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Comment tout savoir sur le rougegorge ?

30 Déc

Barberousse le Rougegorge La Hulotte

Cliquer sur l’image pour découvrir Barberousse sur la page de La Hulotte

La hulotte est de retour dans les kiosques avec un numéro 103 consacré à Barberousse le Rougegorge. On y apprend tout sur les mœurs de cette mascotte des jardins et sur ses besoins en hiver. Bonne nouvelle également pour les archéologues et les nostalgiques, les cinq premiers numéros perdus de cette illustre revue naturaliste datant des années ’70 ont été réédités !

Comment reconnaître un rougegorge mâle d’un rougegorge femelle ? Le rougegorge chante-t-il en hiver ? La femelle rougegorge chante-t-elle également ? Quels sont ses nids les plus insolites ?..

Voilà quelques questions auxquelles répond le journal le plus lu dans les terriers. Un dossier de 26 pages, rien de moins, nous plonge dans le quotidien du plus petit robin (in english) des bois et livre avec humour et rigueur scientifique les observations de terrain et les infos insolites qui éclairent les secrets de cette charmante boule de plume cramoisie.

 

Photo CC : Magnus Hagdorn / flickr

Photo CC : Magnus Hagdorn / flickr

 

Le rougegorge… encore plus familier

Le rougegorge familier (Erithacus rubecula), c’est l’ami des jardiniers, jamais loin de la bêche et de la grelinette. On en connaît évidemment la poitrine flamboyante et son chant flûté, liquide et perlé, exquis comme le champagne. Mais sinon, la bête entretient bien des mystères.

Enfin disons plutôt, entretenait ! La rédaction est allé jusqu’à Londres et Berlin pour traquer et interviewer les biologistes et éthologues, experts en rougegorge. Grâce à leurs révélations, le rougegorge n’aura jamais été si familier… même pour les jardiniers.

 

Photo du domaine public / pixabay

Photo du domaine public / pixabay

 

Que nous apprend le passereau ?

La hulotte donne alors la parole à « Barberousse le rougegorge » qui nous avoue ses difficultés à reconnaître les femelles tant leur plumage est semblable au sien. Et oui, le plastron rouge n’est pas l’apanage de Monsieur.

Il nous avoue également que le chant est aussi dans les cordes de Madame… moi qui pensais que seul les hommes sifflaient !

On apprend encore que le rougegorge ne chante pas seulement au printemps mais donne de la voie toute l’année, même en plein mois de décembre.

Ce ne sont là que quelques miettes. Pour savourer l’ensemble, il faut vite le lire.

Pour en savoir plus et se procurer la revue, rendez-vous sur le site Internet de la Hulotte ou sur sa page facebook.

 

Photo CC : Francis C. Franklin / wikimédia

Photo CC : Francis C. Franklin / wikimédia

 

Et les cinq premiers numéros ?

Ah oui, les cinq premiers numéros perdus, le Graal des lecteurs de la Première heure, ils ont été réédités. Pour les (re)découvrir pimpants comme au premier jours, rendez-vous dans la rubrique Collections.

Bonne lecture,
> daplaza

 

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Un petit jardin pour les dramaturges et les noctambules

16 Déc

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Le long des voies de chemin de fer, au sud de la gare Montparnasse, 4 petits jardins s’enchaînent, reliés entre eux par une succession de passerelles. Pour débuter la promenade, cap sur le square du Cardinal-Wyszyński, un petit jardin ouvert 24h sur 24 et un amphithéâtre de verdure pour vos méditations nocturnes.

Tracé en bordure du chemin de fer, la jardin a été créé à l’emplacement d’un ancien projet de voie d’autoroute !

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Le jardin porte le nom de Stefan Wyszynski (1901-1981), prêtre incarcéré entre 1953 et 1956 pour son opposition au gouvernement communiste polonais de l’époque.

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Parmi les divers services et équipements du jardin, on notera un bel amphithéâtre de verdure. D’ailleurs, c’est l’un des 40 sites de l’appel à projets d’animation dans les kiosques et les théâtres de plein air.

