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Enfants et travail, l’éternel dilemme des familles parisiennes?

3 Mar

 

famille-annees-60-alld-7co3mIl est difficile d’allier vie de famille et vie professionnelle, tous les parents se heurtent à cet écueil et rivalisent d’ingéniosité pour « s’organiser ». Familles à l’affiche revient après une loooongue pause avec cette sempiternelle question posée à trois parents rencontrés dans le parc de Belleville: peut-on vraiment mener de front éducation des enfants et carrière professionnelle dans la joie et la bonne humeur ? Les magazines féminins, eux, nous assurent que cela est réalisable, illustrant leurs papiers de photos de femmes superbes au sourire triomphant.

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Laure, fonctionnaire, maman de Maxime et Adrien

Je suis une mère comblée et j’ai la chance de faire un métier qui me plaît mais soyons honnêtes : être parent et travailler, tout ça à Paris, quand on n’a pas de famille sur place, c’est l’enfer !

Mon mari et moi avons de longues journées de travail et on a l’impression de courir après le temps tout le temps. Heureusement, on est épaulé par une baby-sitter qui récupère mes fils à la sortie de l’école et on fait parfois appel à d’autres parents en cas de pépins. Quand les garçons sont malades et lors des vacances scolaires, on peut compter sur mes parents qui vivent en province et viennent à Paris pour nous dépanner. C’est toute une logistique !

Mariam, responsable pédagogique, maman d’Ismaël et Mariata

Quand la charge de travail est très importante, j’ai du mal à tout concilier. Mon fils aîné va à l’école maternelle et par chance, ma petite a eu une place en crèche non loin de chez moi mais je stresse chaque jour quand il faut récupérer les enfants le soir. Mon mari commence tôt et finit tard le soir, je dois donc m’occuper des enfants. Heureusement, mon frère qui est étudiant et vit à la maison nous aide. J’organise mon travail selon les horaires d’école et de crèche, ce n’est pas évident d’effectuer mon travail dans un laps de temps trop court.

Heino, chargé de mission dans un ministère, père de Timo et Hugo

Peut-on concilier famille et vie professionnelle? Je pourrais parler des heures sur cette question. Je pense qu’il est difficile de mener tout cela de front sans l’aide de proches tels les grands-parents ou d’une baby-sitter. Et puis, dans le couple, l’un ou l’autre doit mettre sa carrière entre parenthèses malheureusement, autour de moi, c’est ce que j’observe.

Beruf-und-Familie-Kein-Problem_ArtikelQuerLes enfants demandent du temps : il faut les accompagner à l’école puis les récupérer pas trop tard, le week-end, il faut s’occuper d’eux, être à l’écoute. Mener une carrière à un rythme de 8 heures par jour qui serait conciliable avec des enfants, ce n’est pas possible! Quand on veut faire carrière, on a besoin de temps, temps qu’on ne consacre pas à nos enfants. Alors, soit les grands-parents sont présents, soit on a une nounou très disponible, soit le père ou la mère travaille moins … Dans mon couple, ma femme a accepté de travailler à 80%, on s’arrange pour terminer notre journée de travail tôt une fois sur deux et on travaille le soir quand les enfants sont couchés. Un de mes collègues ayant particulièrement bien réussi professionnellement, voyageant à travers le monde, est père de six enfants et je me demande comment les choses se passent chez lui! On nous demande d’être responsables, de nous occuper de nos petits mais cela demande beaucoup d’efforts alors même que les enfants sont un vrai bonheur. On fait d’un plaisir une corvée, c’est dommage. Je remarque qu’avoir des enfants est un signe de réussite et certains parents se contentent de cette idée narcissique. Pour beaucoup, avoir une famille montre qu’on est responsable sur le plan privé, on a l’opportunité de montrer qu’on peut « gérer » une famille alors que cette responsabilité est déléguée le plus souvent si on veut réussir professionnellement et on passe à côté de chouettes moments avec ses enfants.

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Histoire de terminer ce billet sur une note poétique, je vous propose un petit film trouvé sur le site de films pour enfants Kinderfilmblog, un petit bijou à regarder en famille :

Les nouveaux pères (suite)

24 Juin

Mangu, le « père 2013  »

Qui sont les pères d’aujourd’hui? En quoi sont-ils différents de leurs propres pères? La semaine dernière, Aias, restaurateur et jeune papa me donnait sa version.

Aujourd’hui, c’est au tour de Mangu. Je l’ai rencontré, par hasard, dans son quartier de Pigalle. Il se baladait avec son fils Bentley, métis aux cheveux longs âgé de 6 ans. Le joli duo m’a intrigué, je les ai abordés. Mangu, veste aux couleurs rasta et lunettes de soleil sur le nez, a bien voulu discuter, la glace à la fraise de son fils à la main. C’est un musicien new-yorkais, originaire de Porto-Rico qui vit à Paris depuis 10 ans. Son épouse est également musicienne, son nom de scène est Chula Vida. Le soleil n’est toujours pas au rendez-vous alors je vous propose de vous trémousser sur les rythmes caliente de Mangu tout en lisant ce post!

 

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« Quel genre de père êtes-vous? Je dirais que je suis un père aux multiples facettes, « un papa gâteau » comme vous dites en français. Je pense être un père moderne, un papa 2013 voilà! J’accompagne mon fils à l’école le matin, je cuisine pour la famille, je joue beaucoup avec mon enfant, je suis affectueux avec lui, nous sommes très complices et je veux qu’il sache que je suis bien présent.

En quoi êtes-vous différent de votre propre père? C’était un père plus traditionnel que je ne le suis, il ne faisait pas tout ce que je fais aujourd’hui avec Bentley. Il était affectueux certes mais j’ai le souvenir d’un père que je voyais le matin et le soir, point. Vous voyez, aujourd’hui, nous sommes mercredi, mon fils ne va pas à l’école et je m’occupe de lui, cela aurait été inimaginable de la part de mon père.

Quels souvenirs gardez-vous de la naissance de votre fils? Oh …. Je me souviens de l’émotion immense qui m’a submergé. Je me rappelle avoir appelé tous mes proches à New-York. J’étais très fier. Je me souviens m’être dit que je veillerai à être un père proche de son enfant.

Que souhaitez-vous transmettre à votre fils? La capacité à être heureux. Et puis, acquérir très vite une certaine indépendance.
La fête des pères a-t-elle une signification pour vous? Pas vraiment, on ne la fête pas, cela ne symbolise pas grand chose. C’est la fête des pères et la fête des mères tous les jours chez nous !

Quels lieux côtoyez-vous avec votre fils? Mon enfant ne jure que par un seul et unique lieu, ce sont les magasins de jouets!!!

Y a-t-il une chanson en particulier que vous aimez chanter à votre fils? Oh, il y a trop de chansons, je ne peux pas en citer une… Mais en ce moment, Bentley aime écouter « The lazy song » de Bruno Mars. »

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Ousmane, le sage du quartier des Amandiers

3 Mar

Ousmane, père d’origine malienne, habite dans le quartier des Amandiers depuis très longtemps. Ce quartier du 20ème arrondissement de Paris dans lequel il s’est activement engagé pour un mieux vivre ensemble a vu grandir ses six enfants. Si vous sortez métro Père Lachaise, entrez dans la rue des Amandiers et peut-être apercevrez-vous sa longue silhouette.

