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Ousmane, le sage du quartier des Amandiers

3 Mar

Ousmane, père d’origine malienne, habite dans le quartier des Amandiers depuis très longtemps. Ce quartier du 20ème arrondissement de Paris dans lequel il s’est activement engagé pour un mieux vivre ensemble a vu grandir ses six enfants. Si vous sortez métro Père Lachaise, entrez dans la rue des Amandiers et peut-être apercevrez-vous sa longue silhouette.

Je lui ai posé des questions sur l’art d’être père, l’éducation, son engagement dans le quartier des Amandiers, ses rêves.

Je vous propose de lire cette discussion en écoutant une chanson qu’il affectionne particulièrement, Soundiata Keita, chantée par Selif Keita : « C’est une chanson qui donne du courage et fait la fierté du Mali nous explique Ousmane. L’idée maîtresse de cette chanson est que dans la vie, il faut se battre. Cette chanson raconte l’histoire de Soundiata Keita, un des rois du Manding, privé de l’usage de ses jambes à la naissance mais qui, un jour, a pu se lever. Tout le monde a crié, chanté en voyant l’enfant paralysé marcher. Cet enfant est devenu un grand roi conquérant. »

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« Ousmane, en quoi la naissance de vos enfants a bouleversé votre vie? La naissance de mes enfants résonne en moi comme la plus grande des joies. Un enfant, c’est un trésor. Ce petit bout de chou qui vient s’ajouter à soi est un bonheur immense. On se dit qu’on va lui donner la meilleure des éducations, une éducation supérieure à la nôtre. On pense, au quotidien, que notre enfant sera meilleur que nous. Quand on en a plusieurs, c’est la même joie à la naissance. Et puis, au fur et à mesure que les enfants grandissent, les appréhensions grandissent à l’égard de la vie, de la société que nos enfants côtoient. J’ai commencé à ressentir des inquiétudes quant aux fréquentations de mes enfants dès la maternelle. Beaucoup d’enfants ont décroché dans le quartier et cela est source de stress.

Pourquoi certains jeunes décrochent? Il y a plusieurs facteurs. Tout d’abord, le quartier a été stigmatisé, les jeunes le ressentent et en souffrent. Il y a beaucoup de familles monoparentales dépassées. Beaucoup de familles sont frappées par le chômage. Et il y a un problème culturel rencontré par les familles immigrées, nombreuses dans le quartier, qui rencontrent des problèmes de communication car elles maîtrisent mal le français. Il n’y a pas assez de structures adaptées pour venir en aide à ces familles et les enfants paient les pots cassés. Ils ne suivent plus à l’école, s’opposent à la famille, aux règles édictées par société et se perdent. Je reviens sur le problème de la double culture qui peut être difficile à gérer pour des parents non nés en France qui peinent à élever leurs enfants selon des principes qui ne sont pas les leurs. Les familles sont parfois démissionnaires car elles n’arrivent pas à suivre, elles sont démunies. L’enfant est partagé entre les valeurs du pays d’origine de leurs parents et celles du pays d’accueil. Les valeurs françaises sont bonnes mais certaines sont en contradiction avec celles du pays d’origine des parents, il faut gérer tout cela, ce n’est pas simple.

Parlons éducation. Il faut apprendre à l’enfant à réagir face à telle ou telle situation, il doit apprendre à se débrouiller. Je préférerais avoir toujours mon enfant tout près de moi, organiser des jeux, discuter mais en grandissant, il ne veut plus rester auprès de moi en permanence, il veut son indépendance et retrouver ses amis. Or, avec les copains, il peut entreprendre des choses dangereuses telles que circuler trop vite sur un deux roues dans la rue. Rien ne me garantit qu’il sera sage… Alors, je pense qu’il faut être très observateur avec ses enfants.

