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Le pain, c'est mauvais pour les oiseaux !

23 sept

 

Caneton (Roland zh / Wikimedia)

Canetons colverts (Roland zh / Wikimedia)

 

Quand j’étais enfant, j’aimais bien donner du pain aux cygnes et aux canards. Je me rappelle d’ailleurs que les cygnes des Buttes Chaumont me faisaient un peu peur avec leur grosse voix et leur bec menaçant… Mais je ne savais pas à l’époque que le pain était mauvais pour leur santé !

Et c’est vrai, en y réfléchissant un peu, les oiseaux d’eau ne mangent pas de pain ! Ils se nourrissent de plantes aquatiques, de petits mollusques, d’herbe et d’insectes, bien plus équilibrés et riches en vitamines.

Déjà que la nourriture grasse, sucrée et salée n’est pas très bonne pour notre santé, alors pour des oiseaux qui doivent toujours être au top de leur forme pour voler et se protéger de leurs prédateurs, les conséquences sont encore pires…

 

Canards se nourrissant (Neil Phillips / Wikimedia)

Canards se nourrissant (Neil Phillips / Wikimedia)

Cygnes se nourrissant (Adrian and Janet Quantock / Wikimedia)

Cygnes se nourrissant (Adrian and Janet Quantock / Wikimedia)

 

Le pain leur remplit l’estomac et les empêche de se nourrir réellement

Saviez-vous que le pain gonfle dans l’estomac des oiseaux comme un coupe-faim ? Du coup, ils ne recherchent plus leur nourriture et souffrent de carences alimentaires ! Chez certaines espèces, on a même découvert l’apparition d’une maladie du foie qu’on appelle parfois la maladie du pain.

Chez les canetons et autres oisillons en pleine croissance, ce genre de déficit alimentaire affecte leur développement et peut même causer leur mort.

En plus, les bouts de pain et de biscuit qui traînent parterre, ce n’est pas très hygiénique ! Ils se salissent et véhiculent des germes pas très digestes…

 

Cane et ses petits mangeant du pain (Tyler Brenot / Wikimedia)

Au menu, vieux pain et mégots (Tyler Brenot / Wikimedia)

Foulque macroule et son petit (Ghouston / Wikimedia)

Ne mange pas n’importe quoi mon petit ! (Ghouston / Wikimedia)

 

Nourrir les oiseaux provoque des regroupement artificiels

Les oiseaux sont des animaux sauvages, ils doivent notamment être capables de se nourrir par eux-mêmes. S’ils s’habituent à se nourrir auprès des hommes, ils peuvent être désemparés quand les nourrisseurs ne sont plus là… Sachant que le nourrissage est interdit par le règlement sanitaire départemental, il faut les oiseaux conservent leur instinct et sachent se nourrir sans l’aide de personne.

Par ailleurs, le dépôt de nourriture provoque d’importants regroupements au sein desquels la surpopulation et la promiscuité favorisent l’apparition et la transmission de maladies.

Alors, comme disent les affichettes des parcs, si vous aimez les oiseaux, ne les nourrissez pas !

 

Nourrissage de Poule d'eau (Dinkum / Wikimedia)

Poule d’eau et son petit (Dinkum / Wikimedia)

 

On désire passer un moment au contact de la nature, pas la rendre malade !
> daplaza

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Trois nouveaux nicheurs !

22 sept

Panure à moustache (Martin Mecnarowski / Wikimedia)

Panure à moustache (Martin Mecnarowski / Wikimedia)

Héron gardeboeuf (Xav801972 / Wikimedia)

Héron gardeboeuf (Xav801972 / Wikimedia)

Cincle plongeur (Diginatur / Wikimedia)

Cincle plongeur (Diginatur / Wikimedia)

 

La Panure à moustaches n’est pas un procédé culinaire « tendance » mais un petit oiseau qui aime jouer à cache-cache parmi les roseaux. Généralement, il fallait aller se balader sur le littoral, en baie de Seine, en Vendée et en Camargue pour l’observer mais cet été pour la première fois, un couple de Panurus biarmicus a été vu nourrissant ses petits en Île-de-France !

