Atelier recyclage au collège Marx Dormoy, 18e

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

L’œuvre Sans titre (bulle), 2001 de Samuel Rousseau, accrochée à l’entrée du collège Marx Dormoy permet de sensibiliser les collégiens à la pratique du recyclage à travers des activités d’arts plastiques.

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

Sans titre (bulle) est composée de 72 bidons d’eau récupérés par l’artiste lors d’une résidence en Espagne près d’une plage apparemment idyllique bordée d’usines pétrochimiques que fuient tous les autochtones, surnommée « Tchernobyl Playa ». De nombreux bidons lui ont donné l’idée de parler des effets de la pollution sur l’homme et sur la mer.

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Jeudi 26 avril 2015, les deux médiatrices Florence et Marie, étudiantes en médiation culturelle à l’Université Paris 8, interviennent en cours d’arts plastiques pour proposer des activités autour du recyclage.

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

 

IMG_1937© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

En prévision de cet atelier, les collégiens ont rapporté toutes sortes d’emballages. Le sujet leur a été dévoilé le jour même : « Faire un végétal en volume avec des rebuts ».

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Ce projet de sculpture se poursuivra sur trois prochaines séances d’une heure regroupant plusieurs classes.

Affaire à suivre…

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L’artiste Konrad Loder à l’école maternelle Chantin, 14e

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

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Lundi 9 mars 2015, l’artiste d’origine allemande, Konrad Loder a rendu visite à deux classes de grande section de la maternelle Chantin pour parler de ses œuvres.
Sculpteur de formation, il se définit comme un observateur du monde qui l’entoure.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Saül (1995) est exposé dans le couloir du 1er étage de l’école. Cette œuvre est constituée de 50 éléments en métal colorés pouvant former 12 anneaux. Elle se présente comme un jeu de construction qui se déploie au sol et s’inspire de formes issues de la nature.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

L’artiste a expliqué plusieurs méthodes de travail qu’il a mis au point. Ses œuvres sont toujours façonnées selon une certaine économie de moyen.
« J’utilise des matériaux issus de mon quotidien : des assiettes, des fourchettes, des boîtes de conserves, des crayons,… Je ne fais que m’amuser dans mon atelier.»

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Par exemple, comment dessiner un œuf ? L’artiste a inventé une méthode simple avec un bout de ficelle et deux punaises.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Ici, il a reproduit l’œuvre en miniature afin que les enfants puissent décliner les infinités de combinaisons possibles.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Le travail de Konrad Loder est souvent issu de l’observation, sa démarche s’apparente à un scientifique qui serait en quête de formes et d’expérimentations.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

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Les élèves ont été très attentifs et curieux de ce visiteur tant attendu.

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L’artiste Jakob Gautel à l’hôpital Robert-Debré, 19e

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

Mardi 10 mars 2015, l’artiste d’origine allemande Jakob Gautel rend visite aux élèves hospitalisés du centre scolaire de l’hôpital Robert Debré (19e) à la médiathèque où ses papiers peints Présence 1, Présence 2, La jungle, Le Pierrot, Envol, Feuilles mortes, Le doigt de dieu et Le papillon (2003) sont présentés.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Jakob Gautel est un artiste pluridisciplinaire qui s’exprime à travers la photo, la vidéo, l’installation, la performance, etc. Pour lui « être artiste, c’est regarder le monde les yeux ouverts et rendre visible, audible, sensible, compréhensible la réalité». 1

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© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

L’artiste projette d’autres papiers peints où des petits personnages ou des objets dessinés sont dissimulés dans les motifs répétitifs. « L’’idée des papiers peints est en quelque sorte de montrer qu’il y a toujours une deuxième strate de réalité derrière la surface : des personnages apparaissent derrière les fleurs des papiers peints, des éléments se cachent dans les ornements et changent le sens des arabesques décoratives. Pour moi, une image est toujours une projection. Nous nous projetons dans une image, nous y entrons par nos yeux et notre esprit. »

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

Avec des feutres poscas, les enfants dessinent des parties de leur corps : mains, têtes, etc.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Dans le même temps, l’artiste prend des photos des mains des enfants, les imprime et découpe. Il les a ensuite mis en scène dans la médiathèque créant une installation.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Pour l’artiste, ces petites mains sont « une façon très inspirante et ludique d’explorer l’espace d’une autre manière, de se projeter dans l’espace, et ainsi de se le réapproprier. » On peut désormais voir ces petites mains qui sortent des fenêtres à la médiathèque de l’hôpital Robert Debré.

