L’art dans tous ses états au Centre Patay (13e)

Le programme de la semaine autour du thème "L'art dans tous ses états" © Claire Boustani - FMAC, Paris

Le programme de la semaine autour du thème « L’art dans tous ses états » © Claire Boustani – FMAC, Paris

Du lundi 18 au vendredi 22 avril, le club vacances du Centre Patay (13e) a mis « l’art dans tous ses états ».

Durant toute la semaine, les élèves du Centre ont réalisé des activités artistiques, notamment autour des deux affiches de Pierre di Sciullo Consonne-Voyelle et Té-Lité-Nité, issues de la série N’importenawak (2007) et conservées dans les collections du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris. Ces deux affiches sont exposées au Centre Patay depuis décembre 2015 dans le cadre du « FMAC à l’école ».

La semaine a débuté par une présentation par l’artiste et graphiste Pierre di Sciullo de son travail. Série subversive, N’importenawak fait écho à l’élection présidentielle de 2007. Lors de la Nuit Blanche 2007, chaque affiche a été collée en direct dans les rues de Paris, sous le regard des passants (voir la vidéo réalisée le 6 octobre 2007 lors de la Nuit Blanche).
Après avoir montré certaines de ces affiches, Pierre di Sciullo a expliqué plus en profondeur les deux affiches exposées au Centre Patay. L’affiche Té-Lité-Nité fait directement référence à « Liberté – Égalité – Fraternité ». Consonne – Voyelle renvoie à l’émission télévisée « Des chiffres et des lettres » et à la grand-mère de l’artiste, fan de l’émission.
Grand admirateur de l’Oulipo, Pierre di Sciullo aime jouer avec les mots et rend hommage, par son travail à la langue française et à la poésie.
Pour en savoir plus sur l’artiste, consultez son site Internet.

Suite à cette intervention, Solène Simon, étudiante en Master Médiation de l’art contemporain à l’Université Paris 8 et médiatrice culturelle stagiaire au FMAC pour le « FMAC à l’école », a proposé aux collégiens un atelier de création autour des œuvres de Pierre di Sciullo. A la manière des membres de l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle), les enfants ont été invités à modifier le texte de leur choix selon une contrainte oulipienne. Ils ont dû changer chaque nom commun du texte par le 7ème nom qui le suit dans le dictionnaire. Les élèves ont ensuite transcrit le texte sur des grandes feuilles, en jouant sur la graphie, à l’instar de Pierre di Sciullo.
Pour en savoir plus sur l’Oulipo, cliquez ici.

Parallèlement à cet atelier de création, les élèves ont visité le Musée d’Art ludique et ont réalisé un parcours Street Art dans le 13ème arrondissement.

La semaine s’est conclue par un goûter où les parents ont été invités à découvrir les affiches réalisées par leurs enfants, exposées dans les couloirs du Centre.

Publié dans 13e, centre Patay, 14 rue Jean Colly. | Laisser un commentaire

L’artiste Tatjana Doll au lycée professionnel Claude-Anthime Corbon (15)

La proviseure du lycée, Mme Betraoui, introduit la rencontre © Claire Boustani - FMAC, Paris

La proviseure du lycée, Mme Betraoui, introduit la rencontre © Claire Boustani – FMAC, Paris

Le mardi 12 avril, l’artiste Tatjana Doll s’est rendue au lycée professionnel Claude-Anthime Corbon pour présenter son travail aux élèves et plus particulièrement son œuvre Balayeuse 2, exposée au lycée depuis le mois de décembre.

© Julien PAISLEY

© Julien PAISLEY

Tatjana Doll devant "Balayeuse 2" © Claire Boustani - FMAC, Paris

Tatjana Doll devant « Balayeuse 2 » © Claire Boustani – FMAC, Paris

L’artiste a d’abord demandé aux élèves à quoi ils pensaient en voyant cette œuvre. Certains ont tout simplement répondu « un camion de nettoyage », d’autres ont pensé aux ordures, à la saleté et à la propreté, d’autres encore ont évoqué les thèmes de l’écologie et de l’environnement.
Tatjana Doll a souligné que sa peinture n’était composée que de formes géométriques mais que notre imagination nous amenait à y identifier des objets. La représentation frontale de « la balayeuse » a pour objectif d’accentuer le fait qu’il s’agit d’une peinture et non d’un véritable objet.