Qu’est-ce qu’un bon père? Dans la conjoncture actuelle, le père ne doit pas être bon. Il doit être autoritaire. Il faut de l’amour bien entendu mais de l’autorité aussi. Quand c’est non, c’est non! Il ne faut surtout pas revenir sur sa parole. A l’adolescence, l’enfant peut être redoutable. Voilà, il faut être autoritaire, mais également sage, patient et tolérant. Je pense qu’il est important d’échanger avec d’autres parents et tirer des enseignements de l’expérience d’autres familles.Vous savez, en Afrique, les parents ne se retrouvent jamais seuls et démunis. Mon enfant est aussi l’enfant du voisin, il ne peut s’égarer. Or, ici à Paris, on se retrouve chacun dans son appartement, seul face à ses interrogations. Les parents doivent être derrière leurs enfants, il faut toujours veiller. Ici, être parent, c’est être esclave de ses enfants en quelque sorte…

Je sais que vous êtes très investi dans votre quartier, auprès des familles en difficultés, pourquoi cet engagement? Je suis chef de famille. Je vois des familles en détresse. J’ai voulu apporter ma contribution. Dans les années 1990, on a créé une Régie de quartier pour venir en aide aux personnes âgées, aux chômeurs, aux familles en difficulté. On surveillait le quartier qui était stigmatisé. Puis, l’OPAC nous a donné un local dans lequel on organisait des brocantes, le marché de noël, des rencontres entre familles, des repas de quartier. Plusieurs associations se sont succédées. Aujourd’hui, je suis investi au sein de l’association la 20ème Chaise. J’ai notamment pris part aux Universités populaires des parents qui visent à créer du lien entre les familles du quartier.

Quelle place occupent vos origines maliennes au quotidien? On cuisine à l’africaine, je cuisine beaucoup et mes enfants ont appris à cuisiner en me regardant faire. Parfois, nous regardons une chaîne malienne.

Où retrouvez-vous le Mali à Paris? Dans le 18ème arrondissement, dans le quartier d’Avron, à Montreuil ou encore dans les boutiques chinoises où je me fournis en produits du pays. Un peu partout dans Paris, je trouve du manioc, du fonio, du mil, du riz du Mali, des patates douces, des ignams, du poisson séché etc. Parfois, il m’arrive d’acheter des vêtements ou des bijoux.

Il vous arrive de porter des vêtements traditionnels? Oui, lors de célébrations telles que le ramadan, pour aller à la mosquée ou encore, quand on reçoit à la maison.

A quoi ressemblait votre enfance? J’ai vécu dans l’amour, j’ai été choyé. Nous n’étions pas riches mais mon enfance a été heureuse. Quand j’étais enfant, on me répétait que les vieilles personnes étaient des bibliothèques et j’aimais me réfugier près des personnes âgées. J’aimais observer mon père, la façon dont il réglait les problèmes. Il me demandait toujours mon avis : « que penses-tu de telle ou telle chose? ».

Vous vous souvenez de vos rêves d’enfant? J’ai toujours voulu être cosmonaute comme Youri Gagarine! Il a marqué mon enfance. Je voulais être pilote d’avion, conduire des objets volants. Je me souviens de mon père me montrant des avions au Mali.

Quelle est votre madeleine de Proust? La sauce dakatine et les Tiebs, ces mets me rappellent mon pays.

Une dernière question, comment va votre famille au Mali? Les membres de ma famille vont bien. Ils vivent à Bamako où la situation est calme mais la vie est chère. »

Ousmane, merci pour cet entretien!

Paris-Berlin : quand les familles des quartiers multiculturels se mobilisent pour un mieux-vivre ensemble

1 Déc

Le 28 novembre, le Centre d’information de l’ambassade d’Allemagne (CIDAL) qui se trouve rue de Condé dans le 6ème arrondissement de Paris organisait une table-ronde sur le thème de l’éducation et de l’intégration dans les quartiers multiculturels de Paris et Berlin.

La rencontre clôturait l’exposition de photos de Harriet Wolff, journaliste berlinoise installée à Neukölln depuis 13 ans, qui a figuré, dans leur quotidien, les habitants de son quartier situé dans le sud de Berlin. L’exposition s’intitule « Tout Berlin à Neukölln, zoom sur un quartier exemplaire ». Neukölln c’est 300 000 habitants, 160 nations représentées, un taux de chômage important, des problèmes de délinquance mais également un grand nombre d’initiatives individuelles ou associatives visant à créer du lien entre les familles. Neukölln aujourd’hui, c’est aussi un quartier qui attire de plus en plus de « hipsters » intéressés par les loyers moins onéreux que dans les autres arrondissements de la capitale, ce qui tend à modifier la physionomie du quartier qui est désormais qualifié de branché.

