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Éléphant s’invite chez Chuchotements

3 Avr

Éléphant est un duo pop composé de Lisa Wisznia, comédienne un peu excentrique  et de François Villevielle, violoniste talentueux. Leurs deux personnalités marquées s’associent pour nous offrir des sonorités aux influences multiples portées par une voix douce et acidulée. Après un premier EP baptisé Rien, le groupe annonce la sortie de leur album Collective Mon Amour pour mai 2013.

–         Comment votre projet a-t-il débuté ?

François : Nous nous sommes rencontrés en 2007. Je faisais déjà de la musique avant de créer ce projet : j’ai commencé à jouer du violon à l’âge de six ans et travaille dans la musique depuis mes vingt ans.

Lisa : Alors que moi, je ne chantais que pour le plaisir! Je n’avais pas de projet sérieux. Nous nous sommes rencontrés par le biais d’amis et nous avons eu rapidement envie de chanter ensemble. Nous avons commencé par des reprises, puis nous avons eu envie d’écrire des chansons pour rire. Nous avons écrit une première chanson, Lisa, pour laquelle nous avons immédiatement créé un clip. Celui-ci a beaucoup voyagé et c’est de cette façon qu’est né le groupe Éléphant en 2009. Initialement, nous ne faisions ça que pour notre propre plaisir et n’avions pas du tout en tête d’en faire un groupe sérieux… Mais nous y avons pris goût ! Des sites comme Myspace et Facebook nous ont permis de diffuser nos morceaux. C’était les débuts du 5D, nous pouvions produire notre propre clip et ça nous a plu.

–         Quel est l’univers d’Éléphant ?

François : C’est un univers pop …

Lisa : … Qui est très influencé par la chanson, par la musique anglo-saxonne, par le rap et par la musique classique.

François : C’est notre espace de liberté : le début de quelque chose où nous sommes libres dans nos choix.

Lisa : Nous ne nous mettons aucune barrière. Nous pouvons faire tout ce qui nous fait envie : nous avons plusieurs couleurs dans notre album et avons exploré plusieurs styles musicaux.

Ces influences vous ont donc inspirés pour l’album…

François : C’est assez inconscient… De nos jours, plus personne n’invente réellement quelque chose. Nous sommes plus dans le mélange. La composition est l’analyse de ce qui a déjà été fait. Déjà à l’époque Classique il y a avait un style dominant et des codes. Je pense que nous avons tenté de nous servir de certains codes des musiques que nous aimons, mais en chantant en français. C’était notre leitmotiv.

Lisa : Pour nous, chanter en français était une évidence. Nous ne nous sommes pas vraiment posés de questions.

–         Quelles sont vos références ? 

François : Joe Dassin… (Rires de Lisa)

Lisa : Mais non, ce n’est pas vrai… Bien qu’il ait été très libre dans sa musique ! (Rires) Nous mettons un peu de nos influences dans nos chansons, mais cela est sûrement fait de façon inconsciente. Nous avons adoré l’album de Fool’s Gold et notre chanson ‘Tu vois Tu vois Tu vois’ est sûrement notre façon de leur rendre hommage.  Nous aimons également Arcade Fire et Chris Garneau. J’aime beaucoup la chanson française classique. Certains de nos titres peuvent évoquer Gainsbourg. Notre chanson ‘Oui, Peut-être, Non‘, écrite et composée par le groupe The Do, peut faire penser à Gainsbourg et à ses orchestres symphoniques. Nous n’avons pas eu d’orchestre, mais nous avons eu un quatuor à cordes !

François : Nous faisons partis des gens qui écoutent de tout. Avec un ipod, nous pouvons tout écouter en shuffle…C’est un peu pareil avec notre album : c’est un album shuffle. (Rires des deux) . Il est vraiment éclectique, mais je pense que cela s’est fait très naturellement. Tu peux vite donner une autre couleur à un morceau avec des arrangements, cela nous a laissé pas mal de possibilités.

Passez-vous beaucoup de temps sur un morceau ? 

François : Nous faisons beaucoup d’essais.

Lisa : Nous faisons de nombreuses prises par morceaux, mais après il faut choisir car nous ne pouvons pas intégrer tous les instruments. François a joué presque tous les instruments de l’album. Il aime essayer et aller jusqu’au bout des choses.

François : Il n’y a que la contrebasse que je n’ai pas jouée !

Avez-vous établi des règles dans votre travail de composition ?

Lisa : Il n’y en a pas ! François peut composer des morceaux en une semaine et je n’ai quasiment rien à retoucher. Pour d’autres morceaux, cela peut nous prendre neuf mois car nous avons du mal à avancer. Nous avons plusieurs formules différentes.

François : Nous travaillons réellement de façon instinctive. Je m’occupe de la composition et des textes…

Lisa : Et moi je l’aide à écrire… Quand je peux ! Un jour, il m’a envoyé une chanson et je n’avais absolument rien à redire ! Il l’a écrite en pensant à moi et comme il me connaît cela collait parfaitement. Avant de monter notre groupe François écrivait pour lui et ses chansons sonnaient d’une façon assez différente. Je pense que, même s’il écrit seul, il y a au fond de lui une Lisa qui doit lui parler ! (Rires)

–         Et si vous deviez définir votre style musical avec vos propres mots. 

François : Ce serait de la Pop Libre, nous ne sommes pas dans un style précis.

