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Plantes et animaux : des complices insoupçonnés

9 Mai

Herisson d'Europe - Photo Xavier Japiot

Herisson d’Europe – Photo Xavier Japiot

Abeille - Photo Ulrich Guérin

Abeille – Photo Ulrich Guérin

Colibri - Photo steveberardi - Flickr CC

Colibri – Photo steveberardi – Flickr CC

Ecureuil roux - Photo Xavier Japiot

Ecureuil roux – Photo Xavier Japiot

 

Les relations entre les plantes et les animaux sont très nombreuses dans la nature. Certaines plus connues, comme les relations alimentaires, d’autres, plus surprenantes comme la pollinisation de fleurs par des insectes ou la dispersion de graines par des oiseaux ou mammifères

Alors, envie d’en savoir plus ? Venez vite découvrir comment les plantes et les animaux interagissent dans la nature ! Ce qui vous attend : diffusion d’un diaporama explicatif, et sortie sur le terrain.

Rendez-vous le 18 mai à 14h30 au pavillon 2 du Parc Floral.

A partir de 8 ans.

Activités gratuites, les inscriptions se passent ici.

Pour plus d’informations, consultez l’agenda des Acteurs du Paris durable.

 

 Marine

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Ornithogale en ombelle : revoilà la dame d’onze heures

11 Avr

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

Ornithogales en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

photo Franck Bohain

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

photo Franck Bohain

Ornithogale en ombelle au cimetière parisien de Thiais — photo Franck Bohain

photo Franck Bohain

 

Franck Bohain, gardien du cimetière parisien de Thiais et photographe passionné, nous envoie cette photo d’un parterre d’Ornithogales en ombelle. Que c’est beau ! Alors qu’il n’avait vu qu’un seul pied l’année dernière, les voilà qui foisonnent cette année…

Pour joindre l’utile à l’agréable, et associer le plaisir de la connaissance botanique au plaisir des yeux, écoutons ce que nous dit Paul-Robert Takács, chargé d’études floristiques, au sujet de cette fleur magnifique :

« Très très belle herbacée vivace par son bulbe, habitant les bois clairs, bords de chemins, talus herbeux, berges herbeuses des rivières.

Elle doit son nom d’Ornithogale à ses fleurs d’un blanc de lait (du grec gala, le lait) et son nom vernaculaire de Dame d’onze heures à ce que les fleurs s’épanouissent en fin de matinée — plus vaguement, quand le soleil est haut et jusqu’à l’après-midi.

Parce qu’elle a été beaucoup arrachée, beauté oblige, pour être installée dans les jardins, elle s’est raréfiée dans la nature.

Introduite dans les jardins d’Amérique du Nord, l’espèce s’en est échappée et y est devenue espèce invasive : certaines de nos espèces indigènes peuvent en effet à leur tour devenir invasives dans certains pays où elles sont introduites !

Ancienne Liliacée, elle a récemment été reclassée dans la famille des Asparagacées : la famille de l’Asperge ! »

Merci à Paul-Robert pour ces précisions. Personnellement, je trouve l’Ornithogale en ombelle plus spectaculaire que l’asperge ; mais je ne la grignoterai pas avec de la vinaigrette !

Antonin

L’année dernière déjà, Franck nous avait envoyé une photo de la Dame d’onze heures, qui avait été l’occasion d’un article « cinématographique » à relire ici.

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Sortie : la nature à manger, dimanche 10 avril

4 Avr

Parc Floral - Photo Jean-Pierre Viguié

Parc Floral – Photo Jean-Pierre Viguié

Cueillette d'orties - Photo arpent nourricier - Flickr CC

Cueillette d’orties – Photo arpent nourricier – Flickr CC

 

Feuilles, tiges, racines, fleurs ou encore fruits, les plantes sauvages ou cultivées se cuisinent de mille et une façons ! Alors cuisinier, gourmand ou simplement curieux, il est temps de se mettre aux fourneaux. Chaussez vos bottes, attrapez votre plus beau panier et venez apprendre à identifier les plantes comestibles au cours d’une promenade.

Rendez-vous le dimanche 10 avril à 10h30 au pavillon 2 du Parc Floral, venez nombreux et repartez avec des recettes plein la tête !

A partir de 8 ans.
Activités gratuites, sur inscription : dépêchez-vous les places sont limitées !
Pour plus d’infos ça se passe par .
Suivez la Maison Paris Nature sur Facebook et Twitter.

