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Une visite de la Forêt linéaire

28 Oct

Forêt Linéaire - photo Jean-Pierre Viguié

La Forêt Linéaire à son ouverture en 2014 – photo Jean-Pierre Viguié

la forêt linéaire, 1 an après son ouverture au public

La Forêt Linéaire, un an après son ouverture au public – photo Jean-Pierre Viguié

La Forêt Linéaire protège aussi les habitants des nuisances sonores qui proviennent du boulevard Périphérique - Photo Daniel Plazanet

La Forêt Linéaire protège aussi les habitants des nuisances sonores qui proviennent du boulevard Périphérique – photo daplaza

 

Ce sont l’arrivée de l’automne et la Fête de l’arbre qui approche à grands pas, qui ont poussé une petite partie de mon équipe et moi-même à entreprendre, mi octobre, une petite visite de la Forêt linéaire (19e).

Pour la petite histoire

Ouverte au public en mars 2014, la Forêt linéaire fait partie du Grand projet de renouvellement urbain du Nord-Est de Paris. Elle devrait s’étendre à l’est, à l’ouest et au nord dans les prochaines années.

Celle-ci relie le canal Saint-Denis aux espaces verts de la porte d’Aubervilliers et forme une continuité écologique au nord de Paris. Elle protège aussi les habitants des nuisances sonores qui proviennent du boulevard périphérique grâce à son mur anti-bruit.

Plantée en pleine terre, elle abrite des milieux riches et variés : une prairie arborée, une forêt et un taillis dense. Quinze ans seront nécessaires pour que l’on ait la sensation de se promener dans un sous-bois.

Une partie est ouverte au public en permanence. L’autre, surélevée et laissée à l’état naturel, est inaccessible.La faune va pouvoir s’y épanouir en toute quiétude. C’est un milieu ouvert et lumineux où les arbres et les pelouses alternent. Les arbres sont espacés pour permettre à la lumière d’arriver au sol et favoriser le développement de la végétation.

Une « structure vivante » a été réalisée à partir de troncs de 4 à 6 mètres. Tout comme les bancs-troncs d’arbres, ils ont été récupérés dans les bois de Boulogne et de Vincennes. Mêlés aux pierres, aux plantes grimpantes et à la terre, ils vont favoriser l’installation de la faune avant l’arrivée à maturité de la forêt.

Quelques chiffres :
La forêt linéaire, d’une superficie de 11 520m² et d’une longueur de 300 mètres, compte 12 800 plantes vivaces, près de 3 000 arbres des plantes grimpantes et 2000 arbustes.

Aujourd’hui, les talus du boulevard périphérique comptent plus de 6000 arbres !

A l’avenir, une seconde forêt sera implantée sur la partie nord du boulevard périphérique. Projet toujours soucieux de lutter contre le dérèglement climatique, la pollution…

Un grand merci à Patrick et Félicien

Deux jardiniers de la Mairie de Paris (atelier jardinage du 19e), qui ont endossé le temps d’une matinée, juste pour nous, le rôle de guides forestiers !

Patrick et Félicien ainsi que notre équipe - Photo Daplaza

Patrick et Félicien ainsi que notre équipe – Photo daplaza

 

 Vous souhaitez en savoir plus sur la Forêt Linéaire ?

C’est possible, sur le blog, en Pdf téléchargeable, sur paris.fr ,sur  fiche parisienne et au 3975.

Paris plante sa première forêt - photo Jean-Pierre Viguié

En bonus, nos jolies trouvailles automnales

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Trouvaille automnale – photo Madeline Florance

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Fruits du Rosier des Chiens – photo Madeline Florance

 

Zoom sur les bonnets d’évêque !

Fruits du fusain d’Europe, appelés « bonnets d’évêque » – photo Instagram @blogaujardin/ Madeline Florance

 

Le fusain d’Europe est aussi nommé « bonnets d’évêque » de par son aspect. Ce dernier est un arbuste eurasiatique commun en France, pouvant mesurer de 3 à 8 mètres ! Cet arbuste est surtout remarquable par ses fruits à l’automne, des capsules roses laissant voir à maturité des graines orange, ou capsules rose vif laissant voir des graines rouges brillantes. Son feuillage se colore partiellement en rouge, parfois vif, ce qui en fait une plante très appréciée dans les haies pour son aspect décoratif. Les capsules de cet arbuste étaient autrefois réduites en poudre, utilisées sur les cheveux et les vêtements pour essayer de les débarrasser des poux ; La décoction des fruits servait à se blondir les cheveux.

