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Végétation spontanée : comment notre terrasse se couvrit de vert…

2 sept

La terrasse du 8e étage au 103, avenue de France — photo Christophe Noël

La terrasse du 8e étage au 103, avenue de France — photo Christophe Noël

La terrasse du « 103 » — photo Christophe Noël

La terrasse du « 103 » — photo Christophe Noël

La terrasse du « 103 » — photo Christophe Noël

La terrasse du « 103 » — photo Christophe Noël

 

Les bureaux où travaillent les rédacteurs de ce blog sont au 8e et dernier étage du 103 avenue de France (13e) : une grande terrasse végétalisée offre une vue sur le quartier.

Une terrasse « végétalisée » où pas grand chose ne poussait… jusqu’au printemps dernier. Puis, en quelques mois, une véritable jungle s’est développée (à l’heure où j’écris cet article, les plus grandes herbes me dépassent d’une bonne tête !). Étrangement, les plantes qui composent cette jungle ne semblent pas être les mêmes que celles qui ont été plantées sur la terrasse du 6e étage. Alors, comment sont-elles arrivées jusqu’ici ? Nous avons proposé à notre collègue Paul-Robert Takács, chargé d’études floristiques, de mener l’enquête. Il a relevé le défi. Voici son analyse :

Comment ces plantes sont-elles arrivées là-haut ?

 

Échantillonnage de la flore de la terrasse — photo Paul-Robert Takács

Échantillonnage de la flore de la terrasse — photo Paul-Robert Takács

 

« Le nombre d’espèces à fruits ou à graines emmenées par le vent (à aigrettes, à parachutes…) est très élevé : cette observation est cohérente avec l’apparition spontanée de plantes sur une terrasse située dans les étages élevés. Quelques unes d’entre ces espèces anémochores (c’est-à-dire, qui se dispersent par l’action du vent), sont regroupées sur la photo ci-dessus. La chaleur générée par les immeubles de l’avenue de France (minéral, métal et verre) explique en partie l’ascension des diaspores en façade ; elle explique peut-être donc aussi le fait qu’on ne trouve pas la même diversité floristique sur la toiture du 6e étage de la façade opposée.

Quant à la présence d’espèces aux fruits charnus (Phytolacca americana, le Raisin d’Amérique, et Solanum nigrum, la Morelle noire), on ne peut pas l’attribuer au vent mais plus probablement par l’apport d’oiseaux (fientes). La fréquentation de notre terrasse par les oiseaux laissant d’ailleurs d’autres traces, parmi lesquelles des os, restes de repas d’oiseaux omnivores tels que les Corneilles… »

Quelles espèces trouve-t-on sur notre terrasse ?

La couverture par des espèces invasives, notamment les Vergerettes (Conyza canadensis et Conyza sumatrensis) est très importante. Il faudra les surveiller de près !

Buddleia de David — photo Christophe Noël

Buddleia de David — photo Christophe Noël

Buddleia de David — photo Jean-Pierre Viguié

Buddleia de David — photo Jean-Pierre Viguié

 

Invasif parmi les invasifs, ce Buddleia de David (Buddleja davidii Franch.), dit « arbre à papillons », devra être supprimé si l’on ne veut pas qu’il colonise tout le quartier. Par ailleurs, il pourrait endommager l’étanchéité de la terrasse (c’est un ligneux). Tant pis pour les papillons ! Nous avons aussi renoncé au Paulownia qui prenait racine (mais rassurez-vous, il a trouvé refuge sur le balcon de Paul-Robert).

En voilà un que je n’aurais pas imaginé trouver au 8e étage : un Peuplier noir d’Italie commence à pousser… (Populus cf. nigra ‘Italica’). Celui-là aussi, nous devrons nous en séparer.