Il faut croire que la région a la côte dans les milieux aviens car de plus en plus d’observations insolites viennent enrichir la palette de la biodiversité francilienne. Par exemple, le Héron gardeboeuf (Bubulcus ibis) lui aussi remonte vers le nord ! On a noté cette année la première nidification en Seine-et-Marne de ce petit échassier blanc au bec jaune et aux pieds sombre (à ne pas confondre avec « sa cousine » l’aigrette garzette au bec sombre et aux pieds jaunes !).

Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que s’ajoute à la « bird list » 2014 une espèce typique des torrents de montagne… Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus). C’est l’ornitho qui a dû se demandé un instant si ce n’était pas lui qui était… cinclé !

Pour retrouver tous les détails de ces obs, consulter l’article sur le site de natureparif

A vos jumelles !
> daplaza

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Invitez la biodiversité sur votre balcon

11 sept

Balcon fleuri - Flickr - MlleMiracle

Balcon fleuri – Flickr – MlleMiracle

 

Et si vous donniez vie à votre balcon en le transformant en chambre d’hôte pour oiseaux, papillons, abeilles ?  Une belle façon de vous créer un petit espace de nature au milieu du béton.

 

Balcon fleuri - Flickr - simontongle74

Balcon fleuri – Flickr – simontongle74

 

La biodiversité, malmenée par l’étalement urbain, viendrait bien se réfugier en ville, à condition d’y être accueillie. Avec son opération Balcon Refuge, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) offre des solutions pour de petits espaces comme les terrasses d’immeubles.

 

Balcon fleuri - Concours balcons Mairie de Paris

Balcon fleuri – Concours balcons Mairie de Paris

 

En installant des nichoirs et mangeoires pour les oiseaux, des abris pour les insectes pollinisateurs, des plantes mellifères pour les papillons et les abeilles…vous contribuerez à la protection de la nature en ville.

 

nichoir-Olivier-OliBac[1]

nichoir-Olivier-OliBac[1

 

Confectionner un nichoir : ici

Une vigne pourra alimenter merles et rouges-gorges deux espèces d’oiseaux communs dans les villes qui ont parfois du mal a trouver une source de nourriture.

 

Hôtel a insectes -ins-sissi-de-kroon[1]

Hôtel a insectes -ins-sissi-de-kroon[1

 

Paris compte 60 espèces d’oiseaux nicheurs, dont certains en forte diminution comme l’hirondelle des fenêtres, ou le moineau.

 

Projet de balcon refuge  - Cécile Rousse

Projet de balcon refuge – Cécile Rousse

 

Un coffret (vendu 35 euros) avec sachets de graines, petit guide pratique et accès à un site web de 600 fiches sur la faune et la flore sauvage permet de bricoler soi-même son Balcon Refuge. Même sur un petit espace on peut toujours mettre des plantes dans une petite jardinière pour y accueillir oiseaux et insectes.
Comment confectionner un refuge sur son balcon : ici

 

[ré-édition d'un billet de 2013]

Colette

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A la cueillette des champignons

8 sept

Photo : Flickr – Pablo Andrés Rivero / payorivero – CC

Photo : Flickr – Tom Godber / masochismtango – CC

Photo : Flikcr – Megan / meganpru – CC

 

Si vous avez la chance de connaître ou de tomber par hasard sur un coin à champignons en forêt, n’oubliez pas les règles d’or du bon amateur de champignons éditées par la Société Mycologique de France :

Une morale écologique et civique de la cueillette est indispensable : les champignons poussent dans des bois privés ou publics et on doit y respecter la nature et les lois.
Respectez l’écosystème en ne ramassant que des quantités modérées de champignons. Il est important, pour la biologie de ces organismes, que certains d’entre eux puissent assurer un cycle de vie complet.
Dans certains départements, des limites quantitatives sont fixées par des arrêtés.
Ne pratiquez jamais le ramassage par grattage ou ratissage qui perturbe gravement le milieu naturel, et oubliez les coups de pied aux espèces que vous ne connaissez pas, même si elles vous semblent toxiques : elles ont leur rôle dans leur habitat !
Ne mangez que des champignons en parfait état, en petite quantité et jamais à plusieurs repas consécutifs.
Certains champignons accumulent les polluants (métaux, radioéléments) : ne consommez pas de champignons
ramassés près des routes, des cultures, des industries, des incinérateurs, etc.
Dans tous les cas, la consommation de champignons requiert la plus grande prudence, le risque toxique étant parfois mortel par atteinte des reins.