Amélie

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Exposition « Expériences » au jardin du musée Curie

14 Oct

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Alors que l’on mêle rarement science et art, l’Institut Curie a fait le pari de soumettre les résultats d’expériences scientifiques à quinze artistes français et américains. Le résultats, empreint de couleurs flamboyantes et formes psychédéliques, est exposé dans le jardin du musée Curie.

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Photo : musée Curie

Photo : musée Curie

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Photo : musée Curie

 

Ce jardin, créé par Marie Curie en 1914, demeure un lieu d’échange entre chercheurs et grand public.

Jardin du musée Curie — photo Piero d'Houin dit Triboulet / CC

Jardin du musée Curie — photo Piero d’Houin dit Triboulet / CC

Jardin du musée Curie — photo Flickr / jlggb / CC

Jardin du musée Curie — photo Flickr / jlggb / CC

 

Le musée propose également une collection permanente présentant les recherches des familles Curie et Joliot-Curie.

Le laboratoire de Marie Curie - Photo : Programme LEDEN / CC Flickr

Le laboratoire de Marie Curie – Photo : Programme LEDEN / CC Flickr

 

Un bonne occasion de découvrir la quiétude de ce jardin à quelques rues du très fréquenté Luxembourg.

Exposition Expériences
Jusqu’au 31 octobre 2015
Entrée gratuite.

Alexia

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Naissance du petit Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux

28 Sep

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Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

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Apparition du nouveau né en plein mois de juin – photo Sylvie Le Toumelin

 

C’est en juin dernier qu’un bébé Pic-vert a pointé le bout de son bec au cimetière parisien de Bagneux. C’est avec un peu de retard que nous vous transmettons le faire-part de naissance ! Nous remercions au passage Sylvie Le Toumelin, agente administrative de la conservation, pour ces précieux clichés. Il nous a été rapporté que la nouvelle petite famille avait niché dans un platane près de l’entrée du cimetière, sur l’avenue principale.

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Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

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Nouveau né Pic-vert bien au chaud – photo Sylvie Le Toumelin

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Pic-vert au cimetière parisien de Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

 

Le Pic-vert (Picus viridis) est un superbe oiseau, protégé au niveau national. On le reconnait grâce à sa robe verte et son plumage jaune et gris. C’est une espèce cible au niveau du territoire parisien. Il est considéré que la présence d’une espèce cible constitue un indicateur de la qualité et de la fonctionnalité écologique de l’espace où elle se trouve. Cette dernière se trouve en danger de par la déforestation puisque le Pic-vert fait des arbres son milieu de vie. Contrairement aux autres oiseaux de la famille des pics comme le Pic épeiche, Pic épeichette, Pic noir, il est régulièrement observé à terre. Il se nourrit essentiellement de fourmis et, côté reproduction, recherche des cavités pour s’y nicher (oiseau cavicole). Il est caractérisé par son cri d’appel sonore qui ressemble à un rire et nous surprend parfois à briser le silence en tambourinant successivement sur une branche sèche.

Le Pic-vert a également pu être observé au cimetière parisien de Thiais, les photos sont !

Le site du cimetière parisien de Bagneux abrite bon nombre d’espèces, en voici quelques une dont on parle ici, sur le blog ! Pour finir en beauté, voici une photo prise cette semaine d’un Pic-épeiche ( à ne pas confondre avec le Pic-vert) également présent à Bagneux. Ce dernier est pour l’instant le seul à avoir été vu sur ce site.

 

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Pic-épeiche aperçu le 22 septembre à Bagneux – photo Sylvie Le Toumelin

 

Amélie

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« Clin d’œil d’hier à Montsouris » : l’exposition à remonter le temps

18 Sep

Promenade au parc Montsouris

Promenade au parc Montsouris, vers 1900. Détail d’une vue stéréoscopique par Léon et Lévy (Roger-Viollet)

Le parc Montsouris vers 1910.

Détail d’une vue stéréoscopique de Léon et Lévy, fin du XIXe siècle (Roger-Viollet)

 

Que faisait-on, au parc Montsouris en 1900 ? À peu près la même chose qu’aujourd’hui : on se promenait, on se reposait sur les bancs et courait comme des petits fous dans les allées — la différence, c’est qu’on portait sur la tête un joli petit canotier (qui reviendra peut-être bientôt à la mode, qui sait ?)

Ces belles images font partie du parcours photos « Clin d’œil d’hier à Montsouris » présenté au parc Montsouris (14e) du 19 au 27 septembre, c’est-à-dire des Journées du patrimoine à la Fête des Jardins.

