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Le Grand Bombyle, insecte mystère

22 avr

Qui suis-je ? — photo Ulrich Guérin

Qui suis-je ? — photo Ulrich Guérin

La bête mystère butine un cerisier en fleurs... — photo Ulrich Guérin

La bête mystère butine un cerisier en fleurs… — photo Ulrich Guérin

Regardez-moi de plus près ! — photo Ulrich Guérin

Regardez-moi de plus près ! — photo Ulrich Guérin

 

Ulrich Guérin travaille à la conservation du cimetière parisien d’Ivry. Il nous régale souvent de ses photos magnifiques de la biodiversité francilienne, que nous publions sur ce blog et sur notre compte Instagram : une abeille ici, une fleur de cerisier là, ou encore un narcisse

La semaine dernière, parmi les réjouissantes photos printanières qu’il m’envoie, je tombe nez-à-nez sur cet insecte étrange et effrayant. Peut-être le connaissez-vous ? Mais pour moi qui suis ignorant en entomologie, je vous assure que cette énorme bestiole charnue et poilue, dotée d’un dard aiguisé comme une épée, m’a fait une drôle d’impression quand elle est apparue en gros plan sur mon écran !

L’insecte mystère

De quel insecte s’agit-il ? Un moustique géant ? Un bourdon ? Faut-il en avoir peur ?

Ni une, ni deux : je demande à Xavier Japiot, chargé d’études sur la faune parisienne, de m’éclairer de ses lumières :

« Raté, ce n’est pas un Moustique ! Il s’agit d’une Mouche parasite à allure de Bourdon, le Grand Bombyle (Bombylius major), adulte. Il est entièrement inoffensif et se nourrit de nectar. Par contre, il parasite les nids d’Abeilles solitaires en pondant à l’intérieur de leurs galeries souterraines où ses asticots (larves) se nourriront des larves d’Abeilles solitaires. »

Merci Xavier ! Ce n’est donc qu’une mouche, et cette proéminence impressionnante n’est pas un dard, mais une trompe ! Nous les hommes, nous n’avons donc rien à craindre… mais nos amies les abeilles solitaires n’ont qu’à bien se tenir.

Antonin

PS. : à la lecture de cette article, Franck Bohain me fait remarquer que lui aussi, il a vu de très beaux Grands Bombyles chez lui… à croire que j’étais le seul à ne pas savoir que ces insectes existaient ! Voilà donc deux beaux spécimens photographiés cette semaine au cimetière parisien de Thiais :

Mouche parasite à allure de Bourdon nommée Grand Bombyle. Elle est entièrement inoffensive et se nourrit de nectar. Par contre, elle parasite les nids d’Abeilles solitaires en pondant à l’intérieur de leurs galeries souterraines où ses asticots (larves) se nourriront des larves d’Abeilles solitaires.

Grand Bombyle en mode « camouflage »… qui n’échappe pas à l’œil de lynx de Franck Bohain !

Mouche parasite à allure de Bourdon nommée Grand Bombyle. Elle est entièrement inoffensive et se nourrit de nectar. Par contre, elle parasite les nids d’Abeilles solitaires en pondant à l’intérieur de leurs galeries souterraines où ses asticots (larves) se nourriront des larves d’Abeilles solitaires.

Grand Bombyle butinant au cimetière Parisien de Thiais – photo Franck Bohain

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La chouette hulotte parisienne menacée

19 avr

Chouette hulotte - Photo doevos - CC Flickr

Chouette hulotte – Photo doevos – CC Flickr

Chouette hulotte - Photo fra298 - CC Flickr

Chouette hulotte – Photo fra298 – CC Flickr

Chouette hulotte - Photo renaud d - CC Flickr

Chouette hulotte – Photo renaud d – CC Flickr

Jeune chouette hulotte - Photo Helen Haden - CC Flickr

Jeune chouette hulotte – Photo Helen Haden – CC Flickr

 

Rapace nocturne le plus répandu en France, la population de Chouette hulotte en France est estimée à 200 000 couples. Pourtant, cette espèce semble se faire de plus en plus rare dans la capitale depuis ces dernières années. En effet, en 1990 on recensait près d’une trentaine de couples dans la zone intramuros de Paris. En 2010, seul 4 ou 5 y nichait toujours. Face à ces chiffres alarmants, Romain Sordello initie la même année La hulotte parisienne, un projet visant à comprendre pourquoi cet oiseau pourtant peu exigeant est en déclin dans Paris, et plus largement dans le milieu urbain, et comment le préserver. Les derniers résultats de ce projet sont visibles dans le bilan 2015.