Ce n’est pas fini, encore plus flippant :
Le goût… du risque…   
La cueillette des champignons est un plaisir, mais attention ! Leur consommation peut être très risquée… Savez-vous que :
–>  Tous les champignons comestibles possèdent un ou plusieurs sosies toxiques ?
Même les cèpes ne sont pas sans risques… En 2011, le Bolet Satan, très indigeste, a intoxiqué de nombreux ramasseurs de bolets qui ignoraient l’existence de ce sosie.
–>  Même une espèce comestible peut provoquer des intoxications graves ?
Morilles, bolets et bien d’autres espèces réputées comestibles sont toxiques crus ! Les champignons doivent toujours être bien cuits. De plus, ils s’altèrent vite et doivent donc être récoltés en parfait état et consommés au plus tard le lendemain. Le transport dans des sacs plastiques accélère encore leur dégradation.
–> Le manque de prudence et l’excès de confiance sont responsables de la plupart des accidents
Parmi de nombreux exemples, des petites lépiotes mortelles prises pour des « mousserons » dans des jardins urbains, ou des « beaux champignons rouges » appétissants se révélant être des cortinaires mortels, ont provoqué des drames familiaux ces dernières années.

En 2011, plus de 1500 intoxications ont été recensées par les centres antipoison en France.

 

Bon nous voilà prévenus. Si l’envie de ramasser des champignons a résisté à la lecture de ce qui précède, je vous dis bonne balade, bonne récolte et bon appétit !

 [ré-édition d'un article de septembre 2013]

Mado

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Fabriquez vos bombes de graines

4 sept

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

 

Il est temps de préparer vos bombes de graines (seedbombs) pour semer des graines de fleurs partout.

Les bombes de graines traditionnelles se font avec de l’argile, mais comme on n’a pas souvent de l’argile chez soi, je vous propose de le faire avec de coquilles d’œufs comme contenants.

Petites explications en images :

Coquilles d’oeufs vidées et lavées – Photo : Madeline Florance

A chaque fois que j’utilise des œufs en cuisine, j’ouvre avec précaution les coquilles et je les lave. En gardant le « chapeau ».

 

Le plus difficile, c’est de casser les oeufs… Photo : madeline Florance

Le plus difficile, c’est de casser les œufs, sans abîmer la coquille. J’ai un truc pour ça : j’utilise un ustensile de cuisine, le toqueur à œufs.

 

Choisir un mélange de graines – Photo : Madeline Florance

Choisir un mélange de graines en jardinerie, ou utiliser des graines que vous avez récoltées.

Moi j’ai choisi un mélange de graines pour papillons, « un compromis idéal entre esthétique et biodiversité » comme écrit sur la boite.

 

Mélanger les graines à du terreau – Photo : Madeline Florance

Mélanger les graines à du terreau.

 

Remplir les œufs avec le mélange terreau-graines – Photo : Madeline Florance

Remplir les œufs avec le mélange terreau-graines et recouvrir avec un chapeau en coquille.

 

Badigeonner un blanc d’œuf sur 5 mm au niveau de la « cassure » – Photo : Madeline Florance

Badigeonner un blanc d’œuf sur 5 mm au niveau de la « cassure » et sur le chapeau.

 

Recouvrir d’un tissu – Photo : Madeline Florance

Recouvrir d’un tissu en coton fin et badigeonner le bord du tissu avec le blanc d’œuf pour le coller à la coquille.

