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Il pleut, allons pique-niquer

12 Oct

Pluie d'automne (Photo CC / photozou.jp)

Pluie d’automne (Photo CC / photozou.jp)

 

L’automne est là et avec lui ses bourrasques, ses ciels de traîne et ses longs après-midis pluvieux… L’automne, c’est aussi des arbres flamboyants, des odeurs de marrons chauds et des journées radieuses réchauffées par les derniers rayons de l’été indien…

Enfin, l’automne, c’est chouette mais incertain, alors où déjeuner ou profiter des derniers beaux jours sans être congédié bien tôt par une averse inopportune ?

Voici quelques destinations où balader votre fringale, et si vous en connaissez d’autres ou de meilleures, n’hésitez pas à les ajouter en commentaire.

Les serres tropicales

Au milieu des palmiers et des oiseaux de paradis, au dessus de la Seine, à l’ombre des bonsaïs ou encore parmi les papillons somnolents…

 

Serre du parc André Citroën (Christophe Noël / Mairie de Paris)

Serre du parc André Citroën (Christophe Noël / Mairie de Paris)

Palmarium du jardin des serre d'Auteuil (Christophe Noël / Mairie de Paris)

Palmarium aux serre d’Auteuil (Christophe Noël / Mairie de Paris)

 

Les kiosques à musique

Au cœur du jardin, à quelques marches au dessus du sol…

Les kiosques sont actuellement au cœur d’un important projet de rénovation et d’ouverture à de nouvelles activités…

POUR EN SAVOIR PLUS : consulter paris.fr

 

Square Georges Courteline (Marie de Paris)

Square Georges Courteline (Marie de Paris)

Square du Temple (Christophe Noël / Mairie de paris)

Square du Temple (Christophe Noël / Mairie de paris)

Square Trousseau (Christophe Noël / Mairie de Paris)

Square Trousseau (Christophe Noël / Mairie de Paris)

 

Les jardins couverts et ouverts, les ponts et les passerelles

Les passerelles qui traversent les jardins et les ponts parisiens offrent aussi un refuge appréciable en cas de pluie soudaine. En voici quelques exemples…

LES PONTS DE PARIS : à consulter ailleurs sur Internet

LES BERGES  : à consulter sur berges.paris.fr

Et si la pluie vous surprend au Jardin Atlantique, réfugiez-vous gare Montparnasse !

Galeries couvertes et arcades sur jardins

Les passages et les déambulatoires autours des jardins bien entendu !

  • 1er : La galerie d’Orléans du Palais Royal
  • 1er : Les galeries couvertes de la rue de Rivoli, le long des Tuileries
  • 4e : La galerie tout autour du square Louis XIII, Place des Vosges
  • 12e : Les patios et promenades couvertes du Parc Floral de Paris
  • 15e : La Halle aux chevaux du parc Georges Brassens

 

Allées couvertes du Parc Floral (Mairie de Paris)

Allées couvertes du Parc Floral (Mairie de Paris)

 

Plutôt de verre que de vert

Pour continuer notre balade, on ne pouvait envisager le mariage heureux de la sortie et de la pluie sans évoquer les passages couverts.

  • 2e : Passage du Caire, déjeunez sous la protection de la déesse Hathor
  • 2e : Passage Choiseul, une longue balade couverte jusqu’à 21h
  • 2e : Galerie Colbert, à l’abri sous sa vaste rotonde de verre
  • 2e : Galerie Vivienne, une verrière aux couleurs de Pompéi
  • 2e : Passage des Panoramas, le noctambule, ouvert jusqu’à minuit
  • 9e : Passage Jouffroy, asile de fer et de verre pour le musée Grévin
  • 10e : Passage du Prado, découvert à l’origine, aujourd’hui recouvert d’une verrière, et c’est tant mieux !
  • … et bien d’autre à retrouver par exemple dans cet article de l’internaute

 

Galerie Vivienne (Photo CC Lionel Allorge / Wikimedia)

Galerie Vivienne (Photo CC Lionel Allorge / Wikimedia)

Passage des Princes (Photo CC Mbzt / Wikimeia)

Passage des Princes (Photo CC Mbzt / Wikimeia)

Galerie Colbert (Photo CC Marmontel / Wikimedia)

Galerie Colbert (Photo CC Marmontel / Wikimedia)

 