Je lui ai posé des questions sur l’art d’être père, l’éducation, son engagement dans le quartier des Amandiers, ses rêves.

Je vous propose de lire cette discussion en écoutant une chanson qu’il affectionne particulièrement, Soundiata Keita, chantée par Selif Keita : « C’est une chanson qui donne du courage et fait la fierté du Mali nous explique Ousmane. L’idée maîtresse de cette chanson est que dans la vie, il faut se battre. Cette chanson raconte l’histoire de Soundiata Keita, un des rois du Manding, privé de l’usage de ses jambes à la naissance mais qui, un jour, a pu se lever. Tout le monde a crié, chanté en voyant l’enfant paralysé marcher. Cet enfant est devenu un grand roi conquérant. »

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« Ousmane, en quoi la naissance de vos enfants a bouleversé votre vie? La naissance de mes enfants résonne en moi comme la plus grande des joies. Un enfant, c’est un trésor. Ce petit bout de chou qui vient s’ajouter à soi est un bonheur immense. On se dit qu’on va lui donner la meilleure des éducations, une éducation supérieure à la nôtre. On pense, au quotidien, que notre enfant sera meilleur que nous. Quand on en a plusieurs, c’est la même joie à la naissance. Et puis, au fur et à mesure que les enfants grandissent, les appréhensions grandissent à l’égard de la vie, de la société que nos enfants côtoient. J’ai commencé à ressentir des inquiétudes quant aux fréquentations de mes enfants dès la maternelle. Beaucoup d’enfants ont décroché dans le quartier et cela est source de stress.

Pourquoi certains jeunes décrochent? Il y a plusieurs facteurs. Tout d’abord, le quartier a été stigmatisé, les jeunes le ressentent et en souffrent. Il y a beaucoup de familles monoparentales dépassées. Beaucoup de familles sont frappées par le chômage. Et il y a un problème culturel rencontré par les familles immigrées, nombreuses dans le quartier, qui rencontrent des problèmes de communication car elles maîtrisent mal le français. Il n’y a pas assez de structures adaptées pour venir en aide à ces familles et les enfants paient les pots cassés. Ils ne suivent plus à l’école, s’opposent à la famille, aux règles édictées par société et se perdent. Je reviens sur le problème de la double culture qui peut être difficile à gérer pour des parents non nés en France qui peinent à élever leurs enfants selon des principes qui ne sont pas les leurs. Les familles sont parfois démissionnaires car elles n’arrivent pas à suivre, elles sont démunies. L’enfant est partagé entre les valeurs du pays d’origine de leurs parents et celles du pays d’accueil. Les valeurs françaises sont bonnes mais certaines sont en contradiction avec celles du pays d’origine des parents, il faut gérer tout cela, ce n’est pas simple.

Parlons éducation. Il faut apprendre à l’enfant à réagir face à telle ou telle situation, il doit apprendre à se débrouiller. Je préférerais avoir toujours mon enfant tout près de moi, organiser des jeux, discuter mais en grandissant, il ne veut plus rester auprès de moi en permanence, il veut son indépendance et retrouver ses amis. Or, avec les copains, il peut entreprendre des choses dangereuses telles que circuler trop vite sur un deux roues dans la rue. Rien ne me garantit qu’il sera sage… Alors, je pense qu’il faut être très observateur avec ses enfants.

Qu’est-ce qu’un bon père? Dans la conjoncture actuelle, le père ne doit pas être bon. Il doit être autoritaire. Il faut de l’amour bien entendu mais de l’autorité aussi. Quand c’est non, c’est non! Il ne faut surtout pas revenir sur sa parole. A l’adolescence, l’enfant peut être redoutable. Voilà, il faut être autoritaire, mais également sage, patient et tolérant. Je pense qu’il est important d’échanger avec d’autres parents et tirer des enseignements de l’expérience d’autres familles.Vous savez, en Afrique, les parents ne se retrouvent jamais seuls et démunis. Mon enfant est aussi l’enfant du voisin, il ne peut s’égarer. Or, ici à Paris, on se retrouve chacun dans son appartement, seul face à ses interrogations. Les parents doivent être derrière leurs enfants, il faut toujours veiller. Ici, être parent, c’est être esclave de ses enfants en quelque sorte…

Je sais que vous êtes très investi dans votre quartier, auprès des familles en difficultés, pourquoi cet engagement? Je suis chef de famille. Je vois des familles en détresse. J’ai voulu apporter ma contribution. Dans les années 1990, on a créé une Régie de quartier pour venir en aide aux personnes âgées, aux chômeurs, aux familles en difficulté. On surveillait le quartier qui était stigmatisé. Puis, l’OPAC nous a donné un local dans lequel on organisait des brocantes, le marché de noël, des rencontres entre familles, des repas de quartier. Plusieurs associations se sont succédées. Aujourd’hui, je suis investi au sein de l’association la 20ème Chaise. J’ai notamment pris part aux Universités populaires des parents qui visent à créer du lien entre les familles du quartier.

Quelle place occupent vos origines maliennes au quotidien? On cuisine à l’africaine, je cuisine beaucoup et mes enfants ont appris à cuisiner en me regardant faire. Parfois, nous regardons une chaîne malienne.

Où retrouvez-vous le Mali à Paris? Dans le 18ème arrondissement, dans le quartier d’Avron, à Montreuil ou encore dans les boutiques chinoises où je me fournis en produits du pays. Un peu partout dans Paris, je trouve du manioc, du fonio, du mil, du riz du Mali, des patates douces, des ignams, du poisson séché etc. Parfois, il m’arrive d’acheter des vêtements ou des bijoux.

Il vous arrive de porter des vêtements traditionnels? Oui, lors de célébrations telles que le ramadan, pour aller à la mosquée ou encore, quand on reçoit à la maison.

A quoi ressemblait votre enfance? J’ai vécu dans l’amour, j’ai été choyé. Nous n’étions pas riches mais mon enfance a été heureuse. Quand j’étais enfant, on me répétait que les vieilles personnes étaient des bibliothèques et j’aimais me réfugier près des personnes âgées. J’aimais observer mon père, la façon dont il réglait les problèmes. Il me demandait toujours mon avis : « que penses-tu de telle ou telle chose? ».

Vous vous souvenez de vos rêves d’enfant? J’ai toujours voulu être cosmonaute comme Youri Gagarine! Il a marqué mon enfance. Je voulais être pilote d’avion, conduire des objets volants. Je me souviens de mon père me montrant des avions au Mali.

Quelle est votre madeleine de Proust? La sauce dakatine et les Tiebs, ces mets me rappellent mon pays.

Une dernière question, comment va votre famille au Mali? Les membres de ma famille vont bien. Ils vivent à Bamako où la situation est calme mais la vie est chère. »

Ousmane, merci pour cet entretien!

