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Le potimarron

22 Fév



 

Le potimarron

C’est un peu comme le potiron mais en moins gros, plus goûteux, plus sucré…avec un petit goût de châtaigne. Il est si esthétique qu’on hésite parfois a le consommer et qu’on préfère le conserver comme objet de déco. Il pousse en automne ou il envahit le jardin. Son exhubérance riche en couleur ne passe pas inaperçue. Ces grosses tiges rampantes peuvent mesurer jusqu’à 3 mètres de long et portent de nombreux fruits pesant de 2kg à 3kg. Le potimaron fait partie de la famille des Cucurbitacées. Il est facile a conserver et peut se garder très longtemps. Il est très riche en vitamines A, B, C, D, E, en oligo-éléments (phosphore, calcium, magnésium, fer, potassium, silicium, sodium…), en acides aminés, en acides gras insaturés, en amidon, en sucres naturels et en carotène. Cela fait de lui un aliment très apprécié aussi bien pour ses qualités gustatives que diététiques.

Comment je le prépare?

Il y a de très nombreuses recettes mais moi bien sûr j’ai choisi la plus facile. Je coupe mon potimaron en deux et l’évide de ses graines (ces graines peuvent être séchées pour être dégustées ou alors replantées plus tard dans votre jardin si vous avec la chance d’en avoir un). Je découpe mes deux moitiés de potimaron en tronçons (important, je garde la peau riche en vitamines!). Parallèlement je pèle deux patates douces et les coupe aussi en tronçons. Je met cuire à l’eau salée le potimaron et la patate douce. Ça cuit très vite (10 a 15 minutes après ébullition). Ensuite je passe les légumes cuits a la moulinette pour les réduire en purée. J’ajoute du beurre salé ou de l’huile d’olive, du gruyère râpé, j’assaisonne (sel, poivre, noix de muscade) et je met a gratiner au four.
Voila c’est simple, économique, et très rassasiant. Si vous voulez rester totalement écolo-responsable il vaut mieux zapper la patate douce qui fait souvent un long voyage avant d’arriver sur nos étals et la remplacer par des châtaignes. Consommer des légumes de saison a un double avantage: La nature est bien faite et elle vous propose, au fil de l’année, les légumes dont votre corps a besoin (tomates et salades en été, choux et féculents en hiver…). Le deuxième avantage est la proximité. Pas besoin d’importer de très loin des fruits de la nature qui poussent tout près, aux portes de Paris.

 

[réedition d'un article de janvier 2012]

Colette

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Comment aider les oiseaux à passer l'hiver?

19 Fév

Photo Natpeeper Instagram

Photo : Natpeeper Instagram

oiseaux dans la neige - Flickr - bison38

oiseaux dans la neige – Flickr – bison38

 

Mado vous l’a déja expliqué ici . En gros, on peut nourrir les oiseaux chez soi mais pas sur l’espace public.

Mémo des 10 règles d’or pour un bon nourrissage

Ne jamais mettre la nourriture en trop grande quantité pour éviter qu’elle ne moisisse et empoisonne les oiseaux. Installer des distributeurs à graines en cas d’impossibilité de nourrissage quotidien;

Changer l’eau des abreuvoirs régulièrement, les oiseaux ont soif même en hiver et ils ont besoin de se nettoyer le plumage ;

Nettoyer très régulièrement les mangeoires ;

Tenir les graines à l’abri de l’humidité ;

Ne pas donner d’aliments salés ;

Placer les graines et les mangeoires hors de portée des prédateurs, il ne faut pas que les chats aillent s’y nourrir… d’oiseaux !

Privilégier l’apport de nourriture pendant les grands froids et ne pas arrêter le nourrissage tant que le froid perdure;

En cas de découverte de mortalité suspecte, stopper immédiatement tout apport de nourriture et désinfecter la mangeoire et ses environs.

Ne pas mettre d’antigel ou d’alcool (même en faible quantité) dans l’eau.

Eviter les récipients trop profonds créant un risque de noyade.

Un petit bol de graines très apprécié - Flickr - Nicolas Mouginot

Un petit bol de graines très apprécié – Flickr – Nicolas Mouginot

 

Donc, si vous voulez venir en aide aux oiseaux dans votre jardin perso (quelle chance!) ou sur votre balcon ou rebord de fenêtre nous avons quelques petites recettes maison à vous proposer.

Un joli petit pavillon pour oiseaux - Flickr - Patrice BERNARD

Un joli petit pavillon pour oiseaux – Flickr – Patrice BERNARD

 

Attention à ce genre de pavillon pour oiseaux !

