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Des Cancans bien réjouissants au Théâtre 13

18 Mai

crédit : Bruno Perroud

Elles causent, elles causent les commères de Venise. Dans les ruelles de la cité des Doges, on ne parle plus que d’un seul sujet : Checchina va épouser Beppo, le fils d’un modeste fermier. Les deux tourtereaux sont follement amoureux, mais là n’est pas le problème. C’est une cousine de la future mariée qui va lâcher la bombe, une folle « nouvelle » qui enflamme les langues et les esprits : Checchina n’est pas la fille de son père ! Elle est le fruit d’une liaison adultérine que sa mère aurait eu du côté de la Turquie ou sur l’île de Corfou. Très vite, les conditionnels sont jetés aux orties. C’est sûr, chacun le tient « de source sûre », la future épouse n’est pas issue d’une lignée respectable.

« Les cancans, je ne les supporte pas »

Au Théâtre 13, la pièce de Carlo Goldoni porte bien son titre. « Les cancans » sont partout. D’abord répandue entre copines et voisines, la rumeur se transmet en quelques heures. Et personne n’est épargné dans la course au ridicule. Bourgeoises ou femmes du peuple, toutes se délectent du malheur qui arrive, sans bien sûr le reconnaître. Avec un leitmotiv, proclamé à chaque fois que l’on transmet la rumeur :  « Les cancans, je ne les supporte pas ! « . Mais les hommes ne sont pas épargnés dans cette comédie cruelle. Le jeune Beppo est amoureux, il le proclame. Un mariage ? Si sa réputation n’en pâtit pas ! Il n’a pas de fortune, mais tient plus que tout à son honneur et à celle de sa famille. Quitte à laisser sa promise sur le bord de la route…

Crédit : Bruno Perroud

Rock’n roll, Fellini et années 50

C’est en pensant à Federico Fellini et à son célèbre film « La Strada » que Stéphane Cottin a construit sa mise en scène. Pour éviter « de [s’] enfermer dans une forme trop empreinte de « folklore XVIIIe »« , explique-t-il, il a placé l’intrigue à deux siècles de distance. Les années 50 et les débuts du rock’n roll servent de cadre à l’intrigue. Robes, coiffures, gomina et autres meubles d’époque nous replongent au coeur des « fifties ». La vitalité de la mise en scène est renforcée par un astucieux décor composé de panneaux coulissants, qui reconstituent une façade, l’entrée d’un immeuble ou un salon au gré de l’intrigue et ses multiples rebondissements.

Infos pratiques

« Les Cancans » de Carlo Goldoni, mise en scène de Stéphane Cottin

Jusqu’au 10 juin au Théâtre 13 (jardin)

103 A bld Auguste Blanqui (13e). Métro : Glacière

Réservations : 01 45 88 62 22 – prix des places : entre 6 et 24 euros.

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