Où vit-elle ?

Le projet comporte en autre la pose de nichoirs dans Paris, et leur suivi annuel. Ces nichoirs pallient non seulement au manque d’abri naturel, mais permettent également un suivi de la population des hulottes (sexe, âge, couleurs, régime alimentaire…). Ainsi, certaines caractéristiques (lumière artificielle, végétation, isolement du site, …) peuvent permettre d’identifier quel environnement est le plus propice à la reproduction de ces petites bêtes.

 

Nichoir - Photo Romain Sordello

Nichoir – Photo Romain Sordello

Nichoir - Photo la Hulotte parisienne

Nichoir – Photo Romain Sordello

Ponte de chouette hulotte - Photo Romain Sordello

Ponte de chouette hulotte – Photo Romain Sordello

 

En 2015, une cinquantaine de nichoirs étaient répartis sur Paris intramuros, le Bois de Boulogne, et le Bois de Vincennes. Et c’est au Bois de Vincennes que les résultats ont été les plus visibles, avec :

  • une femelle hulotte couvant 3 œufs
  • une ponte de 2 œufs non aboutie

Comment la reconnaître ?

Son chant très identifiable, est souvent repris dans les scènes nocturnes au cinéma. Ainsi, grâce à des soirées d’écoute et à l’implication de nombreux citoyens, Romain Sordello a pu répertorier les chouettes hulottes présentes sur la capitale. La Hulotte parisienne nous dévoile ainsi les lieux où ont pu être entendues ou observées ses petites protégées :

Pour plus d’information consultez le site la Hulotte parisienne.

Une impression de déjà vu ? Eh oui, nous avons avions déjà fait quelques articles sur les chouettes hulottes. C’est par ici :

Marine

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Guide pour les jardiniers amateurs

14 avr

Ravageur - Photo Jean François - un jour, une photo - CC Flickr

Ravageur – Photo Jean François – un jour, une photo – CC Flickr

Poirier malade - Photo Rustica

Poirier malade – Photo Rustica

 

 

Proposé par la Société nationale d’horticulture de France (SNHF), en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, le guide d’observation et de suivi des bioagresseurs au jardin est destiné à apporter aux jardiniers amateurs les notions nécessaires au diagnostic des maladies et autres ravageurs, affectant les plantes du jardin. Il se construit autour de quatre grands axes :

 

La surveillance biologique du territoire

Qu’est ce que la démarche de surveillance biologique du territoire (SBT) dans le domaine végétal ? Désormais étendue aux jardins amateurs, cette action a deux buts principaux. D’une part, elle vise à suivre le développement sur notre territoire des ravageurs, des maladies et des organismes nuisibles. D’autre part, cette surveillance a pour but de contribuer, par une meilleure connaissance du risque phytosanitaire, à la réduction générale de l’emploi des produits phytopharmaceutiques, autrement dit les pesticides.

La démarche du diagnostic

Comment établir un diagnostic ? De nombreux exemples seront disponibles pour vous aider à reconnaître les signes visuels et comportementaux synonymes de maladies ou ravageurs à repérer sur les plantes. La recherche des causes probables de maladies peut vous permettre d’établir une distinction entre cause parasitaire et cause non parasitaire.

Puce de terre - Photo plantes et jardins

Puce de terre – Photo plantes et jardins

La connaissance des auxiliaires

Nombre d’insectes sont vos amis ! Aussi appelés auxiliaires, ces derniers vous aident à réguler le nombre de ravageurs, et tout ça écologiquement et gratuitement !  Alors comment reconnaître ceux présents dans votre jardin ? Un chapitre entier du guide est consacré à la connaissance des auxiliaires naturels. Comprendre les différents stades de développement de leurs populations est un atout majeur pour protéger vos plantes.