Jacky Libaud nous fait remarquer à juste titre dans son commentaire, que la plateforme devant permet aux prédateurs ( pies et geais surtout ) de se poser devant le trou d’envol et de prélever les oisillons venant réclamer la becquée.
Un nichoir doit être lisse, sans perchoir et sans fioritures.

Leur venir en aide c’est bien sûr leur apporter un surplus de nourriture puisqu’elle se fait rare en hiver au moment ou ils en ont le plus besoin pour résister au froid.

Une jolie mangeoire - Flickr - SYGAL 93

Une jolie mangeoire – Flickr – SYGAL 93

 

Mais ils ont aussi besoin d’être abrités et abreuvés.

Un article complet est dédié au nourrissage des  oiseaux sur: Paris.fr

[ré-édition d'un article de janvier 2014]

Colette.

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La pomme de terre

18 Fév

Pommes de terre - Flickr - brandsvig

Pommes de terre – Flickr – brandsvig

Pomme de terre - Flickr - CharlesFred

Pomme de terre – Flickr – CharlesFred

 Plant de pomme de terre Flickr - Julian&Co

Plant de pomme de terre Flickr – Julian&Co

 

 

La Pomme de terre est originaire de la cordillère des Andes et son utilisation remonte à environ 8 000 ans. C’est une source importante de glucides, qui se présentent principalement sous forme de fécule, mais aussi de protéines et de vitamines. Ses qualités nutritives et sa facilité de culture font qu’elle est devenue l’un des aliments de base de l’humanité. Elle figure parmi les légumes et féculents les plus consommés au monde.

C’est Antoine Parmentier, de retour d’un séjour en captivité en Prusse, qui fit la promotion de la pomme de terre en France. Il réussit à obtenir l’appui des autorités pour inciter la population à consommer ce tubercule initialement destiné aux animaux.

La France produit 35 à 40 tonnes de pommes de terre « nouvelles » à l’hectare  et 50 tonnes environ de pommes de terres dites « de conservation » et récoltées avant les premieres gelées en octobre.

Les pommes de terre primeurs (ou nouvelles)

Les pommes de terre de primeur (ou nouvelles) sont récoltées avant maturité. Elles correspondent à des variétés précoces ou demi-précoces, telles que ‘Bonnotte’, ‘Ratte’. En France, elles sont cultivées dans les régions à hiver doux, notamment les côtes de Bretagne et d’Aquitaine ou le littoral méditerranéen. Plantées en hiver, elles sont récoltées trois mois plus tard, avant d’avoir atteint leur maturité. Leur commercialisation doit intervenir avant le 15 août. Les appellations d’origine, telles que « Île de Ré » ou « Roussillon », répondent à un cahier des charges et ne correspondent pas nécessairement à une seule variété.

Les pommes de terre de conservation

Les pommes de terre récoltées à pleine maturation peuvent se conserver de dix à douze mois. En France, elles sont plantées en avril-mai, récoltées quatre ou cinq mois plus tard, produites un peu partout, notamment dans le Nord et en Bretagne. Pour éviter leur germination, elles peuvent être traitées. Les variétés en sont très nombreuses, de l’ordre de plusieurs milliers et adaptées à divers types d’utilisation;

Des variétés multiples qui se différencient par la consistance de leur chair

Les pommes de terre à grain fin, à chair ferme, de forme généralement oblongue, qui tiennent bien à la cuisson et sont appréciées pour leurs qualités gustatives (ex : ‘Charlotte’, ‘Ratte’, ‘Amandine’)
Les pommes de terre à grain moins fin, plus riches en fécule, dont la variété la plus connue est la bintje. Ces pommes de terre sont utilisées pour la confection de purées ou de frites et pour la fabrication des produits transformés (chips, croquettes, frites, etc.)
Il y a des pommes de terre orientées marketing: les colorées (‘Roseval’, ‘Vitelotte’, ‘Bleue d’Auvergne’), des anciennes (‘Bintje’, ‘Belle de Fontenay’, ‘Corne de gatte’) des récentes (‘Chérie’, ‘Pompadour’, ‘Charlotte’, ‘Juliette’).

En cuisine: Les recettes les plus connues a base de pommes de terre sont les frites et la purée. Moi je vous propose une recette de montagnards, qui tient bien au corps quand il fait froid, « la truffade »!