Vous avez oublié votre panier à pique nique mais pas votre carte bleue…

En passant aux Tuileries, si t’as oublié ton pique-nique, pose-toi au Meurice…

La blogosphère s’est aussi intéressée aux terrasses et patios les plus chics de Paris… Une autre manière (d’être vu) déjeuner dehors sans se mouiller : Par exemple, cet article

 

Et si vraiment, vous ne trouvez pas votre bonheur dans cette liste, vous pouvez toujours déjeuner sous un parapluie !..
> daplaza

 

(photo CC Vincent Anderlucci / flickr)

(photo CC Vincent Anderlucci / flickr)

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L’écureuil de Bagneux et le noisetier de Byzance

9 Oct

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

Écureuil roux au cimetière parisien de Bagneux — photo Sylvie Le Toumelin

 

Sophoras, Sycomores, Ormes de Pumila, Pommiers à fleurs, Érables pourpres… Au cimetière parisien de Bagneux, les avenues portent le nom des arbres dont elles sont plantées.

Pic-verts, Renards, Perruches, Faucons hobereaux, Geais des chênes… Au cimetière parisien de Bagneux, les animaux ont trouvé refuge et mènent une vie paisible à l’abri de l’agitation urbaine.

Nous vous avons parlé récemment des pic-verts et pics épeiche photographiés par Sylvie Le Toumelin. Nous ne résistons pas à la tentation de vous montrer aujourd’hui ces photos d’un écureuil roux, prises par Sylvie à la mi-septembre.

Devinette : où a-t-il été aperçu, ce petit gourmand ? Avenue des Noisetiers de Byzance, évidemment… !

Noisetier de Byzance — Dany Gander-Gosse

Noisetier de Byzance — Dany Gander-Gosse

Plan du cimetière parisien de Bagneux

Plan du cimetière parisien de Bagneux (cliquez pour agrandir)

 

Pour apprendre le noms des arbres, on vous donne une astuce : promenez-vous au cimetière parisien de Bagneux avec un plan à la main, et ouvrez grand les yeux.

Et demain, samedi 10 octobre, suivez le guide ! Le Corif vous fait découvrir les oiseaux du cimetière de Bagneux et de Thiais : inscrivez-vous ici.

Antonin

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L’arbre, superstar de l’urbanisme parisien

6 Oct

Platane commun au parc de Bercy (Mairie de Paris)

Platane commun au parc de Bercy (Mairie de Paris)

Bûcheron élagueur au square Nadar

Élagueur auprès de son arbre (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

 

Comme dit la chanson, auprès de mon arbre je vivais heureux, et vous savez quoi, d’ici 2020 la Mairie de Paris compte planter 20 000 arbres supplémentaires à Paris !

D’où viennent les arbres de Paris ?

Ce sont les pépiniéristes de la Mairie de Paris qui produisent la grande majorité des arbres nouvellement plantés. Chaque année, ce sont ainsi environ 3000 arbres en provenance du Centre de production municipal de Rungis qui rejoignent leurs congénères dans les parcs, les squares, les cimetières, les cours d’école, les talus du périph’ et les alignements des avenues qui font le charme de Paris.

 

Bienvenue à la pépinière municipale (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

Bienvenue à la pépinière municipale (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

 

Paris peut en effet se targuer d’être l’une des capitales les plus boisées d’Europe et on ne va pas s’arrêter là…

Une forêt linéaire et deux bois à l’ouest et à l’est de Paris

Aux 190 000 arbres de Paris intramuros, on ajoutera les 300 000 sujets qui peuplent les 1900 hectares de bois côté Boulogne et côté Vincennes. Et oui, ce sont bien des bois parisiens, respectivement dans les 16e et 12e arrondissement de la capitale.

Pour poursuivre l’extension de ce patrimoine essentiel à la vie citadine, un nouveau peuplement est en train d’émerger au nord de Paris : la Forêt linéaire (19e)…

 

la forêt linéaire, 1 an après son ouverture au public

La Forêt linéaire (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

 

Un grand projet pour le renouvellement urbain

Cette forêt sortie de la bourse de Panoramix relie le canal Saint-Denis à la porte d’Aubervilliers. Résolument pédagogique, elle est constituée de trois milieux typiques des boisements d’Île-de-France : la prairie arborée, la futaie régulière et le taillis dense.

Elle couvre actuellement un peu plus de 11 200 m² mais le projet est voué à s’étendre progressivement jusqu’à relier le bois de Boulogne au bois de Vincennes par une ceinture forestière septentrionale !

