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Les fruits naissent grâce aux fleurs

28 Août

Fleur de cerisier - CC Flickr / Pittou2

Fleur de cerisier – CC Flickr / Pittou2

Fleur de cerisier - CC Flickr / Alain G

Fleur de cerisier – CC Flickr / Alain G

Cerises / CC Flickr Thomas

Cerises / CC Flickr Thomas

 

Saviez-vous que les fruits venaient des fleurs ? Oui ? Non ? Si ce n’est pas le cas, voici une histoire qui vous permettra sans doute de comprendre la reproduction sexuelle des fleurs et du passage de la fleur au fruit.

C’est l’histoire d’une fleur qui possède en son sein, un organe mâle (étamine) et un organe femelle (pistil), lui-même composés d’un sommet (stigmate), d’un cœur (ovule) et d’une enveloppe protectrice qui recouvre le cœur (ovaire).

Ses amis pollinisateurs, abeilles, bourdons ou autres, lui piquent l’étamine pour prendre un grain de pollen et partent le déposer sur le stigmate d’une autre fleur. Le vent peut aussi faire déplacer les grains de pollen d’une fleur à l’autre.

Et là commence la fécondation. Le grain de pollen fait son chemin jusqu’à atteindre l’ovule. La fleur fane et l’ovaire grossit, encore et encore, jusqu’à devenir fruit.

Attention, toutes les fleurs ne produisent pas de fruits.

Pour en savoir plus sur les fruits :
Exposition Fruits à tous les étages
Du 2 juin au 1er novembre
Plus d’infos sur Que Faire à Paris ?

 

Mélodie

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La folie de Bagatelle

20 Août

Intérieur du château de Bagatelle - Jean-Pierre Viguié

Intérieur du château de Bagatelle – Jean-Pierre Viguié

Narcissus tazetta Geranium - Photo : Jean-Pierre Viguié

Narcissus tazetta Geranium – Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Christophe Maroussie

Photo : Christophe Maroussie

 

Bagatelle, une folie ?

Bagatelle est une folie. Folie, sûrement, d’avoir été construit en soixante-quatre jours à la suite d’un pari, mais, d’abord, folie au sens architectural. Étymologiquement dérivé de folia, « la feuille » en latin, cette résidence en périphérie de la ville se trouve à l’ombre du feuillage de son parc.

Le château et le parc de Bagatelle attirent des visiteurs du monde entier, venus découvrir cette résidence commandée en 1777 par le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X, à l’architecte François-Joseph Bélanger.

Lors de la visite du rez-de-chaussé de la folie, vous admirerez son décor mural composé de panneaux « à l’antique », typiques du néo-classicisme, ainsi qu’un ameublement caractéristique du XVIIIe siècle et des toiles du peintre Hubert Robert.

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Balade au travers au parc, au travers les siècles

Bagatelle n’en est pour autant pas restés figé au XVIIIe siècle. Son parc est un véritable témoin de l’évolution des aménagements paysagers, notamment car le domaine fut habité jusqu’en 1905.

Aux abords immédiats du château, se trouve un jardin de type pittoresque, aussi appelé anglo-chinois, qui fut conçu lors de la construction du château et demeure caractéristique du XVIIIe siècle.

Lorsqu’on s’éloigne un peu plus, on trouve des pelouses donnant lieu à de grandes perspectives ensoleillées caractéristiques des aménagements du XIXe siècle.

Enfin, le potager, le jardin d’iris et la très célèbre roseraie — qui accueille le Concours international de roses — ne sont là que depuis à peine plus de cent ans.

Week end de la rose 2014 - Photo : Christophe Noël

Week end de la rose 2014 – Photo : Christophe Noël

Concours international de roses 2015 - Photo : Jean-Pierre Viguié

Concours international de roses 2015 – Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Cette visite à lieu tous les dimanches de 15h à 17h d’avril à octobre. Plus d’information ici.

Vous pourrez également profiter de votre visite du parc pour découvrir l’exposition-promenade Fruits à tous les étages.