La truffade

Pommes de terre en truffade - Flickr - Matthew S Cain

Peler des pommes de terre (plutôt des variétés a purée) et les couper en tranches. Dans une sauteuse ou une cocotte faites fondre des lardons (ça c’est la vraie recette mais moi je mets de l’huile végétale). Ajouter les pommes de terre, saler, poivrer et cuire a feu doux en remuant souvent. Ca ne doit pas être sec mais fondant et confit. Pour cela il vaut mieux les cuire a l’étouffée (c’est a dire avec le couvercle). En fin de cuisson ajouter quelques gousses d’ail écrasées et du fromage cantal jeune coupé en morceaux. Environ 1/4 de cantal pour 3/4 de pommes de terre. Laisser fondre doucement le fromage et remuer avant de servir. Comme ce plat est complet et très nourrissant il suffit de l’accompagner d’une salade bien vinaigrée.

 

[réédition d'un article de janvier 2012]

Colette

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Mille et une orchidées au Jardin des Plantes

17 Fév

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Photo François Grandin – Muséum national d’Histoire naturelle

Photo Vincent Lysiak

Photo Vincent Lysiak

Orchidées d'asie - photo Vincent Lysiak

Orchidées d’asie – photo Vincent Lysiak

 

Le Jardin Botanique de Paris et les orchidées des serres d’Auteuil sont à l’honneur dans la grande serre du Jardin des Plantes.

L’exposition Mille & une orchidées est organisée par le Muséum national d’Histoire naturelle. Elle est l’occasion pour l’équipe des jardiniers des serres d’Auteuil (16e) de montrer leurs collections de plantes et d’aller à la rencontre des amateurs éclairés et des touristes.

« La présentation que nous avons mise en place s’inspire du patrimoine architectural des serres d’Auteuil et donne un avant goût des nouveaux aménagements scénographiques des serres. » nous explique Vincent LISYAK, qui travaille dans les serres d’Auteuil.

Le renouveau du Jardin Botanique est en marche !

Informations pratiques :
Grande serre
57 rue Cuvier – Paris 5e
Du 11 février au 7 mars 2016
De 10 h à 17 h
Tarif plein : 6 €
Tarif réduit : 4 € (enfant de 4 à 16 ans et étudiant de 16 à 25 ans, enseignant sur présentation Pass Éducation en cours de validité, famille nombreuse munie de la carte SNCF, carte CEZAM, membre Amis du Musée de l’Homme, membre SECAS, enseignant sur présentation du Pass Education)

Lili

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Atelier " semis de printemps " à la REcyclerie

15 Fév

Semis de printemps et jardinage à la REcyclerie

Semis de printemps et jardinage à la REcyclerie

Photo : Sarah Horrigan - Flickr CC

Photo : Sarah Horrigan – Flickr CC

Potager urbain (Christophe Noël / mairie de Paris)

Potager urbain (Christophe Noël / mairie de Paris)

 

 

Amis Recycleurs, l’hiver est là mais les activités du potager ne s’arrêtent pas !

Les Chantiers de la REcyclerie  c’est avant tout un espace collaboratif d’expérimentation.
La REcyclerie cherche sans cesse de nouveaux bénévoles pour aider l’ami Henri au potager.

Vous souhaitez depuis toujours apprendre à planter, bouturer ou protéger vos plantes ? Vous rêvez toujours d’un jardin, même passé l’été ? Rejoignez la REcyclerie sur un des chantiers du potager le vendredi 19 février de 14h à 16h30 !

Après les radis, l’oignon, les tomates et les aubergines, il sera temps de préparer les semis de printemps avec des navets, concombres, tomates, aubergines et blettes. Cet atelier ludique et pédagogique sera dédié à la plantation de graines et à différentes tâches dans le jardin.

 

+ d’ infos :

Activité gratuite

Inscription : fermeurbaine@larecyclerie.com

Adresse : La REcyclerie, 83 boulevard Ornano 75018 Paris

Accès :

Transports en commun
Ligne 4 (Porte de Clignancourt)
Bus 85 et 56

Velib
Station N° 18032 Face 59 rue Belliard

Amélie

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Bombes de graines

10 Fév

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

 

 

J’ai préparé des bombes de graines pour offrir. Elle seront à « lancer » au printemps, bien-sûr.

Comme je n’avais ni argile, ni compost pour fabriquer les « traditionnelles » bombes de graines (voir la recette du site Guérilla Gardening –> ici), j’ai fait une pâte à papier, avec du papier journal et de la colle, faite de farine et d’eau (voir la recette de Maison Bio –> ici), dans laquelle j’ai jeté un mélange de graines de fleurs. Une recette 100 % bio et naturelle.