Le CIDAL avait convié Djamila Boumekik, mère d’origine algérienne et habitante de Neukölln depuis plus de 20 ans qui est « marraine de quartier ». Elle a raconté son parcours: la ténacité dont elle a fait montre pour maîtriser l’allemand, ce qu’elle présente comme le préalable à une bonne intégration dans le pays d’accueil, la découverte d’une nouvelle culture et son implication dans divers projets visant à promouvoir l’intégration des familles issues de l’immigration tout en incitant les parents à transmettre leur langue maternelle à leurs enfants.

créditsphotos : Nihad Nino Pusija

Djamila Boumekik a commencé par s’engager au sein de la crèche de ses enfants puis a fondé une association d’aide aux parents immigrés ainsi que des groupes de jeux turco-allemands et arabo-allemands à destination des mères et de leurs enfants.

Ce qui m’a frappé dans les témoignages de Harriet Wolff et Djamila Boumekik est le parallèle saisissant entre le quartier de Neukölln et les quartiers populaires parisiens tels que la Goutte d’Or ou Belleville: même mosaïque de populations, même cocktail de richesses culturelles, quartiers souffrant de clichés les classant parmi les  endroits « à problèmes », taux de chômage plus élevé que la moyenne mais également initiatives associatives afin que les habitants vivent mieux ensemble. Tout comme à Neukölln, on peut s’interroger quant à l’évolution de ces quartiers, longtemps qualifiés de ghettos infréquentables, vers des quartiers aujourd’hui frappés par la gentrification ou « boboïsation », ce qui risque de pousser les familles désespérément à la recherche de logements suffisamment grands et peu onéreux ainsi que les habitants les moins nantis vers la porte de sortie. Bref, Paris risque-t-elle de devenir un jour une ville musée?

Pour clore ce post, un peu de musique avec l’Orchestre national de Barbès, Salam Aleikoum !

 

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Tu la veux ma place de mère?

20 Nov

Dans mon quartier situé entre Gambetta et le Père Lachaise, on trouve un grand nombre d’associations dont j’admire la mission telles que Les amis du bus des femmes, Génération médiateurs ou encore la Vingtième Chaise.

Samedi dernier, la Vingtième Chaise a offert aux habitants du quartier un spectacle saisissant. L’association a invité une dizaine de femmes de Besançon qui ont évoqué leur rôle de mère par le biais du théâtre forum. Aidées dans leur démarche par les travailleurs sociaux du Conseil général du Doubs ainsi que par Clara Guenoun, comédienne professionnelle de la compagnie théâtrale parisienne NAJE (Nous n’abandonnerons jamais l’espoir), elles ont abordé toutes sortes de thématiques : autorité, mères isolées, culpabilité de ne pas incarner l’idéal de mère, rapports parfois houleux avec l’institution scolaire, difficultés financières, discriminations, addictions, place du père au sein de la famille, dialogue avec les ados etc.

Ces femmes donnaient leur 5ème représentation au cours de laquelle comédiennes, « spect-acteurs » et spectateurs ont alterné rires et larmes. Clara Guenoun officiait comme meneuse de jeu.

Les comédiennes ont commencé par jouer des saynètes figurant des mères fières de leur réussite :

 » Je suis fière de moi, j’ai élevé mon fils seule, il se ballade au bout du monde avec son amoureuse » … « Je suis fière de donner une bonne éducation à mon fils malgré mon handicap » … « Je suis fière car mon fils a atteint un niveau d’études plus élevé que ce qu’il avait prévu » …

Puis, la compagnie a proposé trois théatres forums abordant les difficultés d’une mère seule face à son enfant en pleine adolescence, la situation d’une mère en plein burn-out qui craque le mercredi devant ses enfants qu’elle a du mal à maîtriser mais qui peine à exprimer son désarroi au père et enfin, la question des addictions des parents sous le regard des enfants.