Des arbres, des arbres, des arbres…

La quantité c’est bien mais ce n’est pas tout. La Mairie de Paris diversifie la palette en plantant de nouvelles essences adaptées au climat et résistant aux parasites et aux maladies.

Poirier de Chine, Chêne vert, Micocoulier de Provence viennent en renfort du traditionnel Tilleul ou Marronnier. Aujourd’hui, on dénombre plus de 160 essences dans les alignements et près de 400 dans les espaces verts.

 

Ambiance bucolique à l'Arboretum de Paris (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

Ambiance bucolique à l’Arboretum de Paris (Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris)

 

En savoir plus ?

Pour vous, ce sera :

À la santé de Sylvebarde et Yggdrasil !
> daplaza

Lire aussi : Des vergers dans les écoles ; Promenade au cimetière d’Ivry ; L’homme qui plantait des arbres ; Écorces d’arbres épisode 1 ; Écorces d’arbres épisode 2 ; Écorces d’arbres épisode 3

 

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Visite guidée au Bois de Vincennes accessible aux non-voyants

23 Sep

Balade en forêt - photo site Ecole des Chiens Guides d'Aveugles

Balade en forêt – photo École des Chiens Guides d’Aveugles

Cyprès – Cupressus arizonica dans le Bois de Vincennes – Photo : Roseline Manière de Kergos

Ecole des Chiens Guides d'Aveugles - photo site

Ecole des Chiens Guides d’Aveugles – photo site

 

A l’occasion de la Fête des jardins 2015, l’Ecole des Chiens Guides d’Aveugles propose une visite automnale, accessible aux malvoyants et aveugles au sein des parties forestières du Bois de Vincennes.

Elle aura lieu le samedi 26 septembre à 15H30.
Le rendez-vous de départ est fixé devant l’Ecole des Chiens Guides d’Aveugles au 105 Avenue de Saint-Maurice (12e).

Cette visite guidée sera axée sur la découverte sensorielle de la flore du Bois de Vincennes. Vous vivrez l’expérience du bout des doigts en identifiant les multiples espèces végétales de ce site comme les feuillus, le lichen en forêt, les champignons sauvages ou bien encore les écorces d’arbres .Voici une petite compilation du blog où on vous dit tout sur les écorces d’arbres parisiens :

Infos pratiques: Bus 325, arrêt Caserne des Gardes
Le programme complet de la Fête des jardins est disponible ici .

Amélie

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Chevaux et calèches seront de sortie à la Fête des jardins

22 Sep

Chevaux au Bois de Vincennes - photo/ Dany Gander Gosse

Chevaux au Bois de Vincennes – photo/ Dany Gander Gosse

31.10.2007 -

Parc de Montsouris au mois de septembre – photo/ Maelle Henaff

Calèche à la Fête des jardins - photo/ Christophe Noel

Calèche à la Fête des jardins – photo/ Christophe Noel

 

Pourquoi ne pas troquer son vélo et sa trottinette pour une balade en calèche?

Lors de la Fête des jardins, promenez- vous en calèche le samedi 26 et le dimanche 27 septembre dans deux de nos bois et parcs parisiens !

La calèche est apparue au XVIIIe siècle pour transporter et divertir lors de promenades en belle saison. C’est pour vous l’occasion de faire un retour dans le temps au Parc Montsouris (14e), samedi à partir de 14 heures près de la « Grande pelouse » située près de l’entrée Coty (avenue de Reille). Au programme, traversée des quinze hectares au milieu de nombreuses espèces végétales et divers oiseaux.

Le Bois de Vincennes vous fera (re)découvrir  le Lac des Minimes (12e), lac artificiel en forme de croissant possédant trois îles accessibles en son centre : l’île Nord, l’île Sud et l’île de la Porte Jaune.

Chevaux attelés et calèche bien attachée, nous n’attendons plus que vous !

Pour plus d’informations sur le programme de la Fête des jardins 2015, suivez le lien.