Lisa : C’est de la pop, par son format, tout en touchant à d’autres styles. La seule chose qui est reconnaissable entre toutes les chansons est nos deux voix.

–         Quels sont vos prochains projets ?

Notre album va sortir en mai 2013 et nous enchaînons plusieurs dates. Nous espérons que cet album réussira à voyager chez les gens.

–         Quels endroits aimez-vous à Paris ?

François : J’adore la Montagne Sainte-Geneviève dans le 5e arrondissement. C’est là où je me suis installé en arrivant à Paris, c’est mon quartier de cœur. J’adore le bar à vins Les Pipos.

Les Pipos, 2 rue de l’École Polytechnique, 5e

www.les-pipos.com

 

 

Lisa : J’aime chiner dans la Friperie Episode pour ses nœuds papillons, ses mini-shorts en cuir, ses sacs en crochet et pour toutes les pièces qu’ils retravaillent dans des vêtements déjà portés. J’aime y aller car ce n’est pas très cher et les vendeuses sont gentilles.

Friperie Episode, 12-16 rue Tiquetonne, 2e.

www.episode.eu

Nous adorons déjeuner ou diner au Rice & Fish. Le chef est américain est vraiment très cool. Ils proposent des bentos et des sushis très bons. Tout est délicieux !

Rice & Fish, 16 rue Greneta, 2e.  

 

J’aime la Cité de la Musique pour ses expositions géniales. Je garde un souvenir fou de l’exposition sur Georges Brassens et de celle sur Serge Gainsbourg. Nous y apprenons toujours plein de choses. J’ai raté celle sur Bob Dylan, à mon plus grand regret…

La Cité de la Musique, 221 avenue Jean Jaurès, 19e

www.citedelamusique.fr

Le Jardin du Luxembourg est un endroit assez magique. Au printemps, il y a des cerisiers en fleurs et l’été nous pouvons pique-niquer sur les pelouses. J’ai hâte qu’il fasse beau pour pouvoir y retourner ! C’est vraiment un parc typiquement parisien, mais suffisamment grand pour être agréable.

Le Jardin du Luxembourg, 6e.

www.senat.fr/visite/jardin

J’aime beaucoup le Café de la Danse pour sa super programmation. Nous y jouons le 18 juin 2013 et cela me fait vraiment plaisir. Je trouve que c’est vraiment fou de pouvoir jouer là-bas ! J’y ai vu de nombreux concerts et j’adore l’ambiance qui se dégage de cette salle. J’avais vu Chris Garneau et c’était assez magique… C’est un de mes plus beaux souvenirs de concert !

Le Café de la Danse, 5 passage Louis Philippe, 11e.

www.cafedeladanse.com

 

Éléphant – Collective Mon Amour

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Leur Tumblr: leblogdelephant.tumblr.com

Leur page Facebook: www.facebook.com/elephantofficiel

 

Merci Lisa et François pour cette discussion et ce partage de bonnes adresses.

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Joe Bel s’invite chez Chuchotements

26 Mar

Joe Bel monte sur scène avec sa guitare pour la première fois en 2012. Jeune femme discrète, elle délivre une pop rafraichissante aux sonorités folk et hip-hop et partage son univers où la sensibilité et la simplicité prédominent. Après un EP, elle travaille sur la préparation d’un premier album et est actuellement en tournée en première partie d’Asaf Avidan. 

–         Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Je suis née à Grenoble et je vis à Lyon depuis cinq ans. J’ai fait des études d’Histoire de l’Art et de Littérature, ce qui n’a rien à voir avec la musique ! J’ai toujours fait de la musique dans mon coin, mais comme je n’ai jamais appris le solfège, je n’assumais pas complètement ce que je faisais et n’osais le partager.

J’ai commencé à composer mes premiers morceaux au synthé quand j’étais adolescente. Je suis ensuite passée à la composition sur un logiciel d’édition qui me permettait de créer des maquettes, d’intégrer de nombreux instruments et de travailler mes propres arrangements. Cela m’a permis de construire un répertoire de chansons dans lequel je me suis cherchée. Quand j’ai quitté Grenoble je n’avais ni synthé ni ordinateur alors je suis passée à la guitare et ai réadapté mes chansons. J’ai senti que la musique commençait à m’obséder et qu’il fallait que je me concentre dessus. J’ai donc arrêté mes études pour ne faire que de la musique. Petit à petit, j’ai rencontré des musiciens qui ont apprécié mon travail, qui m’ont aidé à prendre confiance en moi et qui m’ont poussé à chanter devant un public. Mon premier concert était en mars 2012, c’était la toute première fois que je jouais devant plus de trois personnes.

Comment cela s’est-il passé ?

Je ne savais pas du tout ce que ça allait donner. J’ai eu le trac une demi-heure avant d’entrer en scène, je me demandais si je n’allais pas vouloir m’enfuir ou si ma voix allait sortir… Finalement, j’ai déroulé mes chansons sans parler et tout s’est passé naturellement. Le public m’a rappelé, mais je n’y suis pas retournée… En fait je n’étais pas sûre que ce soit un rappel ! (Rires). J’avais un peu peur au début, mais à force de lire des interviews, je me rends compte que beaucoup d’artistes sont des autodidactes. Cela m’a permis de me décomplexer. Désormais, j’assume pleinement de faire des chansons simples avec trois accords. Avec le recul, je suis assez contente de ne pas avoir su tout de suite que je voulais faire de la musique. J’ai peut-être eu raison d’avoir attendu que cela devienne une urgence et un besoin pour y accéder. J’ai mis du temps à oser partager ce que je faisais, mais c’est très agréable et épanouissant.