Elle a ensuite expliqué comment elle peignait : elle dessine d’abord la base, puis les lignes géométriques et enfin elle recouvre la toile d’une peinture toxique. L’artiste aime travailler avec tout son corps et pas seulement avec ses mains. Elle utilise pour créer des idées qui viennent de la culture de masse.

Lors d’un séjour à Paris, elle a été marquée par l’omniprésence des véhicules de nettoyage. Elle a donc décidé de les peindre comme symboles de la Ville de Paris.

L'artiste montre que son œuvre n'est composée que de formes géométriques © Julien PAISLEY

L’artiste montre que son œuvre n’est composée que de formes géométriques © Julien PAISLEY

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

L'artiste présente certaines autres de ces œuvres © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste présente certaines autres de ses œuvres © Claire Boustani – FMAC, Paris

© Julien PAISLEY

© Julien PAISLEY

© Julien PAISLEY

© Julien PAISLEY

Cette rencontre a été très enrichissante pour les lycéens qui ont pu réfléchir sur ce qu’est la peinture et sur ce qu’elle représente dans la société.

Pour en savoir plus sur l’artiste, consultez son site Internet.

 

Publié dans 15e, lycée professionnel Claude Anthime Corbon, 5 rue Corbon | Laisser un commentaire

L’Art pour grandir

Découvrez cette vidéo présentant « L’Art pour grandir » avec une partie consacrée au FMAC à l’école.

« L’Art pour grandir » est un programme éducatif mis en place par la Ville de Paris pour favoriser l’accès de tous les jeunes parisiens à la culture et à ses institutions.

http://www.dailymotion.com/video/x3zutj1
Publié dans Le FMAC à l'école 2015-2016 | Laisser un commentaire

Des élèves de CM1-CM2 de l’école élémentaire Saint-Maur au collège Françoise Seligmann (10e)

Découverte de l’œuvre © Claire Boustani - FMAC, Paris

Découverte de l’œuvre © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les lundi 7 et mardi 8 mars, quatre classes de CM1-CM2 de l’école élémentaire Saint-Maur se sont rendues au collège Seligmann pour découvrir l’œuvre Connexion Joseph Anton de mounirfatmi exposée au CDI et rencontrer des élèves de 3e ayant travaillé sur l’œuvre.

mounirfatmi reprend avec cette oeuvre la question de la liberté d’expression et de la dangerosité que peuvent soulever les débats sur la religion : en 1988, l’auteur Salman
Rushdie provoque la colère d’ États musulmans avec la sortie de son livre Les Versets
Sataniques. S’en suivent de nombreuses protestations religieuses et une fatwa contre lui, le contraignant à vivre caché et à changer d’identité. Il choisit le pseudonyme « Joseph Anton », contraction du prénom des auteurs qu’il aime : Joseph Conrad et Anton Tchekov.

Dans l’installation Connexion Joseph Anton, l’artiste relie les livres de Joseph Conrad et d’Anton Tchekhov par des câbles électriques, tels les détonateurs d’une bombe. L’œuvre fait référence au pseudonyme utilisé par Salman Rushdie, aux réactions qu’a suscité la publication des Versets, ainsi qu’aux combats menés pour la liberté d’expression et aux dangers que peuvent soulever les débats sur la religion.

"Connexion Joseph Anton" de mounirfatmi au CDI du collège Françoise Seligmann (10e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

« Connexion Joseph Anton » de mounirfatmi au CDI du collège Françoise Seligmann (10e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

Après avoir observé l’œuvre, les élèves de l’école Saint-Maur ont d’abord donné leur impression première. « C’est bizarre » a déclaré une élève. « On dirait une usine avec tous ces fils qui sortent comme de la fumée » a dit un autre. « Ça fait penser à l’œuvre de notre école avec tous ces fils emmêlés » a ajouté une autre.

Les élèves de 3e ont ensuite expliqué l’œuvre. S’en est suivi un débat sur la laïcité et la liberté d’expression.

Explication de l’œuvre © Claire Boustani - FMAC, Paris

Explication de l’œuvre © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les élèves débattent sur la laïcité et la liberté d'expression © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les élèves débattent sur la laïcité et la liberté d’expression © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les élèves débattent sur la laïcité et la liberté d'expression © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les élèves débattent sur la laïcité et la liberté d’expression © Claire Boustani – FMAC, Paris

Pour en savoir plus sur l’artiste mounirfatmi, consultez le site de l’artiste.
Pour découvrir l’œuvre Gribouillis de Yona Friedman exposée à l’école Saint-Maur, consultez cet article.