La réforme des rythmes scolaires vue par trois parents parisiens

7 Fév

Le mouvement de contestation du corps enseignant n’y a rien fait. Le décret sur les rythmes scolaires entérinant le retour à la semaine de 4 jours et demi dans le premier degré a été publié au Journal officiel le 26 janvier dernier.
On a entendu les instituteurs, le gouvernement défendant bec et ongle son texte, les médias pas très objectifs et tendres à l’égard des enseignants présentés comme « corporatistes » et « lampistes », ce qui est selon moi profondément injuste quand on voit le travail formidable qu’ils font.
Et les parents dans tout ça, que pensent-ils? J’ai questionné 3 parents aux avis divergents sur le sujet. La première personne s’interroge quant à la réforme proposée par le gouvernement, la seconde personne se dit contre le décret et le troisième interviewé approuve le changement proposé par Vincent Peillon.
Et vous? Si vous souhaitez donner votre avis, n’hésitez pas à laisser un commentaire.
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Véronique est la maman d’Ambroise, 6 ans en CP et de Léon, 3 ans en petite section de maternelle (Paris 9ème)
« Qu’avez-vous compris de la réforme? Là, comme ça, j’avoue ne pas comprendre en quoi la réforme est néfaste. J’ai bien compris que les journées étaient trop lourdes pour les enfants et qu’il est apparu nécessaire de réorganiser le temps. Ils vont finir plus tôt…Des activités artistiques seront proposées mais je ne sais pas trop quand et comment.
Vous approuvez donc la réforme proposée? Je ne sais pas trop puisque je ne sais pas comment le temps suivant les « enseignements classiques » va être organisé… Les écoles de mes enfants étaient fermées à cause de la grève des instituteurs le 22 janvier. On a reçu des documents de la part des instituteurs expliquant pourquoi ils rejetaient la réforme et cela m’a interpellé.
Que disaient les documents dont vous parlez? On nous expliquait qu’il était déjà très compliqué de surveiller la cantine et le temps de l’étude après 16H30 par manque de personnel et qu’il apparaissait prématuré de changer les rythmes dès la prochaine rentrée. Mais bon, en même temps, j’ai entendu que le gouvernement allait investir.
Comment vous êtes-vous tenue informée? Par le bouche à oreille, la radio.
Comment se déroule la journée du mercredi pour vos garçons? Ils vont au centre aéré qui est organisé au sein de leurs écoles. La nounou les récupère comme tous les jours de la semaine à 18H. »
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Céline est la maman de Julien, 13 ans en 5ème et de Grégoire, 6 ans en CP (Paris 20ème)
« Qu’avez-vous compris de la réforme Peillon? Moi, ce que j’observe c’est qu’à chaque changement de majorité, les ministres de l’éducation nous pondent une réforme pour marquer leur passage au gouvernement, parfois à tort et à travers. Alors, concernant la réforme 2013, elle vise à alléger l’emploi du temps des enfants. La méthode choisie par l’actuel gouvernement est la suivante : retour à l’école le mercredi matin, 5h30 de cours par jour, une longue pause déjeuner qui pourra s’étendre de 11H20 à 14H20 et des activités sportives et artistiques proposées dans l’incertitude la plus totale sur les modalités d’organisation du temps périscolaire.
Qu’est-ce qui vous chiffonne?Ce qui me chiffonne c’est que pour moi, ceux qui s’occupent le mieux des enfants, ce sont les enseignants. Je suis pour l’école à l’école, pas pour une espèce de garderie améliorée! Cette réforme  mise en place à Paris dès septembre 2013, c’est du bricolage!

La récréation, rue Buffon, R. Doisneau, 1959

On ignore tout de la mise en place concrète du décret. La pause méridienne qui va être imposée est du grand n’importe quoi. Grégoire me dit que dans la cour, il y a des bagarres pendant le repas et dans les recoins de la cour, je crains vraiment ce qui pourrait se passer au cours d’une pause allongée exagérément.
A quoi ressemblent les mercredis de Grégoire? Je ne travaille pas ce jour-là et je dois dire que je reviens de loin car je désapprouve l’instauration de l’école le mercredi. Actuellement, le mercredi est un jour off, on se lève tard, on prend le temps, mes fils font leurs activités. Mais bon, je sais que la majeure partie des enfants français vont au centre aéré ou sont gardés par des nourrices car les parents travaillent tous les jours de la semaine…  Je ne représente qu’une minorité.
Comment vous tenez-vous informée? Nous parlons beaucoup entre parents et j’écoute ce qui se dit à la radio, à la télévision. »
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Luc est le papa de Julia, 4 ans en moyenne section de maternelle (Paris 19ème)
« Que comprenez-vous de la réforme? Elle a pour but d’alléger les journées trop lourdes des enfants. Moins d’heures de cours, l’école le mercredi matin pour ne pas casser le rythme des apprentissages et la mise en place d’activités culturelles et sportives, c’est très bien.
Que comprenez-vous du mouvement de contestation du corps enseignant? Je ne comprends pas leur attitude. Cette réforme, ils l’ont réclamée non? Là, on la met en place et les instituteurs n’en veulent plus. Moi, je vois que ça les embête de venir travailler le mercredi c’est tout et le discours sur la qualité des activités périscolaires est un prétexte pour manifester.
Parlons des activités périscolaires justement, avez-vous saisi la démarche de la Mairie de Paris? Moi, je vous pose la question suivante : pourquoi les activités périscolaires proposées ne seraient pas de bonne qualité et bien organisées? Vous savez, je constate que c’est la 1ère fois que les enseignants daignent parler du temps passé par les enfants à la cantine et au goûter! Les instituteurs quittent l’école une fois leurs cours donnés et se fichent bien de savoir ce qui se passe le reste du temps passé par leurs élèves à l’école. Alors, si cette réforme les amène à s’interroger sur le temps périscolaire, je dis tant mieux! Et puis, les discussions se poursuivent.
Le décret vient d’être publié au Journal Officiel, la réforme va être appliquée de toute façon et le Maire de Paris a dit qu’il voulait que cela se fasse dès septembre 2013! Oui, je sais. Appliquons la réforme et on verra bien. Si ça ne marche pas, il sera toujours temps d’ajuster. Je suis pour la revalorisation des salaires des enseignants et une meilleure considération du corps enseignant, ma femme est elle-même prof et gagne 2000 euros par mois après 15 ans de métier, ce qui n’est pas normal MAIS la contestation actuelle sur la réforme du temps scolaire est selon moi incompréhensible.
Comment vous tenez-vous informé? Je baigne dans le milieu enseignant donc on en parle pas mal. Je suis allé sur le site du Ministère de l’éducation nationale et sur celui de la Mairie de Paris.
Comment se déroulent les mercredis pour votre fille? Elle va au centre aéré. Tous les jours, je m’efforce de sortir tôt pour la récupérer au plus tard à 17H45. »

Merci à vous trois pour vos témoignages.

Histoires de goûts : Un papa américain à Paris !

