commun au square des Batignolles (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

Platane commun au square des Batignolles (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

 

À quelques jours de la COP21, Paris organise la Fête de l’Arbre, mercredi 25 novembre, jour de la Sainte Catherine… Un bon présage pour l’environnement, à la Sainte Catherine, tout bois prend racine !

L’arbre joue un rôle majeur pour l’environnement des villes. Il agit pour le climat et la biodiversité et enchante notre cadre de vie. À quelques jours de l’ouverture de la conférence internationale pour le climat, la COP21, la Mairie de Paris lui consacre une journée de conférences, d’expositions et d’ateliers d’initiation à l’arboriculture.

Cette journée sera également marquée par la labellisation des arbres remarquables de Paris par l’association A.R.B.R.E.S ! Vous pouvez les découvrir en avant première dans cette série de panneaux (pdf).

 

Île aux Cygnes (Photo D.R / Mairie de Paris)

Île aux Cygnes (Photo D.R / Mairie de Paris)

Platane d'Orient au square des Batignolles (Jean-Pierre Viguié / Marie de Paris)

Platane d’Orient au square des Batignolles (Jean-Pierre Viguié / Marie de Paris)

Sophora du Japon Pleureur au parc de Bagatelle (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

Sophora du Japon Pleureur au parc de Bagatelle (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

 

Les rendez-vous se tiendront notamment au Parc Floral, au Parc de Bagatelle, sur l’Île aux Cygnes, à la Ferme de Paris…

  • Conférences sur inscription : formulaire en ligne
  • Programme complet : quefaire.paris.fr (Attention, en raison de l’arrêté préfectoral relatif aux manifestations organisées sur la voie publique jusqu’au 30/11/15, les parcours-visites sont annulés.)

> daplaza

 

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Cliquer sur l’affiche pour télécharger

 

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Des symboles surprenants dans nos arbres !

30 Oct

L’arbre de vie (1928), par Séraphine Louis, musée d’art et d’archéologie – photo Wilkipédia

L'arbre de la science Lulle - photo Wikipédia

L’arbre de la science Lulle – photo Wikipédia

 

À défaut d’être assise sous un pommier, comme Newton l’était lors de sa révélation sur la gravité, c’est ce matin, devant mon ordinateur, que l’envie de vous concocter un petit article « histoire et symbole des arbres », m’est venue à l’esprit.

N’ayant pas (encore)  la science infuse, c’est avec les recherches et propos  de Pierrre-Emile Rocray, « Ingénieur forestier et responsable de la Maison de L’arbre du Jardin botanique de Montréal » que j’agrémenterais les clichés d’arbres dénichés spécialement pour vous. Certains sont parisiens et même classés « arbres remarquables de France ».

Ce sera l’occasion de revoir vos repères historiques en cette période de vacances scolaires … Et ce n’est pas par le coq et l’âne que nous passerons mais par la Grèce Antique, le Moyen Âge … On commence tout de suite avec le symbolisme des arbres !

Le symbolisme des arbres

Il concerne les arbres dans leur capacité à désigner, à signifier, voire à exercer une influence en tant que symbole. Les textes des troubadours, des conteurs et des poètes de toutes les époques chantent l’arbre comme l’axe du monde, la flamme de vie, le pont du ciel…

De par sa forme verticale, l’arbre est l’endroit où le ciel s’enracine à la terre. Ses racines fouillent les profondeurs cachées du sol dans lequel elles se développent ; son tronc et ses branches maîtresses fendent l’espace aérien ; c’est dans les hauteurs que se balancent ses fines ramures et ses fleurs. L’arbre est le symbole par excellence de la vie en perpétuelle évolution. Le déroulement de son cycle annuel l’associe tout naturellement à la succession de la vie, de la mort et de la renaissance.

On rencontre des arbres sacrés, des rites et des symboles végétaux dans les traditions populaires du monde entier, des époques archaïques jusqu’à nos jours… Parfois, l’univers est représenté par un arbre géant ; dans d’autres traditions, l’humanité naît d’un arbre. L’arbre est toujours associé à ce qui est vivant et créateur.

« Jamais un arbre n’a été adoré rien que pour lui-même, mais toujours pour ce qui, à travers lui, se révélait, pour ce qu’il impliquait et signifiait […]. » Mircea Eliade, Traité d’histoire des religions.

Bouleau au parc de Bagatelle – photo Jean-Pierre Viguié

 

Le Bouleau : Les chamans de la Sibérie vantaient les vertus thérapeutiques de cet arbre des régions froides et tempérées. Ils n’hésitaient pas à monter dans ses branches pour mieux entrer en contact avec les Dieux . On peut également s’interroger sur les raisons inconscientes qui font autant apprécier le Bouleau comme arbre d’ornement, une essence qui, pourtant, ne possède pas une grande espérance de vie et qui, mis à part sa beauté esthétique, offre plus d’inconvénients que d’avantages en ornementation. S’agit-il de sa blancheur, un symbole de pureté, ou de l’extrême finesse de sa ramure qui rend cet arbre si attirant ?

Où rencontrer des bouleaux à Paris ?