 

Décorer les coquilles – Photo : Madeline Florance

Décorer les coquilles au feutre (une activité sympa à faire avec les kids).

 

Prendre les « œufs de graines » en photo – Photo : Madeline Florance

Prendre les « œufs de graines » en photo  et envoyer la photo sur notre blog Ca se passe au jardin, par mail .

 

Attendre début mai pour jeter votre « œuf de graine » sur un petit bout de terrain – Photo : Madeline Florance

Attendre début mai pour jeter l’ « œuf de graine » sur un petit bout de terrain (mettre les œufs dans le compartiment légumes du réfrigérateur en attendant)  et passer quelques semaines plus tard voir si ça pousse…

Moi j’ai choisi de les offrir aux amis, mes petites bombes.

A voir aussi : la collection printemps avec d’autres décors de coquille.

Une recette de bombes de graines en papier maché.

Une recette de Guérilla gardeningbombes de graines avec de la crème fraîche et du sucre (miam)

Sur le thème des œufs comme contenant : Les lentilles : ça pousse à vue d’oeil et Petites plantations entre amis #1 et Petites plantations entre amis #2 et Des semis dans des coquilles d’oeufs.

 [ré-édition d'un article de mars 2013]

Mado

 

 

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Protégeons l'écureuil roux

21 août

Écureuil roux – Photo : Flickr – Nick Savchenko – CC

Écureuil roux – Photo : Franck Bohain

Écureuil roux – Photo : Franck Bohain

Photo : Flickr – Jacques Chibret / Jac 31- CC

Jeune écureuil – photo : Flickr – Dave_S – CC

Ecureuil roux – Photo : Flickr – Tomi Tapio K – CC

 

Soumises à la dégradation de leur habitat et à la concurrence avec les autres espèces d’écureuils introduits (lécureuil de Corée et l’écureuil à ventre rouge), les populations d’écureuils roux diminuent en France. Pour tenter d’enrayer cette régression, le Museum National d’Histoire Naturelle a mis en place un processus de science participative pour cartographier la présence des différentes espèces d’écureuils en France.

Aidez les spécialistes de la biodiversité en communiquant vos observations. C’est assez simple :

Copie d’écran du site http://ecureuils.mnhn.fr/

Copie d’écran du site http://ecureuils.mnhn.fr/

 

Les observations sont reportées sur une carte :

Copie d’écran du site http://ecureuils.mnhn.fr/

 

Pour participer, rendez vous sur le site consacré à cette étude de sciences participatives –> ecureuil.mnhn.fr et envoyez vos observations en remplissant un formulaire en ligne.

Vos observations compléteront la base de données et apporteront des informations sur :

  • la répartition des types de pelage (roux, roux-gris, roux-noir, noir) ;
  • ses habitats préférentiels (bois-massif forestier, bocage, zone urbaine,…) 
  • l’importance relative des facteurs de mortalité que vous aurez éventuellement identifiés (collision sur les routes, prédation, nids tombés à terre…).

Amis des écureuils, consultez les autres articles que ce blog a consacré au petit mammifère roux :

L’écuroduc, la corde des écureuils et L’écureuil roux avec les photos de Franck Bohain au Cimetière de Thiais ou Les écureuils du cimetière parisien de Bagneux avec les photos de Sylvie Letoumelin.

 

[ré-édition d'un billet de février 2013, avec ajout de photos ]

Mado & Quitterie

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Bagneux - un cimetière peuplé d'animaux

12 août

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Photo de deux perruches à Bagneux – Crédits : Sylvie Letoumelin

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Photo d’un écureuil à Bagneux – Crédits : Sylvie Letoumelin

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Photo d’un rouge-gorge à Bagneux – Crédits : Sylvie Letoumelin

 

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Crédits photos : Sylvie Letoumelin

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Crédits photos : Sylvie Letoumelin

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Crédits photo : Sylvie Letoumelin

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Crédits photo : Sylvie Letoumelin

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Un pic vert à Bagneux – Crédits photo : Sylvie Letoumelin

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Crédits photo : Sylvie Letoumelin

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Cimetière parisien de Bagneux – Christophe Noël / Mairie de Paris

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Cimetière parisien de Bagneux – Christophe Noël / Mairie de Paris

 

Entrer dans le cimetière parisien de Bagneux, c’est pénétrer un écrin de verdure, aussi dépaysant que paisible et reposant, un havre de paix arboré et fleuri parfaitement propice au recueillement, à la méditation, ou encore aux promenades champêtres, loin du vacarme et du rythme effréné parisien.