Je ne sais pas du tout si cela fonctionnera, si les graines passeront l’hiver, si elle germeront au printemps (et pas avant !). Le plus délicat est de faire sécher les bombes, sans que les graines ne germent…

C’est un essai, rendez-vous au printemps pour savoir si il est réussi… !

Voici la recette, si ça vous tente :

[réédition d'un article de décembre 2012]

Mado

Photo : Madeline Florance

Photo : Madeline Florance

 

Et pour les plus curieux

Pari gagné pour Mado, les bombes de graines ont produit des explosions de plantes!

 

Amélie

 

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La poire

9 Fév

Poire - Flickr - guymoll

Poire – Flickr – guymoll

Poirier avec ses fruits - Flickr - phileole

Poirier avec ses fruits – Flickr – phileole

Eau de vie de poire - Flickr - RichardBarley

Eau de vie de poire – Flickr – RichardBarley

 

Au même titre que la pomme, la poire est un fruit d’hiver populaire et bon marché que l’on peut consommer pendant tout l’hiver. On lui prête des propriétés diurétiques. Elle se cueille en automne à peine mûre (sur l’arbre elle mûrit mal et sa chair est moins bonne) et elle est ensuite conservée dans des entrepôts réfrigérés à atmosphère contrôlée où elle finit de mûrir.

Il existe plusieurs centaines de variétés de poires aux formes, goût et texture complètement différent. Leur période de maturation est très étalée ce qui permet de consommer ce fruit plus longtemps. Mais attention, à  la maison, la poire ne se conserve pas plus d’une semaine. Après elle devient vite blette. Certaines variétés peuvent se conserver plus longtemps mais en cave dans le noir et au frais.

Le poirier est un arbre originaire du Nord de l’Asie dont les fruits sont sélectionnés depuis la plus haute Antiquité. La tradition rapporte que les souverains venant se faire sacrer à Reims, recevaient en cadeau une poire et une coupe de champagne. Louis XV, Louis XVI et même Marie Louise en furent gratifiés. Charles X en dégusta également lors de son sacre en 1825 tandis que le maire de Reims lui disait « Nous vous offrons ce que nous avons de meilleur : nos vins, nos poires et nos cœurs » (source wikipédia)

Les poires (surtout la poire Williams) sont couramment utilisées pour produire de l’eau-de-vie. Parfois une poire est enfermée dans la bouteille. Pour cela il a fallu introduire les jeunes pousses de poires dans des bouteilles suspendues aux branches du poirier.

Dessin de poire - Flickr - Norma Frances

La poire fait souvent partie du langage populaire. « Prendre quelqu’un pour une poire » ou être qualifié de « bonne poire » a une connotation péjorative. Cela signifie être un gentil (trop) et un peu niais qui se laisse facilement avoir. « Garder une poire pour la soif » indique une certaine réserve, une méfiance. »Entre la poire et le fromage » désigne la période de fin du repas. Enfin « couper la poire en deux » exprime un accord tacite ou chaque partenaire met du sien pour parvenir a un accord.

Clafoutis aux poires - Flickr - sierravalleygirl

Ma recette a base de poires: le clafoutis !
Je prépare une pâte à clafoutis avec 40g de farine, 60g de sucre, 2 œufs et 1/4 de litre de lait. Pour l’onctuosité j’ajoute un peu de crème fraîche ou de beurre fondu. Je parfume avec de la cannelle, ou du sucre vanillé, ou l’écorce râpée d’un citron (bio). Dans un moule beurré je dispose les poires (3 ou 4 selon la grosseur du fruit) préalablement épluchées et coupées en gros morceaux. Je verse la pâte pour recouvrir les fruits et cuit environ une demi-heure au four a 180°.

 

[réedition d'un article de janvier 2012]

Colette

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Les endives

2 Fév

Endives forcées - Crédit photo: Flickr - didl

Endives forcées – Crédit photo: Flickr – didl

Endives - Crédit photo: Flickr - Gin Grl

Endives – Crédit photo: Flickr – Gin Grl

Endives - Crédit photo: Flickr - purpletwinkie

Endives – Crédit photo: Flickr – purpletwinkie

 

Consommée crue en salade ou comme légume cuit l’endive fait partie des aliments incontournables de l’hiver. En plus elle contient peu de calories et est riche en sélénium, bon pour la peau, les rides…bref, un bon antioxydant naturel. L’endive est une plante bisannuelle cultivée pour ses « chicons », pousses blanchies obtenues par forçage. Elle est appelée chicon en Belgique et dans le nord de la France, et endive ailleurs. Les producteurs flamands sont les plus grands exportateurs d’endives.