Marine

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Les plantes tropicales utilitaires

23 Mar

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L’inflorescence ou spadice de l’Anthurium / Photo : Corentin Zheng

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Le rejet de l’ananas (Ananas sativa) / Photo : Corentin Zheng

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Les feuilles de Taro (Colocasia esculenta) / Photo : Corentin Zheng

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La bourre de coton (Gossypium herbaceum) / Photo : Corentin Zheng

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La liane de Vanille (Vanilla planifolia) / Photo : Corentin Zheng

 

Le voyage insoupçonné aux quatre coins du monde…

Nous ne le savons peut-être pas mais beaucoup de plantes tropicales nous servent dans notre vie quotidienne.

Je vous propose de vous en faire découvrir quelques unes !

Imaginez donc un restaurant haut en couleur à l’allure dépaysante …

On vous souhaite la bienvenue et vous propose une place à une table en bambou.

L’accueil est si chaleureux avec ce bel Anthurium présenté sous vos yeux, que vous ne sentez pas le temps passer avant que l’on vous serve  un plat de taro.

À peine ce met dégusté, vous n’êtes pas en reste avec ce délicieux ananas , saupoudré d’une pointe de vanille, qui vous transporte dans des archipels inconnus aux confins d’un paradis perdu.

De retour de cette expédition culinaire, il ne vous reste plus qu’à vous essuyer la bouche d’un revers de serviette en coton pour revenir sur la terre ferme.

Ainsi, vous avez pu avoir un petit aperçu des plantes de nos serres …

Corentin Zheng

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La plante collier de perles ou la plante à boules

22 Mar

Senecio rowleyanus – photo CC Flickr / Quinn Dombrowski

Senecio rowleyanus – photo CC Flickr / Megan Hansen

Senecio rowleyanus en fleur – photo CC Flickr / David Midgley / petrichor

Senecio rowleyanus – photo CC Flickr / FarOutFlora

 

Le Séneçon de Rowley sort le grand jeu !

Cascade de perles vertes et parfum de cannelle : Senecio Rowleyanus met nos sens en fête. Également appelé Collier de perles ou encore Kleinia à groseilles vertes, son chapelet de grains évoque, au choix, un collier de perles de jade ou un après-midi gourmand au jardin.

Irrésistible et surprenante

Senecio vient du latin « senex » qui signifie vieux ou vieillard. Ce nom fait référence à l’akène (fruit sec), surmonté d’une aigrette de soie, évoquant les têtes blanchies des anciens.

Irrésistible, cette plante est aussi surprenante, avec ces grains parfaits, qui sont, en fait, des feuilles de forme globulaire. Celles-ci permettent au Séneçon, originaire d’Afrique australe et du sud de la Namibie, de stocker l’eau, dans un milieu où elle est rare. Les tiges, filiformes, peuvent atteindre un mètre de long. Le plus souvent, il est cultivé en suspension, dans un pot, l’effet des tiges qui retombent accentuant l’impression de cascade de perles. Il aime la lumière (trois heures d’exposition quotidienne minimum), les sols pauvres, secs et neutres, voire alcalins. A l’extérieur, cultivé en couvre-sol, il agrémente les rocailles et peut supporter des températures de +2°C.

Vivace et succulente

Plante vivace,  succulente, l’arrosage doit être modéré, surtout en hiver, pour le conserver en bonne santé. Il vous le rendra en se couvrant de fleurs, en forme de petites marguerites, aux pétales légèrement rosés, avec des étamines plus longs, aux tons violets et pourpres.

Un joli cadeau parfumé, qui arrive à point nommé pour fêter le début du printemps, voire la fin de l’hiver avec des effluves qui rappellent la cannelle et son cortège d’images gourmandes !

Cette plante est cultivée au Jardin Botanique de Paris, plus précisément au  Parc Floral, dans une serre qui n’est pas accessible au public. Peut-être est-elle visible ailleurs à Paris ? Le jeu de piste commence… A vous de jouer !

Christine

[ ré-édition d’un article du 19 mars 2013]
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Quels arbustes acheter samedi ?