 

Attelage des chevaux à la Fête des jardins - photo/ Christophe Noel

Attelage des chevaux à la Fête des jardins – photo/ Christophe Noel

Lac des Minimes - photo/ Christophe Noel

Lac des Minimes – photo/ Christophe Noel

Au bord du Lac des Minimes - photo/ Jean Pierre Viguié

Au bord du Lac des Minimes – photo/ Jean Pierre Viguié

Calèche au Bois de Vincennes – photo/ Dany Gander-Gosse

Calèche au Bois de Vincennes – photo/ Dany Gander-Gosse

 

Amélie

 

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Évasion et dépaysement au cœur des bambous

11 Sep

Bambous verts - photo Eos Clio/ Flickr

Bambous verts – photo Eos Clio/ Flickr

Jardin d’Émeraude - photo Florence Bouillon

Jardin d’Émeraude – photo Florence Bouillon

Jardin d’Émeraude - photo Florence Bouillon

Jardin d’Émeraude – photo Florence Bouillon

 

Et oui, vous ne rêvez pas ! C’est dans les Yvelines que se cache ce petit coin de paradis …

Le jardin privé d’Émeraude vous ouvre exceptionnellement ses portes le samedi 12 et le dimanche 13 septembre de 10h à 18h.

[mise à jour : Une nouvelle visite aura lieu les 3 et 4 octobre !]

M. et Mme Bouillon, des mordus de botanique ont su créer dans ce petit jardin une ambiance des plus exotique. Ils vous donnent rendez-vous avec une ribambelle d’espèces de bambous, palmiers ainsi que des mares aménagées

Entrée : 3 € (entièrement reversés à l’association Arc en Ciel)

 

Pied de bambou - photo Stéfan/ Flickr

Pied de bambou – photo Stéfan/ Flickr

Jardin d’Émeraude - photo Florence Bouillon

Jardin d’Émeraude – photo Florence Bouillon

Capture affiche

Infos pratiques:
33, rue Ditte
78470 Saint-Rémy-lès-Chevreuse
à 300 mètres de la gare du RER B

Amélie

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Promenade au cimetière parisien d’Ivry, réserve de biodiversité aux portes de Paris

7 Sep

Cimetière parisien d’Ivry — photo Christophe Noël

Le cimetière parisien d’Ivry — photo Christophe Noël

Cimetière parisien d’Ivry — photo Christophe Noël

Ses grandes allées arborées — photo Christophe Noël

Cimetière parisien d’Ivry — photo Christophe Noël

Des petits coins de verdure méconnus — photo Christophe Noël

 

Aux portes de Paris (plus précisément, à dix minutes de la porte de Choisy), le cimetière parisien d’Ivry s’étend sur 28 hectares. C’est l’un des principaux espaces verts de cette zone urbaine particulièrement dense (entre Ivry-sur-Seine et le Kremlin-Bicêtre) : un véritable poumon d’oxygène dans la ville, bien connu des riverains qui viennent s’y promener.

Platane — photo Antonin Crenn

Platane — photo Antonin Crenn

 

Depuis sa création en 1861, il a été pensé comme un espace paysager : ses larges allées sont généreusement plantées d’arbres, et de nombreux massifs arbustifs  ponctuent agréablement ce vaste lieu, dédié à la mémoire et au recueillement.

Il y a 1900 arbres au total dans ce cimetière… Ce sont essentiellement des platanes (650 environ) et des érables (plus ou moins 250) : les arbres d’alignement que l’on trouve classiquement à Paris. Mais aussi des ifs (l’arbre de cimetière par excellence : dans celui-ci, on en trouve 140), des frênes, des marronniers, des noyers, des cyprès… Au total, 66 essences différentes ont été répertoriées. Ce cimetière est un véritable arboretum ! On peut même tomber au détour d’une allée sur un savonnier de Chine ou un olivier : saurez-vous les trouver ? Un indice : on trouve toute la liste des arbres sur l’Open data de la Ville.

 

Murs végétalisés au cimetière parisien d’Ivry — photo Antonin Crenn

Murs végétalisés au cimetière parisien d’Ivry — photo Antonin Crenn

Le lierre grimpe librement sur les troncs des arbres d’alignement — photo Antonin Crenn

Le lierre grimpe librement sur les troncs des arbres d’alignement — photo Antonin Crenn

 

Depuis quelques années, la vocation d’espace naturel du cimetière parisien d’Ivry s’est confirmée, avec la volonté de renforcer la place du végétal. Par exemple, les murs d’enceinte ont été couverts de plantes grimpantes (du lierre et de la vigne vierge). En 2016, tous les murs du cimetière seront intégralement végétalisés. Ces initiatives contribuent à densifier la « trame verte » et à fournir des abris à la faune sauvage (insectes, petits oiseaux).