15 Jan

La journaliste américaine Pamela Druckerman a écrit un livre préfacé par Elisabeth Badinter, Bébé made in France. Quels sont les secrets de notre éducation? (éd. Flammarion), dans lequel elle encense l’éducation des enfants et la parentalité à la française. Dans ce qui s’avère être un best-seller international, elle décrit combien les petits français sont sociables, polis, patients, engloutissant toujours le contenu de leur assiette même si les légumes verts sont au menu. Elle explique que, contrairement aux enfants américains, nos enfants ne répondraient pas à l’archétype du fameux enfant roi et contrairement aux parents américains, les papas et mamans français sauraient dire non à leur progéniture et ne négligeraient pas leur épanouissement individuel… A la bonne heure !

J’ai interrogé un papa américain sur la parentalité, l’éducation des enfants, Paris en famille et … le phénomène Pamela Druckerman.

David, originaire du New Hampshire, est professeur d’anglais. Il vit en France depuis 13 ans. Il a vécu deux ans à Boulogne-Billancourt avant de s’installer du côté de Pigalle avec sa femme et leur enfant, Matteo, 10 ans. A la fin de l’interview, vous trouverez sa recette du hamburger maison. Comme à mon habitude, je me suis mise aux fourneaux et résultat … Moi qui me gaussais de ceux qui ne jurent que par « un bout de viande hachée coincé dans du pain tout mou sans goût » et bien, j’en redemande ! Ah, l’Amérique !

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«  Est-ce agréable de vivre dans le quartier de Pigalle en famille ?Oui car il y a une vraie vie de quartier, on a l’impression de se retrouver dans un village, il est facile de créer des contacts, il n’y a pas d’anonymat. J’apprécie tout particulièrement l’atmosphère du quartier le matin quand la vie commence, il y a

Paris Pigalle – Maurille Prévost

évidemment moins de monde qu’en pleine journée et donc moins de bruit. Ensuite, les gens vont travailler et les enfants prennent le chemin de l’école, une nouvelle journée commence.

Quelle place occupent vos origines américaines dans l’éducation de votre fils ? Elles occupent une place importante mais j’essaie de ne pas être lourd dans le partage de ma culture. Tout d’abord, je parle en anglais à Mattéo. Il fréquente actuellement l’école primaire de quartier mais l’année prochaine, il souhaite intégrer le collège international Balzac dans le 17ème arrondissement qui est le seul collège public à sections internationales dans Paris. Mais avant de pouvoir rejoindre les élèves de cette école, il lui faut réussir un test que nous préparons tous les deux. Le partage de la culture passe aussi par nos voyages aux Etats-Unis et par la pratique de sports américains comme le baseball ou le football américain au parc Monceau ou dans le jardin des Tuileries. On aime bien regarder les matchs de football américain retransmis sur les chaînes de sport américaines. Mattéo a commencé à jouer dans un « band » avec des copains de l’école, il chante. Leur répertoire va de Spencer Davis aux Beastie Boys ou encore aux White Stripes. Le groupe a eu l’occasion de jouer en public lors de la dernière fête de la musique !

Vous célébrez les traditionnelles fêtes américaines ? Mattéo connaît la signification de Thanksgiving et du 4 juillet. Quand il était petit, on achetait une citrouille et il se déguisait pour Halloween avant de faire le tour des commerces du quartier pour avoir des bonbons.

Où retrouvez-vous les Etats-Unis à Paris ? Je me rends parfois dans une boutique du 1er arrondissement dont j’ai oublié le nom pour acheter de la root beer, au goût très particulier. Mattéo apprécie beaucoup cette boisson. On prépare parfois des hamburgers à la maison et dans cette boutique, on trouve le bon pain à hamburger. Mais bon, à la maison, nous mangeons la plupart du temps à la française, j’apprécie la France pour la bonne nourriture et je me mets volontiers aux fourneaux pour préparer un bon pot-au-feu.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ? Ce fut une enfance très joyeuse. J’ai grandi dans une ville de banlieue du New Hampshire où les familles vivent dans de grandes maisons avec jardin, où il y a beaucoup d’espaces verts, où on vit beaucoup à l’extérieur. L’espace me manque beaucoup à Paris. Et puis, enfant, je pouvais enfourcher mon vélo et aller chez des amis du quartier sans souci, je me sentais libre !

En quoi l’enfance de Mattéo est-elle différente de la vôtre? J’avais plus de liberté ! Ici à Paris, on ne peut laisser un enfant seul dans la rue. Mattéo sort parfois acheter du pain chez le boulanger et il commence à se rendre seul à l’école.

Paris est-elle kidsfriendly? Dans le quartier, tout le monde connaît Mattéo qui est toujours bien accueilli. Quand on sort du quartier, c’est différent… J’ai pensé emménager en banlieue mais je me suis vite ravisé car je travaille dans Paris et je ne m’imagine pas passer un temps interminable dans les transports. Mais je ne me plains pas car mon organisation du travail me permet de récupérer mon fils à la sortie de l’école.

David, avez-vous des principes éducatifs? Je dirais que j’élève mon fils à l’instinct. Je suis strict sur certaines choses, je ne transige pas sur des comportements comme la politesse et je suis attentif à la façon dont parle Mattéo. Je dois dire que tout se passe bien.

Que pensez-vous de l’ouvrage de P. Druckerman qui soutient que le parent français saurait être à l’écoute de son enfant tout en prenant soin de ne pas négliger son épanouissement individuel ou qui affirme encore que les parents français ne seraient pas dans le culte de la performance à tout prix? Je pense en effet que l’on fait moins de compromis en France et je suis parfois surpris de voir des enfants suivre leurs parents très tard dans les soirées. Je trouve ce type de comportement exagéré. J’aurais plutôt tendance à faire appel à une baby-sitter pour éviter ce type de situation. Concernant le culte de la performance, j’observe que les enfants parisiens se doivent aussi de pratiquer certaines activités, le piano, le tennis, le ski l’hiver etc. Pour ma part, bien qu’américain, je n’ai pas grandi dans une famille m’ayant élevé dans le culte de la performance. Ce type de comportement prévaut peut-être à New-York city, qui est très speed, je ne sais pas. Et puis, je pense que l’étude de P. Druckerman porte sur les familles aisées des quartiers parisiens chics. Vous savez, son livre me rappelle ce fameux livre écrit par une Américaine qui s’interrogeait sur la recette minceur des Françaises!

Quelles activités pratiquez-vous en famille, surtout les dimanches de pluie? On adore faire de longues ballades à vélo dans Paris. Le dimanche, on va sur les quais de Seine fermés à la circulation. Le mercredi, Mattéo joue au tennis. On va au musée, j’ai la carte du musée du Louvre et quand Mattéo était petit, on visitait souvent ce musée.

Je vois que vous saluez beaucoup de monde dans le quartier, avez-vous un réseau d’amis dans le coin, est-il composé de parents d’amis de Mattéo? Oui, on a connu beaucoup de monde grâce à Mattéo. Lui-même a beaucoup d’amis, les enfants passent la nuit chez les uns et chez les autres.

Que faudrait-il entreprendre pour que Paris soit plus agréable à vivre en famille? Il faudrait plus d’espaces verts et moins de voitures … Mais bon, on ne peut pas avoir la campagne dans la ville! »

Merci David!