Tes études d’Histoire de l’Art t’ont-elles servies dans ton travail de composition ? 

Je pense que cela m’inspire… Avoir étudié quelque chose qui touche à la sensibilité m’a permis d’avoir une vision globale de l’expression de la vie. Mon année de prépa m’a également appris à être plus exigeante. Nous pouvons exiger beaucoup car nous sommes toujours capables de faire plus.

–         Quelles sont tes influences ?

Mes influences se recentrent autour de la musique et des arts visuels. J’ai été très touchée par Stevie Wonder et Paul McCartney. Ces deux références définissent assez bien les deux aspects de ma musique : le côté pop anglais assumé et le côté plus chaud de la soul-pop. J’aime les sons simples et pop.  Je suis également attirée par les musiques afro et world quand elles restent pop à l’instar de Manu Chao ou bien Amadou et Mariam. J’aime ce qui est dans l’air du temps, ce qui est métissé tout en restant concret. Ma formule guitare-voix peut être considérée comme de la folk, mais cela reste des chansons pop composées de couplets et refrains.

Et pour le côté hip-hop ?

Ça se ressent plus dans les arrangements de percussions. Il y a quelque chose de « percussif » et une sonorité très basse qui se mélange de façon organique et synthétique. J’écoute aussi du hip-hop, mais toujours au format pop comme Snoop Dogg et Pharrell Williams. Ces sonorités se ressentent plus dans ma formule en groupe qui se met doucement en place. Ne jouer qu’en groupe ne me ressemblerait pas alors j’essaye de trouver un bon équilibre entre la puissance et l’énergie, tout en gardant les émotions.

–         Quels thèmes abordes-tu dans tes textes ?

Je compose la musique en premier puis j’improvise dessus. Tout sort naturellement, je n’ai jamais écrit un texte en réfléchissant à ce que j’allais dire. En écoutant les enregistrements, il y a des phrases qui ressortent et je comprends de quoi parle ma chanson. Finalement, ça m’apprend beaucoup sur moi-même, ça m’est utile, voire nécessaire.

Tu sélectionnes donc des mots et tu réécris dessus ?

Parfois tout s’enchaîne d’un coup, mais généralement je sélectionne des parties que je trouve bien et je réécris le reste. Les phrases fortes donnent le thème de la chanson. Cela me prend beaucoup de temps pour écrire et finaliser une chanson… J’ai des idées, mais parfois je n’arrive pas à finir et l’inspiration peut revenir d’un coup. Mes chansons peuvent évoluer…

Elles sont donc liées à tes expériences…

Je suis obligée de passer par là pour me donner envie de les chanter ensuite. Pour l’instant je ne suis pas capable d’écrire sur un thème parce qu’il me touche… C’est presque psychologique, je considère ça comme de l’écriture automatique : tu écris sans te poser de questions puis, en relisant, des mots et des thèmes ressortent et tu es à même de comprendre quelles sont tes préoccupations du moment. Je n’avais pas planifié d’appliquer cette méthode, mais c’est en l’utilisant que j’ai réussi à faire ressortir des choses intéressantes. De nombreux thèmes sont récurrents : oser, accepter, assumer le fait d’être parfois bon dans certaines choses, accepter d’en rater d’autres… Dans la chanson In The City, je parle de quitter une ville car une personne y est et je ne peux plus y vivre. Les textes sont sortis naturellement, mais c’est plus tardivement que j’ai compris de qui il s’agissait. Je ne suis pas réellement partie pour cette raison, mais j’y vois une certaine métaphore.

Pourrais-tu dire que cela a un effet thérapeutique ?

Oui, je pense… Et c’est sûrement pour ça que j’ai décidé de me consacrer à la musique ! Je me suis rendue compte que c’est ma façon de me sentir bien avec moi-même et de me comprendre. C’est un peu un travail de fond : j’exprime certaines choses sans trop savoir pourquoi et je les comprends plus tard.

Écrire en anglais est un choix qui te semblait naturel ?

Une partie de ma famille est aux États-Unis et j’y ai passé beaucoup de temps. Mes textes se créent sur une base d’improvisation et le faire en anglais me semble plus naturel. Certains mots en anglais sont bien plus précis et chargés de sens… J’aimerais avoir un projet musical en français ; c’est presque un fantasme ; mais pour moi cela est beaucoup plus difficile. Les sonorités ne sont pas aussi faciles à manier… Les artistes qui y arrivent me mettent une « claque ». J’ai fait des études de littérature et la langue française me passionne. Je ne me force pas, peut être qu’un jour cela viendra naturellement !

Tu as mentionné la sensibilité de l’art que tu intègres dans tes morceaux, la sensibilité te définit-elle ?

Oui, je pense que c’est la base de ma personnalité… J’assume d’être sensible et touchée par les choses. Je pense que nous pouvons vivre des choses plus fortes si nous restons ouverts et que nous n’ayons pas trop peur des déceptions. Que ce soit dans l’art comme dans la vie, j’ai envie de ressentir des choses ! J’ai l’impression d’avoir appris à me connecter avec moi-même et de savoir déterminer quand je suis touchée ou pas. La sensibilité ne s’apprend pas en cours, mais je suis capable de comprendre pourquoi certaines images m’impressionnent et pourquoi certains sons me font pleurer même si la chanson n’est pas triste. Ce sont des perceptions, nous pouvons être bousculés par une couleur ou par un son… Je pense prendre tout ça en compte dans ma musique, je n’ai pas peur et je suis honnête.