Chêne du Bois de Vincennes - photo Fiona Stewart

Chêne du Bois de Vincennes – photo Fiona Stewart

 

Le Chêne : Arbre sacré dans de nombreuses traditions, le Chêne est investi de privilèges accordés à la divinité suprême parce qu’il attire la foudre et symbolise la majesté. En tout temps et en tout lieu, le Chêne est synonyme de force et de solidité. C’est du moins l’impression qu’il laisse quand il atteint sa maturité. Il est le symbole de l’arbre de vie, le salut ainsi que les figures allégoriques de la Force et de la Prospérité. Le chêne est aussi l’arbre consacré à Jupiter dans la mythologie classique où de grands chênes croissent dans la forêt de Dodone, en Épire, qui est consacré à l’oracle de ce dieu, et est l’un des plus anciens sanctuaires grecs. Les druides récoltaient au pied du chêne, le gui, ce dernier étant une espèce divine, coupée à l’aide d’une serpe d’or.

Où rencontrer des chênes à Paris ?

Olivier - photo Laurence Flickr

Olivier – photo Laurence Flickr

 

L’Olivier : La richesse symbolique de cet arbre est abondante: récompense, purification, force, paix, victoire, fécondité. Consacré à la Déesse grecque Athéna, l’Olivier l’était également au Dieu romain Jupiter. Un mythe raconte que Neptune et Minerve, se disputant la possession de l’Attique se présentent devant l’assemblée des Dieux. Ces derniers décident de confier la région à celui qui offrira le don le plus précieux. Le dieu de la mer frappa un rocher avec son trident et fit jaillir une source pendant que la déesse fit naître un Olivier. Ainsi Minerve remporta la victoire et cet arbre lui fut consacré. Il est devenu symbole de paix sans doute parce que la déesse est la figure guerrière opposée à Mars. Il faut aussi se rappeler que vers la fin du déluge, une colombe rapporta une branche d’Olivier vers l’arche de Noé. Selon une vieille légende, la croix du Christ était fabriquée de Cèdre et d’Olivier. Dans le langage du Moyen Âge, cet arbre symbolisait l’or et l’amour.

Où rencontrer des oliviers à Paris ?

Orme de la Place Saint Gervaisa reçu en 2015 le label national « ARBRE REMARQUABLE DE FRANCE » délivré par l’Association A.R.B.R.E.S. à la Ville de Paris - photo Jean-Pierre Viguié

Orme de la Place Saint Gervais a reçu en 2015 le label national « ARBRE REMARQUABLE DE FRANCE » délivré par l’Association A.R.B.R.E.S. à la Ville de Paris – photo Jean-Pierre Viguié

 

L’Orme : Cet arbre a toujours détenu des pouvoirs surnaturels. Dans la France du Moyen Âge, il était appelé « l’arbre de la justice » parce que c’était sous sa canopée que les seigneurs et les juges rendaient leurs jugements. On savait l’Orme capable de guérir diverses maladies cutanées, dont la lèpre. Les guérisseurs enlevaient des morceaux d’écorce d’Orme pour concocter des remèdes contre les diverses formes de rhumatisme.

Où rencontrer des ormes à Paris ?

Forêt de peupliers – photo Wikipédia

 

Le Peuplier : Cet arbre tire son nom du mot latin populus et de l’ancien français poplier, deux termes qui signifient « Peuple ». Il renvoie également à la notion de « peut plier » car son bois est connu pour sa grande souplesse. La légende dit que c’est l’Arbre du peuple puisque ce serait sous des Peupliers que celui-ci prenait autrefois des décisions importantes. Depuis l’Antiquité le peuplier a une connotation funèbre. Pline l’Ancien rappelle que les défunts étaient recouverts de peupliers noirs. Lorsque Hercule descend aux enfers afin de s’emparer du chien Cerbère, il s’enveloppe le crâne de rameaux de peuplier, qui blanchissent au contact de la sueur dans sa partie inférieure et noircissent par les fumées infernales en sa partie supérieure.

Où rencontrer des peupliers à Paris ?

 

Pommiers au jardin James Joyce (13e) - photo Alain Delavie

Pommiers au jardin James Joyce (13e) – photo Alain Delavie

 

Le Pommier : Il se trouve au centre de plusieurs croyances, dont celles de procurer la sagesse, d’améliorer les connaissances et d’acquérir l’immortalité. Son fruit est identifié depuis très longtemps comme un fortifiant et comme un remède préventif contre la maladie.

Où rencontrer des pommiers à Paris ?

Forêt de sapins - photo m01229 Flickr

Forêt de sapins – photo m01229 Flickr

Branchage de sapin - photo Luke Jones Flickr

Rameau de sapin – photo Luke Jones Flickr

 

Le Sapin : On dit que le sapin empêchait la foudre de tomber et conjurait les mauvais sorts. En Allemagne, on flagellait autrefois les femmes durant le mardi gras, avec des branches de cet arbre, dans le but de leur permettre d’avoir des enfants.

Où rencontrer des sapins à Paris ?