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La recette du hamburger maison selon David

Ingrédients :

– du pain à hamburger

– de la viande hachée que l’on peut mélanger à un œuf

– un oignon

– du cheddar en tranches

– une tomate

– quelques feuilles de laitue

– de la moutarde

– du ketchup

Préparation:

Faire revenir les oignons émincés à feu doux dans de l’huile d’olive (ça, c’est moi qui le dis, l’huile d’olive c’est bon pour la santé!), ajouter le steak.

Une fois la viande saisie, poser une tranche de cheddar sur le steak et laisser fondre.

Déposer le steak+le cheddar+les oignons sur une des tranches de pain préalablement tartinée d’un mélange de moutarde+ketchup.

Ajouter la laitue et des rondelles de tomate puis recouvrir le tout de l’autre tranche de pain.

Mon p’tit truc en plus : emballer le hamburger dans du papier aluminium puis faire chauffer 3 minutes au four.

A servir avec une petite salade ou des frites!

Enjoy your meal !

Paris-Berlin : quand les familles des quartiers multiculturels se mobilisent pour un mieux-vivre ensemble

1 Déc

Le 28 novembre, le Centre d’information de l’ambassade d’Allemagne (CIDAL) qui se trouve rue de Condé dans le 6ème arrondissement de Paris organisait une table-ronde sur le thème de l’éducation et de l’intégration dans les quartiers multiculturels de Paris et Berlin.

La rencontre clôturait l’exposition de photos de Harriet Wolff, journaliste berlinoise installée à Neukölln depuis 13 ans, qui a figuré, dans leur quotidien, les habitants de son quartier situé dans le sud de Berlin. L’exposition s’intitule « Tout Berlin à Neukölln, zoom sur un quartier exemplaire ». Neukölln c’est 300 000 habitants, 160 nations représentées, un taux de chômage important, des problèmes de délinquance mais également un grand nombre d’initiatives individuelles ou associatives visant à créer du lien entre les familles. Neukölln aujourd’hui, c’est aussi un quartier qui attire de plus en plus de « hipsters » intéressés par les loyers moins onéreux que dans les autres arrondissements de la capitale, ce qui tend à modifier la physionomie du quartier qui est désormais qualifié de branché.

Le CIDAL avait convié Djamila Boumekik, mère d’origine algérienne et habitante de Neukölln depuis plus de 20 ans qui est « marraine de quartier ». Elle a raconté son parcours: la ténacité dont elle a fait montre pour maîtriser l’allemand, ce qu’elle présente comme le préalable à une bonne intégration dans le pays d’accueil, la découverte d’une nouvelle culture et son implication dans divers projets visant à promouvoir l’intégration des familles issues de l’immigration tout en incitant les parents à transmettre leur langue maternelle à leurs enfants.

créditsphotos : Nihad Nino Pusija

Djamila Boumekik a commencé par s’engager au sein de la crèche de ses enfants puis a fondé une association d’aide aux parents immigrés ainsi que des groupes de jeux turco-allemands et arabo-allemands à destination des mères et de leurs enfants.

Ce qui m’a frappé dans les témoignages de Harriet Wolff et Djamila Boumekik est le parallèle saisissant entre le quartier de Neukölln et les quartiers populaires parisiens tels que la Goutte d’Or ou Belleville: même mosaïque de populations, même cocktail de richesses culturelles, quartiers souffrant de clichés les classant parmi les  endroits « à problèmes », taux de chômage plus élevé que la moyenne mais également initiatives associatives afin que les habitants vivent mieux ensemble. Tout comme à Neukölln, on peut s’interroger quant à l’évolution de ces quartiers, longtemps qualifiés de ghettos infréquentables, vers des quartiers aujourd’hui frappés par la gentrification ou « boboïsation », ce qui risque de pousser les familles désespérément à la recherche de logements suffisamment grands et peu onéreux ainsi que les habitants les moins nantis vers la porte de sortie. Bref, Paris risque-t-elle de devenir un jour une ville musée?

Pour clore ce post, un peu de musique avec l’Orchestre national de Barbès, Salam Aleikoum !

 

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Tu la veux ma place de mère?

20 Nov

Dans mon quartier situé entre Gambetta et le Père Lachaise, on trouve un grand nombre d’associations dont j’admire la mission telles que Les amis du bus des femmes, Génération médiateurs ou encore la Vingtième Chaise.

Samedi dernier, la Vingtième Chaise a offert aux habitants du quartier un spectacle saisissant. L’association a invité une dizaine de femmes de Besançon qui ont évoqué leur rôle de mère par le biais du théâtre forum. Aidées dans leur démarche par les travailleurs sociaux du Conseil général du Doubs ainsi que par Clara Guenoun, comédienne professionnelle de la compagnie théâtrale parisienne NAJE (Nous n’abandonnerons jamais l’espoir), elles ont abordé toutes sortes de thématiques : autorité, mères isolées, culpabilité de ne pas incarner l’idéal de mère, rapports parfois houleux avec l’institution scolaire, difficultés financières, discriminations, addictions, place du père au sein de la famille, dialogue avec les ados etc.

Ces femmes donnaient leur 5ème représentation au cours de laquelle comédiennes, « spect-acteurs » et spectateurs ont alterné rires et larmes. Clara Guenoun officiait comme meneuse de jeu.

Les comédiennes ont commencé par jouer des saynètes figurant des mères fières de leur réussite :

 » Je suis fière de moi, j’ai élevé mon fils seule, il se ballade au bout du monde avec son amoureuse » … « Je suis fière de donner une bonne éducation à mon fils malgré mon handicap » … « Je suis fière car mon fils a atteint un niveau d’études plus élevé que ce qu’il avait prévu » …

Puis, la compagnie a proposé trois théatres forums abordant les difficultés d’une mère seule face à son enfant en pleine adolescence, la situation d’une mère en plein burn-out qui craque le mercredi devant ses enfants qu’elle a du mal à maîtriser mais qui peine à exprimer son désarroi au père et enfin, la question des addictions des parents sous le regard des enfants.

J’ai été surprise de voir la spontanéité avec laquelle les « spect-acteurs », adultes et enfants, se sont investis, proposant spontanément d’explorer des pistes nouvelles, de faire progresser la cause de ces difficultés familiales.

Un grand MERCI à toutes ces mères en qui je/nous nous sommes reconnues à un moment ou à un autre. En les regardant, j’avais en tête la chanson d’Arno, « Les yeux de ma mère », je voudrais la leur dédier.

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Alors, qu’est-ce qu’un théâtre forum ?
Il s’agit d’une technique théâtrale participative créée dans les années 60 par le Brésilien Augusto Boal, dans les favelas de São Paulo, pour soutenir les populations opprimées désireuses de transformer des systèmes injustes. Dans un premier temps, les comédiens jouent une histoire concrète inspirée de la réalité sociale qui se termine généralement mal. Puis, dans un second temps, un meneur de jeu invite les spectateurs à monter sur scène afin de rejouer la saynète en explorant une autre attitude dans le conflit qui permettra d’infléchir le cours des évènements. Comme l’a expliqué Clara Guenoun samedi dernier, le théâtre forum est un outil de lutte, un outil d’entraînement pour le futur. L’idée étant que quand on échange, on peut faire évoluer des causes.

