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Andorra : chronique d'un haine ordinaire

2 Fév

©Bastien Capela

©Bastien Capela

C’est une république si tranquille. Andri voudrait devenir menuisier et épouser la fille de son père adoptif, le maître d’école. Un souci : le jeune homme est juif, et son patron le voit plus en vendeur qu’en futur artisan… L’histoire d’Andri est connue de tous : il a été sauvé par son père d’adoption qui l’a exfiltré du pays voisin. Mais que s’est-il réellement passé ? Qui est-il ?

Peu à peu, la méfiance des habitants envers Andri se mue en une véritable détestation. Une haine qui causera sa perte.

Les ressorts de l’antisémitisme

Écrite 20 ans après la fin du nazisme, « Andorra » décrypte les ressorts de l’antisémitisme et sa montée au sein d’une population. Pour sa mise en scène, Fabien Chappuis utilise des témoignages vidéos des habitants, qui reviennent sur le drame qui s’est noué dans leur village. Sur la scène, cet aspect documentaire fonctionne bien. On regrette seulement que le texte de Max Frisch ne permette pas de comprendre véritablement les origines de la haine envers le jeune Andri. La fin semble d’emblée connue, et le suspense s’avère faible. Reste un thème qui reste tristement d’actualité. A découvrir jusqu’au 14 février au Théâtre 13.

Infos pratiques

« Andorra, autopsie d’une haine ordinaire », de Max Frisch

Jusqu’au 14 février 2016 au Théâtre 13 / Seine, 30, rue du Chevaleret (13e) – métro : Bibliothèque François Mitterrand

Réserver une place ici – Tél. : 01 45 88 62 22

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