Ces photos anciennes proviennent des différentes collections parisiennes. Elles constituent un témoignage de l’histoire de la Ville mais également de l’histoire de la photographie ; elles sont restaurées avec soin par l’Atelier de Restauration et de Conservation de la Photographie (ARCP) et numérisées par la Parisienne de Photographie.

Le parc Montsouris, en 1870-1873 par Charles Marville. Bibliothèque historique de la Ville de Paris / Roger-Viollet

Le parc Montsouris, en 1870-1873 par Charles Marville. Bibliothèque historique de la Ville de Paris / Roger-Viollet

Le parc Montsouris, en 1870-1873 par Charles Marville. Bibliothèque historique de la Ville de Paris / Roger-Viollet

Le parc Montsouris, en 1870-1873 par Charles Marville. Bibliothèque historique de la Ville de Paris / Roger-Viollet

 

Le parc Montsouris : un peu d’histoire

Il fait partie des grands parcs voulus par Haussmann lors de l’annexion des communes périphériques en 1860 : l’aménagement du parc Montsouris contribue à l’intégration du 14e arrondissement dans le paysage urbain de la nouvelle capitale. Le choix du terrain se porta sur les collines de Montsouris, situées sur d’anciennes carrières calcaires et donc inexploitables sur le plan agricole.

S’inscrivant dans la société du Second Empire en pleine expansion industrielle et scientifique, le parc Montsouris devient un pôle scientifique et intègre des nouveautés techniques (par exemple, l’imitation du bois ou des rochers à l’aide du ciment armé, que l’on voit dans d’autres parcs haussmanniens, tels que les Buttes-Chaumont).

Les photos du grand Charles Marville (ci-dessus) nous montrent l’état du parc dans ses toutes premières années.

Le Bardo vers 1925 par Maurice-Louis Branger (Roger-Viollet)

Le Bardo vers 1925 par Maurice-Louis Branger (Roger-Viollet)

Herse néphoscopique de Besson permettant de mesurer la vitesse et la hauteur des nuages au parc Montsouris, 1912, par Jacques Boyer (Roger-Viollet)

Herse néphoscopique de Besson permettant de mesurer la vitesse et la hauteur des nuages au parc Montsouris, 1912, par Jacques Boyer (Roger-Viollet)

Actinomètres Bellan (mesure des radiations solaires) à Montsouris en 1912 par Jacques Boyer (Roger-Viollet)

Actinomètres Bellan (mesure des radiations solaires) à Montsouris en 1912 par Jacques Boyer (Roger-Viollet)

 

Le Bardo

Ce pavillon était une reproduction à échelle réduite du palais du Bey de Tunis, créée pour l’exposition universelle de 1867 puis racheté par la Ville de Paris. Il fallut quatre mois pour le démonter et le remonter au parc Montsouris !

C’est au Bardo que s’installèrent l’Observatoire météorologique ainsi qu’un laboratoire d’analyse et de recherche, car son emplacement « sur une éminence, loin des vents du nord rabattant les fumées de Paris » apparaissait idéal pour des observations scientifiques liées à la climatologie et à l’hygiène de Paris. Ces observations étaient réalisées par des instruments de mesure placés dans un jardin réservé autour de l’Observatoire. Un observatoire astronomique et une société d’apiculture s’y installèrent également.

Le Bardo disparut totalement en 1991 dans un incendie.

Si l’on ne peut pas se promener à Montsouris cette semaine, on peut aussi voir les images ici, sur le site « Paris en images » animé par la Parisienne de photographie.

Antonin

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Sortie oiseaux au bois de Vincennes dimanche 30 août

27 Août

Sittelle torchepot (photo CC : Serge Ninanne / wikimedia)

Sittelle torchepot (photo CC : Serge Ninanne / wikimedia)

Rougequeue noir (photo CC : Sylvain Haye / wikimedia)

Rougequeue noir (photo CC : Sylvain Haye / wikimedia)

Pouillot véloce (photo CC : א (Aleph) / wikimedia)

Pouillot véloce (photo CC : א (Aleph) / wikimedia)

 

Le bois de Vincennes est un véritable poumon pour la ville et la biodiversité urbaine, il tisse une liaison biologique entre Paris et la région, et les milieux variés accueillent tous types de faune.

Les fans de renards et d’écureuils ne s’y trompent pas mais dimanche, c’est de bêtes à plumes qu’il s’agira.

Au fil de l’eau, des prairies et du sous-bois, le Centre ornithologique Île-de-France (Corif) vous propose une sortie guidée à la découverte des ténors, des fugaces, des endormis et des palmipèdes barbotant.