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(1)Lien vers le site de l’artiste

Lien vers le site du centre scolaire de l’hôpital

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Médiation à l’école maternelle Tanger, 19e

©Loan N’Guyen FMAC,Paris.

©Loan N’Guyen FMAC,Paris.

Jeudi 12 mars 2015, la médiatrice culturelle Janice en formation à l’université Paris 8 intervient à l’école maternelle Tanger pour présenter l’œuvre La révérence de Philippe Dereux acquise par le Fonds municipal d’art contemporain. La présentation débute devant l’œuvre accrochée dans le hall de l’école. La révérence présente deux personnages composés d’épluchures de fruits et de légumes collées par l’artiste.

©Loan N’Guyen-FMAC,Paris.

©Loan N’Guyen-FMAC,Paris.

La médiation se poursuit en classe avec la projection d’autres œuvres de l’artiste. La médiatrice présente aussi d’autres œuvres avec la nature comme sujet principal.

©Loan N’Guyen-FMAC,Paris.

©Loan N’Guyen-FMAC,Paris.

Les enfants sont émerveillés devant Arcimboldo et ses portraits faits en fruits et légumes mais aussi de bien d’autres : Jean Dubuffet et ses portraits d’art brut, Amber Locke et ses compositions abstraites de fruits et légumes ou Michel Blazy qui utilise la moisissure dans son art.

Les activités autour de Philippe Dereux se poursuivent jusqu’à la fin de l’année scolaire avec la médiatrice Janice.

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Les coulisses de l’installation des œuvres 2014-2015

CARTE DE L’EXPOSITION « FMAC À L’ÉCOLE » ÉDITION 2014 – 2015

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1 : Omar Ba > Ecole élémentaire, 65 rue Damrémont, Paris 18e.

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2 : Aram Bartholl > Ecole élémentaire, 10 rue Henri Noguères, Paris 18e.

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3 : Grégory Chatonsky > Collège Françoise Dolto, 354 rue des Pyrénées, Paris 20e.

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4 : Christine Coenon > Lycée professionnel Suzanne Valadon, 7 rue Ferdinand Flocon, Paris 18e.

Capture puce google map5 : franckDavid  > Ecole maternelle, 23 rue Boulard, Paris 14e.

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6 : Philippe Dereux > Ecole maternelle, 41 rue de Tanger, Paris 19e.

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7 : Nick Devereux > Ecole maternelle, 19 rue de Amiraux,  Paris 18e.

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8 : Florence Doléac > Ecole élémentaire, 3 rue Maurice Genevoix, Paris 18e.

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9 : Florence Doléac > Ecole maternelle, 28-30 rue d’Aubervilliers, Paris 19e.

Capture puce google map10 : Tatjana Doll > Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Dr Netter, Paris 12e.

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11 : Richard Fauguet > Ecole élémentaire, 142 rue des Poissonniers, Paris 18e .

Capture puce google map12 :  Jakob Gautel >Hôpital Robert Debré, 48 bd Sérurier, Paris 19e.

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13 : Chourouk  Hriech >Lycée professionnel Camille Jénatzy, 6 rue Charles Hermite, Paris 18e.

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14 :  Christoph Keller > Collège André Citroën, 208 rue St-Charles, Paris 15e.

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15 : Lang et Baumann > Centre Patay, 14 rue Jean Colly, Paris 13e.

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16 :  Taro Izumi  > Hôpital Necker, 149 rue de Sèvres, Paris 19e.

Capture puce google map17 : Konrad Loder > Ecole maternelle, 15 rue Antoine Chantin, Paris 14e.

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18 : Anita Molinero > Ecole élémentaire, 4 rue Keller, Paris 11e.

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19 : Samuel Rousseau > Collège Marx Dormoy, 55 rue Marx Dormoy, Paris 18e.

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20 : Kristina Solomoukha > Ecole élémentaire, 188 rue d’Alésia, Paris 14e.