Séneçon du Cap — photo Jean-Pierre Viguié

Séneçon du Cap — photo Jean-Pierre Viguié

 

Ces fleurs jaunes sont celles du Séneçon du Cap (Senecio inaequidens DC.). Cette plante a une drôle d’histoire : originaire d’Afrique du Sud comme son nom l’indique, il est arrivé jusqu’à nous en remontant progressivement les voies ferrées et les routes commerciales depuis cent cinquante ans. Véritable passager clandestin, il s’était caché dans les ballots de laine des moutons sud-africains exportés à travers tout le continent et vers l’Europe… et le vent a suffi à le semer sur la route. Depuis peu, il est devenu une espèce courante dans nos contrées.

Cirse commun — photo Christophe Noël

Cirse commun — photo Christophe Noël

Cirse commun — photo Jean-Pierre Viguié

Cirse commun — photo Jean-Pierre Viguié

Cirse commun — photo Christophe Noël

Cirse commun — photo Christophe Noël

 

D’autres plantes recensées par Paul-Robert sont, au contraire, typiques de la flore indigène d’Île-de-France : Cirse commun (le chardon), Géranium à feuilles rondesLaitue scariolePicride fausse-vipérine et Picride fausse-épervièrePourpierMorelle noire (qui produit ces fruits charnus recherchés par les oiseaux), Vulpie queue-de-rat.

Au total, dix-neuf espèces ont été identifiées.

Tussilage pas-d’âne — photo Christophe Noël

Tussilage pas-d’âne — photo Christophe Noël

 

La dernière bizarrerie de notre terrasse est ce Tussilage pas-d’âne (Tussilago farfara), plante de berge. Notre terrasse accueillerait une plante aquatique ? Drôle d’histoire… Peut-être un nouveau mystère à élucider.

Antonin

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Sortie oiseaux au bois de Vincennes dimanche 30 août

27 août

Sittelle torchepot (photo CC : Serge Ninanne / wikimedia)

Sittelle torchepot (photo CC : Serge Ninanne / wikimedia)

Rougequeue noir (photo CC : Sylvain Haye / wikimedia)

Rougequeue noir (photo CC : Sylvain Haye / wikimedia)

Pouillot véloce (photo CC : א (Aleph) / wikimedia)

Pouillot véloce (photo CC : א (Aleph) / wikimedia)

 

Le bois de Vincennes est un véritable poumon pour la ville et la biodiversité urbaine, il tisse une liaison biologique entre Paris et la région, et les milieux variés accueillent tous types de faune.

Les fans de renards et d’écureuils ne s’y trompent pas mais dimanche, c’est de bêtes à plumes qu’il s’agira.

Au fil de l’eau, des prairies et du sous-bois, le Centre ornithologique Île-de-France (Corif) vous propose une sortie guidée à la découverte des ténors, des fugaces, des endormis et des palmipèdes barbotant.

Et si vous croisez de drôles d’oiseaux à la tête déplumée, conservez votre sang froid et allez consulter (pas le médecin) le blog des Oiseaux en ville.

 

C’est donc dimanche 30 août au bois de Vincennes

L’inscription à la sortie est obligatoire et les vêtements flashy rédhibitoires !

Pour vous inscrire et connaître les horaires et le point de rendez-vous, appelez le 01 48 60 13 00

 

Canard colvert (photo CC : Norbert Nagel / wikimedia)

Canard colvert (photo CC : Norbert Nagel / wikimedia)

 

N’oubliez pas vos jumelles
> daplaza

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Nuit européenne de la chauve-souris 2015

24 août

Pipistrelle commune au-dessus du Pont-Neuf – Photo : Flickr – Jean-Yves Romane / john-aïves-1946 – CC

Pipistrelle commune au-dessus du Pont-Neuf – Photo : Flickr – Jean-Yves Romane / john-aïves-1946 – CC

 

Samedi 29 août  2015 à 19 heures, rendez-vous à l’entrée de la Grande Galerie de l’évolution du Museum National d’Histoire Naturelle pour une nuit pleine de frissons… C’est la nuit européenne de la chauve-souris

Projection du film : Belles de Nuit (film allemand réalisé par Volker Arzt/ photo Dietmar Nill / produit par Arte)
Conférence : présentation générale sur les chiroptères, focus sur les chauves-souris tropicales.
Promenade nocturne dans le Jardin des Plantes guidé par un chiroptérologue muni d’une Bat box. Vous partirez en petit groupe pour contacter les chauves-souris en chasse, en chemin plusieurs surprises techniques vous attendent pour découvrir le monde des animaux nocturnes.
Fin de parcours vers 23 heures.