Et si vous croisez de drôles d’oiseaux à la tête déplumée, conservez votre sang froid et allez consulter (pas le médecin) le blog des Oiseaux en ville.

 

C’est donc dimanche 30 août au bois de Vincennes

L’inscription à la sortie est obligatoire et les vêtements flashy rédhibitoires !

Pour vous inscrire et connaître les horaires et le point de rendez-vous, appelez le 01 48 60 13 00

 

Canard colvert (photo CC : Norbert Nagel / wikimedia)

Canard colvert (photo CC : Norbert Nagel / wikimedia)

 

N’oubliez pas vos jumelles
> daplaza

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Sèvres-Babylone : entre nature et culture(s)

21 Août

Jardin Catherine Labouré - Photo : Christophe Noël

Jardin Catherine Labouré – Photo : Christophe Noël

Jardin pédagogique du jardin Catherine Labouré - Photo : Christophe Noël

Jardin pédagogique du jardin Catherine Labouré – Photo : Christophe Noël

Square Boucicaut - Photo : Christophe Noël

Square Boucicaut – Photo : Christophe Noël

 

Qui a dit qu’en août, à Paris,  il ne se passait pas grand-chose ? Si vous êtes dans la capitale le 25 août, prenez le chemin du quartier de Sèvres-Babylone pour profiter d’une jolie balade entre nature et culture(s). Le 7e arrondissement cache de petites oasis de verdure qui méritent le détour : jardins secrets, jardins aux  noms évocateurs de personnages illustres, jardins  inspirés de ceux des anciens couvents ou abbayes dont subsiste ici le souvenir, jardins aux plantations gourmandes, jardins favorables à l’épanouissement d’une biodiversité, dont l’observation s’avère souvent aussi intéressante qu’amusante…

Escale littéraire

La visite qui vous est proposée débute au square Roger-Stéphane,  longtemps appelé square Récamier, du nom de la célèbre amie de Chateaubriand, Juliette Récamier (1777-1849). Celle qui anima l’un des salons les plus prisés de la capitale se retira à l’âge de 40 ans dans le couvent des Bernardines de l’Abbaye-aux-Bois, où l’auteur de Mémoires d’outre-tombe lui rendait visite tous les jours, vers 15 heures. Elle y vécu  une retraite toute relative durant quelque 30 ans, y recevant le tout Paris : Balzac, Hugo, Delacroix, Musset, Stendhal… Le couvent fut démoli  en 1906.

Square Roger Stephane (anciennement Récamier) - Photo : r.g-s / CC Flickr

Square Roger Stephane (anciennement Récamier) – Photo : r.g-s / CC Flickr

 

Ce jardin en terrasse conserve une atmosphère charmante où il fait bon se reposer de l’agitation environnante en savourant la fraîcheur d’un bassin et d’une petite cascade. La palette végétale marie, entre autres, figuier, hêtre pleureur, plantes d’ombre et de sous-bois…

Attention : le jardin est difficilement accessible aux personnes à mobilité réduite. On y accède par la rue Récamier qui est en fait, une impasse donnant sur la rue de Sèvres.

Mare à voir

Ensuite,  cap sur le Bon Marché et ses élégants bâtiments  (1876), dont Gustave Eiffel  réalisa la charpente métallique pour le créateur  du célèbre magasin, Aristide Boucicaut. A l’époque, son concept révolutionne les habitudes d’achat : entré libre, prix fixe, échange et reprise des marchandises !

Square Boucicaut - Photo : Christophe Noël

Square Boucicaut – Photo : Christophe Noël

 

Le square Boucicaut situé devant l’incontournable enseigne parisienne rend hommage à cet entrepreneur audacieux. Pelouse aux massifs fleuris, platanes, arbres de Judée, mais aussi palmiers et  araucarias du Chili composent une palette intéressante. Plus d’une centaine d’arbres, dont certains sont plus que centenaires, ombragent cette deuxième halte où une mare créée également la surprise.

Verger ou potager ?

Jardin Catherine Labouré, vue sur l'ancien hôpital Laënnec - Photo : Christophe Noël

Jardin Catherine Labouré, vue sur l’ancien hôpital Laënnec – Photo : Christophe Noël

Jardin Catherine Labouré - Photo : Christophe Noël

Jardin Catherine Labouré – Photo : Christophe Noël

 

Entre les deux mon cœur balance !  Au jardin Catherine-Labouré (une paysanne bourguignonne à qui la Vierge serait apparue en 1830), l’agriculture urbaine est bien représentée puisqu’un verger et un potager y ont toujours leur place. A cette période de l’année, fruits et légumes vous mettront sûrement l’eau à la bouche… Mais pas touche !