Son origine

Le bruit court que l’endive aurait été découverte par un paysan qui aurait voulu dissimuler sa récolte dans une cave obscure, durant la période troublée au cours de laquelle la Belgique a conquis son indépendance. Mais c’est le jardinier en chef du jardin botanique de Bruxelles, Franciscus Bresiers, qui a institué le forçage en cultivant la racine de chicorée l’hiver, à l’abri de la lumière et du gel pour développer des feuilles blanches. Ce légume d’hiver connut un succès rapide en Belgique sous le nom de chicon et c’est en 1873, qu’Henri de Vilmorin la rapporta de l’Exposition internationale d’horticulture de Gand.  Le premier cageot fut vendu aux halles de Paris en 1879 sous le nom d’« endive de Bruxelles ».

Comment ça pousse?

La graine, semée au printemps, donne une plante à grosse racine et longues feuilles vertes. Ces racines sont récoltées à l’automne et stockées pendant l’hiver puis mises à forcer en terre ou en salle obscure. Au bout d’environ 3 semaines d’exposition à une température d’environ 20 °C, un bourgeon blanc à feuilles bien serrées apparait. Une endive vient de naître!

 

Endives braisées préparation - Crédit photo: Flickr - waywuwei

Endives braisées préparation – Crédit photo: Flickr – waywuwei

 

Et dans son assiette?

L’endive est un des rares légumes à contenir du sélénium en quantité importante (0,013 mg/100g), oligo-élément précieux pour ses vertus antioxydantes ». On ne va donc pas s’en priver…
Si vous n’aimez pas trop l’amertume il est conseillé d’oter un petit cône a la base de l’endive. En salade je  coupe mon endive en petits morceaux,  j’y ajoute des petits morceaux de roquefort (ou de gruyère ou autre fromage peu importe…), je parsème de cerneaux de noix et je recouvre d’une vinaigrette. Pour la vinaigrette, si vous avez de l’huile de noix c’est top!
Version cuite je coupe mes endives en 2 dans le sens de la longueur (ou en 4 si elles sont très grosses) et je les fais dorer a la poele, dans de l’huile, en les retournant souvent jusqu’à ce qu’elles soient très dorées (un peu confites).  Bien sûr on n’oublie pas de saler et poivrer. C’est super simple et délicieux! Bien sûr il existe des centaines de recettes plus ou moins sophistiquées mais moi c’est toujours la plus simple et la plus rapide que je vous propose, comme d’habitude!

Plein d’autres recettes a base d’endives

 

[réedition d'un article de décembre 2013]

 

Colette

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Le poireau, économique, riche en fibres, diurétique ...

25 Jan

Poireaux – Flickr – Richard Vignola

Poireaux – Flickr – Richard Vignola

Fleur de poireau - Flickr - akynou

Fleur de poireau – Flickr – akynou

Champ de poireaux - Flickr - pizzodisevo

Fleur de poireau – Flickr – akynou

 

 

Un peu de culture

Le poireau est un légume très anciennement connu qui figurait parmi les plantes potagères recommandées dans le capitulaire De Villis au Moyen Âge. Déjà cultivé par les Egyptiens, on dit que le pharaon Kheops offrait des bottes de poireaux pour récompenser ses meilleurs guerriers. L’empereur romain Néron fut surnommé le « porrophage » car il en consommait, paraît-il, de grandes quantités pour s’éclaircir la voix. Ces mêmes Romains l’introduisirent en Grande-Bretagne où il constitue le « légume national » gallois. (source Wikipedia)

Un peu d’agri culture

Légume d’hiver par excellence, le poireau résiste très bien au froid. Pourtant, grâce à différentes variétés, il est cultivé toute l’année. Avec 200 000 tonnes par an, la France produit 30 % de la production européenne. Il est surtout produit dans les régions Pays-de-la-Loire, Centre, Rhône-Alpes et Basse-Normandie. C’est une plante très rustique, qui supporte bien le froid de l’hiver. On pratique le buttage pour augmenter la longueur de la partie blanche. Les poireaux peuvent se conserver en terre, ou sous abri pour pouvoir les récolter par grands froids.