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21 : Pascal Marthine Tayou > Lycée Corbon, 5 rue Corbon, Paris 15e.

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22 : Wirths > Ecole élémentaire, 24 rue St Sébastien, Paris 11e.

Les œuvres du FMAC à l’école sont installées jusqu’à fin juin 2015, ne tardez pas à aller les voir !

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14e, Vernissage de Saül, une œuvre de Konrad Loder à l’école maternelle, 15 rue Antoine Chantin

Directrice : Catherine Couvé
Classes : petite, moyenne et grande sections

Comme chaque année, la directrice a recouvert l’œuvre du FMAC avant sa présentation aux élèves pour mieux la leur dévoiler le mardi 9 décembre.

L’œuvre secrète à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin,  14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

L’œuvre secrète à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Les enfants ont dû réfléchir à ce qui se cachait sous le drap. De nombreuses interprétations, des plus farfelues aux plus sérieuses ont été données : « un loup », « des tabourets pour être punis », « juste une chaise », « un matelas », « des grenouilles », « un tas de bouquins », « des tortues », « des papillons », «  des gamelles pour chien », etc.

Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin,  14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Après avoir découvert l’œuvre, les enfants ont continué à deviner la nature de ces étranges objets de couleur. Certains y ont vu « des parts de gâteaux », « des S », des crêpes », « une tête avec deux yeux et un nez », « des tournevis et des outils », « un crocodile », etc.

Présentation de Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Présentation de Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Présentation de Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

La directrice a ensuite demandé aux enfants de fermer les yeux et d’imaginer de nouveaux objets à partir de ces modules afin de recomposer autre chose : une lune, un arc-en-ciel « avec deux bleus et un violet », des serpents multicolores, sont alors apparus dans l’imaginaire des enfants.

Ce fut l’occasion de rappeler aux enfants ce qu’est une œuvre d’art. Les plus grands se sont souvenus de la peinture installée l’année dernière dans l’escalier. Mais ici, l’œuvre est différente, ce sont des sculptures.

Vernissage de Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Vernissage de Saül de Konrad Loder à l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Ensuite, toute l’école est allée fêter la venue de la nouvelle œuvre avec la traditionnelle grenadine et les petits biscuits.

Dessins d’élèves de l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris © Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

Dessins d’élèves de l’école maternelle, 5 rue Antoine Chantin, 14ème arrondissement de Paris
© Loan N’Guyen, FMAC – Ville de Paris

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18e, l’école Maurice Genevoix célèbre le 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant

Les élèves de l’école polyvalente Maurice Genevoix célèbrent le 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant et présentent l’œuvre de Florence Doléac à cette occasion.

Le matin du 20 novembre 2014, le Maire du 18èmearrondissement de Paris, Eric Lejoindre, la présidente d’UNICEF, France, Michèle Barzach, du défenseur des droits, Jacques Toubon, de la défenseure des droits des enfants, Geneviève Avenard, et du recteur de l’Académie et chancelier des universités de Paris, François Weil, ont rencontré les enfants de l’école polyvalente Maurice Genevoix pour célébrer le 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. Cette journée du 20 novembre fut une formidable occasion de valoriser les actions éducatives menées avec les enseignants et les acteurs de l’enfance tout au long de l’année.

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Accueil des élèves de l’école Maurice Genevoix © Pauline Masson – FMAC, Paris.

Accueil des élèves de l’école Maurice Genevoix © Pauline Masson – FMAC, Paris.

 

 

 

 

 

 

 

La directrice de l’école, Madame Legentil, et certains de ses élèves nous ont réservé un accueil chaleureux et ont organisé un tour de l’école. Nous avons pu découvrir le travail du photographe Gilles Porte à travers une exposition dans le hall de l’école et dans le gymnase.

Présentation du travail de Gilles Porte  © Pauline Masson - FMAC, Paris.

Présentation du travail de Gilles Porte
© Pauline Masson – FMAC, Paris.

© Pauline Masson FMAC, Paris.

© Pauline Masson FMAC, Paris.