Ce véritable verger a gardé tout le charme d’un jardin de couvent,  avec  son  tracé en forme de croix. En période scolaire, les enfants des écoles alentours viennent s’initier ici au jardinage dans un petit potager pédagogique clos qui rappelle la vocation première du jardin.

La vigne s’est emparée d’une longue pergola, dominée par une double haie de groseilliers et de noisetiers. Des pommiers « en cordon » voisinent avec des cerisiers, à l’écorce lisse… Bref,  c’est le jardin de toutes les tentations, dans un environnement préservé et récemment valorisé grâce à la réhabilitation des superbes bâtiments historiques de l’ancien hôpital Laënnec, que l’on admire depuis le jardin.

Rendez-vous le mardi 25 août à 14h30 au square Roger-Stéphane (7e).

Plus d’information ici
et education-envrionnement@paris.fr

Christine

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La folie de Bagatelle

20 Août

Intérieur du château de Bagatelle - Jean-Pierre Viguié

Intérieur du château de Bagatelle – Jean-Pierre Viguié

Narcissus tazetta Geranium - Photo : Jean-Pierre Viguié

Narcissus tazetta Geranium – Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Christophe Maroussie

Photo : Christophe Maroussie

 

Bagatelle, une folie ?

Bagatelle est une folie. Folie, sûrement, d’avoir été construit en soixante-quatre jours à la suite d’un pari, mais, d’abord, folie au sens architectural. Étymologiquement dérivé de folia, « la feuille » en latin, cette résidence en périphérie de la ville se trouve à l’ombre du feuillage de son parc.

Le château et le parc de Bagatelle attirent des visiteurs du monde entier, venus découvrir cette résidence commandée en 1777 par le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X, à l’architecte François-Joseph Bélanger.

Lors de la visite du rez-de-chaussé de la folie, vous admirerez son décor mural composé de panneaux « à l’antique », typiques du néo-classicisme, ainsi qu’un ameublement caractéristique du XVIIIe siècle et des toiles du peintre Hubert Robert.

Photo : Jean-Pierre Viguié

Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Balade au travers au parc, au travers les siècles

Bagatelle n’en est pour autant pas restés figé au XVIIIe siècle. Son parc est un véritable témoin de l’évolution des aménagements paysagers, notamment car le domaine fut habité jusqu’en 1905.

Aux abords immédiats du château, se trouve un jardin de type pittoresque, aussi appelé anglo-chinois, qui fut conçu lors de la construction du château et demeure caractéristique du XVIIIe siècle.

Lorsqu’on s’éloigne un peu plus, on trouve des pelouses donnant lieu à de grandes perspectives ensoleillées caractéristiques des aménagements du XIXe siècle.

Enfin, le potager, le jardin d’iris et la très célèbre roseraie — qui accueille le Concours international de roses — ne sont là que depuis à peine plus de cent ans.

Week end de la rose 2014 - Photo : Christophe Noël

Week end de la rose 2014 – Photo : Christophe Noël

Concours international de roses 2015 - Photo : Jean-Pierre Viguié

Concours international de roses 2015 – Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Cette visite à lieu tous les dimanches de 15h à 17h d’avril à octobre. Plus d’information ici.

Vous pourrez également profiter de votre visite du parc pour découvrir l’exposition-promenade Fruits à tous les étages.

Exposition "Des fruits à tous les étages" - Photo : Jean-Pierre Viguié

Exposition « Des fruits à tous les étages » – Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Alexia

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De l’hôtel particulier au jardin public

17 Août

Jardin Lazare-Rachline (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Lazare-Rachline (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Lazare-Rachline (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Lazare-Rachline (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Lazare-Rachline (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Lazare-Rachline (3e) — photo Christophe Noël

 

Les jardins du Marais, connus ou moins connus, font le bonheur des Parisiens et des touristes : lieux de charme, de calme (quand ils sont cachés au fond d’une cour) et d’histoire… on aime s’y promener ou s’y reposer. Comme dans tous les jardins publics, direz-vous ! Oui : mais ceux que je vous propose de découvrir aujourd’hui ont quelque chose de spécial. Ce sont les jardins d’hôtels particuliers, hauts lieux de l’aristocratie parisienne : les décors d’un art de vivre raffiné réservé à une toute petite élite. Ces jardins luxueux (ou leur souvenir) sont désormais devenus des jardins publics… Et l’on goûte, à notre tour, au plaisir élégant de l’oisiveté au jardin.