Exposition "Des fruits à tous les étages" - Photo : Jean-Pierre Viguié

Exposition « Des fruits à tous les étages » – Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Alexia

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Itinéraire choisi pour amateur de jardin, dans le 13e

15 Août

Jardin du Moulin de la Pointe - Photo : Christophe Noël

Jardin du Moulin de la Pointe – Photo : Christophe Noël

Jardin du Moulin de la Pointe - Photo : Christophe Noël

Jardin du Moulin de la Pointe – Photo : Christophe Noël

Jardin des simples du parc de Choisy - Photo : Christophe Noël

Jardin des simples du parc de Choisy – Photo : Christophe Noël

 

Le 13e arrondissement, vous connaissez ? Cette visite guidée vous invite à porter un autre regard sur ce quartier, à travers ses espaces verts. Une visite en trois étapes, accessible à tous, quelque soit votre niveau de « randonneur urbain »… Pour débuter cette petite sortie bucolique, rendez-vous au jardin du Moulin-de-la-Pointe, à deux pas de la Petite Ceinture. Ce patrimoine ferroviaire construit sous le Second empire, fait le tour de Paris sur 36 kilomètres. Des sections sont déjà accessibles au public dans les 16e et 15e arrondissements. Savez-vous qu’à partir de la rentrée, dans le 13e arrondissement justement, entre les anciennes gares de Rungis et Masséna, un nouveau tronçon sera ouvert au public ?

À l’ombre des ormes

Feuilles d'orme - Photo : Blondinrikard Fröberg / CC Flickr

Feuilles d’orme – Photo : Blondinrikard Fröberg / CC Flickr

 

En attendant, la balade du jour va vous entraîner plutôt vers l’avenue d’Italie où vous apprendrez que les essences d’arbres plantés sur la voie publique sont plus diversifiées qu’il n’y parait. Les ormes, au feuillage vert foncé, dont on apprécie l’ombre lorsque la température monte en flèche sur le bitume, y sont bien représentés. Ils sont ici en pleine forme et ont résisté à la graphiose, maladie qui les décime en France.

Les années 30 au jardin

Vous êtes amateurs du style des années 30 ? La deuxième étape est faite pour vous. La création du parc de Choisy, conçu par Roger Lardat, date de cette époque. Vous apprécierez son dessin aux lignes rigoureuses, qui se croisent au niveau du grand bassin central et l’architecture des petites constructions contemporaines de la création du jardin. Les férus de botaniques ne seront pas en reste et découvriront notamment, un charmant jardin de simples….

Jardin de simples du parc de Choisy - Photo : Christophe Noël

Jardin de simples du parc de Choisy – Photo : Christophe Noël

Construction typique des années 1930 - Photo : Christophe Noël

Construction typique des années 1930 – Photo : Christophe Noël

Des idées à prendre

Square de la Raffinerie Say - Photo : Jean-Pierre Viguié

Square de la Raffinerie Say – Photo : Jean-Pierre Viguié

Square de la Raffinerie Say - Photo : Jean-Pierre Viguié

Square de la Raffinerie Say – Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Troisième et dernière étape : un jardin construit sur dalle. Comment intégrer la contrainte d’une faible épaisseur de terre et rendre un jardin attrayant ? Ceux qui souhaitent végétaliser dans des conditions parfois ingrates comme cela arrive en milieu urbain, puiseront ici de bonnes idées. Le square de la Raffinerie-Say a été aménagé au dessus d’un parking, dans ce quartier qui garde le souvenir du Paris industriel du XIXe. Le grand porche d’entrée de la raffinerie de celui que l’on surnommait le Roi du sucre, Louis Say, s’élevait au numéro 123 du boulevard Vincent-Auriol et à l’emplacement de ce jardin se trouvait un dépôt de charbon de la raffinerie. A vos baskets. Bonne visite !

Rendez-vous mardi 18 août à 14h30 à l’entrée du jardin Moulin-de-la-Pointe. Pour plus d’information, cliquer ici.

Pour les amoureux du 13e arrondissement, une visite aura lieu le mardi 1er septembre à 14h30 dans d’autres jardins, dont les récents jardins Abbé-Pierre. Retrouvez le programme complet des visites ici.