Saule pleureur du Bois de Boulogne ayant reçu en 2015 le label national « ARBRE REMARQUABLE DE FRANCE » délivré par l’Association A.R.B.R.E.S. à la Ville de Paris - photo Jean-Pierre Viguié

Saule pleureur du Bois de Boulogne ayant reçu en 2015 le label national « ARBRE REMARQUABLE DE FRANCE » délivré par l’Association A.R.B.R.E.S. à la Ville de Paris – photo Jean-Pierre Viguié

Saule pleureur du Bois de Boulogne - photo Jean-Pierre Viguié

Saule pleureur du Bois de Boulogne – photo Jean-Pierre Viguié

 

Le Saule :  L’image du saule a une connotation négative depuis l’Antiquité, probablement parce que les fruits de cet arbre tombent avant qu’ils ne soient mûrs. Dans l’Odyssée, Homère signale cette particularité. Lorsque Ulysse prend congé de Circé, la magicienne lui indique comment atteindre l’Hadès : « Quand ton vaisseau arrivera au bout de l’Océan, tu trouveras un rivage plat et les bois sacrés de Perséphone : hauts peupliers noirs et saules qui perdent leurs fruits. Echoue là ta nef, près de l’Océan aux profonds remous ; toi, entre dans l’humide demeure d’Hadès. » Le saule est également symbole d’immortalité pour les Chinois et symbolise l’arbre de vie pour les Tibétains, en référence à la vie éternelle, après la mort.

Où rencontrer des saules à Paris ?

Palmiers de la roseraie de l'Ecole du Breuil - photo Amélie Letrou

Palmiers de la roseraie de l’École Du Breuil – photo Amélie Letrou

Palmiers de la roseraie de l’École Du Breuil – photo Amélie Letrou

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Serres d’Auteuil – photo Jardinons ensemble

 

Le Palmier : Il signifie la victoire, la renommée, le triomphe sur la mort. Il symbolise le martyre, la Vierge Marie et l’Asie. Depuis l’Antiquité le palmier est attribué au mythe du soleil pour évoquer la gloire et l’immortalité, en raison de la disposition harmonieuse de ses branches et de ses feuilles semblables à des rayons. La branche de palmier est offerte a vainqueur comme emblème de victoire. Dans certaines légendes Romaines la branche de palmier est signe de bon présage. Horace raconte que Rhéa Silvia voit en songe Romulus et Rémus peu avant d’accoucher, sous l’aspect de palmiers aux branches majestueuses se dressant vers le ciel. Il est à noter que, en botanique le palmier n’est pas un arbre, mais une plante, une « herbe géante » : il ne possède pas de vrai bois.

Où rencontrer des palmiers à Paris ?

C’est donc sur cette fin d’initiation à la symbolique de l’arbre que je range ma plume. C’est certain, nous nous coucherons moins bête ce soir !

Amélie

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Qui est Auguste Truelle ?

13 Oct

Cimetière du Père-Lachaise (Jean-Pierre Viguié / Marie de Paris)

Cimetière du Père-Lachaise (Jean-Pierre Viguié / Marie de Paris)

Cimetière du Père-Lachaise (Maëlle Hénaff / Marie de Paris)

Cimetière du Père-Lachaise (Maëlle Hénaff / Marie de Paris)

 

Cet agronome (n’en déplaise aux maçons amateurs et bricoleurs du dimanche…), spécialiste des pommes et auteur en 1918 de L’utilisation ménagère des fruits sans sucre, est l’un des trente-trois personnages illustres de l’histoire de la gastronomie française reposant dans les cimetières parisiens.

Pour la semaine du Goût, nous vous avons dégoté une adresse originale !

Au côté de figures aussi célèbre que Brillat-Savarin, Parmentier, Lasserre et Carême — qui pour le coup, n’avait vraiment pas le nom de l’emploi — Truelle et Tattinger font l’objet d’un petit guide réalisé par la Mairie de Paris.

Le dépliant est principalement consacré au cimetière du Père-Lachaise. S’agissant de l’espace vert le plus vaste de la capitale, ça promet une grande promenade digestive… Mais les autres cimetières parisiens ne sont pas en restes, notamment Bagneux, dernière demeure de l’auguste Truelle

Alors, comment se nourrir intellectuellement cette semaine ? Dévorez sans attendre cette revue originale. L’omettre sera une faute de goût !

À consulter sans modération : cliquer ici !

Et si la soif d’en savoir plus sur les fruits sans sucre vous tenaille, ne manquez pas l’exposition Fruits à tous les étages jusqu’au 1er novembre dans le parc de Bagatelle.

Bonne balade…
> daplaza

… En fait, je me trompe ou vous brûlez d’en savoir plus sur Auguste Truelle ? L’épicurien avait le sens pratique. Il s’est d’ailleurs rendu célèbre dans les milieux avisés avec son fameux Atlas des meilleures variétés de fruits à cidre datant de 1896.

Pour preuve de ce succès de librairie, on peut encore le consulter aujourd’hui sur Gallica !

Meilleures variétés de fruits à cidre (A. Truelle / http://gallica.bnf.fr)

Meilleures variétés de fruits à cidre (A. Truelle / gallica.bnf.fr)

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