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Archive | janvier, 2013

Un papa américain à Paris … suite

20 Jan

Dimanche dernier, dans un petit café de la Place des Abbesses, je m’entretenais avec David, papa originaire du New Hampshire qui, avec son délicieux accent américain, parlait éducation des enfants à Paris, partage de la culture d’origine, hamburger maison etc… Au cours de notre conversation, il évoquait le fait que Mattéo, son fils de 10 ans, jouait dans un groupe de rock « les 6 /18 de Montmartre ». Il avait omis de me dire qu’une vidéo montrant les rockeurs en herbe lors de la dernière fête de la musique circulait sur Dailymotion, il m’en a parlé hier alors que nous faisions un débriefing de son interview et voilà le résultat, formidable ! Retenez le nom de ce groupe, qui s’entraîne tous les mardis au centre musical Barbara, du côté de Barbès, ils vont faire du bruit !!!

Bravo à Lilou, Edgar, Saci, Eliot, Justin et Mattéo qui est le chanteur aux cheveux longs, celui à l’accent américain!

 

http://www.dailymotion.com/video/xrtmtq

 

 

 

 

Il était une fois une girafe, un ours polaire et une famille de coccinelles

19 Jan


La ville de Boulogne Billancourt s’est dotée d’une nouvelle crèche dont les parents en attente d’une place en structure collective pour leur enfant n’oseraient rêver, il s’agit de la crèche C1 dite crèche de la girafe située dans le quartier du Trapèze, non loin de l’Ile Seguin et de la Tour Jean Nouvel.

L’édifice, inspiré de l’imaginaire enfantin, semble raconter une histoire : le bâtiment est porté par une girafe impressionnante couleur jaune citron, un ours polaire tente d’atteindre l’étage supérieur du bâtiment tandis que des coccinelles grimpent le long d’un mur. On se croirait dans « Zarafa », « Arctique » et « Minuscules » à la fois !

Le cabinet d’architecture Hondelatte Laporte n’avait pas seulement à cœur de faire rêver les enfants, parents, personnel amenés à fréquenter la crèche ainsi que les habitants du quartier du Trapèze, les architectes ont également veillé à construire un bâtiment respectueux de l’environnement dotant l’édifice de panneaux voltaïques, de panneaux solaires et autre ventilation à double flux.

Les instigateurs du projet ont ainsi relevé un sacré défi : construire une crèche écologique agrémentée de sculptures ludiques exprimant le monde de l’enfance qui se fonde harmonieusement dans l’environnement urbain. Il s’agirait d’une métaphore de la jungle urbaine, j’y vois une invitation à badiner dans l’imaginaire enfantin … et l’envie de faire un troisième enfant juste histoire de s’approprier ce lieu.

Jugez par vous-même!

cabinet Hondelatte Laporte- crédits photos P. Ruault

 

cabinet Hondelatte Laporte-crédits photos P. Ruault

 

cabinet Hondelatte Laporte-crédits photos P. Ruault

 

cabinet Hondelatte Laporte-crédits photos P. Ruault

 

cabinet Hondelatte Laporte-crédits photos P. Ruault

 

cabinet Hondelatte Laporte-crédits photos P. Ruault

 

cabinet Hondelatte Laporte-crédits photos P. Ruault

Histoires de goûts : Un papa américain à Paris !

15 Jan

La journaliste américaine Pamela Druckerman a écrit un livre préfacé par Elisabeth Badinter, Bébé made in France. Quels sont les secrets de notre éducation? (éd. Flammarion), dans lequel elle encense l’éducation des enfants et la parentalité à la française. Dans ce qui s’avère être un best-seller international, elle décrit combien les petits français sont sociables, polis, patients, engloutissant toujours le contenu de leur assiette même si les légumes verts sont au menu. Elle explique que, contrairement aux enfants américains, nos enfants ne répondraient pas à l’archétype du fameux enfant roi et contrairement aux parents américains, les papas et mamans français sauraient dire non à leur progéniture et ne négligeraient pas leur épanouissement individuel… A la bonne heure !