Inscription obligatoire au 01 40 79 56 01
Adresse : Museum National d’Histoire Naturelle
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (5e)
Plus d’infos ici.

D’autres animations en Île-de-France (et dans toute l’Europe) pour la nuit européenne de la chauve-souris, à découvrir sur leur site –> ici.

Des chauves-souris à Paris ? Sans blague ?

Oui. Mais à votre avis combien d’espèces fréquentent la capitale ?

Une ? Trois ? Non 10 espèces de chauves-souris vivent à Paris !

La Pipistrelle commune : la plus petite des chauves-souris européenne chasse en plein Paris dans les parcs et jardins, sous les lampadaires, dont la lumière attire les insectes. Elle dort dans les tunnels de la petite ceinture. Le tunnel sous l’ancien hôpital Broussais, abrite la plus grande colonie de Pipistrelles d’Île-de-France (certains pensent même de France !). Lire l’article du Parisien à ce sujet –> ici.

La Pipistrelle de Kuhl : à Paris elle fréquente les bois de Boulogne et de Vincennes.

La Pipistrelle de Nathusius, espèce strictement sylvicole, vit dans les deux bois parisiens (elle peut vivre plus de 20 ans parait-il…)

La Pipistrelle soprane ou Pipistrelle pygmée habite dans les bois elle aussi.

Le Murin à moustaches ou Vespertilion à moustaches, rare à Paris, il peut se rencontrer dans les bois.

Le Murin de Daubenton ou Vespertilion de Daubenton ou Vespertilion nathaline, vit le long de la Seine, des canaux parisiens et des petites rivières des deux bois.

La Noctule commune et la Noctule de Leisler vivent elles aussi dans les bois.

L’Oreillard roux vit dans les bois, sous les feuilles, sous les branches, dans les cavités des troncs qu’il explore pour trouver des insectes.

La Sérotine commune préfère la partie haute des arbres. On peut de temps en temps l’apercevoir dans Paris intra-muros.

 

A voir, vidéos en infra-rouge de chauve-souris, sur le site de l‘Office National de la forêt –> ici et .

Merci à Xavier Japiot, chargé d’études faunistiques à la Ville de Paris, pour ces passionnantes infos.

Mado

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Les renards de Thiais… pour le plaisir

6 juil

Renard du cimetière parisien de Thiais – photo Franck Bohain

Renard du cimetière parisien de Thiais – photo Franck Bohain

Renard du cimetière parisien de Thiais – photo Franck Bohain

Renard du cimetière parisien de Thiais – photo Franck Bohain

 

Franck Bohain, gardien-photographe du cimetière parisien de Thiais et grand observateur de la nature, nous envoie ces nouvelles photos des renards. On sait aujourd’hui que la famille est nombreuse : lire notre dernier article sur les dix naissances du printemps

Alors, juste pour le plaisir, on partage ces belles photos avec vous.

À bientôt pour de nouveaux épisodes !