Pour le découvrir, vous pouvez consulter le site www.paris.fr/kiosques !
> daplaza

Photos Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris

 

 

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Balade au Chapeau Rouge

3 Déc

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Bienvenue au parc de la Butte du Chapeau Rouge

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Ses grandes prairies ouvertes où dorment les fleurs du printemps

Eve (1938) Raymond Couvègnes (1893-1985) (Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Ève, sculptée en 1938 par Raymond Couvègnes (1893-1985)

 

La lumière de décembre, la ramure des arbres, un petit coin de dix-neuvième…

Suivez-moi dans le parc de la Butte du Chapeau Rouge, un jardin méconnu non loin des Buttes-Chaumont.

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

De grands feuillus caducs…

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

… à la ramure dépouillée

En arrière plan, le T3 (Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

En arrière plan, le T3 !

 

Vous voulez connaître son histoire et découvrir d’autres photographies de ce jardin des années 30 ? Rendez-vous sans tarder sur la fiche équipement du parc.

(Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris)

Ses grands conifères persistants…

 

Photos Jean-Pierre Viguié / mairie de Paris

Bonne balade,
> daplaza

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Couleurs d'automne - # les baies et les fruits

12 Nov

Fruits de l’arbousier (Arbutus unedo) – Photo : Flickr – Anna Fuster – CC

fruits de l’aubépine (Crataegus monogyna) – Photo : Flickr – Hermann Falkner – CC

fruits du rosier : les cynorrhodons – Photo : Flickr- Jacdesalpes – CC

Fruits du genévrier (Juniperus) – Photo : Flickr – José Maria Escolano – CC

fruits du Neflier (Mespilus germanica L.) – Photo : Flickr – .bambo. – CC

fruits du sureau (Sambucus nigra) – Photo : Flickr – Damon Taylor – CC

 

Où observer ces jolies baies d’automne à Paris ?

L’arbouse est le fruit comestible de l’arbousier (Arbutus unedo). A voir au Parc Monceau (8e), au Parc de Bercy (12e) et au Jardin des Serres d’Auteuil (16e).

La cenelle est le fruit de l’aubépine (Crataegus). Pas facile à trouve à Paris, car pendant longtemps il était interdit d’en planter à cause du feu bactérien. Vous en trouverez à l’Arboretum de l’École du Breuil (bois de Vincennes).

Le cynorrhodon est le fruit du rosier et de l’églantier. Il est aussi appelé « gratte-cul » car il contient des poils à gratter. Si on enlève bien les poils irritants, c’est un fruit comestible, dont on fait une délicieuse confiture. Très beaux cynorrhodons à observer au Parc André Citroën (15e) et à la roseraie paysage du Parc de Bagatelle (bois de Boulogne).

Le genièvre est le fruit du genévrier (Juniperus), arbuste pas très courant dans les jardins parisiens. Vous pouvez en observer sur la promenade plantée (12e).

La nèfle, fruit du neflier (Mespilus germanica) est comestible après les premières gelées, lorsque le fruit est devenu blet. Vous pouvez en observer au jardin du Musée de Cluny (5e) et dans le bois de Boulogne.

Les belles baies noires du sureau (Sambucus nigra) sont au parc Floral (12e).

Merci à Roseline, Anne-Marie et Florence, grandes spécialistes des jardins parisiens, pour leurs précieuses informations et localisations.

Article déjà paru sur ce blog en 2011 et 2013 - On recycle !
 

Et cette semaine au Parc Floral :

 

Fruits du Malus Golden Hornet - photo Jon6 Flickr

Fruits du Malus Golden Hornet – photo Jon6 Flickr

 

Ce pommier d’ornement, est un arbre de petite taille, souvent cultivé pour sa magnifique floraison printanière et sa fructification colorée et décorative à la venue de l’automne.