–         Quels sont tes prochains projets ?

Tout va assez vite, mais je prends le temps de consulter les différentes propositions qui me sont faites et de parler avec des gens du métier pour voir comment ils voient les choses et partager ma vision avec eux… J’apprends mon métier ! Mon EP est basé sur une formule guitare-voix, mais nous sommes en train de travailler sur une formule live avec d’autres instruments.

–         Qu’aimes-tu faire quand tu es à Paris ?

J’aime visiter les musées !

J’aime le Musée d’Orsay. J’y suis allée plusieurs fois à plusieurs époques de ma vie et à chaque fois j’ai ressenti des choses différentes et puissantes. Je suis très marquée par l’Impressionnisme. J’ai surtout étudié la théorie, mais il y a des œuvres de l’Impressionnisme ou de la Renaissance que je n’avais jamais vues. Certaines m’avaient déjà marquée en diapositives et elles m’ont donné envie de pleurer quand j’étais face à elles…

J’aime particulièrement Olympia de Manet, une femme nue allongée qui porte une expression un peu nonchalante sur son visage. J’aime également son œuvre Le déjeuner sur l’herbe. Je suis très sensible à sa peinture qui, je trouve, va assez bien avec mon esthétique musicale. Manet était presque « pop » pour son époque : il osait des choses qui étaient interdites dans le Classicisme. Lors de ma dernière visite je suis restée assez longtemps dans la section Van Gogh. Ses couleurs… Comment est-ce possible de faire ressortir de telles couleurs ? Ils utilisaient pourtant tous les mêmes peintures, mais ses couleurs ressortent autrement… On ressent les ondes tout autour de nous qui nous attirent. 

Ces couleurs donnent un peu l’impression de ressentir la dureté et la violence de sa folie… 

C’est exactement ça, il a réussi à faire sortir des émotions en les mettant sous une forme précise. Il a réussi à dire ce qu’il était et c’est sûrement pour ça que ses peintures nous touchent. Il y a un côté indescriptible, il n’y a pas une recette à appliquer… Est-ce que ton pinceau est l’extension de ta personnalité ?

Musée d’Orsay, 5 quai Anatole France, 7e.

www.musee-orsay.fr

J’ai visité le musée du Quai Branly qui m’a beaucoup marqué. J’ai trouvé les armures magnifiques… Il y a une charge esthétique et un côté un peu mystique.  C’est comme si l’aspect esthétique des armures leur permettait de mieux combattre.

C’est un musée vraiment passionnant.

Musée du Quai Branly, 37 quai Branly, 7e.

www.quaibranly.fr

J’aime également les tableaux de la Renaissance exposés au Louvre. J’ai ressenti beaucoup d’émotions en les voyant : la modernité et la sensibilité mélangées à une technique assez « délirante ». Les tableaux de Raphaël et de Léonard De Vinci m’ont beaucoup marquée… en dehors de la Joconde que je ne porte pas forcément dans mon cœur. C’est un peu comme une pop star, il y a un moment où tu ne veux plus en entendre parler ! (Rires)

 

Musée du Louvre, 1er.

www.louvre.fr

 

 

Joe Bel – In The City

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Joe Bel – No, No

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Son site: www.joe-bel.com

Sa page Facebook: www.facebook.com/Joe-BeL

 

Merci Joe Bel pour cette discussion intéressante et des plus sympathiques.

Thomas Howard Memorial s’invite chez Chuchotements

21 Mar

 

Thomas Howard Memorial est le side project de Yann Ollivier, batteur de The Craftmen Club. Pour ce projet post-rock, il change d’instrument, passant à la guitare ainsi qu’au chant et s’entoure d’Elouan Jegat, Benoît Picard, dit « Pico », Camille Courtes et Vincent Roudaut (Im Takt).

 

–         Comment s’est formé le groupe ?

Yann : Nous avons commencé le groupe à deux il y a presque trois ans dans le but de faire des troquets l’été et quelques dates. Finalement, nous avions quelques morceaux que nous trouvions assez bien et cela nous a donné envie de pousser le projet un peu plus loin. Camille nous a rejoint à la batterie et Vincent au clavier et à la basse. D’un style folk nous sommes passés à quelque chose de plus rock. Elouan a remplacé Marco à la guitare et Pico a repris la basse. Nous nous connaissions grâce à la musique : en Bretagne tu finis par connaître plus ou moins tous les musiciens ! Il y a un an nous sortions notre premier EP et un deuxième est sorti fin 2012.

–         Comment travaillez-vous ?

Camille : Yann écrit les textes et nous nous occupons de la musique. Cela vient naturellement ; nous nous entendons assez bien donc cela va assez vite. Nous sommes assez productifs malgré le peu de répétitions que nous faisons. Nous nous occupons d’abord de l’ambiance musicale qui, elle, inspire les textes qui viennent généralement après. Nous avons une ligne directrice et un style affirmé depuis le début.

Yann : Nous n’écoutons pas tous la même chose, chacun apporte ses influences.

–         Quelles sont ces influences ?

Yann : The Besnard Lakes, un groupe canadien que nous trouvons formidable. Nous nous inspirons beaucoup de lui. Après, Thomas Howard Memorial, c’est un mélange de nos différences.