Antonin

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Atelier Le Paris des papillons - Maison Paris Nature

3 juil

Polyommatus - Flickr - fra298

Papillon Polyommatus – Photographe : fra298 / Flickr-CC

Papilio machaon - flickr - Björn S

Papillon machaon – Photographe : Björn S / Flickr – CC

Papillon Polyommatus - Flickr - Javier Diaz Barrera

Papillon Polyommatus – Photographe : Javier Diaz Barrera – Flickr/CC

Polyommatus spp. - Flickr - Dean Morley

Papillon Polyommatus spp – Photographe : Dean Morley – Flickr / CC

Celastrina argiolus  - Flickr - Allan Hopkins

Celastrina argiolus – Photographe : Allan Hopkins – Flickr/CC

 

Nous sommes nombreux à nous être un jour extasiés devant les collections entomologiques du Muséum national d’Histoire naturelle, en particulier celle des lépidoptères. Regorgeant d’espèces de papillons aux milles formes et couleurs, elle est la preuve même de la diversité biologique qui nous entoure.

Profitons de l’été pour en apprendre plus sur ces fascinants insectes grâce à l’atelier organisé par la Maison Paris Nature qui dispose, entre autre, d’un Jardin des papillons de 200m2. Les participants auront l’occasion de participer à l’entretien des élevages.

http://www.dailymotion.com/video/xsksr2

Afin de vous permettre de prolonger l’expérience, un inventaire des papillons de l’association Noé vous sera présenté – cet article en était un avant-goût –.

L’atelier aura lieu le 9 juillet de 10h à 12h. Il est gratuit, ouvert à tous à partir de l’âge de 8 ans et nécessite une inscription. Une deuxième édition se tiendra le 6 août.

Alexia

 

 

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La Petite Ceinture du 16e : voyage au cœur de la biodiversité parisienne

1 juil

 

la petite ceinture du 16  Bde Montmorency/ bde Beauséjour

La petite ceinture du 16e / Photographe : Solange Eric

 

Où trouver une promenade à la fois insolite, bucolique, et instructive,  sans même quitter Paris ? Ne cherchez plus : Direction le 16e arrondissement où un tronçon de la Petite Ceinture a été reconquis par la faune et la flore.

Construite au XIXe siècle par les frères Pereire, la vocation d’origine de cette friche ferroviaire subsiste dans le tracé de la promenade. Le souvenir des voyageurs, le roulement bruyant des wagons sur les rails…eux, se sont évanouis. C’est aujourd’hui un précieux corridor écologique favorisant le déplacement des espèces en milieu urbain. Ici, place au bruissement délicat des feuillages, au parfum du sous-bois, au pépiement des oiseaux.

 

la petite ceinture du 16  Bde Montmorency/ bde Beauséjour

La petite ceinture du 16e / Photographe : Solange Eric

 

En quelques années, le site s’est métamorphosé en laboratoire du vivant à ciel ouvert. La main de l’homme se fait légère pour guider le développement des espèces présentes, éviter que certaines, plus invasives, n’en étouffent d’autres, plus rares.

Ce cheminement ombragé, long de 1,2 km, donne à observer différents milieux : prairie, murs, talus calcaire, boisement et même, une zone humide… Vous découvrirez que les remontées de la nappe aquifère des sables d’Auteuil ont ainsi favorisé l’apparition de peupliers, de saules, de bouleaux…végétation caractéristique du boisement des cours d’eau.  Un environnement frais, apprécié de la  mésange bleue par exemple. Pics, fauvette, papillons… se côtoient aussi sur ce site.

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Mésange bleue / Photographe : G.Bontemps

fauvette flickr rachid H

Fauvette – Photographe : Rachid H / Flickr-CC

 

Pour en apprécier toute la richesse,  rendez-vous sur place le 7 juillet, le temps d’une visite guidée. Cette portion de la Petite Ceinture est bordée de quelques jolies demeures, dont l’une fut habitée par Jean-Charles Alphand, à qui l’on doit la création de nombreux jardins parisiens sous Haussmann. Un indice ? Elle se trouve non loin de l’ancienne gare de Passy–La Muette…

Infos pratiques

Le mardi 7 juillet 2015 de 14h30 à 16h30
Rendez-vous à l’angle de la chaussé de la Muette et du boulevard de Beauséjour (16e)
Métro Ranelagh

Inscription : Education-environnement@paris.fr
Tarifs : Plein tarif 8 €, demi-tarif 4 €