9 Mar

Vente des surplus de végétaux du CPH au Jardin Villemin / Photo : Jean Pierre Viguié

Vente des surplus de végétaux du CPH au Jardin Villemin / Photo : Jean Pierre Viguié

Photo : Christophe Noel

Photo : Christophe Noel

Photo : Christophe Noel

Photo : Christophe Noel

 

Comme vous le savez, la pépinière municipale de  Paris organise ce samedi une vente de plantes et d’arbustes à prix plancher pour les Parisiens désirant végétaliser leur environnement.

La vente sera limitée à 5 plantes par acheteur (dans la limite du stock disponible). Vous vous demandez déjà sur quoi vous allez craquer ?

 

Floraison du Lavandula / Photo : PROGreg Tee Flickr

Floraison du Lavandula / Photo : PROGreg Tee Flickr

Viburnum / Photo : Kris Miller / Flickr

 

Cotoneaster, Potentilla, Rosmarinus, Fuchsia, Lavandula … vous aurez l’embarra du choix ! La liste complète avec les quantités disponibles est ici.

Les plantes et arbustes vous seront vendus au tarif exceptionnel de 10€ les arbustes et 5€ les plantes en conteneur (de 2 à 4 litres). Les horticulteurs de la Ville vous fourniront gracieusement des conseils et répondront à toutes vos questions.

Vous avez l’impression d’avoir loupé un épisode?  Rattrapez-vous ni vu, ni connu ici !

Amélie

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Mercredi 16 mars, distribution de graines pour végétaliser Paris

3 Mar

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Les sachets de graines qui seront distribués à partir du 16 mars — photo Jean-Pierre Viguié

Des graines à tous les étages

Des graines à tous les étages

 

« Des graines à tous les étages », c’est parti

Balcons fleuris, terrasses végétalisées, potagers miniature sur vos fenêtres : lancez-vous ! À partir du mercredi 16 mars, la Mairie de Paris distribue gratuitement des sachets de graines et vous conseille dans vos plantations… On vous laisse quelques mois pour faire pousser vos merveilles, et ensuite : place au concours photo. Les plus belles réalisations seront récompensées au printemps (on vous en dira plus le moment venu sur Paris.fr).

Quelles plantes seront distribuées ?

Faciles à jardiner, idéales pour les semis de printemps, ces plantes vous plairont à coup sûr. Elles répondent à toutes vos idées, du balcon fleuri à l’agriculture urbaine :

  • Potagères : Pois ; Fenouil bulbeux ; Courgette ; Radis ;
  • Aromatiques : Ciboulette ; Origan ; Bourrache officinale ;
  • Fleuries estivales : Camomille ; Chrysanthème des moissons ; Bleuet ; Coquelicot ;
  • Fleuries vivaces : Achilée millefeuille ; Mauve musquée ; Pimprenelle ; Lotier.

Des plantes régionales pour favoriser la biodiversité

Parmi ces espèces, toutes les « aromatiques », « fleurs estivales » et « fleurs vivaces » qui seront distribuées sont des espèces indigènes régionales. C’est une bonne nouvelle pour la biodiversité… mais pourquoi ? Paul-Robert Takács, chargé d’études floristiques à la Ville de Paris, nous explique l’intérêt de privilégier la flore régionale dans nos plantations.

« Les plantes indigènes sont plus attractives pour la faune indigène ! Les espèces animales sauvages connaissent, reconnaissent, recherchent plus particulièrement ces espèces sauvages, notamment pour leur alimentation. »

bourrache plante mellifère à usage culinaire et médicinal - Flickr - Virginia Manso

Bourrache – Flickr / Virginia Manso

Fleurs d'origan (photo CC 160946 / pixabay)

Fleurs d’origan – CC pixabay

Abeille butinant sur un bleuet - Flickr - sousnosnez

Abeille butinant sur un bleuet – Flickr – sousnosnez

 

Des fleurs nectarifères pour les insectes

« On trouvera de nombreux pollinisateurs Hyménoptères (Abeilles, Bourdons), Diptères (Syrphes, Mouches) et Lépidoptères adultes (Papillons) sur les fleurs les plus nectarifères. Ces insectes rendent un service de pollinisation, mais recherchent en fait du nectar. La Bourrache (Borago officinalis), le Bleuet (Cyanus segetum), le Chrysanthème des moissons (Glebionis segetum) et le Lotier corniculé (Lotus corniculatus) sont parmi les espèces les plus utilisées dans les prairies mellifères, pour leur richesse en nectar. L’Origan (Origanum vulgare) et plus généralement les représentants de la famille des Labiées sont à leur tour très nectarifères, de sorte qu’on trouve du miel d’Origan, de Thym, de Romarin…  La Ciboulette (Allium schoenoprasum) a l’avantage d’avoir une floraison très précoce en saison. Le nectar des fleurs de l’Achillée millefeuille (Achillea millefolium) intéresse des Argus, Amaryllis et Myrtils (Papillons). »