Benoît : Camille et moi, nous sommes plus marqués par la rythmique. Nous écoutons beaucoup de pop, d’électro et même du disco. Yann sera plus folk et rock.

Yann : Elouan aime beaucoup Brian Jonestown Massacre et Neil Young.

–         De quoi traitent vos textes?

Yann: Ce sont en général des thèmes très sombres et un peu glauques comme la mort. Je vois les choses un peu en noir, même si cela ne se voit pas derrière mon aspect jovial. La mort m’a toujours fait peur, c’est presque une obsession. Même quand j’écris des chansons d’amours, cela n’est jamais très beau car je fais ressortir les côtés sombres des relations. Cela ne traite pas que de nos expériences… Dans une de nos chansons, nous parlons d’un homme qui enlève un enfant et le viole… Là, ça n’a rien de personnel. Heureusement ! Pour d’autres chansons, nous nous inspirons souvent de notre vécu. Dans un autre de nos morceaux nous racontons l’histoire d’une personne qui a un accident de voiture et qui coule. J’imagine ses pensées à ce moment là. Quand j’ai composé cette chanson, j’ai tenté de faire passer une émotion par rapport à une histoire qui est survenue dans ma famille. Ce n’est pas exactement la même histoire, mais j’ai essayé d’explorer les émotions qui peuvent émaner de moments glauques…C’est un peu comme si j’essayais de me mettre à leur place. Je ressens un peu ces émotions en chantant, je tente de les vivre… Il faut vivre ses textes ! C’est un peu comme si Patrick Sébastien venait sur scène pour chanter ses morceaux sans rigoler, nous n’y croirons pas ! Elle est bien ma comparaison ? (Rires)

Comment accompagnez-vous ces émotions avec vos instruments ?

Vincent : Nous suivons la ligne directrice, qui est toujours assez noire et nous savons de quoi Yan parle. Notre style est assez sonore. C’est aussi une manière de se démarquer car la plupart des groupes d’aujourd’hui sont assez speed avec pas mal de tempo, alors que notre musique est assez lancinante et calme avec des textes un peu durs.

–         Pourriez-vous définir votre style avec vos mots ?

Yann : Ce serait un son : un crissement des griffes de la nuit. Une sorte de Freddy Kruger en plus sympa à écouter ! (Rires)

Vincent : Nous avons tous eu peur de Freddy, mais ses films parlent à tout le monde. Notre groupe peut également toucher tout le monde car nous utilisons des sentiments assez communs. Nous pouvons partager ces peurs. Yan arrive avec des histoires que nous n’avons pas vécues, mais comme nous jouons avec lui, nous arrivons à les comprendre et cela nous ramène à des histoires personnelles.

–         Quels sont vos prochains projets ?

Yann : Faire un album ! En restant dans le thème de la mort ! (Rires) Nous avons déjà six ou sept morceaux en préparation, mais ils ne sont pas terminés et il nous en manque quelques uns. Cela va assez vite quand nous travaillons ensemble, mais nous avons trop à faire et trop peu de temps. Cela est parfois un peu frustrant !

–         Pourriez-vous nous dire quelque chose sur vous qui montrerait que vous êtes des gens sympathiques et pas complètements morbides ? (Rires)

Camille : On adore le disco ! (Rires)

Yann : Le disco, boire jusqu’au matin et finir nus dans les rues… Enfin ça c’est surtout moi ! (Rires)

Vincent : Tu aimes bien montrer tes fesses quand même…

Yann : Je le fais beaucoup moins…Surtout depuis que tout le monde les a vues !

–         Avez-vous des musiques à recommander ?

Vincent : Le nouvel album de Foals, même si je ne les trouve pas très crédibles dans certains rythmes très hauts. Je recommande toujours le trio WhoMadeWho.

Camille : J’ai beaucoup écouté le dernier album des XX que j’apprécie et tout ce que fait Poni Hoax.

–         Qu’aimez-vous à Paris ? 

Benoît: J’avais visité le Centre Pompidou il y a longtemps et j’avais adoré. Nous ne venons que très rarement à Paris… essentiellement pour des concerts.

Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, 19 rue Beaubourg, 4e

www.centrepompidou.fr

Vincent : Un soir, à Pigalle, nous avons fait un karaoké au café L’Epoque. Nous nous sommes pris pour Queen en chantant Bohemian Rhapsody.  C’est assez drôle là-bas !

L’Epoque, 38 boulevard de Clichy, 18e.

 

 

Yann : J’aime le bar Le Fanfaron, j’y allais tout le temps à une époque. C’est un bar bien rock’n’roll ! Je n’hésitais pas à traverser Paris pour m’y rendre. J’aime y passer des soirées. Xavier, le propriétaire, est unique et bien sympa… Il force les gens à boire ! (Rires)

Le Fanfaron, 6 rue de la Main d’Or, 11e.

www.facebook.com/LeFanfaronBar

 

 

Thomas Howard Memorial – Bad Things (Live)

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Leur page soundclound: soundcloud.com/thomashowardmemorial

Leur page Facebook: www.facebook.com/thomashowardmusic

 

Merci Yann, Pico, Elouan, Camille et Vincent pour cette discussion sympathique et votre bonne humeur.