Le « zéro-phyto » — photo Antonin Crenn

Le « zéro-phyto » — photo Antonin Crenn

« Zone de biodiversité » : friche en bordure du cimetière — photo Antonin Crenn

« Zone de biodiversité » : friche en bordure du cimetière — photo Antonin Crenn

Cimetière parisien d’Ivry — photo Antonin Crenn

Flore spontanée — photo Antonin Crenn

 

Quant aux herbes folles et autres espèces végétales spontanées, elles peuvent se développer librement grâce à la réduction progressive des herbicides toxiques depuis plusieurs années, puis à leur abandon total depuis le début de 2015. Tous les cimetières parisiens sont désormais gérés en « zéro-phyto » (nous en avions parlé ici récemment). Les zones autour des sépultures sont désherbées manuellement et mécaniquement ; et d’autres zones, non utilisées pour les inhumations, sont devenues des « zones de biodiversité » (fauchées une ou deux fois par an seulement) où l’on peut observer la flore naturelle. Par exemple, une espèce d’orchidée est apparue spontanément dans ces friches : l’orchidée bouc (appelée ainsi à cause de son odeur de… bouc). Des inventaires floristiques seront établis prochainement par nos collègues de l’Agence d’écologie urbaine afin de mesurer les effets de ces nouvelles méthodes d’entretien.

Une cabane à hérissons — photo Christophe Noël

Une cabane à hérissons — photo Christophe Noël

Un hérisson du cimetière parisien d'Ivry — photo Benoît Gallot

Un hérisson du cimetière parisien d’Ivry — photo Benoît Gallot

 

Cette gestion écologique encourage le développement de la biodiversité animale : souvenez-vous, c’est dans le cimetière parisien d’Ivry que nous avons installé ces cabanes à hérissons (lire l’article ici). Depuis, un renard a aussi été aperçu… Et au mois d’août dernier, on a mentionné la présence de deux écureuils !

Côté plumes, des ornithologues du Corif ont recensé 46 espèces d’oiseaux dans le cimetière : pas mal, non ? À vos jumelles…

Antonin

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Sortie oiseaux au bois de Vincennes dimanche 30 août

27 Août

Sittelle torchepot (photo CC : Serge Ninanne / wikimedia)

Sittelle torchepot (photo CC : Serge Ninanne / wikimedia)

Rougequeue noir (photo CC : Sylvain Haye / wikimedia)

Rougequeue noir (photo CC : Sylvain Haye / wikimedia)

Pouillot véloce (photo CC : א (Aleph) / wikimedia)

Pouillot véloce (photo CC : א (Aleph) / wikimedia)

 

Le bois de Vincennes est un véritable poumon pour la ville et la biodiversité urbaine, il tisse une liaison biologique entre Paris et la région, et les milieux variés accueillent tous types de faune.

Les fans de renards et d’écureuils ne s’y trompent pas mais dimanche, c’est de bêtes à plumes qu’il s’agira.

Au fil de l’eau, des prairies et du sous-bois, le Centre ornithologique Île-de-France (Corif) vous propose une sortie guidée à la découverte des ténors, des fugaces, des endormis et des palmipèdes barbotant.

Et si vous croisez de drôles d’oiseaux à la tête déplumée, conservez votre sang froid et allez consulter (pas le médecin) le blog des Oiseaux en ville.

 

C’est donc dimanche 30 août au bois de Vincennes

L’inscription à la sortie est obligatoire et les vêtements flashy rédhibitoires !

Pour vous inscrire et connaître les horaires et le point de rendez-vous, appelez le 01 48 60 13 00

 

Canard colvert (photo CC : Norbert Nagel / wikimedia)

Canard colvert (photo CC : Norbert Nagel / wikimedia)

 

N’oubliez pas vos jumelles
> daplaza

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Dimanche 9 août, voyagez dans l’espace vert et le temps

8 Août

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

 

La porte du temps est toute proche, elle est juste à côté de la porte de Vincennes !

Entrez dans le jardin d’agronomie tropicale et retournez en 1900… Sur 4,5 hectares, l’ancien jardin d’essai colonial rassemble un échantillon hétéroclite d’architectures inspirées des quatre coin de la planète…

Passez la Porte Chinoise, longez le pavillon de la Tunisie, le pavillon de la Réunion, ou encore marquez un moment de recueillement aux monuments à la mémoire des soldats d’outremer morts pour la France…

Une cinquantaine de constructions, pavillons et statues, plus ou moins bien conservées, souvent gagnés par la végétation, vous plongent dans une atmosphère onirique où s’entremêlent passé, présent et futur.