Erynnis tages - Flickr / CC Tim Alps

La chenille de l’Erynnis tages raffole des feuilles de Lotier de votre balcon – Flickr / CC Tim Alps

Cetonia aurata se baladant sur une Achillée Millefeuille - Flickr / CC Aleksey Gnilenkov

Cetonia aurata se baladant sur une inflorescence de Berce – Flickr / CC Aleksey Gnilenkov

 

Délices de fleurs et de feuilles

« On trouvera plusieurs chenilles (larves de Papillons) phytophages (mangeuses de feuilles) plus ou moins spécifiques de telle ou telle espèce. Les chenilles du Point de Hongrie (Erynnis tages) et de plusieurs Azurés se nourrissent des feuilles du Lotier corniculé parmi d’autres Légumineuses. L’Achillée millefeuille est l’espèce recherchée par la chenille de l’Eupithécie de la Millefeuille (Eupithecia millefoliata). C’est encore sur l’Achillée que l’on trouve régulièrement la Cétoine dorée (Cetonia aurata), Coléoptère qui s’enivre du parfum des fleurs, avant… de les manger ! »

L'Achillée Millefeuille, la conseil n°1 de Paul-Robert - photo Flickr CC / M

L’Achillée Millefeuille, le conseil n°1 de Paul-Robert – photo Flickr CC / M

 

Des graines à croquer, des fleurs pour se cacher

« Différents Granivores s’intéressent aux graines de différents calibres de ces espèces. Celles de la Bourrache sont disséminées par les Fourmis. Celles de l’Achillée millefeuille sont très recherchées par les Verdiers, Bouvreuils, Moineaux, Pinsons et Mésanges. Celles du Lotier corniculé sont recherchées par plusieurs granivores, y compris pour leur richesse nutritive, les Légumineuses étant riches en protéines.

Des Araignées-crabe chassent cachées dans l’inflorescence de l’Achillée millefeuille.

En un mot : mettez de l’Achillée partout et, surtout, ne la coupez pas en fin d’année ! »

Rendez-vous à la Maison du jardinage le 16 mars

Suivez les conseils de Paul-Robert, ami des plantes et des bêtes, et profitez aussi des conseils des spécialistes du jardinage ainsi que d’atelier pratiques lors de la distribution de graines : le programme complet est sur Que faire à Paris.

Antonin et Paul-Robert

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Un balcon vert même en hiver

5 Jan

Hellébore / photo : Ruth Hartnup Flickr

Hellébore / photo : Ruth Hartnup Flickr

Lierre / photo : flickr

Lierre / photo : Flickr

Camélia rose / photo : Pixabay

Camélia rose / photo : Pixabay

 

Pour l’année 2017, vous avez décidé de devenir une graine de jardinier ?

Bonne idée ! Et ça commence dès le mois de janvier :

C’est chez vous, sur votre balcon, que vous allez pouvoir mener l’expérience. Ne laissez pas vos jardinières et potées vides à la saison froide, de nombreuses plantes permettent de continuer à  profiter d’un décor bien vert en hiver. Il serait bien dommage de s’en priver.

Voici une sélection qui vous donnera quelques idées :

Bruyère d'hiver / photo : Patrick Nicolas Flickr

Bruyère d’hiver / photo : Patrick Nicolas Flickr

 

La bruyère d’hiver

Idéale pour le jardinier débutant , elle donne du caractère à toutes les ambiances : en pot sur le rebord de la fenêtre,  en bordure, au centre des massifs , dans le carré d’aromatiques… Profitez de leur effet couvre-sol très efficace et trop peu utilisé. En quelques saisons et pour un entretien minime, vous serez débarrassé des mauvaises herbes.