 

 

 

Erotic Market s’invite chez Chuchotements

28 Fév

Erotic Market est un groupe originaire de Lyon qui s’est formé en août 2011 autour de Marine Pellegrini et Lucas Garnier. Six mois plus tard ils créent leur formule live en compagnie de Julien à la basse et Sylvain à la batterie. Erotic Market multiplie les concerts depuis octobre 2012 et a été récemment sélectionné par le concours des iNOUïS du Printemps de Bourges. La sortie de leur EP est prévue pour Avril 2013.

–         Qu’est-ce qui vous a poussé à former un nouveau groupe ?

Marine : Lucas et moi étions dans un autre groupe et nous avions besoin de changer d’univers musical. C’est parti d’une envie commune d’explorer une musique un peu particulière.

–         Comment définissez-vous cet univers musical ?

Lucas : Si on se base sur nos influences, Marine a le côté R’n’B et hip-hop qui est en elle  et qui resurgit, moi je fais ressortir le côté rock typé et bruyant. Nous sommes imprégnés des styles que nous écoutons depuis l’adolescence, ces influences sont en profondeur. Nous partageons beaucoup de références musicales, mais nous écoutons quand même des choses assez différentes. A la base je suis trompettiste et j’ai longtemps évolué dans un univers jazz. J’ai toujours été attiré par le jazz « bizarre », comme par exemple celui de Steve Coleman, composé de sons et d’harmonies étranges. L’aspect rythmique m’a toujours parlé et cela m’a permis de m’ouvrir à des musiques plus contemporaines comme le rock et la musique électronique. Maintenant, je suis complètement décomplexé et j’écoute de tout très facilement !

–         Quels sont les groupes qui vous ont marqués ?

Lucas : J’ai toujours été marqué par le côté caméléon de Miles Davis. J’adore Björk pour les mêmes raisons : elle va chercher la petite bête là où nous ne la voyons pas. En hip-hop, j’aime beaucoup les Beastie Boys et le Wu-Tang Clan. J’aime également le groupe Shellac, composé de Steve Albini qui a un côté trance rythmique et noise qui me plaît énormément… Comme je suis « musicovore » , j’aurais du mal à citer tous les groupes qui m’ont marqué !

Marine : Petite, j’écoutais beaucoup Mariah Carey, The Fugees, Lauryn Hill. Plus récemment j’écoute Beyoncé et Erykah Badu qui, elle, fait de la soul.

Ces influences se ressentent dans votre musique. Avec vos propres mots, pourriez-vous définir votre style ?

Marine : J’aime bien le terme de R’n’B Garage, c’est une ondulation rock.

Lucas : De notre musique ressort un côté fluo et intense, des couleurs saturées dans lesquelles tu te plonges, tu te noies et qui te marquent. La rythmique s’imprime sur le corps, ce sont souvent des choses heurtées. J’ai choisi le mot « fluo » car nous aimons bien le côté agressif, dans le sens hypnotique…

Marine : … comme un néon de sex-shop !

Lucas : C’est gras comme un fish and chips. Nous aimons la musique grasse : de grosses basses et des sonorités qui dégoulinent. Notre musique est un peu sale, mais nous l’aimons ainsi.

–         Comment composez-vous ?

Marine : Généralement, je créé des ébauches avec de la voix, des paroles, des mélodies en y ajoutant une percussion et une basse. Puis, avec Lucas, nous regardons comment les développer et les arranger.

Lucas : Marine vient avec un concentré du morceau, une petite partie assez courte  mais très intense et à partir de celui-ci nous voyons où nous voulons aller et comment cela nous parle. En creusant dans la matière, à deux, enfermés dans une grotte, nous travaillons dessus.

Vous êtes assez complémentaires.

Marine : Nous sommes très complémentaires. Je suis instinctive et explosive alors que Lucas est analytique et patient.

–         De quoi traitent tes textes ?

Marine : En général c’est assez cru et métaphorique. Les petits speechs ironiques apportent peut-être une façon plus drôle de les porter… mais les textes ne le sont pas. Cela traite des relations hommes-femmes, des relations à l’amour, de la société et des clichés véhiculés. Je n’ai pas encore trouvé la manière de m’exprimer entre les morceaux, mais on m’a dit qu’il fallait le faire, car en France, beaucoup de gens ne comprennent pas les paroles.

Ta présence sur scène semble dédramatiser la dureté des paroles…

Marine : Je ne suis pas quelqu’un de renfermé, même si je suis un peu révoltée… Mes textes sont vraiment basés sur des expériences personnelles et des observations. Cela me permet de transformer cette colère.

Lucas : Marine est assez sanguine et nos morceaux éclatent… Entre les morceaux nous pouvons nous relâcher.

Ta voix peut être considérée comme un instrument, tu explores plusieurs styles…

Marine : J’ai une voix qui me permet de faire plusieurs choses, alors je ne vois pas pourquoi je me priverai ! (Rires)  J’utilise plusieurs techniques car je n’ai pas à me retenir. Nous nous faisons vraiment plaisir sur scène.

Lucas : il y a quelque chose de mélodique, nous tenons à avoir des mélodies qui nous appartiennent et qui sont marquées. Tout le monde apporte sa petite touche dans le groupe, chaque membre apporte une voix différente et des sonorités complémentaires.

Marine : Lucas a une voix très grave, Sylvain est capable d’aller dans les graves et dans les aigües tout en ayant une voix très timbrée et Julien a une voix aigüe, comme celle d’une femme, qui apporte une certaine douceur.

–         Quels sont vos prochains projets ?

Marine : Nous sortons un EP en Mars 2013 sous plusieurs formats. Nous avons également un clip en préparation pour un nouveau single.

