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Le Fmac à l’école participe au Mois du dessin

6 Avr

Dans le cadre du Mois du Dessin et de Drawing Now Art Fair, une table ronde a été organisée le jeudi 22 mars à l’auditorium du Carreau du Temple, s’interrogeant sur le rôle de l’artiste et des institutions artistiques dans la passation des savoirs auprès des différents publics. Lors de cette table ronde, différentes vidéos ont été projetées relatant les actions menées dans le cadre du Mois du Dessin, dont le reportage réalisé au lycée Maximilien-Vox lors de la venue de Jochen Gerner.

Découvrez la vidéo ici :

© Le Mois du dessin par DRAWING NOW Art Fair, janvier-mars 2018

L’artiste Florence Doléac à l’école élémentaire Tlemcen

29 Mar

Florence Doléac présentant son oeuvre Passages aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Florence Doléac présentant son œuvre Passages aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Le vendredi 23 mars, Florence Doléac est venue rencontrer une classe de CM2 et une classe de CE1 de l’école élémentaire Tlemcen, où son œuvre Passages est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« Cette porte vous parait-elle normale ? » demande -t-elle d’abord aux enfants. « Non » répondent-ils en cœur, soulignant qu’une porte normale n’est pas percée par deux autres petites portes. « Et pourquoi 3 portes selon vous ? » demande l’artiste. « La petite porte est pour les petits, la moyenne pour les moyens, et la grande pour les grands » répond un élève. « C’est pour les animaux » déclare un autre enfant.

Florence Doléac explique qu’après des études de Design industriel, elle a souhaité se détacher du Design de production pour créer des objets qui sortent de l’ordinaire. « J’ai des idées bizarres et je veux faire des choses bizarres » déclare-t-elle aux enfants amusés. Les 3 portes de Passages ont donc pour objectif de stimuler l’imaginaire de la personne qui les regarde. L’artiste aime également l’idée qu’on ne sait jamais ce qu’il y a derrière une porte fermée. En créant des portes multiples, elle joue sur ce moment, un peu stressant, de l’ouverture de la porte et de la découverte de ce qui se trouve derrière.

 

A dada © Claire Boustani - FMAC, Paris.

A dada © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

L’artiste montre ensuite aux élèves d’autres de ses objets « bizarres ». « Pour éviter d’être dans le mécanique, dans le banal, j’aime faire des blagues avec les objets » explique-t-elle aux enfants. Ainsi leur montre-t-elle, entre autres, A dada, assise composée de boules gonflables et de filets de pêche, Le saloon vert, boules de billard en forme de pouf, En garde qui incite les visiteurs à faire une bataille de polochons, ou encore sa Chaise, mise à nue, qui a déjà été exposée à l’école il y a 2 ans.

 

Le saloon vert © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Le saloon vert © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

En garde © Claire Boustani - FMAC, Paris.

En garde © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Éternelle rêveuse, Florence Doléac évoque son dernier projet qui l’occupera jusqu’à la fin de sa vie : créer une colonie internationale de rêveurs, invitant les personnes à créer leur lit dans les arbres, à y dormir, puis à raconter leur rêve via l’application « Maxidreams ». Ce projet sera accompagné par des scientifiques et des psychanalystes.

 

La chambre des rêves © Claire Boustani - FMAC, Paris.

La chambre des rêves © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Ravis de cette rencontre, les élèves présenteront à la fin de l’année leurs travaux réalisés autour de l’œuvre avec leur professeure d’arts plastiques Susana Machado.

L’artiste Armand Jalut à l’école élémentaire Saint-Maur (10e)

21 Mar

Armand Jalut devant une classe de CE2 © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Armand Jalut devant une classe de CE2 © Claire Boustani – FMAC, Paris.

Le mercredi 7 mars, Armand Jalut est venu rencontrer deux classes de CE2 de l’école élémentaire 200 rue Saint-Maur (10e) où son œuvre CLASS AZ8120 est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

L’artiste a d’abord répondu aux multiples questions des élèves : Comment avez-vous choisi l’art ? Quand vous étiez enfant, saviez-vous que vous seriez peintre ? Combien de temps vous restez par tableau ? Pourquoi mélangez-vous plusieurs images dans vos tableaux ?

Armand Jalut a expliqué aux élèves qu’il est venu tardivement à l’art, vers l’âge de 20 ans, après avoir fait des études d’économie. C’est la confrontation avec d’autres artistes qui lui a donné l’envie d’être peintre et de faire une école des Beaux-arts. Ne créant essentiellement que des grands formats, l’artiste passe environ un mois par œuvre. Ne souhaitant pas représenter quelque chose de réaliste, Armand Jalut déforme les objets, joue avec l’échelle. S’inscrivant dans la tradition du collage des artistes Dada et surréalistes, il assemble dans ses tableaux, à l’aide de Photoshop, plusieurs images afin de donner à voir une image surprenante.