 

Choux d'ornement / photo : Barnie76@ Flickr

Choux d’ornement / photo : Barnie76@ Flickr

 

Les choux d’ornement

Cette plante annuelle très décorative offre de nombreux coloris lorsque votre balcon en manque cruellement. L’entretien, du semis ou de la plantation à la floraison est très facile. Les possibles gelées hivernales n’y feront rien, le chou d’ornement reste toujours éclatant lorsque le thermomètre descend en dessous de 0°.

Pennisetum alopecuroides / photo : Amélie Letrou

Pennisetum alopecuroides / photo : Amélie Letrou

 

Le pennisetum alopecuroides  

L’herbe aux écouvillons est une magnifique graminée ornementale vivace, incontournable pour tous les jardins modernes. Originaire d’Asie et d’Australie, elle ressemble à une cascade de feuilles et d’épis, remarquablement lumineuse dans le soleil rasant. Cette graminée a toute sa place dans les massifs, balcons … Plusieurs variétés sont disponibles, variant sur la couleur des épis ou des feuilles, et sur le développement.

 

Microbiota / photo : Thistle-Garden Flickr

Microbiota / photo : Thistle-Garden Flickr

 

Le microbiota 

Ce petit conifère est un couvre sol sibérien très rustique . Il forme un excellent couvre-sol, très dense, sans aucun entretien! Le feuillage évolue du vert doré au bronze. Cette plante tapissante a une hauteur d’environ 30 cm pour avec une croissance lente mais régulière.

 

Skimmia / photo : London looks Flickr

Skimmia / photo : London looks Flickr

 

Le skimmia 

En raison de sa croissance lente et de sa petite taille, le skimmia se prête merveilleusement à une utilisation en jardinière. Son excellente résistance à la pollution atmosphérique séduira les jardiniers des villes. Mariez-le à des bruyères d’hiver pour un joli décor de fin de saison.

 

Et pour l’aménagement ça se passe comment ?

L’idéal est de choisir des bacs et des pots en plastiques pour vos petites plantations. Ces derniers ont le mérite d’être non gélifs. Rien ne vous empêche de les dissimuler dans des caisses en bois pour un rendu plus esthétique. Il est important de planter dans un terreau spécial « plantes de balcon » et de ne pas oublier de recouvrir les fonds de pots avec une couche de drainage. C’est bien connu, l’eau stagnante et le froid ne font pas bon ménage. Merci les billes d’argile !

 

Amélie

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Flore indigène : le quiz

18 Déc

Plantes indigènes cueillies au cimetière parisien d’Ivry le 10 décembre 2015 par Paul-Robert Takács (cliquez pour agrandir l’image)

Plantes indigènes récoltées au cimetière parisien d’Ivry le 10 décembre 2015 par Paul-Robert Takács (cliquez pour agrandir l’image)

 

C’est vendredi, on attend le weekend avec impatience… Que dites-vous d’un petit jeu pour commencer la journée ? Vous aurez de quoi frimer à la pause café !

Paul-Robert Takács, chargé d’études floristiques, vous a concocté un quiz sur mesure. Parmi les plantes ci-dessus, cueillies la semaine dernière au cimetière parisien d’Ivry, combien saurez-vous en nommer ? Comptez un point en plus par nom latin…

Réponses
(de gauche à droite)
• la Morelle noire / Solanum nigrum (fleurs & fruits) ;
• le Géranium herbe à Robert / Geranium robertianum (feuille) ;
• le Millepertuis perforé / Hypericum perforatum (fleurs) ;
• le Polypode / Polypodium vulgare (fronde fertile) ;
• la Bryone dioïque ou Navet du Diable / Bryonia dioica (fleurs mâles) ;
• la Clématite vigne-blanche / Clematis vitalba (fruits) ;
• l’Aigremoine eupatoire / Agrimonia eupatoria (feuille) ;
• le Lierre commun / Hedera helix (fruits) ;
• la Morelle douce-amère / Solanum dulcamara (fruits) ;
• la Bruyère couleur de chair / Erica carnea (fleurs).

Il est étonnant de voir, début décembre, tant de plantes encore (ou à nouveau) en fleurs : normalement, elles devraient être au repos, tout au plus en feuilles. Par exemple, toutes les parties émergées de la Bryone devraient avoir carrément disparu : et, au printemps, la plante repoussera du tubercule.

Le chouchou de Paul-Robert ? C’est le Polypode ! (autrement dit, la Fougère) : il craque pour son design. La disposition des sores de sporanges ocre jaune, au revers des frondes, n’est-elle pas superbe ?