Christine

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Jardin Biopark : et si la rue Watt était toujours la plus bath ?

13 Août

La rue Watt et le Biopark. Au fond, la Halle aux farines de l'université Paris-7 — photo Christophe Noël

Le Biopark — photo Christophe Noël

Le Biopark depuis la rue Jean-Antoine-de-Baïf — photo Christophe Noël

Le Biopark depuis la rue Jean-Antoine-de-Baïf — photo Christophe Noël

Les immeubles du Biopark — photo Christophe Noël

Les immeubles du Biopark — photo Christophe Noël

Le Biopark — photo Christophe Noël

Le Biopark — photo Christophe Noël

 

On le savait déjà depuis Boris Vian : la rue Watt, c’est la plus bath ! Dans son ode à cette rue du 13e arrondissement que Raymond Queneau lui avait fait découvrir, il chantait :

On l’appelle la rue Watt
Parce que c’est la plus bath
La rue Watt

À l’époque, la rue Watt était presque entièrement couverte des voies du chemin de fer d’Austerlitz, et éclairée d’une lumière blafarde propre à déchaîner l’imagination des poètes et des bandits. Sombre même en plein jour, le fracas des trains ne la quittait pas. Le film de Jean-Pierre Melville Le Doulos (1962) s’ouvre sur un travelling de trois minutes dans l’étrange rue Watt…

Serge Reggiani parcourt la rue Watt dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville

Serge Reggiani parcourt la rue Watt dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville

 

Elle a bien changé depuis 1962, la rue Watt ! Au cœur du nouveau quartier Paris Rive Gauche, elle s’ouvre notamment sur le jardin Biopark. Le connaissez-vous ?

Ce jardin s’inscrit à l’intérieur de l’espace Paris Innovation Biopark, le premier hôtel industriel de la capitale réservé aux entreprises de biotechnologie, au sein du campus de l’université Paris-7. Ces immeubles à l’architecture résolument contemporaine laissent une grande part à la végétation : leurs façades sont entièrement couvertes de grilles et de grandes jardinières et accueillent des plantes grimpantes. Les bâtiments se couvrent de glycines, de clématites et de vignes.

Les immeubles du Biopark — photo Christophe Noël

Les immeubles du Biopark — photo Christophe Noël

La rue Watt et le Biopark. Au fond, la Halle aux farines de l'université Paris-7 — photo Christophe Noël

La rue Watt et le Biopark. Au fond, la Halle aux farines de l’université Paris-7 — photo Christophe Noël

Le Biopark depuis la rue Watt — photo Christophe Noël

Le Biopark depuis la rue Watt — photo Christophe Noël

 

Au milieu de ces immeubles, le jardin Biopark est planté, quant à lui, d’un mail de trente-deux savonniers de Chine. De part et d’autre, les arbustes (viorne, osmanthe, fusain) alternent avec des plantes vivaces et des bulbes (digitale, iris…) pour créer un mélange coloré. Ce joli jardin permet de rejoindre facilement la rue Jean-Antoine-de-Baïf depuis la rue Watt.

Les savonniers du Biopark — photo Christophe Noël

Les savonniers du Biopark — photo Christophe Noël

Le Biopark — photo Christophe Noël

Le Biopark — photo Christophe Noël

 

Aujourd’hui, place à la nature en ville… mais alors, qu’est devenue la rue Watt sombre et bruyante qu’on aimait tant ? Elle a bel et bien disparu. Mais il semblerait que, contre toute attente, la nouvelle rue Watt végétalisée ne trahirait pas Boris Vian. Au contraire ! Écoutons la chanson jusqu’au bout ; elle s’achève ainsi :

Près d’la gare d’Austerlitz
Vierge et vague et morose
La rue Watt se repose
Un jour j’achèterai
Quelques mètres carrés
Pour planter mes tomates
Là-bas dans la rue Watt
La rue Watt

Alors, à quand un potager au jardin Biopark ?