Christine

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Espaces verts écologiques : les cimetières aussi

30 juin

Cimetière parisien d’Ivry – photo Christophe Noël

Cimetière parisien d’Ivry – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Thiais – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Thiais – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Thiais – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Thiais – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Bagneux – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Bagneux – photo Christophe Noël

 

Les cimetières : des espaces verts encore plus verts

Depuis déjà plusieurs années, la Ville de Paris entretient les jardins, les parcs et les bois sans aucun traitement phytosanitaire (c’est-à-dire sans herbicides) : c’est à la fois meilleur pour notre santé (et celle des jardiniers !) et pour l’environnement.

Cela fait dix ans que la même démarche est entamée dans les cimetières, qui sont aussi de vastes espaces verts : le Père-Lachaise (20e) est le plus grand espace vert de Paris, et tous les cimetières cumulés (intra-muros et extra-muros) mesurent 422 hectares ! La gestion écologique soit être mise en place progressivement, car on doit d’abord tester et mettre au point les méthodes d’entretien alternatives : il n’est pas question de tout laisser en friche du jour au lendemain… La jungle à Paris, ce n’est pas encore pour maintenant ! La démarche est aujourd’hui bien aboutie et, depuis 2015, tous les cimetières sont gérés en « zéro phyto ».

Une bonne nouvelle pour la biodiversité

La biodiversité des cimetières parisiens, ce sont les renardeaux de Thiais (si mignons !) mais aussi une foule d’espèces méconnues qui méritent qu’on s’intéresse à elles. Nos collègues de l’Observatoire parisien de la biodiversité nous rappellent que ces dernières années, 213 espèces animales (dont 62 oiseaux), 634 variétés de plantes et 24 espèces de champignons ont été recensées dans les cimetières parisiens.

En pratique, ça se passe comment ?

Si on n’utilise plus de désherbants chimiques, cela ne veut pas dire pour autant qu’on n’entretient plus les allées. D’abord, celles-ci sont enherbées : cela permet de réduire les besoins d’entretien (car la croissance des herbes se régule assez bien naturellement), mais aussi de stabiliser les sols (fini les allées boueuses et glissantes !). Il y a deux possibilités : soit on y sème du gazon (et on tond alors la pelouse mécaniquement et régulièrement, comme ci-dessous au cimetière parisien de Pantin)…

Cimetière parisien de Pantin – photo Christophe Noël

Cimetière parisien de Pantin – photo Christophe Noël

 

… soit on laisse pousser la végétation spontanée (les herbes folles ne sont pas de « mauvaises herbes » !) et l’allée se couvre de vert naturellement. Les espèces les plus envahissantes sont éventuellement retirées à la main.

Laissons la nature s’exprimer librement ! Mais cela demande du temps. Exemple ci-dessous, au cimetière parisien d’Ivry (un cimetière pionnier dans la marche vers le zéro-phyto) : il a fallu plusieurs années pour que l’herbe repousse uniformément et qu’un équilibre naturel se mette en place (les photos ont été prises en 2011 et 2015).

Heureusement, les usagers du cimetière sont patients ! Ils savent que c’est pour la bonne cause.

Cimetière parisien d’Ivry, « zéro phyto » : avant : (août 2011) – photo Benoît Gallot

Cimetière parisien d’Ivry, « zéro phyto » : avant : (août 2011) – photo Benoît Gallot

Cimetière parisien d’Ivry, « zéro phyto » : après : (mars 2015) – photo Benoît Gallot

Cimetière parisien d’Ivry, « zéro phyto » : après : (mars 2015) – photo Benoît Gallot

 

En dehors des allées, les zones les moins fréquentées (en bordure des murs d’enceinte, par exemple), ne sont plus tondues comme du gazon. On les laisse croître (on parle alors de « prairies urbaines ») et on les fauche deux fois par an. Ce sont dans ces prairies que les fleurs sauvages s’épanouissent librement.