Le jardin Lazare-Rachline (3e) a été créé dans les années 1980 à l’emplacement du jardin de l’hôtel de Donon, tel qu’il existait en 1575. Jardin à la française dans le plus pur style classique, il est agrémenté d’une broderie de buis taillés géométriquement. On y entre par la rue Payenne, tandis que l’entrée dans l’hôtel de Donon se fait par la rue Elzévir. Cet hôtel, utilisé à des fins commerciales et industrielles jusqu’en 1974, a été racheté par la Ville dans un triste état. Complètement rénové, il est depuis 1990 un écrin magnifique pour les collections du musée Cognacq-Jay.

Jardin de l'Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) – photo Flickr / Guillaume Baviere / CC

Jardin de l’Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) – photo Flickr / Guillaume Baviere / CC

Jardin de l'Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) – photo Christophe Noël

Jardin de l’Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) – photo Christophe Noël

Jardin de l'Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) – photo Christophe Noël

Jardin de l’Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) – photo Christophe Noël

 

Le jardin de l’Hôtel-Salé–Léonor-Fini (3e) est accessible depuis la rue Vieille-du-Temple et la rue des Coutures-Saint-Gervais. Sa grande pelouse met magnifiquement en valeur l’hôtel Salé : le bâtiment, construit en 1671, a été tour à tour ambassade de Venise, dépôt pour les bibliothèques des couvents voisins puis l’École centrale des arts et manufactures… C’est aujourd’hui le musée Picasso.

Jardin Anne-Frank (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Anne-Frank (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Anne-Frank (3e) — photo Christophe Noël

Jardin Anne-Frank (3e) — photo Christophe Noël

Jardin partagé de l’association des 1001 feuilles au Jardin Anne-Frank (3e) — photo Christophe Noël

 

Le jardin Anne-Frank (3e) a été inauguré en 2007 ; il fait partie de l’hôtel de Saint-Aignan, hôtel particulier classique bâti entre cour et jardin, qui abrite le Musée d’art et d’histoire du judaïsme. L’hôtel ouvre sur la rue du Temple ; on accède au jardin par l’arrière (depuis la rue Beaubourg). Je suis sûr que vous êtes passés cent fois sur la rue Beaubourg sans avoir remarqué l’entrée de ce jardin…

Il s’agit d’une re-création récente, mais il garde le souvenir de son ancien tracé : la partie centrale, entourée d’un mur, a les contours exacts du jardin du XVIIe siècle, et la jardinière située en son milieu dessine la forme de l’ancien bassin. Ce jardin central, historique, est augmenté de deux autres parcelles rachetées par la Ville de Paris pour créer le jardin public. Au fond se cache le superbe et foisonnant jardin partagé des 1001 feuilles.

 

Vue de l'hôtel de Monsieur le Maréchal d'Aumont, du côté du jardin à Paris. Eau-forte, 1652. Paris, musée Carnavalet. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Vue de l’hôtel de Monsieur le Maréchal d’Aumont, du côté du jardin à Paris. Eau-forte, 1652. Paris, musée Carnavalet. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Jardin des Arts (4e) – photo Christophe Noël

Jardin des Arts (4e) – photo Christophe Noël

Jardin des Arts (4e) – photo Christophe Noël

Jardin des Arts (4e) – photo Christophe Noël

 

Le jardin des Arts (4e) est un jardin composite. Une partie, résolument contemporaine, est situé derrière le bâtiment de la Cité internationale des Arts. L’autre partie est une réinterprétation du jardin à la française de l’hôtel d’Aumont : ce bel hôtel du XVIIe a eu une vie mouvementé de siècle en siècle, et son jardin avait disparu. Il a été redessiné en 1959 lorsque le bâtiment a été rénové pour accueillir le Tribunal administratif de Paris. Le jardin, peu utile pour le Tribunal, a été ouvert au public en 2014.

Entrée du jardin par l'hôtel de Coulanges (4e) — photo Christophe Noël

Entrée du jardin par l’hôtel de Coulanges (4e) — photo Christophe Noël

Jardin des Rosiers—Joseph-Migneret (4e) — photo Christophe Noël

Jardin des Rosiers—Joseph-Migneret (4e) — photo Christophe Noël

Jardin partagé des Rosiers—Joseph-Migneret (4e) — photo Christophe Noël

Jardin partagé des Rosiers—Joseph-Migneret (4e) — photo Christophe Noël

Jardin partagé des Rosiers—Joseph-Migneret (4e) — photo Christophe Noël

Jardin partagé des Rosiers—Joseph-Migneret (4e) — photo Christophe Noël

 

Rue des Francs-Bourgeois, l’hôtel de Coulanges abrite la Maison de l’Europe depuis 1978. On traverse sa cour, on entre dans le bâtiment (on n’est pas timides !) et, derrière, c’est le jardin des Rosiers–Joseph-Migneret (4e). Ce jardin se déploie en trois parties : la première, ouverte en 2007, est le jardin de l’hôtel de Coulanges : c’est là qu’on trouve les petits animaux en bois que j’aime bien.