Ce légume rustique et discret est bon pour la santé

L’association d’un faible apport calorique (27 kcal/100 g) et d’une forte teneur en vitamine et minéraux, donne au poireau une bonne densité nutritionnelle. Le poireau est riche en pro-vitamine A et en vitamines C et E qui ont un effet protecteur anti-oxydant sur nos cellules. La présence de glucides spécifiques, les fructosanes, et un rapport potassium/sodium élevé, lui donne des propriétés diurétiques. Pris sous forme de bouillon notamment, il facilite l’élimination rénale. Enfin, grâce à sa teneur élevée en fibres (3,5/100 g), il régularise le fonctionnement intestinal.

 

Poireaux émincés - Flickr - Marionlon

Poireaux émincés – Flickr – Marionlon

 

En cuisine

Le poireau est constitué de longues feuilles vertes qui forment à leur base un cylindre dont la partie enterrée, blanche et tendre, est la plus appréciée : le blanc de poireau. Le goût est intermédiaire entre ceux de l’oignon et de l’asperge. Ils se consomment cuits et on peut les manger froids en vinaigrette ou en plats chauds : potages, tartes, quiches, pot-au-feu, potées…

Tarte aux poireaux - Flickr - wentzy

Tarte aux poireaux – Flickr – wentzy

Ma recette : la quiche au poireau

Comme vous le savez déja, je ne me complique pas trop la vie dans ma cuisine. J’achète donc une pâte brisée toute prête dans le commerce. Il y en a d’excellentes au rayon surgelés. J’étale la pâte (décongelée bien sûr) dans un moule a tartes en conservant le papier sulfurisé qui l’enveloppe (le moule reste propre et la pâte cuit parfaitement avec ce papier prévu pour…). Parallèlement, je mets fondre (dans une casserole ou une poele avec un mélange beurre/huile) le blanc émincé de 6 a 8 poireaux (selon la grosseur). Si vous êtes équipé d’un appareil pour cuire a la vapeur c’est encore mieux et plus diététique. Quand ils sont cuits étalez les sur la pâte. Mélangez dans un saladier 3 oeufs avec 1/2 litre de lait et deux cuillères a soupe de fraîche, salez, poivrez, ajoutez de la muscade râpée et battez énergiquement le tout avec un fouet. Versez cette préparation sur la pâte recouverte de poireaux, saupoudrez de gruyère râpé et cuisez 30mn environ au four à 180°. Une autre version consiste a mettre une deuxième couche de pâte par dessus et ça devient une tourte. Voila un plat complet, végétarien, économique…a déguster accompagné d’une salade.

[ré-édition d'un article de janvier 2011]

Colette.

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Le bambou sacré

22 Jan

Baies rouges du bambou sacré / photo Christophe Noel

Bourgeons du bambou sacré / Photo Pixabay

Bourgeons du bambou sacré / Photo Pixabay

Feuillage du bambou sacré / Photo Wikimedia Commons

Feuillage du bambou sacré / Photo Wikimedia Commons

 

Qui est-il ?

Le Bambou sacré (Nandina domestica) est une espèce de plante arbustive japonaise. Il arbore un feuillage persistant vert mat, changeant de couleur au fil des saisons. Ce dernier nous offre une jolie nuance rouge en automne et en hiver. Sa floraison en épis blancs ,de juin à septembre, laisse place à une longue fructification sous forme de petites baies rouges, non comestibles.

On l’appelle également « Bambou céleste », « Bambou merveilleux », « Bambou de la Félicité » ou « Nandine domestique ».

Cet arbuste est originaire d’Asie de l’Est. Malgré son nom commun, il n’a aucun rapport avec les bambous que nous connaissons ; navrée de vous décevoir !

Le bois de cet arbuste servait à la fabrication des baguettes de table en Chine.

Un bambou sacré sur votre balcon ? C’est possible !

Et oui, ce dernier se portera à merveille dans un bac en bois ou dans un grand pot de terre.

Il est conseillé de le planter entre le mois de novembre et le mois de mai dans un pot d’environ 40 cm de profondeur, agrémenté d’un mélange de billes d’argile. Pensez à  apposer à la surface une couche de compost au mois de mars. L’arrosage doit être modéré et la taille est à éviter pour que votre bambou sacré garde sa croissance harmonieuse.

Cette espèce assure un décor tout au long de l’année, autant au soleil qu’à mi-ombre.

Pas encore convaincu ? Vous pouvez aller lui rendre une petite visite au Bois de Vincennes, route de la Brasserie (12e).

Rien que pour vous, voici une compilation made in « Ça se passe au jardin » sur les baies :

Amélie

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