L’exceptionnel patrimoine naturel des cimetières parisiens a autant de valeur que les trésors d’architecture qu’on peut admirer dans les plus connus d’entre eux. Une belle manière de célébrer la nature dans ces lieux de mémoire.

Retrouvez les adresses des 20 cimetières parisiens ici.

Antonin

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« Petite fleur folies » au cœur de l’économie circulaire

18 juin

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Photo : Petite Fleur Folies

 

Parisiens, voici une occasion de vous rendre aux abords de la Tour Eiffel avec d’autres fins que de la faire visiter à vos amis touristes. Avec l’événement Petite fleur folies, vous redécouvrirez ce lieu autrement.  Il s’agit d’une création de Gad Weil, un artiste se définissant comme un « créateur d’art de rue », à l’origine de nombreux projets en France et en Chine. On se souvient notamment de Nature Capitale qui avait pris place sur les Champs-Élysées en 2010  au lendemain de la journée mondiale de la biodiversité.

Gad Weil nous présente cette fois-ci un « Jardin extraordinaire » composé de plus de cent espèces végétales, parmi lesquelles la lavande, le coquelicot et le fenouil, mais aussi des variétés bien moins connues du grand public. S’ajoutent à cette luxuriance biologique les Créatiles, des sculptures-jeux avec lesquelles le public peut interagir.

Réalisé à l’occasion du 50e anniversaire de Yoplait, l’événement Petite Fleur Folie se tiendra du 18 au 21 juin au ports de Suffren et de la Bourdonnais sur le quai Branly.

Inséré dans la valorisation de l’économie circulaire, cet événement permettra aux acteurs impliqués dans la végétalisation de la capitale (dont font partie les auteurs de ce blog !) de bénéficier des plantes utilisées lors de l’événement. Tous les jardins partagés de la capitale peuvent donc s’inscrire (ici) afin d’aller récupérer des végétaux. Cette démarche permettra leur recyclage à proximité du lieu d’exposition et s’inscrira ainsi dans une démarche éco-responsable. Les sculptures-jeux seront, quant à elles, exposées dans les cinq villes où Yoplait est présent (Boulogne-Billancourt, Vienne, Le Mans, Auxerre et Monéteau).

Photo : Petite Fleur Folies

Photo : Petite Fleur Folies

La Créatile Paquerette / Photo Petite Fleur Folies

La Créatile Paquerette / Photo : Petite Fleur Folies

Alexia

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Les sciences participatives en action avec le protocole Florilèges

17 juin

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Prairie du bois de Vincennes / Photo Antonin Crenn

 

On vous le dit souvent, nature et milieu urbain ne sont pas incompatibles. Nos jardiniers l’ont une nouvelle fois constaté en allant observer la biodiversité dans les prairies urbaines !

Une des politiques de la Ville de Paris étant de favoriser le développement des sciences participatives, plusieurs protocoles d’observation de la biodiversité sont mis en oeuvre par ses agents. Il existe des programmes adaptés à tous : grand public, naturalistes, professionnels et publics scolaires. Nous vous avions déjà présenté le protocole de comptage des papillons PROPAGE à destination des gestionnaires d’espaces verts, voici maintenant Florilèges pour la flore urbaine.

Mis en place en 2014 sous forme de test, ce protocole a été revu et amélioré cette année pour son lancement officiel. Il comporte deux versions en fonction du milieu observé : le volet prairie urbaine et le volet rue. C’est sur les prairies urbaines que nous nous sommes plus particulièrement penchés avec les jardiniers du bois de Vincennes.

La prairie, que l’on définit comme un milieu ouvert caractérisé par une végétation herbacée pouvant être haute est dense, peut abriter une grande biodiversité. Selon son mode de gestion – fauchage ou pâturage plus ou moins fréquent -, elle peut contenir entre dix et cent-dix espèces végétales différentes. Le but du protocole Florilèges est de mesurer l’impact et l’efficacité de la gestion des prairies urbaines. Grâce au guide et aux fiches dédiés, les participants peuvent recenser soixante espèces végétales communes au nord de la France (le protocole ne s’applique pour le moment pas au sud). Le relevé doit être effectué au même endroit une fois par an, entre le 1er juin et le 30 juillet, pour permettre de constater l’évolution de la biodiversité.