Quand je serai grand, je serai …

10 Nov

Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que vos enfants feront plus tard? Avez-vous constaté chez votre progéniture des talents particuliers qui vous laissent à penser qu’elle suivra telle ou telle voie? Vous prêtez-vous à rêver que votre bambin devienne surfeur, cordonnier, garde-forestier ou superhéros?

J’ai questionné parents et enfants lors de mes déambulations dans Paris. Il ressort de mes rencontres que l’argent, la compétitivité, la réussite à tout prix ne sont pas les valeurs partagées par les familles interrogées, ce qui compte, c’est d’être heureux !

J’ai trouvé les photos qui illustrent ce post sur le site MondayMonday.fr.

Je propose en écoute le « Quand je serai grand » du Klub des 7 : « qu’est-ce qu’on va faire quand on sera grand? Ça seul l’avenir nous le dira. Qu’est-ce qu’on deviendra si on a le temps? … »

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Julien, chef de projet évènementiel, est le papa d’Esteban (13 ans) qui a longtemps voulu embrasser la carrière d’ « aventurier-explorateur » avant d’opter pour celle de réalisateur de films d’animation et d’Achille (6 ans) qui souhaite devenir pilote de course

« Faire de longues études, c’est important? Je pense qu’il est important, avant tout, que les enfants sachent se débrouiller dans la vie, qu’ils puissent se cuire un œuf ou réparer un robinet qui fuit. Les études, c’est bien, je souhaite que mes fils étudient le plus longtemps possible mais je ne prie pas chaque soir pour qu’ils entrent dans une grande école, les études n’apprennent pas la vie. J’aimerais qu’ils sachent rebondir, qu’ils sachent se construire et faire des choses qu’ils aiment, je ne voudrais pas les voir « s’emmerder ». Je veux que mes enfants soient heureux avant tout et je fais en sorte de leur donner les quelques outils pour, je ne leur apporterai pas tous les outils, cela tue la création, ils doivent fabriquer leurs propres outils, on ne doit pas trop leur mâcher le travail. Nous parlons beaucoup de tout cela ensemble.

Dans quel domaine souhaiteriez-vous les voir évoluer? J’aime ce qui touche au domaine artistique mais s’ils devenaient avocats, pourquoi pas … Toutefois, je pense que les enfants sont influencés par leurs parents et leurs amis; de notre côté, on est entouré de personnes travaillant dans la publicité, les films d’animation qui intéressent actuellement Esteban ou encore la sculpture.

Que vouliez-vous faire quand vous étiez enfant ? Tout petit, je voulais faire le métier de mon père qui travaillait dans une usine de traitement des eaux, il ouvrait et fermait des vannes pour donner de l’eau propre aux gens, ça me fascinait. Puis, j’ai eu envie de devenir astronaute mais j’ai arrêté l’école en 5ème pour me tourner vers l’ébénisterie, rien à voir … »


Anne, formatrice, est la maman de Lukas (12 ans) et Arno (8 ans) qui souhaitent devenir archéologues

« Que vouliez-vous faire enfant ? Mes parents étaient profs, ils aimaient leur métier, le domaine de l’enseignement m’a toujours intéressé, je suis formatrice, j’ai suivi le chemin de mes parents en quelque sorte.

Faire des études longues et prestigieuses, c’est important ? Faire des études tout court, oui mais seulement si on en a l’envie et la capacité, on verra bien.

Poussez-vous vos enfants dans leur scolarité ? Pour l’instant, tout se passe bien à l’école, je n’ai pas à les pousser comme vous dites mais je suis là s’ils ont besoin d’aide. Je connais des jeunes ayant intégré des écoles parisiennes prestigieuses et qui ont fait des déprimes car ils n’y arrivaient pas, je ne veux pas arriver à une telle situation. Je souhaite que mes fils soient bien dans leurs baskets, c’est tout ce qui compte ! Mes garçons vont dans des établissements classés ZEP et je n’ai pas hésité une seconde à les inscrire dans les écoles de secteur, alors qu’autour de moi, de nombreux parents demandaient des dérogations ou inscrivaient leurs enfants dans le privé, moi, je veux qu’ils vivent dans leur quartier et aillent dans l’école de leur quartier où ils se sentent bien. »


Alexandre, chargé de mission dans l’administration, est le papa d’Isaac (6 ans) qui voudrait être policier et astronaute et de Marius (3 ans) qui ne sait pas encore ce qu’il fera plus tard …

«Comment imaginez-vous vos fils plus tard ? J’aimerais qu’ils vivent les choses avec passion et qu’ils soient curieux, qu’ils soient ouverts, qu’ils aient envie d’apprendre. J’aimerais qu’ils aient l’amour du travail bien fait.

A la question « que feras-tu quand tu seras grand ? », que répondiez-vous ? Policier et astronaute comme votre fils Isaac ? Moi, j’aurais plutôt répondu brigand ! Non, en fait, j’ai toujours voulu devenir une rock star, aujourd’hui encore… ou astronaute…

Faire des études, c’est indispensable ? Oui, je pense qu’il faut avoir un bagage minimum. Et si mes enfants choisissent un métier qui offre peu de débouchés, dans le domaine artistique notamment, alors j’espère qu’ils le feront bien, qu’ils travailleront avec passion et endurance. »

Merci à vous !

Portrait d’une maman engagée

28 Oct

Jeune femme de 26 ans originaire de Côte d’Ivoire, Synthia est une maman engagée. Elle est investie dans l’éducation de sa fille Sarah, âgée de 8 ans, en tant que représentante de parents d’élèves, et plus largement, dans le cadre du quartier des Amandiers où elle a mis en place des activités destinées aux familles. Un dimanche sur deux, elle donne rendez-vous aux familles afin que parents et enfants « bougent ensemble ». Au programme : marathon dans les rues du quartier, corde à sauter, jeux de ballon. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, Synthia et Sarah sont là! Le premier rendez-vous a eu lieu mi-octobre, il pleuvait à verse et pourtant 4 familles étaient présentes, j’y étais, c’était formidable !
Mais où Synthia puise-t-elle toute son énergie ?