 

Coccinelle – Flickr – Magraiveur Marc

Coccinelle – Photo Magraiveur Marc – CC Flickr

 

Perce oreille – Flickr – el chip

Perce oreille – Photo el chip – CC Flickr

La surveillance au quotidien

Près de 75 fiches de surveillance sont proposées dans cette édition : plantes invasives et couples de plantes/bioagresseurs n’auront plus aucun secret pour vous. Ces couples ont par ailleurs été retenus dans le cadre de l’épidémiosurveillance des jardins pour plusieurs raisons :

  • Ils sont très consommateurs de pesticides
  • Ils sont fréquents dans les jardins, ou au contraire émergents ou préoccupants
  • Ils peuvent représenter un risque important de contamination des cultures professionnelles (agriculture, maraîchage, floriculture, …), voire même de santé publique (plantes allergisantes).

 

Envie d’en savoir plus ? Le guide est disponible ici.

 

Marine

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Ornithogale en ombelle : revoilà la dame d’onze heures

11 avr

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

Ornithogales en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

photo Franck Bohain

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

photo Franck Bohain

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

photo Franck Bohain

 

Franck Bohain, gardien du cimetière parisien de Thiais et photographe passionné, nous envoie cette photo d’un parterre d’Ornithogales en ombelle. Que c’est beau ! Alors qu’il n’avait vu qu’un seul pied l’année dernière, les voilà qui foisonnent cette année…

Pour joindre l’utile à l’agréable, et associer le plaisir de la connaissance botanique au plaisir des yeux, écoutons ce que nous dit Paul-Robert Takács, chargé d’études floristiques, au sujet de cette fleur magnifique :

« Très très belle herbacée vivace par son bulbe, habitant les bois clairs, bords de chemins, talus herbeux, berges herbeuses des rivières.

Elle doit son nom d’Ornithogale à ses fleurs d’un blanc de lait (du grec gala, le lait) et son nom vernaculaire de Dame d’onze heures à ce que les fleurs s’épanouissent en fin de matinée — plus vaguement, quand le soleil est haut et jusqu’à l’après-midi.

Parce qu’elle a été beaucoup arrachée, beauté oblige, pour être installée dans les jardins, elle s’est raréfiée dans la nature.

Introduite dans les jardins d’Amérique du Nord, l’espèce s’en est échappée et y est devenue espèce invasive : certaines de nos espèces indigènes peuvent en effet à leur tour devenir invasives dans certains pays où elles sont introduites !

Ancienne Liliacée, elle a récemment été reclassée dans la famille des Asparagacées : la famille de l’Asperge ! »

Merci à Paul-Robert pour ces précisions. Personnellement, je trouve l’Ornithogale en ombelle plus spectaculaire que l’asperge ; mais je ne la grignoterai pas avec de la vinaigrette !

Antonin

L’année dernière déjà, Franck nous avait envoyé une photo de la Dame d’onze heures, qui avait été l’occasion d’un article « cinématographique » à relire ici.

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Visite : jardin d'agronomie tropicale René-Dumont

4 avr

Jardin d'agronomie tropicale - Photo Groume - CC Flickr

Jardin d’agronomie tropicale – Photo Groume – CC Flickr

Jardin d'agronomie tropicale - Photo Groume - CC Flickr

Jardin d’agronomie tropicale – Photo Groume – CC Flickr

Jardin d'agronomie tropicale - Photo Christophe Noël

Jardin d’agronomie tropicale – Photo Christophe Noël

Un peu d’histoire

Jardin d’essai colonial créé en 1899 dans le bois de Vincennes pour étudier les plantes cultivables dans les colonies, le jardin d’agronomie tropicale avait pour but de coordonner les expériences agronomiques et réintroduire des végétaux exotiques sur de nouveaux sites de production. Ainsi, plants de café, cacaoyer, vanille, ou encore bananiers… étaient cultivés sous serre puis expédiés vers diverses colonies.

Le jardin d’agronomie tropicale René-Dumont  est aujourd’hui un abri pour de nombreux végétaux, voilà qui promet une belle visite chargée d’histoire !

Comment s’y rendre ?

Rendez-vous le 6 avril de 14h30 à 16h30 au 45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle (entrée piéton), bois de Vincennes.