Maintenant, l’application du protocole en images !

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Photo Antonin Crenn

Outils de l'apprenti naturaliste / Photo Alexia Boyer

Outils de l’apprenti naturaliste / Photo Alexia Boyer

Identification d'une espèce de graminée grâce au guide Florilèges / Photo Antonin Crenn

Les jardiniers identifient une espèce de graminée grâce au guide Florilèges / Photo Antonin Crenn

La fiche est complétée avec les espèces observées / Photo Antonin Crenn

La fiche est complétée avec les espèces observées / Photo Antonin Crenn

 

Au cours de cet agréable excursion dans la prairie vincennoise, nous avons répertorié 20 des 60 espèces végétales du guide. Jamais nous n’aurions cru en trouver autant ! D’autres espèces non répertoriées sont venues s’ajouter à la liste, parmi lesquelles l’origan que nous connaissons bien car il parfume nos pizzas.

Alexia

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Concours photo #fruitstouslesetages

12 juin

Fraises - Photo : CC Flickr / Tanakawho

Fraises – Photo : CC Flickr / Tanakawho

Tomates - Photo : Marie de Gouville / CC Flickr

Fraises en jardinières – Photo : Marie de Gouville / CC Flickr

Courgettes - Photo : Jiva / CC Flickr

Courgette – Photo : Jiva / CC Flickr

 

C’est bientôt l’été et certaines espèces fruitières ont déjà commencé à se montrer. Si vous cultivez des fruits dans votre jardin, sur votre balcon, votre terrasse ou dans votre cour d’immeuble alors ce concours va très certainement vous plaire.

Du 12 au 30 juin, participez à notre concours photo #fruitstouslesetages !

1) Photographiez vos fruits en pots, en jardinière, en bacsac ou dans des contenants originaux, « à tous les étages » : sur votre balcon, à votre fenêtre, dans la cour de votre immeuble ou votre jardin partagé ;

2) Publiez votre photo sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #fruitstouslesetages. Attention, sur Facebook, votre publication doit être publique. Sur Twitter, n’hésitez pas à tagguer notre compte @blogaujardin

 

Citronnier nain - Photo : Charles Burns / CC Flickr

Citronnier nain – Photo : Charles Burns / CC Flickr

Aubergines - Photo : R☼Wεnα / CC Flickr

Aubergine en pot – Photo : R☼Wεnα / CC Flickr

 

Et on vous fait même gagner des cadeaux !

– des places pour l’exposition Fruits à tous les étages qui a lieu du 2 juin au 1er novembre

– des exemplaires du livre Je réussis toutes mes cultures en pots ! écrit par la jardinière-paysagiste Brigitte Lapouge-Déjean qui offre des conseils pour jardiner bio en pots.

– pour les plus belles photos ou les plus originales, des abonnements pour le Magazine Les 4 saisons du jardin bio. Edité par Terre vivante, ce magazine donne des techniques de jardinage sans produits chimiques.

Des fraises, des tomates, des citrons nains, des aubergines, des courgettes, beaucoup de fruits se laissent cultiver en pots. Photographiez-les sous leurs plus beaux profils puis publiez.

 

#Fruistouslesetages

Concours organisé par l’équipe du blog Ça se passe au jardin passionnés de jardin, de nature et de biodiversité, en partenariat avec Terre Vivante, association qui édite des livres pratiques sur l’écologie et le jardinage bio.

Les photos gagnantes seront choisies par Brigitte Lapouge-Déjean, l’auteure du livre à gagner, et par son mari Serge Lapouge qui s’est chargé de photographier les cultures en pots utilisées dans le livre.

 

Mélodie

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