 

Fleur du Cynara scolymus - photo Wikimedia commons

Fleur du Cynara scolymus – photo Wikimedia commons

 

Il s’agit bien ici, de la fleur d’artichaut ! Lorsqu’on laisse l’artichaut se développer, il se forme à son sommet une « fleur » dont la couleur varie du bleu au violet. Chaque fleur se présente sous forme d’une touffe de poils appelée aigrette.

 

Fruit du Prunus spinosa - photo Pixabay

Fruit du Prunus spinosa – photo Pixabay

 

Le prunellier laisse apparaître des fleurs blanches avant de dévoiler ses feuilles. Ces dernières sont suivies en automne par des fruits bleus/ noirs, comestibles mais amers au goût. Ce n’est qu’après les premières gelées qu’il est possible de les consommer.
Le prunellier est l’arbuste idéal pour attirer les oiseaux à qui il offre le gite et le couvert.

Mado


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Couleurs d'automne - # les feuilles

6 Nov

Liquidambar – Photo : Roseline Manière de Kergos

Liquidambar – Photo : Roseline Manière de Kergos

Feuille du liquidanbar – Photo : Flickr – M martin Vincente – CC

 

Voici quelques adresses parisiennes où trouver ces arbres aux feuillages flamboyants : Très beaux liquidambars, autour du Lac des pêcheurs au Bois de Boulogne. on en signale aussi au jardin Casque d’Or (20e), au square Léon (18e) et au jardin Pierre-Adrien Dalpayrat(15e).

Erable à feuilles d’obier – Photo : Roseline Manière de Kergos

Erable à feuilles d’obier – Photo : Roseline Manière de Kergos

feuille d’Erable à feuilles d’obier (Acer opalus) – Photo : Flickr – .Bambo. – CC

Trois beaux spécimens d’érables à feuille d’obier (ou érable opalus) dans le jardin des Serres d’Auteuil(16e).

Diospiros kaki – Photo : Flickr – Matteo Flo – CC

Diospiros kaki – Photo : Flickr – PTorrodellas – CC

Le plaqueminier ou kaki, dont les fruits sont comestibles (lorsqu’ils sont bien mûrs, voire blets) à admirer au Pré Catelan (bois de Boulogne), au Parc de Bagatelle (bois de Boulogne), à l’Arboretum (Bois de Vincennes).

Fusain ailé – Photo : Roseline Manière de Kergos

feuilles de Fusain ailé (Euonymus alatus) – Photo : Flickr – Jennifer Riefenber – CC

Le fusain ailé, est un arbuste qui porte le nom de burning bush en anglais (buisson ardent). Nom qu’il doit à sa couleur qui passe du vert au rose puis au rouge écarlate  à l’automne. A admirer aux Jardins d’Éole(18e).

Zelkova – photo : Flickr – Bengarland – CC

Zelkova serrata – Photo : Flickr – Adventures at Kew – CC

Bien connu des amateurs de bonsaïs, le zelkova serrata est un bel arbre aux chaudes couleurs automnales à décourvir au Parc Clichy-Batignolles – Martin Luther King (17e) et au jardin de l’Observatoire de Paris(14e).

Koelreuteria – Photo : Roseline Manière de Kergos

Koelreuteria – Photo : Flickr – keepps – CC

Le savonnier (Koelreuteria paniculata) est aussi appelé arbres aux lanternes à cause de la forme de ses fruits. Mais c’est le nom anglais qui évoque son beau feuillage doré automnal :  Goldenrain tree (Arbre pluie d’or) (je n’ai malheureusement pas trouvé de photo de savonnier en feuilles à l’automne). Vous pouvez admirer un beau spécimen avenue Foche (16e), un autre au square Montholon (9e) et un autre au square Colbert(11e)   Et merci à Roseline, Anne-Marie et Florence les amatrices éclairées qui m’ont renseignée sur les arbres et leurs localisations.

Ré-édition d'un article déjà paru en 2011 et 2013- On recycle !

Mado
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« Sur les bancs » des parcs et jardins parisiens

26 Oct

La première application de fiction sonore en réalité augmentée dans les parcs et jardins parisiens .