Antonin

 

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Dimanche 9 août, voyagez dans l’espace vert et le temps

8 Août

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

 

La porte du temps est toute proche, elle est juste à côté de la porte de Vincennes !

Entrez dans le jardin d’agronomie tropicale et retournez en 1900… Sur 4,5 hectares, l’ancien jardin d’essai colonial rassemble un échantillon hétéroclite d’architectures inspirées des quatre coin de la planète…

Passez la Porte Chinoise, longez le pavillon de la Tunisie, le pavillon de la Réunion, ou encore marquez un moment de recueillement aux monuments à la mémoire des soldats d’outremer morts pour la France…

Une cinquantaine de constructions, pavillons et statues, plus ou moins bien conservées, souvent gagnés par la végétation, vous plongent dans une atmosphère onirique où s’entremêlent passé, présent et futur.

 

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d'agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

Jardin d’agronomie tropicale (Christophe Noël / mairie de Paris)

 

Propriété de la Mairie de Paris depuis 2006, le jardin abrite aujourd’hui différents organismes de recherche en agronomie et fait l’objet de travaux importants pour restaurer ses bâtiments historiques et aménager la promenade.

 

Plan du Jardin d'agronomie tropicale (cliquer sur l'image)

Plan du Jardin d’agronomie tropicale (cliquer sur l’image)

 

Pour vous laisser guider, rendez-vous dimanche 9 août à 10h.

Toutes les infos pratiques sur Que faire à Paris, en cliquant ici.

Attention à l’approche du piège à tigre quand même… sait-on jamais !
> daplaza

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Les squares parisiens, refuges des monuments disparus (2/2)

6 Août

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e) — photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e) — photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

Square Léopold-Achille (3e)— photo Christophe Noël

 

Suite de notre visite du Vieux Paris dans les squares parisiens, ou « comment faire un voyage dans le temps tout en se promenant au soleil »…

Juste à côté du square Georges-Cain (dont nous parlions hier) s’étend le square Léopold-Achille (3e). Celui-ci, aménagé en 1913, accueille également des vestiges remarquables : des fragments de l’ancien Hôtel de Ville de Paris.

L’Hôtel de Ville, fabuleux monument Renaissance, remanié à plusieurs époques successives, a subi le même sort que les Tuileries : il fut incendié par la Commune le 24 mai 1871 en réaction à l’assaut des troupes versaillaises. Triste sort… Il sera rebâti dans un style éclectique rappelant celui de l’original. L’Hôtel de Ville tel qu’on le connaît aujourd’hui a été achevé en 1882.

Gustave Boulanger, L'Hôtel de Ville incendié, attaqué par les troupes de Versailles. Huile sur toile. Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Gustave Boulanger, L’Hôtel de Ville incendié, attaqué par les troupes de Versailles. Huile sur toile. Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

 

Cette frise date de la toute première époque : celle du palais érigé par l’architecte italien Boccador au XVIe siècle. Ornée de la salamandre (symbole de François Ier), elle ornait l’entrée principale de l’édifice pendant cent ans. Elle fut ensuite déplacée dans une autre partie du palais, et un peu oubliée ; avant d’être redécouverte dans les ruines fumantes et placée dans ce square.

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l'ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l’ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l'ancien Hôtel de Ville  — photo Christophe Noël

Frise de la Salamandre (XVIe siècle) provenant de l’ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

 

Cette Femme debout, ou effigie de Pomone, a été sculptée en 1841. Elle décorait également l’Hôtel de Ville.

Femme debout ou Pomone (1841), provenant de l'ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

Femme debout ou Pomone (1841), provenant de l’ancien Hôtel de Ville — photo Christophe Noël

 

Et si on poursuivait notre balade dans les jardins parisiens sur les traces de l’ancien Hôtel de Ville ? Cette arcade qui enjambe une allée du parc Monceau (8e) provenait de l’un des porches du palais disparu. Un autre portique est caché dans les jardins du Trocadéro (16e) : à vous de trouver où !