 

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

 

Propriété de la Mairie de Paris depuis 2006, le jardin abrite aujourd’hui différents organismes de recherche en agronomie et fait l’objet de travaux importants pour restaurer ses bâtiments historiques et aménager la promenade.

 

Plan du Jardin d'agronomie tropicale (cliquer sur l'image)

Plan du Jardin d’agronomie tropicale (cliquer sur l’image)

 

Pour vous laisser guider, rendez-vous dimanche 9 août à 10h.

Toutes les infos pratiques sur Que faire à Paris, en cliquant ici.

Attention à l’approche du piège à tigre quand même… sait-on jamais !
> daplaza

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Les squares parisiens, refuges des monuments disparus (2/2)

6 Août

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e) — photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e) — photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

 

Suite de notre visite du Vieux Paris dans les squares parisiens, ou « comment faire un voyage dans le temps tout en se promenant au soleil »…

Juste à côté du square Georges-Cain (dont nous parlions hier) s’étend le square Léopold-Achille (3e). Celui-ci, aménagé en 1913, accueille également des vestiges remarquables : des fragments de l’ancien Hôtel de Ville de Paris.

L’Hôtel de Ville, fabuleux monument Renaissance, remanié à plusieurs époques successives, a subi le même sort que les Tuileries : il fut incendié par la Commune le 24 mai 1871 en réaction à l’assaut des troupes versaillaises. Triste sort… Il sera rebâti dans un style éclectique rappelant celui de l’original. L’Hôtel de Ville tel qu’on le connaît aujourd’hui a été achevé en 1882.

Gustave Boulanger, L'Hôtel de Ville incendié, attaqué par les troupes de Versailles. Huile sur toile. Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Gustave Boulanger, L’Hôtel de Ville incendié, attaqué par les troupes de Versailles. Huile sur toile. Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

 

Cette frise date de la toute première époque : celle du palais érigé par l’architecte italien Boccador au XVIe siècle. Ornée de la salamandre (symbole de François Ier), elle ornait l’entrée principale de l’édifice pendant cent ans. Elle fut ensuite déplacée dans une autre partie du palais, et un peu oubliée ; avant d’être redécouverte dans les ruines fumantes et placée dans ce square.

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l'ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l’ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l'ancien Hôtel de Ville  — photo Christophe Noël

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l’ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

 

Cette Femme debout, ou effigie de Pomone, a été sculptée en 1841. Elle décorait également l’Hôtel de Ville.

Femme debout ou Pomone (1841), provenant de l'ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

Femme debout ou Pomone (1841), provenant de l’ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

 

Et si on poursuivait notre balade dans les jardins parisiens sur les traces de l’ancien Hôtel de Ville ? Cette arcade qui enjambe une allée du parc Monceau (8e) provenait de l’un des porches du palais disparu. Un autre portique est caché dans les jardins du Trocadéro (16e) : à vous de trouver où !

Arcade de l'u ndes deux porches de l'Hôtel de Ville dans le parc Monceau (8e) — photo Wikimedia Commons / Moonik / CC

Arcade de l’un des deux porches de l’Hôtel de Ville dans le parc Monceau (8e) — photo Wikimedia Commons / Moonik / CC

 

Quant à ces deux niches vides dans le square Paul-Langevin (5e), elles proviennent de l’Hôtel de Ville également. Elles abritaient deux statues lorsqu’on les plaça dans ce square, réchappées de l’incendie. Mais elles n’étaient pas au bout de leur peine : en 1968, les statues furent décapitées ! Les corps sans tête restèrent six ans, puis on les retira. Il paraît que les têtes ont été retrouvées en 1993. Un jour, peut-être, on les remettra sur leurs épaules d’origine…

Niches de statues de l'ancien Hôtel de Ville dans le square Paul-Langevin (5e) — photo Christophe Noël

Niches de statues de l’ancien Hôtel de Ville dans le square Paul-Langevin (5e) — photo Christophe Noël

 

J’ai puisé ces histoires passionnantes dans l’excellent Paris déplacé de Ruth Fiori paru chez Parigramme.

Antonin

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