La première application de fiction sonore en réalité augmentée
dans les parcs et jardins parisiens .

Parc des Buttes-Chaumont (XIXe), ce mardi. L’application mobile « Sur les bancs » propose aux promeneurs de s’immerger dans quinze fictions sonores en 3D. (LP/J.D.)

Parc des Buttes-Chaumont (XIXe), ce mardi. L’application mobile propose aux promeneurs de s’immerger dans 15 fictions sonores en 3D. (LP/J.D.)

 

Sur les Bancs est la première application de réalité augmentée sonore qui propose des bulles de fictions géolocalisées en son 3D dans les parcs et jardins de la ville de Paris. Cette application permet de repérer les histoires qui se trouvent autour de soi et d’être notifié de la parution de nouveaux épisodes.

Une voix à gauche, une autre à droite, nous voilà physiquement au milieu d’un dialogue entre deux personnages écrit par un romancier français. A chaque banc, une histoire, à chaque fois une fiction courte (5 min), vivante, drôle ou émouvante. Entre les bancs, les histoires se répondent, les personnages voyagent, certaines histoires se prolongent pour nourrir cette revue sonore en constante évolution. A vos casques, prêt partez !

Chaque histoire est écrite spécifiquement pour un banc, enregistrée sur ce même banc puis diffusée sur celui-­ci. Le son spatialisé permet à l’auditeur d’évoquer une scène qui se déroule dans le même décor que celui dans lequel il se trouve avec des références directes au lieu dans les histoires.

L’application Sur les Bancs invite au « pas de côté », à la pause et au loisir, et propose de ralentir pour apprécier pleinement la nature en ville avec des fictions où l’on se pose, où l’on discute, où les moments de vie échappent au bouillonnement de la vie à Paris.

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L’application est disponible pour IOS / Androïd.

Pour se tenir informer, ça se passe aussi sur Facebook !

Amélie

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Avis aux jardiniers : Voici comment bichonner votre jardin cet automne !

16 Oct

Feuilles en automne - Photo Lali Marsiera/ Flickr

Feuilles en automne – photo Lali Marsiera/ Flickr

Jardin partagé Cambrai (19e) - photo Christophe Noël

Jardin partagé Cambrai (19e) – photo Christophe Noël

Panier automnal - photo Jean Louis Zimmermann/ Flickr

Panier automnal – photo Jean Louis Zimmermann/ Flickr

 

Ça y est, c’est imminent, l’automne s’installe déjà à Paris. On sent déjà que la nature s’apprête à faire une pause. Pour autant, il ne s’agit pas de laisser son jardin livré à lui-même, bien au contraire ! Alors que les jours raccourcissent et que les températures baissent , il est essentiel de faire le bilan sur la période estivale venant de s’achever. Il est surtout important de bien préparer l’hiver qui arrivera, lui aussi, bien vite.

En automne « tout prend racine » dit le dicton. A raison ! C’est le moment d’entretenir et de planter pour un beau jardin dès le printemps prochain. Succès garanti…

Vous ne possédez pas de jardin? Aucune importance, nos conseils sont aussi valables pour frimer au sein des jardins partagés !

Pensées - photo Hacheme 26/ Flickr

Pensées – photo Hacheme 26/ Flickr

Récolte des carottes semées en septembre - photo Pixabay

Récolte des carottes semées en septembre – photo Pixabay

 

En septembre, c’est le moment de semer pâquerettes et pensées pour des parterres de fleurs bien dessinés. Côté légumes, laissez vous tenter par des semis de carottes, navets, oignons, mâches ou encore radis. De quoi vous concocter de bonnes soupes maison. N’oubliez pas de semer bon nombre de graines de gazon, un appel à la verdure qui évitera de retrouver au printemps venu un terrain tout nu ! Le neuvième mois de l’année est également propice pour les plantations d’arbres et d’arbustes (y compris les fruitiers). Les bulbes à fleurs sont également conviés à être plantés. Vous avez l’embarras du choix : narcisses, crocus, tulipes, jacinthes … Pas besoin d’attendre le printemps pour vous mettre au grand ménage et à l’entretien. C’est aussi le moment de tailler les arbustes, traiter les arbres fruitiers et de supprimer les fleurs fanées des rosiers et autres fleurs d’été.