Antonin

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Algues, mousses, champignons… : diversité des pionniers des murs

8 Déc

Hygroamblystegium-tenax. Jeune « semis » de mousses se développant sur un mur de soutènement, Coulée verte René-Dumont (12e) — photo Sylvain Gouttebroze

Hygroamblystegium-tenax. Jeune « semis » de mousses se développant sur un mur de soutènement, Coulée verte René-Dumont (12e) — photo Sylvain Gouttebroze

Algues vertes (poudre fine) et mousses se développant à l’emplacement d’un ruissellement d’eau sur le mur d’enceinte du cimetière du Père-Lachaise (20e) — photo Sylvain Gouttebroze

Algues vertes (poudre fine) et mousses se développant à l’emplacement d’un ruissellement d’eau sur le mur d’enceinte du cimetière du Père-Lachaise (20e) — photo Sylvain Gouttebroze

 

Peu de plantes à fleurs sont capables de raciner directement, sur des murs neufs, nettoyés ou restaurés. Avant elles, toute une diversité d’organismes doit avoir préparé le terrain, en constituant une pellicule organique habitable. On nomme bioréceptivité la capacité d’un matériau (mur de pierres, béton, métal…) à devenir support du vivant, sous l’effet de son environnement (conditions biotiques et abiotiques).

Mousse se développant sur le calcaire, mais pas sur le ciment d’un muret, Petite Ceinture du 15e — photo Sylvain Gouttebroze

Mousse se développant sur le calcaire, mais pas sur le ciment d’un muret, Petite Ceinture du 15e — photo Sylvain Gouttebroze

 

Vivent les anfractuosités !

Les premiers organismes à arriver sont des cyanobactéries, algues, champignons, lichens et mousses. Leur constitution leur permet de s’installer directement sur le minéral, mais la colonisation sera toujours facilitée par la présence d’irrégularités, aspérités, anfractuosités sur les murs. À l’inverse, plus un mur est lisse à cause du matériau utilisé ou de sa mise en œuvre, moins l’accrochage sera possible et pérenne.

Pellicule de cyanobactéries, suintement sur la meulière des piles du viaduc portant la Petite Ceinture, quai de l’Oise (19e) — photo Sylvain Gouttebroze

Pellicule de cyanobactéries, suintement sur la meulière des piles du viaduc portant la Petite Ceinture, quai de l’Oise (19e) — photo Sylvain Gouttebroze

 

En attendant la pluie

L’absorption d’eau et d’éléments dissous par les organismes cités est rapide et efficace. Elle se fait soit par toutes les cellules (imbibition), soit par des structures simples, dédiées à l’absorption (rhizoïdes des mousses : structures millimétriques composées de une à quelques cellules peu ou pas différenciées). Tirant profit de la présence d’eau, même en faible quantité (brouillard, rosée, condensation…), plusieurs de ces organismes sont capables de se déshydrater fortement et de vivre au ralenti entre deux événements pluvieux, même assez éloignés. On appelle reviviscence cette capacité chez les mousses.

Lichens se développant sur les perrés de l’Île aux Cygnes (15e) — photo Sylvain Gouttebroze

Lichens se développant sur les perrés de l’Île aux Cygnes (15e) — photo Sylvain Gouttebroze

 

Des modes de multiplication très efficaces

Chez les mousses, il y a reproduction par voie de spores (très mobiles), mais aussi par clonage à partir de boutures d’un élément « feuillé », de l’appareil « racinaire », ou de structures dédiées : les propagules. Ainsi, des populations importantes s’installent ou reviennent rapidement, y compris après un épisode de mortalité suite à un trop long épisode sec, à une opération de nettoyage ou de désherbage, ou encore à la réfection d’un mur.

Champignon sur les piles du viaduc de la Petite Ceinture, rues d'Argonne et de Barbanègre (19e) — photo Sylvain Gouttebroze

Champignon sur les piles du viaduc de la Petite Ceinture, rues d’Argonne et de Barbanègre (19e) — photo Sylvain Gouttebroze

 

Il est intéressant d’observer qu’à chaque type de roche, à chaque quantité d’humidité et d’ensoleillement, correspondent des espèces différentes.
Moralité : à la diversité des habitats correspond une biodiversité d’habitants !

Paul-Robert Takács

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