« Synthia, pouvez-vous nous parler de votre engagement dans l’école de Sarah et au sein du quartier des Amandiers? Quand Sarah a fait son entrée au cours préparatoire, une maman de l’école m’a demandé si je voulais me présenter aux élections de représentants de parents d’élèves. J’ai accepté. Au début ma démarche était égoïste, tournée uniquement vers Sarah, je voulais connaître les coulisses de l’école, avoir des informations sur ce que je ne voyais pas quand ma fille était à l’école. Alors j’assistais juste aux conseils d’école. Et puis, j’ai observé les parents de l’école et du quartier et j’ai noté le manque de dialogue et de cohésion entre les familles, j’ai constaté l’absence de présence parentale, cela m’a attristé, j’ai senti un malaise. Vous savez, dans mon pays, les gens communiquent, tout le monde se connaît, les rapports humains sont très différents de ce que j’ai pu observer à Paris. Dans les parcs, j’ai remarqué que les parents ne communiquaient pas avec les autres familles, souvent, ils restent assis sur un banc … Un jour, je faisais du roller avec Sarah, j’avais mis en place une espèce de jeu de piste et nous avons été rejointes par un, puis deux puis trois enfants qui voulaient s’amuser avec nous. En 2010, je suis rentrée en Côte d’Ivoire pour les vacances, j’ai acheté une balle, des cordes à sauter et on a passé nos journées à s’amuser avec les enfants des environs, avec un budget ridicule, c’était la fête! Du coup, à plusieurs reprises, les gens m’ont dit « mais pourquoi n’organises-tu pas quelque chose? »….

Et alors? J’ai décidé d’organiser des activités, de donner rendez-vous aux familles de l’école un dimanche sur deux. J’ai discuté avec un papa de l’école de Sarah, on a réfléchi aux jeux à mettre en place et on s’est dit qu’avec un tout petit budget, on pourrait amuser les enfants et les parents.

En effet, lors de la première séance, tout le monde s’est amusé, enfants comme adultes! Et oui, on a tous gardé notre âme d’enfant. Les adultes peuvent s’amuser en sautant à la corde, en jouant au ballon. Moi, quand je vois des enfants, j’ai envie de jouer, j’aime l’idée d’évoluer avec mon enfant ! Je tiens ce côté joueur et investi de mon père ! Il était directeur d’une école en Côte d’Ivoire et il aimait organiser des activités. Je me souviens qu’il avait créé un jardin dans un champ proche de l’école, les parents et les enfants s’occupaient du potager du jardin tous les samedis, on faisait pousser du manioc, des salades, du gombo, des tomates, des aubergines … Les familles se retrouvaient et bêchaient ensemble.

Les jeux d’enfants de P. Bruegel (1560)

Comment parvenez-vous à concilier vies familiale, professionnelle, associative? Je suis hyperactive mais pour pouvoir tout mener à bien et surtout pour pouvoir être le plus possible avec Sarah, j’ai fait le choix de travailler à temps partiel. Au sortir de mes études, j’ai cherché un emploi à temps partiel ! Ce choix est un sacrifice car financièrement, nous ne roulons pas sur l’or, je ne voyage pas, je ne sors pas tous les soirs avec mes amis mais l’essentiel est que je vois mon enfant grandir.

Synthia, parlons éducation, avez-vous des principes éducatifs? Mon père et ma mére m’ont transmis la notion de respect de l’autre et d’honnêteté au sein de la famille, en société. Avec Sarah, j’évite d’asséner des nons catégoriques. Quand elle se retrouve dans des situations compliquées, nous essayons de trouver ensemble une solution.

Quelle place occupent vos origines ivoiriennes dans votre quotidien (éducation bilingue, partage de votre culture)? Je pense que la transmission de la culture passe par la maîtrise de la langue de cette culture. Or, je ne parle pas de langues parlées dans mon pays d’origine. J’ai vécu en Côte d’Ivoire jusqu’à l’âge de 9 ans mais je ne parle ni la langue de mon père d’origine bété, ni celle de ma mère qui parle le dida. Je ne parle pas non plus le dioula, langue parlée dans le quartier dans lequel j’ai grandi. Mon père voulait que je parle bien le français et comme il ne parlait pas la langue de ma belle-mère avec laquelle j’ai vécu une partie de mon enfance, on parlait français à la maison. Ce qui me relie à mes origines, c’est la cuisine. Sarah adore la sauce graine (à base de jus de palme) et la sauce à base d’arachide. Quand on va déjeuner chez ma mère, elle nous prépare du placali (plat à base de manioc).

Quelles activités faites-vous avec Sarah? On aime regarder des films pour enfants, j’ai une carte de cinéma dont on profite bien. On dessine, j’ai récemment acheté un piano numérique alors nous faisons de la musique. On va à la piscine, ce qui me permet de faire du sport avec ma fille. J’aime organiser des pique-niques avec mes amis dans le parc des Buttes Chaumont ou sur les pelouses du Champ de Mars. Et puis, on fait du roller sur les Quais de Seine fermés à la circulation voiture le dimanche. Et on rencontre des amis qui ont également des enfants, comme ça, grands et petits se retrouvent.

Que faudrait-il faire pour que Paris soit plus agréable à vivre en famille? J’aimerais tout simplement que les gens soient plus sympathiques, plus citoyens. Mais bon, j’apprécie certaines évolutions de la ville et notamment ce qui a été fait sur les quais de Seine, j’aime l’idée de passer de quartiers en quartiers qui ont tous leur particularité. Et puis, je trouve qu’il y a tout plein de choses à faire à Paris, beaucoup sans avoir nécessairement à débourser beaucoup d’argent, notamment des expos. Je consulte parfois le site « on va sortir ! » qui est très intéressant. Quel que soit le temps, Sarah et moi sortons. On se lève le matin et on se demande: qu’est-ce qu’on pourrait bien faire aujourd’hui ? »

Merci Synthia!

Histoires de goûts : une famille iranienne

14 Oct

Qu’est-ce qu’une bonne éducation? Chaque culture a sa réponse.

J’ai posé la question à Mina, jeune maman d’origine iranienne, qui vit à Paris depuis huit ans et a mis au monde des jumeaux aujourd’hui âgés de 18 mois : Shadi et Bahman. Ils vivent aux abords du parc des Buttes Chaumont avec le papa Babak que je n’ai pu voir le jour de ma rencontre avec Mina et les enfants car il travaille beaucoup. Les petits vont à la crèche trois fois par semaine, ce qui laisse le temps à Mina, graphiste de formation, de souffler et de réfléchir à sa reconversion dans la céramique.

Tout en buvant un café accompagné de pâtisseries iraniennes, nous avons donc parlé famille, éducation, partage de la culture d’origine et cuisine. Mina m’a donné la recette d’un plat iranien traditionnel : le Khoresht Karafs (sauce au céleri) que je me suis empressée de préparer de retour chez moi et que j’expose en photo à la fin de ce post. Bonne lecture !

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« Mina, comment se passe le quotidien avec des jumeaux? Nous avons de la chance car les enfants ont obtenu une place en crèche sans difficulté. Ils y vont trois fois par semaine entre 10H et 16H. Comme Babak et moi n’avons pas de famille à Paris, cela me permet de respirer un peu. Parfois, je dépose un seul bébé et je m’occupe exclusivement du frère et vice versa, comme ça, je profite pleinement de l’un et de l’autre, cela me permet de mieux les connaître, de manière individuelle. Depuis que les garçons vont à la crèche, nous avons fait la connaissance d’autres parents avec lesquels nous sommes devenus amis, c’est très appréciable.

Avez-vous contacté une association de parents de jumeaux? Oui, mais je n’ai pas trouvé le temps de profiter de leurs services. J’ai reçu de la documentation qui m’a été bien utile, notamment concernant l’allaitement qui n’est pas aisé avec des jumeaux.