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L’artiste Captain Fluo à l’école maternelle « Arc-en-ciel » (19e)

L'artiste explique son œuvre aux enfants © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste explique son œuvre aux enfants © Claire Boustani – FMAC, Paris

Le lundi 14 mars, l’artiste Captain Fluo s’est rendu à l’école maternelle « Arc-en-ciel » qui expose cette année son œuvre Robot Moulinex.

Très curieux, les enfants ont posé beaucoup de questions à l’artiste : « Comment tu as fait le robot ? », « Pourquoi tu fais des robots ? », « Pourquoi tu t’appelles Captain Fluo ? »…

Après une explication de la technique du pochoir et de son nom d’artiste qui vient du fait qu’il utilise beaucoup le fluo dans son travail, Captain Fluo a montré aux enfants 2 vidéos : l’une présentant ses créations de robot, l’autre ses œuvres fluo.

L'artiste présente des vidéos sur ses œuvres © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste présente des vidéos sur ses œuvres © Claire Boustani – FMAC, Paris

L'artiste présente des vidéos sur ses œuvres © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste présente des vidéos sur ses œuvres © Claire Boustani – FMAC, Paris

Accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par les enfants, l’artiste s’est dit inspiré par leurs propos.

Pour en savoir plus sur l’artiste, consultez son blog.

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Visite d’une classe de CM2 de l’école élémentaire Houdon au collège Yvonne Le Tac (18e)

Ludovic Sauvage, professeur d'arts plastiques au collège Yvonne Le Tac, et Daphné Le Bars, médiatrice culturelle, accueillent les élèves de CM2 © Claire Boustani - FMAC, Paris

Ludovic Sauvage, professeur d’arts plastiques au collège Yvonne Le Tac, et Daphné Le Bars, médiatrice culturelle, accueillent les élèves de CM2 © Claire Boustani – FMAC, Paris

Suite à la venue des 6èmes à l’école élémentaire Houdon le 11 janvier, les élèves de CM2 se sont rendus à leur tour au collège Yvonne le Tac pour découvrir l’œuvre Are you human ? d’Aram Bartholl exposée au CDI.

Après une présentation de l’œuvre par Daphné Le Bars, médiatrice culturelle, étudiante à l’Ecole du Louvre, les élèves de CM2 découvrent les travaux déjà réalisés par la classe de 6ème autour de l’œuvre d’Aram Bartholl.

Daphné Le Bars, médiatrice culturelle présente l'oeuvre d'Aram Bartholl et l'histoire du graffiti © Claire Boustani - FMAC, Paris

Daphné Le Bars, médiatrice culturelle présente l’oeuvre d’Aram Bartholl et l’histoire du graffiti © Claire Boustani – FMAC, Paris

Travaillant sur l’idée d’œuvre collective, les élèves de 6ème ont créé à 4 mains une lettre hybride composée de 2 objets et de 2 animaux.

Les lettres hybrides réalisées à 4 mains par les élèves de 6ème © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les lettres hybrides réalisées à 4 mains par les élèves de 6ème © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les lettres hybrides réalisées à 4 mains par les élèves de 6ème © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les lettres hybrides réalisées à 4 mains par les élèves de 6ème © Claire Boustani – FMAC, Paris

Pour en savoir plus sur la visite des 6èmes du 11 janvier, cliquer ici.

Pour en savoir plus sur l’œuvre d’Aram Bartholl, consultez le site de l’artiste.

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Visite d’une classe de 6ème du collège Yvonne Le Tac à l’école Houdon (18e)

Explication de l’œuvre aux collégiens © école élémentaire Houdon

Explication de l’œuvre aux collégiens © école élémentaire Houdon

Véritables médiateurs culturels en herbe, les enfants de CM2 C de l’école élémentaire Houdon (18e) ont présenté, le lundi 11 janvier, à une classe de 6ème du collège Yvonne Le Tac, l’œuvre Cadran #1 de Chourouk Hriech exposée dans leur école depuis le mois de décembre.