Arcade de l'u ndes deux porches de l'Hôtel de Ville dans le parc Monceau (8e) — photo Wikimedia Commons / Moonik / CC

Arcade de l’un des deux porches de l’Hôtel de Ville dans le parc Monceau (8e) — photo Wikimedia Commons / Moonik / CC

 

Quant à ces deux niches vides dans le square Paul-Langevin (5e), elles proviennent de l’Hôtel de Ville également. Elles abritaient deux statues lorsqu’on les plaça dans ce square, réchappées de l’incendie. Mais elles n’étaient pas au bout de leur peine : en 1968, les statues furent décapitées ! Les corps sans tête restèrent six ans, puis on les retira. Il paraît que les têtes ont été retrouvées en 1993. Un jour, peut-être, on les remettra sur leurs épaules d’origine…

Niches de statues de l'ancien Hôtel de Ville dans le square Paul-Langevin (5e) — photo Christophe Noël

Niches de statues de l’ancien Hôtel de Ville dans le square Paul-Langevin (5e) — photo Christophe Noël

 

J’ai puisé ces histoires passionnantes dans l’excellent Paris déplacé de Ruth Fiori paru chez Parigramme.

Antonin

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Les squares parisiens, refuges des monuments disparus (1/2)

5 Août

L'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, derrière le square Georges-Cain (3e) — photo Christophe Noël

L’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, derrière le square Georges-Cain (3e) — photo Christophe Noël

Le square Georges-Cain (3e) — photo Christophe Noël

Le square Georges-Cain (3e) — photo Christophe Noël

 

Les amoureux du Vieux Paris connaissent déjà par cœur le musée Carnavalet (3e), consacré à son histoire. Après la visite, on se repose volontiers au square Georges-Cain, joli espace vert niché entre l’hôtel Carnavalet et l’orangerie de l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, les deux hôtels qui abritent le musée. Le jardin porte d’ailleurs le nom de son premier conservateur.

Savez-vous que, dans ce square, votre visite historique continue ? Il abrite des vestiges de monuments illustres et disparus… Faisons ensemble un petit tour de ce musée à ciel ouvert, véritable jardin des fantômes.

Le grand fronton du pavillon central du palais des Tuileries — photo Christophe Noël

Le grand fronton du pavillon central du palais des Tuileries — photo Christophe Noël

Le grand fronton du pavillon central du palais des Tuileries — photo Christophe Noël

Le grand fronton du pavillon central du palais des Tuileries — photo Christophe Noël

Colonne du pavillon central du palais des Tuileries — photo Christophe Noël

Colonne du pavillon central du palais des Tuileries — photo Christophe Noël

 

Ces fragments proviennent du grand fronton du pavillon central du palais des Tuileries. Ce palais, qui faisait face au Louvre, était la dernière résidence des rois de France ainsi que celle des deux empereurs ; il fut incendié par la Commune pendant la Semaine sanglante, le 24 mai 1871. Quelques vestiges furent dispersés : dans ce square, mais aussi dans la cour de l’école des Beaux-Arts (6e), au parc Montsouris (14e) et aux jardins du Trocadéro (16e). On en trouve même une colonne au fond du jardin de l’hôtel de Rochechouart (7e), qui abrite le ministère de l’Éducation nationale.

Panorama, incendie des Tuileries, 24 mai 1871. Lithographie coloriée et rehaussée de vernis. Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Panorama, incendie des Tuileries, 24 mai 1871. Lithographie coloriée et rehaussée de vernis. Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Colonnes du palais des Tuileries, Hôtel de Rochechouart (7e) — photo Antonin Crenn

Colonnes du palais des Tuileries, Hôtel de Rochechouart (7e) — photo Antonin Crenn

 

Toujours dans le square Georges-Cain, cette tête nimbée de rayons provient de l’ancien Grenier à sel de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois (1er), démoli en 1909 :

Vestige du Grenier à sel — photo Christophe Noël

Vestige du Grenier à sel — photo Christophe Noël

 

Et, ainsi, l’on se promène parmi tout un bric-à-brac fascinant de vieilles pierres sauvées des ans, qui ont trouvé refuge dans ce théâtre de verdure… quitte à se laisser envahir par elle.