 

Mauvaise herbe à supprimer - photo Notes photographiques/ Flickr

Mauvaise herbe à supprimer – photo Notes photographiques/ Flickr

Châtaignes, récolte d'automne - photo Pixabay

Châtaignes, récolte d’automne – photo Pixabay

 

En octobre, côté semis, c’est le bon moment pour se lancer dans les choux, les épinards et pourquoi pas les laitues d’hiver. Envie de fleurs ? Dans ce cas, il est préférable de se tourner vers les primevères, les myosotis et les giroflées. Pour ceux qui aiment bien avoir les mains dans la terre, c’est maintenant qu’il faut planter les framboisiers, groseilliers et cassissiers. Profitez en pour mettre en terre vos conifères comme les thuyas, fusains ou cyprès. Envie de haies ? C’est maintenant qu’il faut les créer. Plantez également les vivaces et les plantes grimpantes. Jardiner peut aussi devenir un sport de plein air ! Pour muscler vos bras, ébrancheur télescopique en main, taillez vos fruitiers à noyaux (pêchers, pruniers, cerisiers…), bêcher les parties libres de votre potager et pour les étirements au sol, éliminez les mauvaises herbes. C’est le mois des dernières récoltes, cueillez les derniers raisins mais aussi les pommes et les poires et ramassez noix, noisettes et châtaignes.

Bac à compost au Jardin Partagé Square Fougères - photo Christophe Noël

Bac à compost au Jardin Partagé Square Fougères – photo Christophe Noël

Asperges du jardin - photo Wikimedia commons

Asperges du jardin – photo Wikimedia commons

 

En novembre, c’est au tour des épinards, de l’ail rose et des asperges d’être semés. Bonne période pour planter avec vos petites mains, les camélias, azalées et magnolias. Si vous ne l’avez pas encore fait, il ne vous reste plus beaucoup de temps pour planter les bulbes comme le perce-neige. C’est bien connu, un beau jardin est un jardin entretenu. N’y allez pas de main morte, arrachez les plants de tomates et mettez-les au compost. Utilisez les feuilles mortes pour faire du compost et protéger les plantes les plus fragiles ! Certaines herbes aromatiques se récoltent aussi en automne comme la ciboulette, le persil ou encore l’aneth.

Bulbe de jacinthe - photo Pixabay

Bulbe de jacinthe – photo Pixabay

Jardin partagé Rosa Luxemburg (18e) - photo Jean Pierre Viguié

Jardin partagé Rosa Luxemburg (18e) – photo Jean Pierre Viguié

 

En décembre, bien emmitouflé dans votre doudoune de jardinier, vous en profiterez pour planter en dehors des jours de gel, les fruitiers. Il sera temps pour vous de labourer le sol à grosses mottes à la bêche, de vidanger et de mettre hors gel vos arrivées d’eau extérieures. Vous pouvez également fertiliser les arbres et arbustes pour les aider à passer l’hiver. Petite astuce, il est d’usage d’ajouter de la cendre de cheminée dans les massifs et aux pieds des arbres fruitiers. Il ne vous reste plus qu’à profiter de la floraison des premiers bulbes de jacinthe et à contempler l’hiver s’installer.

Et si vous n’avez pas de jardin… ? 

En espérant que cet article vous donnera des idées, on peut aussi vous proposer une sélection de jardins partagés où vous pourrez  volontiers y mettre les pieds :

Amélie

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Exposition « Expériences » au jardin du musée Curie

14 Oct

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Alors que l’on mêle rarement science et art, l’Institut Curie a fait le pari de soumettre les résultats d’expériences scientifiques à quinze artistes français et américains. Le résultats, empreint de couleurs flamboyantes et formes psychédéliques, est exposé dans le jardin du musée Curie.