Plus d’informations ici ou par mail auprès de Education-environnement@paris.fr.

 

Marine

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À la découverte des oiseaux de Paris le vendredi 18 mars

12 mar

Oiseaux de Thésée-la-Romaine. Mésange bleue (Cyanistes caerulus). Petit passereau bien utile pour car il mange les vers de la pomme et les pucerons. Birds of Theseus-la-Romaine. Mésange bleue (Cyanistes caerulus).Very useful for small sparrow because he eats the apple maggots and aphids.

Flickr – Mésange bleue – Daniel Jolivet CC

Mésange - Fickr - Daniel Jolivet

Mésange – Fickr – Daniel Jolivet CC

Flickr-Oiseaux-du-jardin-Daniel-Jolivet-CC

Flickr – Oiseaux du jardin – Daniel Jolivet CC

Gorgebleue à miroir_flickr_jean-jacques boujot

Flickr – Gorgebleue à miroir – Jean-Jacques Boujot CC

Flickr - Moineau domestique - Daniel Jolivet CC

Flickr – Moineau domestique – Daniel Jolivet CC

Connaissez-vous les espèces d’oiseaux qui cohabitent chaque jour avec nous à Paris ? La Maison Paris Nature vous en donne l’opportunité ! Joignez-vous à une sortie ornithologique au Parc Floral le 18 mars à 9h. Une jolie balade pour connaître et observer les espèces les plus courantes mais aussi celles qui se font plus discrètes. Une occasion de découvrir l’adaptation des oiseaux dans la ville, de comprendre les menaces qui pèsent sur ces petites bêtes, et les comportements à adopter.

Le rendez-vous est donné au pavillon 2 du Parc Floral. Et pour ne pas en perdre une miette, des jumelles vous sont prêtées sur place.

Animation gratuite

Dépêchez-vous de vous inscrire auprès de la Maison Paris Nature, les places sont limitées !

Vous pouvez suivre toute l’actualité de la Maison Paris Nature sur Facebook et Twitter.

A lire sur le même sujet :

Marine
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Mercredi 16 mars, distribution de graines pour végétaliser Paris

3 mar

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Des graines à tous les étages

Des graines à tous les étages

 

« Des graines à tous les étages », c’est parti

Balcons fleuris, terrasses végétalisées, potagers miniature sur vos fenêtres : lancez-vous ! À partir du mercredi 16 mars, la Mairie de Paris distribue gratuitement des sachets de graines et vous conseille dans vos plantations… On vous laisse quelques mois pour faire pousser vos merveilles, et ensuite : place au concours photo. Les plus belles réalisations seront récompensées au printemps (on vous en dira plus le moment venu sur Paris.fr).

Quelles plantes seront distribuées ?

Faciles à jardiner, idéales pour les semis de printemps, ces plantes vous plairont à coup sûr. Elles répondent à toutes vos idées, du balcon fleuri à l’agriculture urbaine :

  • Potagères : Pois ; Fenouil bulbeux ; Courgette ; Radis ;
  • Aromatiques : Ciboulette ; Origan ; Bourrache officinale ;
  • Fleuries estivales : Camomille ; Chrysanthème des moissons ; Bleuet ; Coquelicot ;
  • Fleuries vivaces : Achilée millefeuille ; Mauve musquée ; Pimprenelle ; Lotier.

Des plantes régionales pour favoriser la biodiversité

Parmi ces espèces, toutes les « aromatiques », « fleurs estivales » et « fleurs vivaces » qui seront distribuées sont des espèces indigènes régionales. C’est une bonne nouvelle pour la biodiversité… mais pourquoi ? Paul-Robert Takács, chargé d’études floristiques à la Ville de Paris, nous explique l’intérêt de privilégier la flore régionale dans nos plantations.