Des monstres surgis du passé, tapis dans les fourrés du square Georges-Cain (3e) — photo Christophe Noël

Des monstres surgis du passé, tapis dans les fourrés du square Georges-Cain (3e) — photo Christophe Noël

Et lui, de quel monument disparu est-il le souvenir ? — photo Christophe Noël

Et lui, de quel monument disparu est-il le souvenir ? — photo Christophe Noël

Une galerie de portraits mélancolique à souhait — photo Christophe Noël

Une galerie de portraits mélancolique à souhait — photo Christophe Noël

 

De quelles splendeurs oubliées sont-ils le souvenir ?

La suite de la visite au prochain épisode…
(cliquez ici pour la suite !)

Antonin

 

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Visites du jardin sauvage Saint-Vincent

31 Juil

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Quand on pense jardin parisien, on pense jardin bien organisé à la française ou, à la rigueur, jardin délicatement désordonné à l’anglaise. Niché sur la butte Montmartre, on trouve également un jardin sauvage.

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Au jardin sauvage Saint-Vincent (18e), la nature s’est improvisée paysagiste et faune et flore ont repris leurs droits sur cette ancienne friche industrielle. Les paysagistes de la mairie de Paris en ont profité pour aménager ce jardin en y laissant les espèces végétales qui y étaient arrivées d’elles-mêmes.

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Pour occuper vos dimanches matins ou vos mercredis après-midi ensoleillés, pensez aux visites guidées de ce jardin atypique.

Chaque 1er dimanche du mois de 10h30 à 12h30 et 3e mercredi du mois de 14h30 à 16h30 jusqu’au 31 octobre.

Gratuit, sur inscription auprès de education-environnement@paris.fr.

 

Alexia

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Le bestiaire des jardins parisiens

30 Juil

La Baleine de Michel Le Corre au square Saint-Éloi (12e) - photo Antonin Crenn

La Baleine de Michel Le Corre au square Saint-Éloi (12e) – photo Antonin Crenn

La Baleine de Michel Le Corre au square Saint-Éloi (12e) - photo Antonin Crenn

La Baleine de Michel Le Corre au square Saint-Éloi (12e) – photo Antonin Crenn

 

Cette baleine et moi, c’est une longue histoire ! C’est une sculpture de Michel Le Corre réalisée en 1982 pour la fontaine du square Saint-Éloi (12e), dans cet espace vert créé au cœur de la ZAC Montgallet. Mais en fait, cette baleine, c’est surtout la mascotte du square de mon enfance…

Et si on faisait un petit tour des animaux de nos parcs et jardins ?

Taureau d'Isidore Bonheur à l'entrée du parc Georges-Brassens (15e) - photo Flickr / Phil Beard / CC

Taureau d’Isidore Bonheur à l’entrée du parc Georges-Brassens (15e) – photo Flickr / Phil Beard / CC

 

Devant l’entrée du parc Georges-Brassens (15e), on connaît cette paire de Taureaux d’Isidore Bonheur (le frère de Rosa Bonheur, l’artiste qui donne son nom à la guinguette la plus branchée de Paris, aux Buttes-Chaumont !). Mais sait-on qu’ils ont été sculptés pour l’exposition universelle de 1878 au Champ-de-Mars ? Ils ont été installés vingt ans plus tard aux abattoirs de Vaugirard… à l’emplacement du futur parc Georges-Brassens.

Chat du jardin de la Cour-de-la-Ferme-Saint-Lazare (10e) - photo Laurent Pascuito

Chat du jardin de la Cour-de-la-Ferme-Saint-Lazare (10e) – photo Laurent Pascuito

Cochon du jardin de la Cour-de-la-Ferme-Saint-Lazare (10e) - photo Laurent Pascuito

Cochon du jardin de la Cour-de-la-Ferme-Saint-Lazare (10e) – photo Laurent Pascuito

 

En allant découvrir la nouvelle médiathèque Françoise-Sagan, vous passerez sûrement par le jardin de la Cour-de-la-Ferme-Saint-Lazare (10e) : c’est une petite aire de jeux charmante, agrémentée de sculptures animalières. Un chat adresse un regard en coin au cochon, qui n’a pas vraiment les yeux en face des trous.