–         Qu’aimez-vous à Paris ?

Marine : Nous ne venons que très rarement à Paris, mais j’ai vraiment aimé le Divan Du Monde qui est dans un quartier très sympa. J’ai apprécié la décoration, l’ambiance et l’accueil.

Le Divan du Monde, 75 rue des Martyrs, 18e.

www.divandumonde.com

 

 

Lucas : J’aime le Zèbre de Belleville  et sa disposition : les gens sont autour de toi et la salle a vraiment du caractère.

 

Le Zèbre de Belleville, 63 Boulevard de Belleville, 11e.

www.lezebre.com

Nous avons mangé les salades les plus grosses de notre existence en sortant du Divan du Monde dans un bistrot situé à l’angle : La Marmite.

La Marmite, 2 boulevard de Clichy, 18e.  

Marine : J’aime les friperies Rag et Vertiges vers le centre Pompidou, ce sont des bric-à-bracs incroyables.

Rag et Vertiges, 83 et 85, rue Saint Martin, 4e.

 

Lucas : J’aime l’International Records. Nous jouions à l’international peu de temps après son ouverture et cela m’a donné envie d’y passer. J’y ai trouvé des disques, ils ont un bon choix.

L’International Records, 12 rue Moret, 11e.

www.linternationalrecords.com

 

Erotic Market – Rumblin

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Leur page Soundcloud : soundcloud.com/eroticmarket

Leur page Facebook: www.facebook.com/EroticMarket

Merci Marine et Lucas pour cette discussion à la sortie de votre concert.

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Un grand merci à  Maxime Jacquart (Echo Orange) et Guillaume (Jarring Effects) pour avoir rendu cette interview possible.

3somesisters s’invite chez Chuchotements

21 Fév

 

3somesisters est un groupe ovni qui reprend des tubes dance des années 1990 dans un style jazz et sophistiqué en y ajoutant une performance décalée et haute en couleur. Leur EP est sorti en  Novembre 2012.

Ce groupe nous a été recommandé par Cyril Bodin (Bus Palladium) lors de son interview. C’est autour d’un verre dans le bar des Pères Populaires que Florent Mateo, membre du groupe, a répondu avec plaisir à nos questions.

–         Peux-tu présenter le groupe ?

Notre groupe s’appelle 3somesisters, tout attaché sinon tu peux tomber sur des sites X un peu glauques ! (Rires) Notre groupe se compose de Sophie Fustec, Bastien Picot et moi-même Florent Maeto. Sophie a plusieurs projets, elle est pianiste pour plusieurs artistes dont Christophe Maé, Pauline Croze et Grégoire. Bastien fait du gospel et a un projet pop. Je fais également du gospel et nous sommes choristes pour des plateaux-télé.

Comment cela a commencé ?

J’ai rencontré Bastien à Bordeaux il y a sept ans lors de nos études de musique. A l’époque, nous avions déjà des projets en tant que choristes. Il y a trois ans j’ai eu l’envie de nous mettre un peu plus en avant. Nous avons formé une équipe qui fonctionne autour d’un concept : voix et arrangements sophistiqués. Nous avons eu l’idée de reprendre des tubes dance des années 1990.

Peux-tu expliquer ce choix.

Je sentais pointer un revival des années 1990 sans grand risque car la tendance suit toujours une logique de cycles. Depuis peu, nous sommes en plein dedans, que ce soit dans la mode, le visuel et les arts-plastiques. Il y a quelques temps, les covers des années 1980 se multipliaient ; comme on pouvait le voir avec Paris Dernière et Nouvelle Vague… C’est aussi pour cela que nous avons décidé de nous recentrer sur les années 1990. Lors de nos études, nous nous amusions déjà à reprendre No Limit de 2 Unlimited au piano. Si on s’appuie sur la mélodie tout en en changeant la grille, on peut très bien en faire un blues. Nous voulions montrer que cette chanson n’est pas si nulle que ça… Après tout, ce n’est pas parce que la chanteuse fait gigoter ses cheveux devant une roue dans le clip que ses textes sont stupides ! (Rires)

–         Quel est donc l’univers de 3somesisters ?

Pour 3somesisters, nous nous demandions comment nous pouvions apporter une touche d’originalité car faire des arrangements sophistiqués sur des morceaux qui sont considérés comme « assez mauvais », c’est déjà vu et ça n’a rien d’extravaguant. Finalement c’est un peu le comble du snobisme : faire du sophistiqué avec de la merde ! (Rires) Il fallait arriver avec quelque chose de très écrit, d’un peu érudit et d’un peu virtuose, mais sans en avoir l’air… Nous avons décidé d’apporter une attitude pop, rock et décalée. C’est une performance : nous occupons l’espace et gigotons dans tous les sens. Comme nous étions deux garçons et une fille, nous avons décidé de prendre le nom de « sisters » et de nous grimer en filles, sans tomber dans le ringard ni dans le « travelottes » dégueulasse. Transformisme, performance et fin du monde : nous sommes devenus des créatures cosmologiques ! Nous ne parlons jamais sur scène, notre vecteur est la musique. Comme nous ne sommes pas d’ici, nous ne faisons pas ce que font les gens lors d’un récital : nous ne caressons pas le public dans le sens du poil et ne supportons pas les applaudissements. C’est un travail scénique drôle et transgressif, et cela nous permet de changer les codes : nous intégrons le public dans le show.