« Les plantes indigènes sont plus attractives pour la faune indigène ! Les espèces animales sauvages connaissent, reconnaissent, recherchent plus particulièrement ces espèces sauvages, notamment pour leur alimentation. »

bourrache plante mellifère à usage culinaire et médicinal - Flickr - Virginia Manso

Bourrache – Flickr / Virginia Manso

Fleurs d'origan (photo CC 160946 / pixabay)

Fleurs d’origan – CC pixabay

Abeille butinant sur un bleuet - Flickr - sousnosnez

Abeille butinant sur un bleuet – Flickr – sousnosnez

 

Des fleurs nectarifères pour les insectes

« On trouvera de nombreux pollinisateurs Hyménoptères (Abeilles, Bourdons), Diptères (Syrphes, Mouches) et Lépidoptères adultes (Papillons) sur les fleurs les plus nectarifères. Ces insectes rendent un service de pollinisation, mais recherchent en fait du nectar. La Bourrache (Borago officinalis), le Bleuet (Cyanus segetum), le Chrysanthème des moissons (Glebionis segetum) et le Lotier corniculé (Lotus corniculatus) sont parmi les espèces les plus utilisées dans les prairies mellifères, pour leur richesse en nectar. L’Origan (Origanum vulgare) et plus généralement les représentants de la famille des Labiées sont à leur tour très nectarifères, de sorte qu’on trouve du miel d’Origan, de Thym, de Romarin…  La Ciboulette (Allium schoenoprasum) a l’avantage d’avoir une floraison très précoce en saison. Le nectar des fleurs de l’Achillée millefeuille (Achillea millefolium) intéresse des Argus, Amaryllis et Myrtils (Papillons). »

Erynnis tages - Flickr / CC Tim Alps

La chenille de l’Erynnis tages raffole des feuilles de Lotier de votre balcon – Flickr / CC Tim Alps

Cetonia aurata se baladant sur une Achillée Millefeuille - Flickr / CC Aleksey Gnilenkov

Cetonia aurata se baladant sur une inflorescence de Berce – Flickr / CC Aleksey Gnilenkov

 

Délices de fleurs et de feuilles

« On trouvera plusieurs chenilles (larves de Papillons) phytophages (mangeuses de feuilles) plus ou moins spécifiques de telle ou telle espèce. Les chenilles du Point de Hongrie (Erynnis tages) et de plusieurs Azurés se nourrissent des feuilles du Lotier corniculé parmi d’autres Légumineuses. L’Achillée millefeuille est l’espèce recherchée par la chenille de l’Eupithécie de la Millefeuille (Eupithecia millefoliata). C’est encore sur l’Achillée que l’on trouve régulièrement la Cétoine dorée (Cetonia aurata), Coléoptère qui s’enivre du parfum des fleurs, avant… de les manger ! »

L'Achillée Millefeuille, la conseil n°1 de Paul-Robert - photo Flickr CC / M

L’Achillée Millefeuille, le conseil n°1 de Paul-Robert – photo Flickr CC / M

 

Des graines à croquer, des fleurs pour se cacher

« Différents Granivores s’intéressent aux graines de différents calibres de ces espèces. Celles de la Bourrache sont disséminées par les Fourmis. Celles de l’Achillée millefeuille sont très recherchées par les Verdiers, Bouvreuils, Moineaux, Pinsons et Mésanges. Celles du Lotier corniculé sont recherchées par plusieurs granivores, y compris pour leur richesse nutritive, les Légumineuses étant riches en protéines.

Des Araignées-crabe chassent cachées dans l’inflorescence de l’Achillée millefeuille.

En un mot : mettez de l’Achillée partout et, surtout, ne la coupez pas en fin d’année ! »

Rendez-vous à la Maison du jardinage le 16 mars

Suivez les conseils de Paul-Robert, ami des plantes et des bêtes, et profitez aussi des conseils des spécialistes du jardinage ainsi que d’atelier pratiques lors de la distribution de graines : le programme complet est sur Que faire à Paris.

Antonin et Paul-Robert

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Biodiversité parisienne : la connaître et la protéger

2 mar

Sympétrum de Fonscolombe au cimetière parisien de Thiais - photo Franck Bohain

Sympétrum de Fonscolombe – photo Franck Bohain

Abeille - photo Ulrich Guérin

Abeille – photo Ulrich Guérin

Épervier d’Europe au cimetière parisien de Pantin - photo Daniel Prevost

Épervier d’Europe – photo Daniel Prevost

 

Véritable « tissu vivant de la planète », la biodiversité est vitale pour notre avenir. À Paris, elle subit une forte pression mais la Mairie veille, avec la préparation d’un deuxième plan quinquennal d’actions. Et en plus, on peut participer ! 