Les collégiens face à l’œuvre © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les collégiens face à l’œuvre © Claire Boustani – FMAC, Paris

Chourouk Hriech travaille essentiellement le dessin mais s’adonne parfois à la vidéo et à la photographie. Pour la commande liée à la documentation du chantier de la ligne T3 du tramway à Paris, l’artiste a réalisé 48 dessins, au rythme d’un par mois, pendant quatre ans. C’est un de ces dessins qui est exposé dans l’école. Pour en savoir plus sur l’artiste, consultez son site.

Après une explication de l’œuvre, les CM2 ont montré aux collégiens leurs travaux réalisés autour de l’œuvre.

La lettre géante destinée à Chourouk Hriech réalisée par la classe de CM2 à la manière d'un cadavre exquis © Claire Boustani - FMAC, Paris

La lettre géante destinée à Chourouk Hriech réalisée par la classe de CM2 à la manière d’un cadavre exquis © Claire Boustani – FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves © école élémentaire Houdon

Présentation des travaux des élèves © école élémentaire Houdon

Présentation des travaux des élèves © école élémentaire Houdon

Présentation des travaux des élèves © école élémentaire Houdon

Le mardi 12 janvier, ce fut au tour des parents de découvrir l’œuvre et les travaux des enfants.

Présentation aux parents d'élèves © école élémentaire Houdon

Présentation aux parents © école élémentaire Houdon

Le 8 février prochain, les élèves de 6ème recevront à leur tour, au collège Yvonne Le Tac, la classe de CM2 pour présenter l’œuvre Are you human ? d’Aram Bartholl exposée au CDI. Pour en savoir plus sur l’œuvre, cliquez ici ou consultez le site de l’artiste.

 

 

Publié dans école élémentaire Houdon (18e) | Laisser un commentaire

Installation de l’œuvre « Are you human ? » d’Aram Bartholl au collège Yvonne Le Tac (18e)

© Juliette Degorce - FMAC, Paris

© Juliette Degorce – FMAC, Paris

Le 7 janvier, l’équipe de la régie du FMAC a installé dans le beau CDI du collège Yvonne Le Tac l’œuvre d’Aram Bartholl Are you human ?

© Juliette Degorce - FMAC, Paris

© Juliette Degorce – FMAC, Paris

Aram Bartholl explore la relation entre le monde physique et le monde digital. Il confronte le monde réel et le monde numérique en transposant dans le premier des éléments propres au second. Pour le « Projet Map », il a reproduit grandeur nature les marqueurs rouges de Google Map pour identifier un lieu. Un autre projet, le « Projet WOW » invitait les gens à créer leur « name tag », le nom des personnages qui flotte dans le jeu World of Warcraft, et à se promener dans la rue ainsi.

L’oeuvre Are You Human ? est une série de sculptures en aluminium représentant des codes Captcha (Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart), symboles utilisés sur Internet afin de permettre le traitement sécurisé des données. Sur certains serveurs, il est demandé aux utilisateurs de reconnaître et de taper ces séries de lettres ou de chiffres qui apparaissent sur l’écran. Ce test sert à vérifier que le formulaire en ligne est bien rempli par un humain et non par des scripts automatiques, utilisés par les personnes qui spamment.

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Ces sculptures, constituées de lettres et de chiffres mêlés, témoignent de la différence fondamentale entre l’homme et l’ordinateur, puisque seul l’être humain est capable de les déchiffrer. L’artiste en a aussi fait des graffitis qu’il a dessinés dans la ville.

Les élèves de 6ème du collège vont travailler sur l’œuvre et la présenteront à une classe de CM2 de l’école élémentaire Houdon (18e).

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Publié dans 7 rue Yvonne Le Tac | Laisser un commentaire

La vidéo « Hisland » de Grégory Chatonsky en projection à l’école élémentaire Keller (11e)

Grégory Chatonsky, "Hisland", 2008. Vidéo en couleur, 1h07 min 54 sec, édition 2/5. © Grégory Chatonsky. Collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris.

Grégory Chatonsky, « Hisland », 2008. Vidéo en couleur, 1h07 min 54 sec, édition 2/5. © Grégory Chatonsky. Collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris.

Depuis décembre, la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky est visible à l’école élémentaire Keller (11e).

L’artiste français Grégory Chatonsky utilise les technologies et les flux numériques comme outil de production et lieu de diffusion de ses œuvres.