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Photo : musée Curie

Photo : musée Curie

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Photo : musée Curie

 

Ce jardin, créé par Marie Curie en 1914, demeure un lieu d’échange entre chercheurs et grand public.

Jardin du musée Curie — photo Piero d'Houin dit Triboulet / CC

Jardin du musée Curie — photo Piero d’Houin dit Triboulet / CC

Jardin du musée Curie — photo Flickr / jlggb / CC

Jardin du musée Curie — photo Flickr / jlggb / CC

 

Le musée propose également une collection permanente présentant les recherches des familles Curie et Joliot-Curie.

Le laboratoire de Marie Curie - Photo : Programme LEDEN / CC Flickr

Le laboratoire de Marie Curie – Photo : Programme LEDEN / CC Flickr

 

Un bonne occasion de découvrir la quiétude de ce jardin à quelques rues du très fréquenté Luxembourg.

Exposition Expériences
Jusqu’au 31 octobre 2015
Entrée gratuite.

Alexia

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Le parc Clichy-Batignolles–Martin-Luther-King lauréat des « European Garden Awards »

5 Oct

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Parc Clichy-Batignolles Martin Luther King – Photographe : Jean-Pierre Viguié

Parc Clichy-Batignolles - Photo : David Fleg / CC Flickr

Parc Clichy-Batignolles – Photo : David Fleg / CC Flickr

 

Créé en 2003, le Réseau européen du patrimoine des jardins (EGHN) a pour vocation la valorisation des jardins gérés de manière durable et encourage les échanges transnationaux. Il permet notamment au grand public de découvrir ce patrimoine au travers des routes régionales menant de jardin en jardin.

Ce réseau porte également depuis 2010 les « European Garden Awards » qui mettent à l’honneur trois jardins européens chaque année. Les prix sont remis aux vainqueurs des catégories « Prix spécial de la fondation Schloss Dyck», « Mise en valeur d’un jardin historique » et « Concept contemporain innovant de parc ou jardin ». C’est dans cette dernière catégorie qu’a concouru le jeune parc parisien Clichy-Batignolles–Martin-Luther-King (17e).

Photo : Guillaume Maroussie

Photo : Guillaume Maroussie

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Parc Clichy-Batignolles Martin Luther King / Photographe : Jean-Pierre Viguié

Photo : Guillaume Maroussie

Photo : Guillaume Maroussie

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Parc Clichy-Batignolles Martin Luther King / Photographe : Jean-Pierre Viguié

 

Le parc Clichy-Batignolles–Martin-Luther-King n’est pas le premier parc français à retenir l’attention du jury pour son sens de l’innovation. En effet, la Ville de Lyon s’était vu attribué le prix de la même catégorie en 2012 pour son travail d’aménagement des Berges du Rhône.

Lyon - Berges du Rhône - Photo : Fanny / CC Flickr

Lyon – Berges du Rhône – Photo : Fanny / CC Flickr

 

Le parc Clichy-Batignolles–Martin-Luther-King était en compétition avec les parcs Il bosco della Ragnaia à Sienne et ETAR de Alcântara à Lisbonne.

Il Bosco della Ragniana - Photo : Ebbigs vancouver / CC Flickr

Il Bosco della Ragniana – Photo : Ebbigs vancouver / CC Flickr

ETAR de Alcântara - Photo : adp.pt

ETAR de Alcântara – Photo : adp.pt

 

En quelques mots, voici ce qui a retenu l’attention du jury qui lui a décerné le premier prix :

« Le parc est un parfait exemple de parc public contemporain qui accorde une grande importance aux usages et à son appropriation par ceux qui le fréquentent. (…) Il fait partie intégrante de Paris, créant un lien entre le quartier des Épinettes, le quartier Pereire, celui des Batignolles et le boulevard Berthier. (…) Ce qui le rend si attractif aux yeux des visiteurs, c’est la variété des espaces et des activités. (…) ». Pour lire la suite (en anglais), rendez-vous ici.