La deuxième partie est une sorte de passage, derrière l’hôtel Barbes, qui nous emmène vers le jardin de l’hôtel d’Albret (le siège de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris). C’est dans cette troisième partie qu’est le jardin partagé de l’association des Jardiniers du 4e. Pour sortir, on se faufile du côté de la grosse tour qui est un vestige de l’enceinte de Philippe-Auguste : et on se retrouve dans la rue des Rosiers.

Jardin de l'Hôtel-Lamoignon (4e) – photo Antonin Crenn

Jardin de l’Hôtel-Lamoignon (4e) – photo Antonin Crenn

Jardin de l'Hôtel-Lamoignon (4e) – photo Flickr / Philippe Payart / CC

Jardin de l’Hôtel-Lamoignon (4e) – photo Flickr / Philippe Payart / CC

 

Toujours sur la rue des Francs-Bourgeois, la nuit, le jardin de l’Hôtel-Lamoignon (4e) s’éclaire de mille petites lumières colorées grâce à l’œuvre de Véronique Joumard… Cette installation lumineuse, qui se recharge toute la journée à l’énergie solaire, est parfaitement visible depuis la grille. Jardin classique et joliment fleuri, il  a ouvert en 1969 à l’achèvement des travaux de restauration de l’hôtel, qui ont permis d’accueillir la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Square Saint-Gilles–Grand-Veneur–Pauline-Roland (3e)  – photo Wikimedia Commons / Guillaume Baviere / CC

Square Saint-Gilles–Grand-Veneur–Pauline-Roland (3e) – photo Flickr / Guillaume Baviere / CC

Square Saint-Gilles–Grand-Veneur–Pauline-Roland (3e)  – photo Wikimedia Commons / Guillaume Baviere / CC

Square Saint-Gilles–Grand-Veneur–Pauline-Roland (3e) – photo Wikimedia Commons / Guillaume Baviere / CC

 

On se faufile ensuite dans la rue de Villehardouin pour accéder au square Saint-Gilles–Grand-Veneur–Pauline-Roland (3e). Ce petit coin caché a ouvert en 1988 au cœur d’un îlot tranquille, à l’abri de la rumeur de la ville. Là aussi, il s’agit d’une création contemporaine ; mais son tracé à la française est une belle évocation du jardin de l’hôtel du Grand-Veneur, dit aussi hôtel Hennequin d’Ecquevilly, qui ouvre sur la rue de Turenne.

Et si vous n’en avez pas encore assez, les jardins des hôtels de Soubise, de Rohan et de Jaucourt (les Archives nationales) devraient finir de vous épuiser ! Ils sont ouvert au public depuis quelques années : toutes les infos ici. Et on me souffle à l’oreille que la prochaine expo du musée Carnavalet met le Marais à l’honneur ! Vivement novembre.

Antonin

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Itinéraire choisi pour amateur de jardin, dans le 13e

15 Août

Jardin du Moulin de la Pointe - Photo : Christophe Noël

Jardin du Moulin de la Pointe – Photo : Christophe Noël

Jardin du Moulin de la Pointe - Photo : Christophe Noël

Jardin du Moulin de la Pointe – Photo : Christophe Noël

Jardin des simples du parc de Choisy - Photo : Christophe Noël

Jardin des simples du parc de Choisy – Photo : Christophe Noël

 

Le 13e arrondissement, vous connaissez ? Cette visite guidée vous invite à porter un autre regard sur ce quartier, à travers ses espaces verts. Une visite en trois étapes, accessible à tous, quelque soit votre niveau de « randonneur urbain »… Pour débuter cette petite sortie bucolique, rendez-vous au jardin du Moulin-de-la-Pointe, à deux pas de la Petite Ceinture. Ce patrimoine ferroviaire construit sous le Second empire, fait le tour de Paris sur 36 kilomètres. Des sections sont déjà accessibles au public dans les 16e et 15e arrondissements. Savez-vous qu’à partir de la rentrée, dans le 13e arrondissement justement, entre les anciennes gares de Rungis et Masséna, un nouveau tronçon sera ouvert au public ?