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes montés au 2ème étage pour voir l’installation de La Chaise mise à nu de Florence Doléac, acquise en 2003 par le Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris. Cet objet fait entièrement à la main, est issu d’une tradition du Kirghizstan selon laquelle la mère offre à sa fille, pour son mariage, un tapis de feutre cousu dont chaque point de couture représente un jour de bonheur pour le nouveau couple.

La chaise mise à nu, Florence Doléac   © Pauline Masson FMAC, Paris.

La chaise mise à nu, Florence Doléac
© Pauline Masson FMAC, Paris.

© Pauline Masson - FMAC, Paris.

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

 

 

 

 

 

 

 

Après la présentation de cette œuvre, nous sommes passés dans plusieurs classes pour échanger et rencontrer des professeurs de l’école.

© Pauline Masson - FMAC, Paris.

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

© Pauline Masson - FMAC, Paris.

© Pauline Masson – FMAC, Paris.

 

 

 

 

 

 

 

Cette rencontre a été très instructive et riche en émotions pour les élèves, qui ont joué les guides d’un jour.

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15e, atelier musique au centre scolaire de l’hôpital Necker

Directrice : Bénédicte Levêque
Médiatrice : Fanny Chassang
Professeure de musique : Sylvie Blanc-Moulin

Le centre scolaire de l’hôpital Necker présente aux enfants la vidéo Napoléon de Taro Izumi sur des tablettes iPad. Ce support permet de la montrer aux enfants ne pouvant pas se déplacer. La médiatrice présente ainsi au chevet des enfants la vision de Paris selon  l’artiste japonais Taro Izumi qui attrape des objets dans la capitale avec son poing et les retrouve dessinés sur sa paume lorsqu’il ouvre sa main. Il met en scène sa découverte de Paris en s’appropriant les images, les symboles, les êtres qui croisent son chemin. Les enfants alités imaginent ce qu’ils pourraient attraper dans leur chambre : « la fenêtre »,  «la télévision ».

La médiatrice a aussi travaillé avec la professeure de musique lors d’ateliers où les enfants ont imaginé la bande-son de la vidéo qui est silencieuse. Ils ont utilisé tambourins, djembés, triangles, claves et xylophones pour créer une musique adaptée au rythme des images qui se décomposent en trois temps. Les visages sont concentrés mais s’éclairent au fur et à mesure de la séance qui est clôturée par des chansons choisies par les enfants et chantées par tous.

http://www.dailymotion.com/video/x27l1kj

Voir l’œuvre de Taro Izumi

 

Publié dans 03e, collège Montgolfier, 15 rue Montgolfier, centre scolaire de l'hôpital Necker | Laisser un commentaire

15e, réalisation d’un livre au centre scolaire de l’hôpital Necker

Directrice : Bénédicte Levêque
Professeure de la Ville de Paris : Michelle Nadal

Les enfants des services de gastro-entérologie, pédiatrie générale et pneumologie, ont réalisé un livre collectif à partir de la vidéo Napoléon de Taro Izumi. Ils ont inventé une histoire ou repris une chanson sur Paris et les ont illustrées.

Voir le livre collectif réalisé par les enfants

Voir l’oeuvre de Taro Izumi

 

 

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18e, intervention de l’artiste Chourouk Hriech à l’école élémentaire Maurice Genevoix

Directrice : Claire Legentil
Professeur de la Ville de Paris : Franck Cohen

Chourouk Hriech est venue répondre aux questions des enfants qui ont travaillé sur ses œuvres exposées dans l’école. Les œuvres présentées font partie d’un projet artistique développé autour du chantier de la ligne 3 du tramway et qui voulait rendre compte des bouleversements urbains et paysagers vécus par les territoires traversés par le tramway. Chourouk Hriech a ainsi suivi de 2009 à 2012 les étapes du chantier qu’elle a retranscrit dans ses dessins en noir et blanc.

Chourouk se présente et explique que son nom veut dire « lever du  soleil » en arabe. Comme il a plu jusqu’au jour de sa venue où il fait grand beau, elle dit qu’elle a amené le soleil !

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« Je visite des villes, je fais des photos, j’écris, puis, à partir de tout ça, je dessine le monde » dit-elle, aux enfants, captivé par sa présence dès le début de la séance. Silencieux, concentrés, ils posent de nombreuses questions :

«      – Pourquoi dessinez-vous en noir et blanc ?

