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Quichotte au théâtre Mouffetard | « Mieux vaut la honte sur le visage que la tache dans le coeur. »

16 Déc

du 08/10/2011 au 07/01/2012 – d’après Cervantès par Isabelle Starkieravec Eva Castro.

Photo fournie par le théâtre

Enfin, ça y est !
J’ai pu y aller…

Je ne sais pas exactement pourquoi j’aime à ce point l’histoire de Don Quichotte. Mais c’est une des histoires qui me touchent le plus. Et cette très belle interprétation lui rend un bien bel hommage.

Ce que je préfère dans ce conte, c’est le personnage de Sancho Panza. Depuis petit je me l’imagine un peu comme Dilath Larath, le serviteur d’Iznogood. Moins fou que son maître (même si la question se pose « Qui est le plus fou des deux, le fou ou alors le fou qui le suit ? » – je ne sais pas si cette citation vient vraiment de Sancho ou d’Obi-Wan Kenobi) et certainement plus intelligent, il le suit par amour et sans vraiment savoir pourquoi. Bref, je digresse, mais c’est mon blog (un peu, quand même).

 

Bon, je ne vais pas vous parler de l’œuvre, j’espère que vous la connaissez. Sinon, bein il faut la connaître. C’est juste trop bien. L’homme seul face au monde et à son esprit qui va au bout de sa quête. Même si au fond, sa quête, tout le monde s’en fiche… Bref, l’important, c’est de vivre selon son cœur. Et c’est une belle morale. Je trouve.

Photo fournie par le théâtre

 

« Moi, je construis, des marionnettes… »

Une femme seule est sur scène. Elle apparait sous un drap recouvert d’écritures, comme la folie de Quichotte qui lui vient d’avoir trop lu. Très vite, elle enfile une armure avec une tête de cheval et c’est Quichotte dans son armure et jonché sur sa vieille jument qui nous parle.

Enfin, arrive Sancho Panza… et c’est là que la magie commence vraiment.

C’est un spectacle de marionnettes. Un vrai. Pas un faux guignol avec des marionnettes à ficelles ! Non, de vrais marionnettes à main, qui obligent l’actrice à endosser tous les rôles les uns après les autres, de changer de voix, d’être extrêmement clair  dans quel personnage parle … d’un point de vue technique, c’est génialissime. Vraiment. Bluffant.

Par exemple, l’actrice jouant Don Quichotte, doit aussi gérer la marionnette de Sancho Panza en même temps, tout en faisant comprendre que Quichotte est sûr de lui alors et que Sancho à peur. Avec un bras par personnage. Chaque mouvement est millimétré et le tout reste très naturel. C’est beau.

 

« … Avec de la ficelle et du papier…« 

Décidément, dans toutes les pièces que je vois pour ce blog, je me rends compte à quel point le peu de moyens amène à des solutions ultra-ingénieuses pour faire naître les paysages et les décors. Encore une fois, on ne peut que être impressionné par le nombre de lieux, de personnages et de situations qui nous sont montrés.

De plus, le théâtre Mouffetard n’est pas très grand, mignon dans sa petite cour intérieure et familiale. Les séances sont à 14h30, donc forcement, un samedi il y avait beaucoup d’enfants. Je dois dire qu’au début je pensais que les enfants ne comprendraient pas grand chose à cette pièce, aux différents personnages et n’auraient pas beaucoup de sympathie pour les marionnettes qui se rapprochent plus de bouts de chiffons rembourrés que d’autres choses. Pourtant j’ai eu l’impression que ça marchait bien pour eux aussi. Ils riaient et semblaient assez captivés par le tout. Donc, à savoir si vous voulez faire un peu de culture à vos enfants … (si ils ont aimé, en attendant que ré-ouvre les portes du musée Picasso, montrez leur quand même quelques images du Don Quichotte de l’artiste… moi, petit, ça m’avait énormément marqué ces grandes silhouettes).

Don Quichotte de Picasso

 

Bon,
je m’arrête là.
Une très belle pièce, étrange, mais à voir.

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