La vidéo Hisland fait partie d’une série de travaux portant sur la place croissante des technologies d’identification. À la suite de I just don’t know with myself (2008), qui proposait de disloquer l’empreinte digitale du visiteur pour en montrer le devenir plastique, Hisland part de la propre empreinte digitale de l’artiste. Cette vidéo a été réalisée à partir d’un moteur de jeu vidéo qui a interprété l’empreinte digitale de l’artiste pour créer un relief topographique. L’empreinte devient un territoire immense et complexe. Les cernes deviennent des montagnes, les irrégularités des formations terrestres, les renfoncements des lacs et des rivières.

Grégory Chatonsky, "Hisland", 2008. Vidéo en couleur, 1h07 min 54 sec, édition 2/5. © Grégory Chatonsky. Collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris.

Grégory Chatonsky, « Hisland », 2008. Vidéo en couleur, 1h07 min 54 sec, édition 2/5. © Grégory Chatonsky. Collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris.

Grégory Chatonsky, "Hisland", 2008. Vidéo en couleur, 1h07 min 54 sec, édition 2/5. © Grégory Chatonsky. Collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris.

Grégory Chatonsky, « Hisland », 2008. Vidéo en couleur, 1h07 min 54 sec, édition 2/5. © Grégory Chatonsky. Collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris.

Pour voir un extrait de la vidéo :
http://blogs.paris.fr/fmac/2012/09/20/gregory-chatonsky-hisland/

 

Publié dans 11e, école élémentaire, 4 rue Keller | Laisser un commentaire

La vidéo « UNDRIVINMECRAZ » de Kenny Dunkan en projection au lycée Suzanne Valadon (18e)

Kenny Dunkan, "UNDIVINMECRAZ", 2014. Vidéo couleur, son, 8,34 min, édition 2/5 © Kenny Dunkan/ADAGP, Paris 2015. Collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris.

Kenny Dunkan, « UNDIVINMECRAZ », 2014. Vidéo couleur, son, 8,34 min, édition 2/5 © Kenny Dunkan/ADAGP, Paris 2015. Collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris.

Depuis décembre, la vidéo UNDRIVINMECRAZ de l’artiste Kenny Dunkan est visible au lycée professionnel Suzanne Valadon.

Le vocabulaire artistique de Kenny Dunkan emprunte aussi bien à la mode, au design, qu’à la culture populaire ; aussi bien à ses origines guadeloupéennes qu’à l’environnement urbain. Au carrefour de ces influences, son travail se déploie aussi à travers des mediums variés – sculpture, performance, photographie et vidéo notamment.

Dans UDRIVINMECRAZ, on observe l’artiste dansant sur la place du Trocadéro, devant la Tour Eiffel, sous les regards à la fois médusés et amusés des touristes. La chorégraphie qu’il réalise s’inspire des danses guadeloupéennes traditionnelles et rappelle les parades du carnaval. L’artiste porte une de ses sculptures-parures composée de porte-clés de Tour Eiffel, clin d’œil au lieu et aux vendeurs de la place. Le bruit dû à l’entrechoquement des porte-clés envoûte le spectateur. Le rythme, la durée de la danse, qui devient peu à peu une vraie épreuve physique, ouvrent la voie à une forme de transe contemporaine et urbaine – Kenny Dunkan évoque quant à lui une charge magique et protectrice de ses parures, une fois activées.

Kenny Dunkan, "UNDIVINMECRAZ", 2014. Vidéo couleur, son, 8,34 min, édition 2/5 © Kenny Dunkan/ADAGP, Paris 2015. Collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris.

Kenny Dunkan, « UNDIVINMECRAZ », 2014. Vidéo couleur, son, 8,34 min, édition 2/5 © Kenny Dunkan/ADAGP, Paris 2015. Collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris.

Le titre de la vidéo signifie en argot américain : « You driving me crazy » (tu me rends fou). Comme l’affirme Kenny Dunkan, « c’est Paris, dont il a tant rêvé qui le rend fou ».

Simple et empreinte d’humour, la vidéo soulève toutefois des questions identitaires complexes, notamment sur la place d’un jeune homme noir, et la sienne, dans notre société postcoloniale : sans comprendre, les regards des touristes vont du jeune homme noir qui danse aux hommes noirs qui vendent.

Pour voir un extrait de la vidéo :

 

Publié dans 18e, lycée professionnel Suzanne Valadon, 7 Rue Ferdinand Flocon | Laisser un commentaire