J’ai été surprise de voir la spontanéité avec laquelle les « spect-acteurs », adultes et enfants, se sont investis, proposant spontanément d’explorer des pistes nouvelles, de faire progresser la cause de ces difficultés familiales.

Un grand MERCI à toutes ces mères en qui je/nous nous sommes reconnues à un moment ou à un autre. En les regardant, j’avais en tête la chanson d’Arno, « Les yeux de ma mère », je voudrais la leur dédier.

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Alors, qu’est-ce qu’un théâtre forum ?
Il s’agit d’une technique théâtrale participative créée dans les années 60 par le Brésilien Augusto Boal, dans les favelas de São Paulo, pour soutenir les populations opprimées désireuses de transformer des systèmes injustes. Dans un premier temps, les comédiens jouent une histoire concrète inspirée de la réalité sociale qui se termine généralement mal. Puis, dans un second temps, un meneur de jeu invite les spectateurs à monter sur scène afin de rejouer la saynète en explorant une autre attitude dans le conflit qui permettra d’infléchir le cours des évènements. Comme l’a expliqué Clara Guenoun samedi dernier, le théâtre forum est un outil de lutte, un outil d’entraînement pour le futur. L’idée étant que quand on échange, on peut faire évoluer des causes.

Portrait d’une maman engagée

28 Oct

Jeune femme de 26 ans originaire de Côte d’Ivoire, Synthia est une maman engagée. Elle est investie dans l’éducation de sa fille Sarah, âgée de 8 ans, en tant que représentante de parents d’élèves, et plus largement, dans le cadre du quartier des Amandiers où elle a mis en place des activités destinées aux familles. Un dimanche sur deux, elle donne rendez-vous aux familles afin que parents et enfants « bougent ensemble ». Au programme : marathon dans les rues du quartier, corde à sauter, jeux de ballon. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, Synthia et Sarah sont là! Le premier rendez-vous a eu lieu mi-octobre, il pleuvait à verse et pourtant 4 familles étaient présentes, j’y étais, c’était formidable !
Mais où Synthia puise-t-elle toute son énergie ?


« Synthia, pouvez-vous nous parler de votre engagement dans l’école de Sarah et au sein du quartier des Amandiers? Quand Sarah a fait son entrée au cours préparatoire, une maman de l’école m’a demandé si je voulais me présenter aux élections de représentants de parents d’élèves. J’ai accepté. Au début ma démarche était égoïste, tournée uniquement vers Sarah, je voulais connaître les coulisses de l’école, avoir des informations sur ce que je ne voyais pas quand ma fille était à l’école. Alors j’assistais juste aux conseils d’école. Et puis, j’ai observé les parents de l’école et du quartier et j’ai noté le manque de dialogue et de cohésion entre les familles, j’ai constaté l’absence de présence parentale, cela m’a attristé, j’ai senti un malaise. Vous savez, dans mon pays, les gens communiquent, tout le monde se connaît, les rapports humains sont très différents de ce que j’ai pu observer à Paris. Dans les parcs, j’ai remarqué que les parents ne communiquaient pas avec les autres familles, souvent, ils restent assis sur un banc … Un jour, je faisais du roller avec Sarah, j’avais mis en place une espèce de jeu de piste et nous avons été rejointes par un, puis deux puis trois enfants qui voulaient s’amuser avec nous. En 2010, je suis rentrée en Côte d’Ivoire pour les vacances, j’ai acheté une balle, des cordes à sauter et on a passé nos journées à s’amuser avec les enfants des environs, avec un budget ridicule, c’était la fête! Du coup, à plusieurs reprises, les gens m’ont dit « mais pourquoi n’organises-tu pas quelque chose? »….

Et alors? J’ai décidé d’organiser des activités, de donner rendez-vous aux familles de l’école un dimanche sur deux. J’ai discuté avec un papa de l’école de Sarah, on a réfléchi aux jeux à mettre en place et on s’est dit qu’avec un tout petit budget, on pourrait amuser les enfants et les parents.