Alexia

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Le jardin Casque-d’Or

30 Sep

 

Paulownia imperialis Wikipedia par Kurt Stueber (1870)

Admirez dans le jardin Casque d’Or, la floraison bleu-mauve des Paulownia imperialis en mai – Wikipedia par Kurt Stueber (1870) Cc

 

Le jardin Casque-d’Or est un jardin de quartier situé dans le 20e arrondissement, au sud du cimetière du Père-Lachaise. Créé en 1972, remodelé en 1997, puis embelli en 2009, il porte un nom prompt à enflammer l’imagination.

Des pelouses, des terrasses, des placettes hautes et basses rythment le paysage. Voilà pour le décor. Mais pourquoi ce nom, direz-vous ? Ce Casque d’Or est en fait le surnom… d’une femme.

Paris.fr

Le jardin Casque d’Or (Paris 20e) – Mairie de Paris

Un mail planté de sorbiers traverse le jardin. Vous pourrez admirer sa floraison blanche en mai - Wikipédia par 3268zauber

Un mail planté de sorbiers aux floraisons blanche (mai) traverse le jardin – Wikipedia par 3268zauber Cc

 

Au temps des Apaches

Pas n’importe quelle femme : une prostituée qui vécut dans le Paris des années 1900 où les « Apaches » et autres voyous régnaient sur Belleville et au-delà. Cette jeune personne tenait ce surnom d’une infirmière. Celle-ci l’aurait ainsi rebaptisée en référence à sa chevelure flamboyante, entre le blond et le roux, lors d’un séjour  que fit la jeune fille à l’hôpital. Du moins, est-ce ce qu’elle a raconté.

Casque d’Or, de son vrai nom Amélie Hélie, serait arrivée à Paris en provenance d’Orléans, se prostituant sous la protection d’Hélène de La Courtille, pseudonyme d’une professionnelle dont elle aurait  aussi été l’amante.

Entrée dans la légende

Plus tard, la belle fut l’enjeu d’un fait divers qui conduisit au bagne deux chefs de bande rivaux de la pègre parisienne. Ce fut l’affaire « Manda-Leca »,  qui fit grand bruit à l’époque. Le public se rua aux procès.

Articles de presse, chansons et récits relatèrent cette histoire, faisant entrer Casque d’Or dans la légende.

Si les deux hommes ne revinrent jamais de l’Ile au Diable où ils furent condamnés aux travaux forcés, Casque d’Or tomba ensuite dans l’anonymat et finit par se marier, le 27 janvier 1917. Son époux était un cordonnier nommé André Alexandre Nardin, dont elle éleva les quatre enfants. Elle s’éteignit en 1933, à l’âge de 55 ans.

De la rue à l’écran

De ces évènements authentiques, le réalisateur Jacques Becker tira, en 1952, un film que les cinéphiles considèrent comme l’un des chefs d’œuvre du cinéma français. Le personnage de Casque d’Or est interprété par l’une des grandes actrices françaises, aujourd’hui disparue, Simone Signoret. A ses côtés, Serge Reggiani, autre acteur de renommée, campe le personnage de Manda. Ce film ne connut pas le succès à sa sortie mais révéla Simone Signoret, dont la beauté illumine cette œuvre sombre. Bien que tourné en partie en décors naturels, le jardin parisien n’a pas servi de décor au film. En revanche, certaines scènes ont été tournées dans Belleville, notamment au n° 44 de la rue des Cascades. En se baladant dans ce coin du vieux Belleville, on peut encore voir une maison (où la vraie Casque d’Or se réfugia) ayant servi de décor à certaines scènes.  Celle-ci faillit disparaître lors d’une opération immobilière et fut sauvée grâce à la mobilisation des habitants du quartier mais aussi du réalisateur et des comédiens, notamment de Serge Reggiani.

Amélie HELIE et Simone SIGNORET dans Casque d'Or - 20minutes.fr

Amélie HELIE et Simone SIGNORET dans Casque d’Or – 20minutes.fr

 

Christine

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