La biodiversité parisienne vous intéresse ? Rendez-vous sur Paris.fr/biodiversite et découvrez-en un  rapide portrait. Inattendu et plus coloré qu’on ne croit ! La capitale, riche de quelque 500 jardins, de 100 000 arbres d’alignements et de deux bois peut encore se prévaloir d’une réelle biodiversité, dont les humains sont partie prenante…

Écureuil roux - photo Daniel Prevost

Écureuil roux – photo Daniel Prevost

 

2000 espèces différentes à Paris

Héron cendré, chouette hulotte, grenouilles, faucons pèlerins, brochets, tritons ou hérissons, -et même des crustacées- sont donc nos étonnants voisins…  Les observations menées à Paris depuis 5 ans, dans le cadre d’un premier Plan biodiversité  (2011-2015), ont en effet permis entre autres, de recenser pas moins de 2 000 espèces différentes (faune et flore). Certaines sont classées parmi les espèces en danger, comme le hérisson ou l’écureuil roux. D’autres sont justes surprenantes à observer à Paris, comme le renard roux, la fouine…. Saurez-vous les repérer lors de vos prochaines sorties sur la Petite ceinture (13e, 15e, 16e), les bois de Vincennes (12e), de Boulogne (16e), la forêt linéaire (19e)  ou dans les cimetières parisiens, comme ceux de Thiais ou du Père-Lachaise (20e), par exemple ? En attendant, testez vos connaissances en répondant à un quizz en ligne (ici).

Coccinnelle sur pâquerette plan biodiversité Paris Sophie Tabillon / mairie de Paris

Photo Sophie Tabillon / mairie de Paris

 

Voix au chapitre

La présence de la nature en ville améliore bien sûr notre cadre de vie, mais aussi la santé des citadins ! Elle contribue à la réduction de la pollution et, au plus fort de l’été, à celle des îlots de chaleur. La biodiversité, enjeu majeur pour notre avenir, reste cependant fragile à Paris.

Son maintien nécessite plus de vigilance et des actions concrètes : création de corridors écologiques pour faciliter la circulation des espèces, préservation d’espaces protégés tels que les milieux humides, réduction drastique des produits phytosanitaires dans l’entretien des jardins, installation d’hôtels à insectes, développement de la végétalisation sur les murs, les toits, etc.

Feuille de route de la capitale dans ce domaine, un deuxième Plan Biodiversité (2016-2020) est en cours d’élaboration. Comme le précédant, il aidera à concilier le développement urbain de Paris avec la préservation du « tissu vivant de la planète».

Lézard des murailles à Paris – Photo : Xavier Japiot

Lézard des murailles à Paris – photo : Xavier Japiot

 

Participez en mairie d’arrondissement… et en ligne

Vous aussi, vous pouvez y participer. Associations, urbanistes, professionnels des jardins et des espaces verts, élus, naturalistes, curieux… tous les contributeurs comptent dans le cadre de cette démarche participative. Dès maintenant, vous pouvez choisir de participer au bilan du premier Plan en partageant vos réflexions et observations. Il vous suffit de renseigner ce formulaire.

Les plus engagés peuvent s’inscrire à des ateliers qui vont se tenir dans tous les arrondissements d’ici la fin avril.

C’est le moment de prendre la parole !

Christine

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Un éclairage nocturne mieux intégré

28 jan

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L’adaptation de l’éclairage urbain à la biodiversité se concrétise ! Pour une durée d’un an, la Ville de Paris expérimente un éclairage novateur au square René Le Gall conciliant protection de la faune nocturne, économie d’énergie et sécurité des usagers.

L’installation LED du square René Le Gall (13e) marque peut-être le début d’une nouvelle ère dans les jardins. Limitant la pollution visuelle et lumineuse, ce type d’éclairage peut améliorer le confort des jardins le soir sans perturbation pour les animaux, papillons de nuit, oiseaux et autres chauve-souris.