–         Quelles sont tes influences ?

Mes influences ne sont pas forcément liées à notre style musical. J’ai énormément écouté Steve Reich, Moondog, Philip Douglas et Meredith Monk. J’aime énormément tout ce qui tourne autour de l’électro et du trip-hop : Massive Attack, Björk, Tricky, Martina Topley-Bird, Radiohead, etc. Ces influences se ressentent plus dans mon projet électro Fluocarré, alors que pour 3somesisters, nous avons plutôt des références jazz.

–         Comment travaillez-vous au sein du groupe?

J’ai travaillé les arrangements et les compositions avec Bastien et nous nous sommes beaucoup investis. Nous avons également des compositions pour lesquels nous essayons de faire du « Gloubi-boulga »… 3somesisters veut dire « ménage à trois » ou « les sœurs partouze », nous faisons donc une partouze musicale : il n’y a pas de règle nous mélangeons la dance au jazz, au ghospel, au rock, à la soul et à l’électro. Bastien, qui est bilingue, s’occupe des textes. Pour le côté performance, je suis plus le metteur en scène et Bastien, qui fait également du théâtre, est le comédien. Sophie a intégré le groupe plus tardivement, mais elle a une véritable force de proposition et compose des choses de bon goût. Nous trouvons un bon équilibre.

–         Pourquoi avoir choisi les Pères Populaires comme lieu d’interview ?

C’est un bar que j’aime bien. J’étais venu avec notre graphiste pour parler du visuel et c’est un endroit assez agréable pour travailler. Ce n’est vraiment pas cher, mais cela peut être un peu bruyant. Le mobilier est plutôt sympa : ce sont des vieux canapés à la « Friends ». En général quand ça sent un peu la campagne, je m’y sens bien… particulièrement quand c’est à Paris ! Nous ne sommes pas des vrais guerriers, ce qui nous plait, c’est de savoir que nous pouvons sortir de la poussière et des endroits crades rapidement car nous sommes à Paris.

Les Pères Populaires, 46 Rue de Buzenval, 20e.

www.facebook.com/perespopulaires

–         Quels autres endroits fréquentes-tu à Paris ?

Je vais souvent à la Fée Verte et au Pause Café qui sont des bars dans lesquels je me sens bien. La Fée Verte est un bar à absinthe vraiment cool. Le Pause Café a une terrasse des plus sympathiques et ils ont un vaste choix de sirops.

La Fée Verte, 108 Rue de la Roquette, 11e.

www.facebook.com/La-Fée-Verte

Le Pause Café, 41 rue de Charonne, 11e.

www.facebook.com/Le-Pause-Café

 

J’aime Le marché des Enfants Rouges, cela donne l’impression d’être dans un petit marché du Sud. C’est un peu people, nous tombons à chaque fois sur quelqu’un de connu… Je n’y vais pas pour ça, mais ça prouve que cet endroit est très apprécié. J’y vais pour manger, il y a de supers restaurants à l’intérieur ! J’ai testé le restaurant libanais, le créole, le marocain et le japonais ; ils sont tous à recommander. Ils sont plus ou moins chers, mais la qualité le justifie. J’emmène souvent mes amis non-parisiens visiter le lieu.

Le marché des Enfants Rouges, 39 Rue de Bretagne, 3e.

www.mairie3.paris.fr

Et le Menelik qui est un restaurant éthiopien que j’adore. C’est très drôle car il y a des photos d’Hélène Ségara partout. C’est une habituée, elle vivait au dessus quand elle est arrivée à Paris et c’est devenu leur star ! C’est très bon, tu manges dans un grand plat avec les doigts et une grande crêpe. Tu as de la viande en sauce assez pimenté, du chou, des lentilles, etc. C’est délicieux !

Restaurant Menelik, 4 rue Sauffroy, 17e.

www.menelikrestaurant.com

J’aime les friperies Guerrisol, il y en a plusieurs : à Château Rouge, à Marcadet, à Barbès et une vers la place de Clichy qui est ma préférée. Il faut fouiller, mais il y a tellement de modèles uniques à découvrir. Il ne faut pas avoir peur à mettre le nez dans des coins de vêtements qui peuvent sembler ignobles.

Guerrisol, 19 avenue de Clichy, 17e.

guerrisol.com

J’aime bien aussi des endroits LGBT et Queer : Les souffleurs et La mutinerie.

La mutinerie est un endroit relativement lesbien et j’apprécie la musique là-bas. Je n’aurai pas du regarder The L-Word car je crois que j’aime les ambiances lesbiennes ! (Rires) Ils organisent pas mal de soirées à thèmes dont des soirées shuffle. C’est un bar associatif qui a des revendications politiques LGBT.

La Mutinerie, 176 178 rue Saint Martin, 3e.

lamutinerie.eu

Les souffleurs est un bar gay qui me fait penser aux boites de province dans lesquelles j’allais. C’est moins ringard et plus pointu, l’endroit est tout petit, mais on y passe un bon moment.

Les Souffleurs, 7 Rue de la Verrerie, 4e.

www.les-souffleurs.com

 

3somesisters – I Like To Move It
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3somesisters – All That She Wants

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Page Noomiz de 3somesisters: www.noomiz.com/3somesisters

Leur page Facebook: www.facebook.com/3someSisters

Merci Florent pour cette rencontre agréable autour d’un verre.

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Un grand merci à Cyril Bodin, du Bus Palladium, pour cette découverte.