Planté de 5 912 arbres de 49 essences différentes (cyprès, sophoras, noisetiers de Byzance, tilleuls de Hollande, marronniers d’Inde, etc.), le cimetière présente une végétation luxuriante aussi riche qu’abondante, qui offre un environnement accueillant et propice au développement d’une faune et d’une flore également très diversifiée.

Pas étonnant donc de croiser au sein de ce réservoir de biodiversité, des écureuils roux ou d’y entendre chanter des oiseaux de plus de 35 espèces différentes.

Grâce aux clichés de Sylvie Letoumelin, photographe du cimetière, les différentes apparitions des écureuils, perruches ou encore pics verts qui pointent le bout de leur nez ou bec, ne sont pas passées inaperçu.

Des renardeaux ou des perruches à collier à Thiais, des fouines ou des hérissons à Saint-Ouen, des éperviers ou pigeons colombin à Thiais : la vie s’installe aussi dans les autres cimetières parisiens comme nous le prouvent ces clichés pris par les gardiens de cimetières, qui sont très souvent des grands amoureux de la nature et qui nous font partager ces reportages photos. Un grand merci à eux pour leur précieuse contribution !

Informations pratiques 

Ouverture à 8h en semaine, 8h30 le samedi, 9h le dimanche et les jours feriés

Fermeture à 17h30 (du 6 novembre au 15 mars) puis à 18h (du 16 mars au 5 novembre)

Accès en vélos et en véhicule autorisé, possibilité de se garer à l’intérieur

Quitterie

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Défilé de paons à Bagatelle

9 juil

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Photo – Christophe Noël – Mairie de Paris

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Photo – Christophe Noël – Mairie de Paris

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Photo – Lucile Cossé

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Photo – Aurélia Keilany

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Photo – Aurélia Keilany

 

Au Parc de Bagatelle (16e), alors que l’exposition Fleurs en campagne bat son plein depuis le vendredi 6 juin, de drôles de visiteurs ont pointé le bout de leur bec curieux : des paons.

Réputé pour ses riches collections botaniques et surtout sa magnifique roseraie, le Parc de Bagatelle regorge également d’animaux et d’oiseaux en tout genre parmi lesquels ces paons majestueux.

En venant visiter l’exposition-promenade, attendez vous donc à faire d’intéressantes rencontres, témoins de l’incroyable biodiversité du parc.

Informations pratiques : 

Exposition Fleurs en campagne du vendredi 6 juin au dimanche 2 novembre 2014
Tous les jours de 10h00 à 19h00

Ligne 1: Pont de Neuilly

Ligne 1: Esplanade de la Défense

Tarifs : 5,5 € Tarif réduit : 2,75 € / Gratuit pour les paons

Quitterie

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Une forêt à Paris

26 juin

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Photo : Jean-Pierre Viguié – Mairie de Paris

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Photo : Jean-Pierre Viguié – Mairie de Paris

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Photo : Jean-Pierre Viguié – Mairie de Paris

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Photo : Jean-Pierre Viguié – Mairie de Paris

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Photo : Jean-Pierre Viguié – Mairie de Paris

 

La Forêt Linéaire fait partie du Grand Projet de Renouvellement Urbain du Nord-Est de Paris.

Pourquoi « linéaire » ? Parce qu’il s’agit d’une forêt pas comme les autres, « plus longue que large », simplifie Benoît Fagnou, l’architecte paysagiste en chef pour l’agence Arpentère en charge du projet.