 

L’éclairage nocturne, une source de nuisance

L’éclairage urbain nocturne est source de nuisances pour de nombreuses espèces lorsqu’il est mal conçu ou mal positionné. […] L’émission de rayons ultraviolets par les lampes attire les insectes nocturnes qui tournent jusqu’à épuisement autour du luminaire. Un mauvais positionnement des luminaires désoriente les oiseaux en voie de migration qui utilisent les étoiles pour se guider. Les lampes dirigées sur les arbres perturbent aussi les chauves-souris. (Extrait de l’action 20 du Plan biodiversité 2011)

Des solutions techniques…

  • réduire la puissance lumineuse moyenne des luminaires ;
  • optimiser l’efficacité du faisceau lumineux par une orientation adéquate (éclairage de la cible visée et non du ciel) ;
  • généraliser l’usage de réflecteurs supprimant les émissions lumineuses au-dessus de l’horizon… (Extrait de l’action 20 du Plan biodiversité 2011)

 

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… mises en oeuvre au square René Le Gall

Les luminaires implantés dans l’allée centrale du square sont équipés d’un système à détection de présence : à votre passage l’éclairage est en mode 100%. En l’absence de mouvement, la lumière se met en mode « veille » (10%).

De nouvelles bornes balisent également le cheminement. Leur halo lumineux orienté et maîtrisé réduit les nuisances lumineuses impactant la faune et la flore tout en conservant la qualité du guidage visuel pour les usagers.

Perspectives

L’éclairage du square René Le Gall a été inauguré le 25 janvier 2016. Si l’expérience est concluante, la Ville prévoit d’étendre cette réflexion au Trocadéro et au Parc Floral avant la fin de l’année.

Bonne soirée !
> daplaza

 

À lire sur le même sujet

 

Photos : Christophe Noël / mairie de Paris

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Comptons les oiseaux des jardins parisiens les 30 et 31 janvier

23 jan

Chardonneret élégant — photo F.Cahez/LPO

Chardonneret élégant — photo F.Cahez/LPO

Mésange bleue - Photo : Flickr - Serge Ninanne / photo sergio - CC

Mésange bleue — photo Flickr CC Serge Ninanne

Pinson — photo Franck Bohain

Pinson — photo Franck Bohain

Observation / Photo : www.oiseauxdesjardins.fr

Observation — photo www.oiseauxdesjardins.fr

 

Les 30 et 31 janvier 2016, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle vous invitent à participer à une grande enquête nationale de comptage des oiseaux des jardins.

Ces statistiques aideront les scientifiques du Muséum à analyser les populations d’oiseaux qui visitent les jardins.

Si les données collectées sont menées à long terme, elles permettront de mieux connaître les oiseaux et ainsi mieux les protéger.

Le comptage de l’hiver 2014-2015 a par exemple permis de constater une diminution du nombre d’oiseaux dans les jardins : il y a eu en moyenne 19 oiseaux de moins dans chaque jardin participant comparé à 2013. Quatre espèces ont notamment été moins présentes dans les jardins : les Mésanges charbonnières et bleues, le Pinsons des arbres et les Verdiers d’Europe.

Cette 4e édition de comptage permettra de voir l’évolution de ce phénomène. Ce sera aussi l’occasion de répondre à d’autres questions : les espèces observées sont-elles différentes à la ville et à la campagne ? Qu’est ce qui incite les oiseaux à visiter les jardins ?

La LPO et le Museum national d’histoire naturelle vous donnent l’occasion de partager un moment en famille ou entre amis, proche de la nature. Le comptage d’oiseaux est une action utile, ludique et rapide. De plus, c’est un geste qui va permettre la sauvegarde de plusieurs espèces d’oiseaux. Soyez nombreux à venir observer et dénombrer les petits visiteurs ailés de votre jardin et ainsi contribuer à leur survie !

Pensez dès à présent à réserver 1h de votre weekend pour compter les oiseaux en famille ou entre amis. N’oubliez pas de télécharger la fiche d’aide à l’observation qui est à votre disposition ici. Transmettez vos données sur le site de l’observatoire des oiseaux des jardins.

Plus de renseignements sur oiseauxdesjardins.fr

Et n’oubliez pas le précieux mode d’emploi à télécharger en pdf en cliquant ici.

Juliette

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