Jardin des Rosiers-Joseph-Migneret (4e) - photo Jean-Pierre Viguié

Jardin des Rosiers-Joseph-Migneret (4e) – photo Jean-Pierre Viguié

Jardin des Rosiers-Joseph-Migneret (4e) - photo Antonin Crenn

Jardin des Rosiers-Joseph-Migneret (4e) – photo Antonin Crenn

 

Dans le jardin des Rosiers-Joseph-Migneret (4e), un autre petit jardin caché des regards, on craque pour la petite famille de canards et pour les marcassins.

Square du 20, rue du Département (18e) - photo Jean-Pierre Viguié

Square du 20, rue du Département (18e) – photo Jean-Pierre Viguié

Square du 20, rue du Département (18e) - photo Jean-Pierre Viguié

Square du 20, rue du Département (18e) –  photo Christophe Noël

Square du 20, rue du Département (18e) - photo Jean-Pierre Viguié

Square du 20, rue du Département (18e) – photo Christophe Noël

 

Déjà évoqués récemment, ces jeux pour enfants du square du 20, rue du Département (18e) sont particulièrement réussis… et dépaysants ! L’éléphant, la girafe et le crocodile se sont bien acclimatés à ce nouveau quartier dynamique, du côté de la halle Pajol.

Lion au serpent, d'Antoine-Louis Barye, square Barye (4e) - photo © Ville de Paris - COARC - Claire Pignol

Lion au serpent, d’Antoine-Louis Barye, square Barye (4e) – photo © Ville de Paris – COARC – Claire Pignol

 

Enfin, comment ne pas évoquer l’incontournable Antoine-Louis Barye, l’un des plus grands sculpteurs animaliers de son temps ? Le square Barye, sur l’île Saint-Louis (4e) lui rend hommage par un ensemble de copies, restituées dans les années 2010 à partir des originaux du Louvre. On y admire le Lion au serpent, chef-d’œuvre de 1832, placé dans le square en 2014.

La liste pourrait être encore longue… Et vous, que rangez-vous dans votre bestiaire ?

Antonin

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L'Atlantique à Paris

27 Juil

Photo : John Althouse Cohen

Photo : John Althouse Cohen

Photo : John Althouse Cohen / CC Flickr

Photo : John Althouse Cohen / CC Flickr

Photo : John Althouse Cohen

Photo : John Althouse Cohen

 

Alors que les premières plages sont à plus de 100 kilomètres de Paris et que les bruits de la ville peinent à nous évoquer le clapotis des vagues, on trouve le jardin Atlantique(15e) au dessus des voies de la gare Montparnasse. S’il peut paraître anecdotique, le nom de ce jardin fait en fait référence à la côte atlantique, desservie depuis Paris par la gare Montparnasse. Non loin de là se trouvent d’ailleurs la rue de l’Ouest et la rue de Rennes.

Photo : Jeroen Meijer / CC Flickr

Photo : Jeroen Meijer / CC Flickr

 

Le jardin Atlantique est conçu pour nous faire voyager bien plus loin que Bordeaux ou Biarritz : ses tilleuls d’Amérique et micocouliers de Virginie nous font traverser l’océan, ses platanes d’Orient et ses micocouliers de Provence nous transportent jusqu’aux rivages de la Méditerranée tandis qu’au centre se trouve la fontaine de « l’île des Hespérides » – malheureusement, aucun pommier aux fruits d’or n’y a encore été recensé -.

On ferme des yeux et on y est presque - Bassin d'Arcachon depuis la dune du Pyla - Photo : Laurent Breillat / CC Flickr

On ferme des yeux et on y est presque – Bassin d’Arcachon depuis la dune du Pyla – Photo : Laurent Breillat / CC Flickr

 

Mercredi 29 juillet de 14h30 à 16h30, venez découvrir ce jardin qui coiffe la gare Montparnasse lors d’une visite guidée.

Alexia

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