J’ai interrogé un papa américain sur la parentalité, l’éducation des enfants, Paris en famille et … le phénomène Pamela Druckerman.

David, originaire du New Hampshire, est professeur d’anglais. Il vit en France depuis 13 ans. Il a vécu deux ans à Boulogne-Billancourt avant de s’installer du côté de Pigalle avec sa femme et leur enfant, Matteo, 10 ans. A la fin de l’interview, vous trouverez sa recette du hamburger maison. Comme à mon habitude, je me suis mise aux fourneaux et résultat … Moi qui me gaussais de ceux qui ne jurent que par « un bout de viande hachée coincé dans du pain tout mou sans goût » et bien, j’en redemande ! Ah, l’Amérique !

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«  Est-ce agréable de vivre dans le quartier de Pigalle en famille ?Oui car il y a une vraie vie de quartier, on a l’impression de se retrouver dans un village, il est facile de créer des contacts, il n’y a pas d’anonymat. J’apprécie tout particulièrement l’atmosphère du quartier le matin quand la vie commence, il y a

Paris Pigalle – Maurille Prévost

évidemment moins de monde qu’en pleine journée et donc moins de bruit. Ensuite, les gens vont travailler et les enfants prennent le chemin de l’école, une nouvelle journée commence.

Quelle place occupent vos origines américaines dans l’éducation de votre fils ? Elles occupent une place importante mais j’essaie de ne pas être lourd dans le partage de ma culture. Tout d’abord, je parle en anglais à Mattéo. Il fréquente actuellement l’école primaire de quartier mais l’année prochaine, il souhaite intégrer le collège international Balzac dans le 17ème arrondissement qui est le seul collège public à sections internationales dans Paris. Mais avant de pouvoir rejoindre les élèves de cette école, il lui faut réussir un test que nous préparons tous les deux. Le partage de la culture passe aussi par nos voyages aux Etats-Unis et par la pratique de sports américains comme le baseball ou le football américain au parc Monceau ou dans le jardin des Tuileries. On aime bien regarder les matchs de football américain retransmis sur les chaînes de sport américaines. Mattéo a commencé à jouer dans un « band » avec des copains de l’école, il chante. Leur répertoire va de Spencer Davis aux Beastie Boys ou encore aux White Stripes. Le groupe a eu l’occasion de jouer en public lors de la dernière fête de la musique !

Vous célébrez les traditionnelles fêtes américaines ? Mattéo connaît la signification de Thanksgiving et du 4 juillet. Quand il était petit, on achetait une citrouille et il se déguisait pour Halloween avant de faire le tour des commerces du quartier pour avoir des bonbons.

Où retrouvez-vous les Etats-Unis à Paris ? Je me rends parfois dans une boutique du 1er arrondissement dont j’ai oublié le nom pour acheter de la root beer, au goût très particulier. Mattéo apprécie beaucoup cette boisson. On prépare parfois des hamburgers à la maison et dans cette boutique, on trouve le bon pain à hamburger. Mais bon, à la maison, nous mangeons la plupart du temps à la française, j’apprécie la France pour la bonne nourriture et je me mets volontiers aux fourneaux pour préparer un bon pot-au-feu.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ? Ce fut une enfance très joyeuse. J’ai grandi dans une ville de banlieue du New Hampshire où les familles vivent dans de grandes maisons avec jardin, où il y a beaucoup d’espaces verts, où on vit beaucoup à l’extérieur. L’espace me manque beaucoup à Paris. Et puis, enfant, je pouvais enfourcher mon vélo et aller chez des amis du quartier sans souci, je me sentais libre !

En quoi l’enfance de Mattéo est-elle différente de la vôtre? J’avais plus de liberté ! Ici à Paris, on ne peut laisser un enfant seul dans la rue. Mattéo sort parfois acheter du pain chez le boulanger et il commence à se rendre seul à l’école.