Ce « ruban ou cordon d’arbres«  est planté en pleine terre au cœur du 19e arrondissement de Paris entre le périphérique et les boulevards des Maréchaux.

Les premiers coups de pelle de ce chantier datent de 2012 et il faudra encore 15 ans avant l’installation de la faune et la flore et l’arrivée à maturité de la forêt.

Le but ? Protéger les habitants du nouvel éco-quartier Claude Bernard des nuisances sonores du Boulevard périphérique grâce à des murs anti-bruits, promouvoir le « vivre ensemble », allier biodiversité et promenades forestières.

La forêt linéaire est divisée en 3 différentes parties : 

  • La futaie régulière tire son nom de la régularité des troncs qui la composent. Lorsque les arbres auront atteint un âge mûr, la densité du feuillage limitera la luminosité et la végétation basse y sera rare.
  • La prairie arborée : un milieu ouvert et lumineux où cohabitent arbres et pelouses.  Les arbres espacés permettent à la lumière d’arriver au sol, ce qui favorise une végétation tapissante.
  • Le taillis dense inaccessible aux promeneurs, laissé à la nature : partie la plus boisée qui débouche sur le Canal Saint-Martin

Quelques chiffres (au moment de l’ouverture) :
-  12 800 plantes vivaces
-  2 840 arbres de différentes tailles
-  720 plantes grimpantes
-  2 000 arbustes

Superficie : 11 500 m²
Longueur : 300 mètres
Date de création : 2014

Accessibilité :
Espace vert totalement accessible aux personnes à mobilité réduite

Quitterie

 

 

 

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Plantes attractives pour insectes gourmands

29 avr

Fenouil commun – Foeniculum vulgare – Photo : Flickr – .Bambo. – CC

Renouée persicaire – Polygonum persicaria – Photo : Flickr – .Bambo. – CC

Euphorbe âcre – Euphorbia esula – Photo : Flickr – Superior National Forest – CC

Géranium sanguin – Geranium sanguineum – Photo : Flickr – Roberto Verzo – CC

Renouée – Polygonum affine – Photo : Flickr – Stadtkatze – CC

Bleuet – Centaurea cyanus – Photo : Flickr – TommyHAGA – CC

Aunée magnifique – Inula magnifica – Photo : Flickr – Manuel Martin Vicente- CC

Consoude – Symphytum officinale – Photo : Flickr – Phil / capitphil – CC

Cataire – Nepeta cataria – Photo : Flickr – katycat2008 – CC

Nepeta – Nepeta faassenii- Photo : Flickr – Shihmei Barger / beautifulcataya – CC

 

La Direction des Espaces verts et de l’Environnement de la Ville de Paris, avec le laboratoire de recherche Flor’insectes, a mené une étude au printemps 2011, au Parc Floral, sur le potentiel d’attractivité des plantes horticoles et sauvages vis-à-vis de la faune.
Les chercheurs ont comparés les mêmes espèces, en variété horticole et sauvage ou des espèces proches.

Résultat de l’étude : les plantes horticoles sont aussi attirantes pour les insectes que leurs congénères sauvages.
Conclusion : les espèces horticoles apparaissent favorables pour la biodiversité et il est recommandé d’associer les espèces horticoles et sauvages, pour diversifier et favoriser la faune.

Voici la liste des 10 plantes les plus attractives (horticoles et sauvages) à installer dès maintenant dans les massifs :

Géranium sanguin – Geranium sanguineum
Euphorbe ésule ou euphorbe âcre – Euphorbia esula
Aunée magnifique – Inula magnifica
Renouée persicaire – Polygonum persicaria
Bleuet – Centaurea cyanus
Cataire ou herbe aux chats – Nepeta cataria
Fenouil commun – Foeniculum vulgare
Consoude – Symphytum officinale
Nepeta – Nepeta faassenii
Renouée – Polygonum affine

 

Ça va bourdonner, grésiller, grésillonner et striduler cet été dans les massifs de fleurs…

[ré-édition d'un article de mai 2012]

 

Mado

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