À l’ombre des ormes

Feuilles d'orme - Photo : Blondinrikard Fröberg / CC Flickr

Feuilles d’orme – Photo : Blondinrikard Fröberg / CC Flickr

 

En attendant, la balade du jour va vous entraîner plutôt vers l’avenue d’Italie où vous apprendrez que les essences d’arbres plantés sur la voie publique sont plus diversifiées qu’il n’y parait. Les ormes, au feuillage vert foncé, dont on apprécie l’ombre lorsque la température monte en flèche sur le bitume, y sont bien représentés. Ils sont ici en pleine forme et ont résisté à la graphiose, maladie qui les décime en France.

Les années 30 au jardin

Vous êtes amateurs du style des années 30 ? La deuxième étape est faite pour vous. La création du parc de Choisy, conçu par Roger Lardat, date de cette époque. Vous apprécierez son dessin aux lignes rigoureuses, qui se croisent au niveau du grand bassin central et l’architecture des petites constructions contemporaines de la création du jardin. Les férus de botaniques ne seront pas en reste et découvriront notamment, un charmant jardin de simples….

Jardin de simples du parc de Choisy - Photo : Christophe Noël

Jardin de simples du parc de Choisy – Photo : Christophe Noël

Construction typique des années 1930 - Photo : Christophe Noël

Construction typique des années 1930 – Photo : Christophe Noël

Des idées à prendre

Square de la Raffinerie Say - Photo : Jean-Pierre Viguié

Square de la Raffinerie Say – Photo : Jean-Pierre Viguié

Square de la Raffinerie Say - Photo : Jean-Pierre Viguié

Square de la Raffinerie Say – Photo : Jean-Pierre Viguié

 

Troisième et dernière étape : un jardin construit sur dalle. Comment intégrer la contrainte d’une faible épaisseur de terre et rendre un jardin attrayant ? Ceux qui souhaitent végétaliser dans des conditions parfois ingrates comme cela arrive en milieu urbain, puiseront ici de bonnes idées. Le square de la Raffinerie-Say a été aménagé au dessus d’un parking, dans ce quartier qui garde le souvenir du Paris industriel du XIXe. Le grand porche d’entrée de la raffinerie de celui que l’on surnommait le Roi du sucre, Louis Say, s’élevait au numéro 123 du boulevard Vincent-Auriol et à l’emplacement de ce jardin se trouvait un dépôt de charbon de la raffinerie. A vos baskets. Bonne visite !

Rendez-vous mardi 18 août à 14h30 à l’entrée du jardin Moulin-de-la-Pointe. Pour plus d’information, cliquer ici.

Pour les amoureux du 13e arrondissement, une visite aura lieu le mardi 1er septembre à 14h30 dans d’autres jardins, dont les récents jardins Abbé-Pierre. Retrouvez le programme complet des visites ici.

Christine

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Visite guidée : la Petite Ceinture du 15e arrondissement, le jeudi 13 août

11 Août

Petite Ceinture du 15e –  photo Jean-Pierre-Viguié

Petite Ceinture du 15e – photo Jean-Pierre-Viguié

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Petite Ceinture du 15e – photo Jean-Pierre-Viguié

Petite Ceinture du 15e –  photo Jean-Pierre-Viguié

Petite Ceinture du 15e – photo Jean-Pierre-Viguié

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Petite Ceinture du 15e – photo Jean-Pierre-Viguié

 

La Petite Ceinture… Cette ancienne ligne de chemin de fer, faisant tout le tour de Paris, n’a pas fini de nous faire rêver ! Ce parcours exceptionnel, en grande partie désaffecté, s’ouvre peu à peu au public. Le long de la boucle, des projets d’aménagement voient le jour.

La portion de la Petite Ceinture du 15e arrondissement (PC 15 pour les intimes) a été ouverte en 2013 et convertie en promenade.

L’exceptionnelle biodiversité qui s’était développée spontanément a été préservée. On y laisse s’exprimer la végétation, qui sert d’abri à la petite faune sauvage parisienne : on peut y observer  220 espèces végétales et animales !

Pour tout savoir sur ce corridor écologique, rendez-vous jeudi 13 août à 14h30. Une visite guidée vous est proposée. Inscription et informations à cette adresse !

La visite de la PC 15 vous aura donné envie d’en voir plus ? Alors vous serez ravis d’apprendre cette excellente nouvelle : bientôt, c’est un tronçon de la PC 13 qui sera ouvert au public, entre le nouveau jardin Charles-Trenet et le jardin du Moulin-de-la-Pointe (13e). On vous en dira plus prochainement !

Antonin et Florianne

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