Paris est-elle kidsfriendly? Dans le quartier, tout le monde connaît Mattéo qui est toujours bien accueilli. Quand on sort du quartier, c’est différent… J’ai pensé emménager en banlieue mais je me suis vite ravisé car je travaille dans Paris et je ne m’imagine pas passer un temps interminable dans les transports. Mais je ne me plains pas car mon organisation du travail me permet de récupérer mon fils à la sortie de l’école.

David, avez-vous des principes éducatifs? Je dirais que j’élève mon fils à l’instinct. Je suis strict sur certaines choses, je ne transige pas sur des comportements comme la politesse et je suis attentif à la façon dont parle Mattéo. Je dois dire que tout se passe bien.

Que pensez-vous de l’ouvrage de P. Druckerman qui soutient que le parent français saurait être à l’écoute de son enfant tout en prenant soin de ne pas négliger son épanouissement individuel ou qui affirme encore que les parents français ne seraient pas dans le culte de la performance à tout prix? Je pense en effet que l’on fait moins de compromis en France et je suis parfois surpris de voir des enfants suivre leurs parents très tard dans les soirées. Je trouve ce type de comportement exagéré. J’aurais plutôt tendance à faire appel à une baby-sitter pour éviter ce type de situation. Concernant le culte de la performance, j’observe que les enfants parisiens se doivent aussi de pratiquer certaines activités, le piano, le tennis, le ski l’hiver etc. Pour ma part, bien qu’américain, je n’ai pas grandi dans une famille m’ayant élevé dans le culte de la performance. Ce type de comportement prévaut peut-être à New-York city, qui est très speed, je ne sais pas. Et puis, je pense que l’étude de P. Druckerman porte sur les familles aisées des quartiers parisiens chics. Vous savez, son livre me rappelle ce fameux livre écrit par une Américaine qui s’interrogeait sur la recette minceur des Françaises!

Quelles activités pratiquez-vous en famille, surtout les dimanches de pluie? On adore faire de longues ballades à vélo dans Paris. Le dimanche, on va sur les quais de Seine fermés à la circulation. Le mercredi, Mattéo joue au tennis. On va au musée, j’ai la carte du musée du Louvre et quand Mattéo était petit, on visitait souvent ce musée.

Je vois que vous saluez beaucoup de monde dans le quartier, avez-vous un réseau d’amis dans le coin, est-il composé de parents d’amis de Mattéo? Oui, on a connu beaucoup de monde grâce à Mattéo. Lui-même a beaucoup d’amis, les enfants passent la nuit chez les uns et chez les autres.

Que faudrait-il entreprendre pour que Paris soit plus agréable à vivre en famille? Il faudrait plus d’espaces verts et moins de voitures … Mais bon, on ne peut pas avoir la campagne dans la ville! »

Merci David!

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La recette du hamburger maison selon David

Ingrédients :

– du pain à hamburger

– de la viande hachée que l’on peut mélanger à un œuf

– un oignon

– du cheddar en tranches

– une tomate

– quelques feuilles de laitue

– de la moutarde

– du ketchup

Préparation:

Faire revenir les oignons émincés à feu doux dans de l’huile d’olive (ça, c’est moi qui le dis, l’huile d’olive c’est bon pour la santé!), ajouter le steak.

Une fois la viande saisie, poser une tranche de cheddar sur le steak et laisser fondre.

Déposer le steak+le cheddar+les oignons sur une des tranches de pain préalablement tartinée d’un mélange de moutarde+ketchup.

Ajouter la laitue et des rondelles de tomate puis recouvrir le tout de l’autre tranche de pain.

Mon p’tit truc en plus : emballer le hamburger dans du papier aluminium puis faire chauffer 3 minutes au four.

A servir avec une petite salade ou des frites!

Enjoy your meal !