          En physique, quand on rassemble toutes les couleurs entre elles, on obtient du noir. Quand on les enlève toutes, cela donne du blanc. Cela fait écho aussi à la thématique du plein et du vide. Et puis j’aime travailler avec l’encre de chine noire, c’est comme si j’écrivais puisque je raconte des histoires dans mes dessins. Le blanc n’existe que parce qu’il y a le noir et vice-versa, c’est comme le bien et le mal, ils sont complémentaires. Un mot existe parce que son contraire existe.

          Il y a une fille qui est représentée plusieurs fois, qui est-ce ?

          C’est moi. Elle se balade dans les dessins. Il y a en tout 21 dessins et du 1er au 6e cette même fille sur un banc apparaît. C’est en fait moi qui traverse Paris, le paysage. C’est un autoportrait sur un banc volant, le banc étant le lieu où on observe. J’ai beaucoup observé le chantier et la construction du T3 et j’ai demandé aux gens ce qu’était le chantier pour eux.

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          Pourquoi certains dessins sont-ils en négatif ?

          Certaines étapes du chantier se passent sous terre. Lorsque je marchais le long des travaux, je voyais des têtes casquées sortir des tranchées de temps en temps. Je suis descendue sous terre aussi. Il y a de nombreuses canalisations, des lumières qui clignotent, beaucoup de son (qu’on ne peut pas dessiner). J’ai dessiné comme si j’étais sous une tente, un monde qui ne se révèle que par la lumière.

          Comment avez-vous eu envie d’être artiste ?

          Je n’ai jamais vraiment voulu être artiste. J’ai remporté un prix de dessin en CE1, j’ai toujours aimé dessiner mais je pensais devenir archéologue, ou prof d’histoire. L’art a toujours été avec moi, j’ai fait 12 ans de danse. Mais l’histoire demande d’être toujours dans les livres et beaucoup de discipline. On m’a suggéré de passer les Beaux-Arts de Lyon. Quand je travaille sur des grands échafaudages, je sais me positionner grâce à mes années de danse. Être artiste c’est être dans la vie. Il ne faut jamais arrêter d’apprendre. Je travaille pour moi sur le dessin mural depuis deux ans.

          D’où vient votre inspiration ?

          Je lis beaucoup, j’observe tout le temps. Tout est source d’inspiration. Être artiste c’est un travail assidu et régulier. On m’a proposé des postes intéressants mais l’art est un espace de liberté où je suis mon propre patron.

          Combien de temps cela vous prend de faire un dessin ?

          Je réalise un travail d’archives. Je photographie les lieux pour voir leur évolution. J’adore comparer des peintures, de vieilles photos de villes avec des photos contemporaines. Mon travail porte sur le paysage et l’observation du paysage. Les personnages dans mes dessins existent en vrai. Ce sont des gens avec qui j’ai parlé, un chien qui a joué au ballon avec moi devant une pharmacie. J’ai joué avec lui et je suis revenue apporter une photocopie de mon dessin à sa maîtresse la pharmacienne.

          Pour vous l’art c’est quoi ?

          L’art c’est la vie. La vie est faite de nos rêves.

          Est-ce que vous dessinez vos rêves ?

          Je préfère les écrire mais parfois je ne trouve pas les mots alors je fais des plans. Mon dessin est figuratif, il représente le réel avec des disproportions. parfois le dessin est pénible comme lorsqu’on dessine du sable mais le résultat est très beau. Ou quand on dessine des grands formats, on peut être en équilibre sur une échelle, on engage son corps dans le dessin et cela peut être douloureux.

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          Est-ce que vos dessins racontent des histoires ?

          Tous les dessins racontent une histoire. On pense raconter quelque chose en particulier mais les gens voient autre chose, une autre histoire. »

L’artiste a ponctué son discours de démonstration de dessins au tableau en utilisant la grande règle de la classe, et de danse, pour montrer l’engagement du corps dans son travail artistique. Les élèves de CM1 et CM2 ainsi que leurs enseignants étaient ravis de la visite de l’artiste.

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Voir le dossier sur l’accompagnement artistique du T3

Voir les œuvres de Chourouk Hriech

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