Quelle place occupent vos origines iraniennes dans l’éducation de vos enfants? Il est très important pour moi que les petits connaissent leurs origines iraniennes. L’acquisition du persan que Babak et moi leur parlons est fondamental. Et puis, on écoute des chansons en persan, on leur raconte des contes traditionnels iraniens tels que les histoires et chants traditionnels « Jomjombarg Khazoon ». Je cuisine à l’iranienne car je souhaite qu’ils apprennent les goûts du pays. De plus, nous allons en Iran afin qu’ils sachent d’où ils viennent. Je viens du Sud de l’Iran, dans le désert, tout près du Golfe persique. Je voulais qu’ils voient les hectares de champs de pistaches qui y fleurissent en septembre et qui me rappellent tant mon grand-père aujourd’hui décédé. En septembre dernier, nous avons cueilli les pistaches avec les enfants qui couraient dans les champs, c’était merveilleux. Chaque année, toute ma famille se retrouve non loin de Chiraz, c’est pour moi l’occasion de revoir ma grand-mère âgée de 80 ans et tous mes cousins. C’est toujours la fête, nous faisons de la musique et chantons toute la nuit, à commencer par la chanson populaire des années 40 « Mara Beboos » qui signifie embrasse-moi et qui raconte l’histoire d’un père qui fait ses adieux à sa fille et veut l’embrasser pour la dernière fois. Quand les familles iraniennes se retrouvent, elles chantent cette chanson. Je la chante aux enfants, c’est très doux comme une berceuse.

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Où retrouvez-vous l’Iran à Paris? Nous allons dans la rue des Entrepreneurs dans le 15ème arrondissement. Il y a des supermarchés où on peut trouver des grenades notamment, très importantes dans la cuisine iranienne, et des restaurants iraniens. Le dimanche, nous allons parfois déjeuner dans un des restaurants du quartier. Quand nous voulons écouter de la musique, nous dînons et dansons dans un restaurant irano-arménien de la rue Mouffetard.

Vous souvenez-vous de vos premières impressions à votre arrivée à Paris? La ville m’a plu tout de suite. Babak qui vivait déjà à Paris m’a présenté ses amis qui m’ont accueilli chaleureusement. J’avais entendu que les Français étaient froids or, on m’a toujours aidé et bien qu’étrangère, je ne me suis jamais sentie comme une étrangère.

Avez-vous des principes éducatifs? Non, pas vraiment. J’aimerais que mes fils soient indépendants, j’essaie de leur transmettre l’amour de l’humanité et deux qualités qui me semblent importantes : la franchise et le respect de l’autre.

Quelles activités faites-vous en famille? Dès qu’on peut, on part en ballade en forêt ou on s’aère à la campagne chez des amis. A Paris, nous allons beaucoup au parc des Buttes Chaumont, on marche, on joue au ballon, les enfants s’ébattent dans le bac à sable. On a l’intention de commencer à aller à la piscine.

Quel est le rituel du soir? Les enfants prennent leur couverture, leur doudou et on leur lit une histoire. Ensuite, on leur donne un biberon, c’est l’instant câlins, j’en prends un dans mes bras, Babak câline l’autre. Je chante une berceuse puis on les dépose dans leur lit.

A quoi ressemblera la célébration de leur prochain anniversaire? On organisera une petite fête avec des enfants de leur âge.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance Mina? La séparation de mes parents. A l’âge de neuf ans, ils se sont séparés et cela m’a beaucoup marqué. Mon père est parti, je me suis retrouvée seule avec ma mère et il s’est remarié alors que je ne m’y attendais pas… Et puis j’ai connu huit années de guerre, la guerre Iran-Irak qui a commencé alors que je n’avais que trois ans … Je garde en souvenir le retentissement des alarmes annonçant l’imminence d’un bombardement, je me vois descendre dans la cave, on avait peur que la bombe tombe sur notre maison. Une fois, la bombe est tombée tout près de chez nous, j’avais dix ans… Alors que j’avais onze ans, les écoles ont fermé, on étudiait à distance grâce à la télévision.

Je garde en mémoire des choses positives aussi. Par exemple l’odeur de la terre après une averse. En Iran, il pleut peu mais quand cela arrive l’odeur de la terre qui se lève est vraiment caractéristique. J’adore la neige à Téhéran où j’ai grandi. La ville est recouverte d’un manteau blanc, je me souviens des bonhommes de neige et du fait que les écoles fermaient parfois quand on ne pouvait circuler. La neige me manque à Paris.

En quoi votre enfance est-elle différente de celle de vos garçons? Moi, j’étais entourée de ma famille malgré la séparation de mes parents. Cela me manque aujourd’hui à Paris. Norouz (célébration du nouvel an) était l’occasion de se retrouver chez les uns et chez les autres, mes enfants ne connaîtront pas cela. J’ai reçu beaucoup d’amour de ma famille, eux reçoivent de l’amour de leurs parents et de nos amis, c’est comme ça, c’est différent … L’amour de la famille est différent de celui qui vient des amis. Et puis, les Iraniens sont très sentimentaux, ils sont plus démonstratifs dans leur façon d’exprimer leurs sentiments.

Ce qui est bien, c’est qu’ils ne connaîtront pas tous les interdits inhérents à la société iranienne, je peux citer des dizaines d’exemples. Après la révolution, les Iraniens ont appris à adopter une attitude particulière en société, différente de leur comportement à la maison. Concernant l’alcool ou l’organisation de fêtes par exemple, qui sont prohibés en Iran, les gens doivent mentir. Sous Khomeiny, je me souviens que les petites filles ne pouvaient pas porter de chaussettes de couleur. Moi qui suis graphiste de formation, je ne pouvais pleinement m’exprimer dans mon travail … »

Merci Mina !

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Recette du KHORESHT KARAFS selon Mina

Ingrédients pour 4 personnes:

– 500 g de viande de bœuf, d’agneau ou un poulet fermier

– 1 gros oignon

– 1 pied de céleri

– du persil plat

– des feuilles de menthe

– 1 verre d’eau

– du safran

– sel, poivre

– citron persan (voir photo) ou jus d’un citron jaune

Préparation: 20 mn – cuisson : 30 mn

Découper la viande en morceaux;

Émincer l’oignon, couper le céleri en petits morceaux de 2cm environ, hacher le persil, la menthe, les feuilles de céleri;

Dans une casserole, faire dorer les oignons et la viande dans un fond d’huile;

Quand la viande est cuite, ajouter les morceaux de céleri ainsi que le persil, la menthe et les feuilles de céleri hachés;

Ajouter le citron persan ou le jus de citron jaune à doser en fonction du goût de chacun;

Ajouter le safran puis un verre d’eau;

Saler, poivrer puis couvrir et laisser cuire 30mn;

Vérifier la cuisson et l’assaisonnement;

Servir chaud accompagné de riz blanc. Déguster en écoutant le morceau « Mara Beboos » magnifiquement interprété par Hasan Golnaraghi (en écoute sur ce post).

Nusheh Jân!    نوش جان