En effet, lors de la première séance, tout le monde s’est amusé, enfants comme adultes! Et oui, on a tous gardé notre âme d’enfant. Les adultes peuvent s’amuser en sautant à la corde, en jouant au ballon. Moi, quand je vois des enfants, j’ai envie de jouer, j’aime l’idée d’évoluer avec mon enfant ! Je tiens ce côté joueur et investi de mon père ! Il était directeur d’une école en Côte d’Ivoire et il aimait organiser des activités. Je me souviens qu’il avait créé un jardin dans un champ proche de l’école, les parents et les enfants s’occupaient du potager du jardin tous les samedis, on faisait pousser du manioc, des salades, du gombo, des tomates, des aubergines … Les familles se retrouvaient et bêchaient ensemble.

Les jeux d’enfants de P. Bruegel (1560)

Comment parvenez-vous à concilier vies familiale, professionnelle, associative? Je suis hyperactive mais pour pouvoir tout mener à bien et surtout pour pouvoir être le plus possible avec Sarah, j’ai fait le choix de travailler à temps partiel. Au sortir de mes études, j’ai cherché un emploi à temps partiel ! Ce choix est un sacrifice car financièrement, nous ne roulons pas sur l’or, je ne voyage pas, je ne sors pas tous les soirs avec mes amis mais l’essentiel est que je vois mon enfant grandir.

Synthia, parlons éducation, avez-vous des principes éducatifs? Mon père et ma mére m’ont transmis la notion de respect de l’autre et d’honnêteté au sein de la famille, en société. Avec Sarah, j’évite d’asséner des nons catégoriques. Quand elle se retrouve dans des situations compliquées, nous essayons de trouver ensemble une solution.

Quelle place occupent vos origines ivoiriennes dans votre quotidien (éducation bilingue, partage de votre culture)? Je pense que la transmission de la culture passe par la maîtrise de la langue de cette culture. Or, je ne parle pas de langues parlées dans mon pays d’origine. J’ai vécu en Côte d’Ivoire jusqu’à l’âge de 9 ans mais je ne parle ni la langue de mon père d’origine bété, ni celle de ma mère qui parle le dida. Je ne parle pas non plus le dioula, langue parlée dans le quartier dans lequel j’ai grandi. Mon père voulait que je parle bien le français et comme il ne parlait pas la langue de ma belle-mère avec laquelle j’ai vécu une partie de mon enfance, on parlait français à la maison. Ce qui me relie à mes origines, c’est la cuisine. Sarah adore la sauce graine (à base de jus de palme) et la sauce à base d’arachide. Quand on va déjeuner chez ma mère, elle nous prépare du placali (plat à base de manioc).

Quelles activités faites-vous avec Sarah? On aime regarder des films pour enfants, j’ai une carte de cinéma dont on profite bien. On dessine, j’ai récemment acheté un piano numérique alors nous faisons de la musique. On va à la piscine, ce qui me permet de faire du sport avec ma fille. J’aime organiser des pique-niques avec mes amis dans le parc des Buttes Chaumont ou sur les pelouses du Champ de Mars. Et puis, on fait du roller sur les Quais de Seine fermés à la circulation voiture le dimanche. Et on rencontre des amis qui ont également des enfants, comme ça, grands et petits se retrouvent.

Que faudrait-il faire pour que Paris soit plus agréable à vivre en famille? J’aimerais tout simplement que les gens soient plus sympathiques, plus citoyens. Mais bon, j’apprécie certaines évolutions de la ville et notamment ce qui a été fait sur les quais de Seine, j’aime l’idée de passer de quartiers en quartiers qui ont tous leur particularité. Et puis, je trouve qu’il y a tout plein de choses à faire à Paris, beaucoup sans avoir nécessairement à débourser beaucoup d’argent, notamment des expos. Je consulte parfois le site « on va sortir ! » qui est très intéressant. Quel que soit le temps, Sarah et moi sortons. On se lève le matin et on se demande: qu’est-ce qu’on pourrait bien faire aujourd’hui ? »

Merci Synthia!