 

Devant l'oeuvre © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Devant l’oeuvre © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Devant l’œuvre, Armand Jalut a indiqué qu’il a créé ce tableau lors d’une résidence à Los Angeles, à la suite d’une visite de l’usine du fabriquant de vêtements American Apparel. Il a reproduit dans la peinture une machine à coudre, semblable à un moteur. La juxtaposition de différents éléments – machine à coudre, plantes grasses, patrons de vêtements – laisse libre-court à de multiples interprétations. Les élèves ont ainsi donné à l’artiste leur impression première : « Je vois une machine à coudre des salades », « Je vois un avion qui tire sur une voiture des bananes », « Je vois un dragon en train de détruire une machine géante », « Je vois une personne qui joue de la contrebasse », « Je vois un dragon qui fait des multiplications », « Je vois un robot qui vole avec des ailes vertes », « Je vois une machine qui fabrique des feuilles vertes pour en faire des habits », « Je vois une machine qui coût des feuilles et lance du fromage »…

 

Atelier d'arts plastiques © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Atelier d’arts plastiques © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris.

© Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

A la suite de cet échange, les élèves ont poursuivi en classe le travail d’arts plastiques entrepris avec leur professeur d’arts plastiques Sylvain Noury. A la manière d’Armand Jalut, ils doivent dessiner en les transformant (déformation, changement d’échelles) des objets de leur quotidien, dessins qu’ils mettront ensuite en couleur. Lors de cet atelier, ils ont pu bénéficier des précieux conseils de l’artiste. « N’hésite pas à représenter l’objet selon différents points de vue » conseille-t-il par exemple un élève. « Joue avec l’échelle de l’objet et la superposition des éléments » dit-il à une autre élève.

... Avec les précieux conseils de l'artiste © Claire Boustani - FMAC, Paris.

… Avec les précieux conseils de l’artiste © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris.

© Claire Boustani – FMAC, Paris.

Heureux de cette rencontre avec l’artiste, les élèves vont poursuivre leurs travaux qui seront exposés à la fin de l’année scolaire.

L’artiste Shila Khatami à l’école élémentaire Prisse d’Avennes (14e)

21 Mar

V-Monsieur, FF et Diagonale 2 exposées dans l'établissement © Claire Boustani - FMAC, Paris

V-Monsieur, FF et Diagonale 2 exposées dans l’établissement © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 8 mars, Shila Khatami a rencontré les 9 classes de l’école élémentaire Prisse d’Avennes où ses œuvres FF, Diagonale 2 et V, Monsieur sont exposées.

N’ayant jamais été avec ses parents au musée, Shila Khatami a porté, dès son plus jeune âge, beaucoup d’attention aux objets présents dans sa maison. Cette observation l’a conduit vers quelque chose d’artistique, elle a ensuite commencé à dessiné adolescente, puis s’est formée à l’école des Beaux-arts de Düsseldorf.

Fortement marquée par l’art minimal, notamment de Carl André et de Jo Baer, l’artiste a expliqué aux élèves qu’elle crée des œuvres géométriques minimales, toujours inspirées du quotidien : ligne d’une piste atterrissage d’un aéroport, piste de bowling… Diagonale 2 fait ainsi écho à un dé à jouer, FF à la touche « Fast Forward » d’une télécommande et les 3 points de V, Monsieur, qui forment un triangle fictif, à un visage ou à un buste.

 

Piste de bowling © Claire Boustani - FMAC, Paris

Piste de bowling © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les touches Fast Forward d'une télécommande © Paul Lompech - FMAC, Paris

Les touches Fast Forward d’une télécommande © Paul Lompech – FMAC, Paris

 

L’artiste a ainsi invité les élèves à regarder autour d’eux et à observer les éléments de manière différente.

Les matériaux sont aussi très importants dans le travail de l’artiste. Elle utilise comme supports des produits manufacturés : plaque d’aluminium, plaque d’isorel perforée, qu’elle met en évidence, en ne peignant par exemple pas la totalité du support dans Diagonale 2.

Très intéressés, les élèves ont posé à l’artiste beaucoup de questions : Comment êtes-vous devenue artiste ? Pourquoi avoir fait toutes ces peintures ? Pourquoi utilisez-vous différents matériaux ?  Où trouvez-vous les matériaux de vos œuvres ? Quand avez-vous commencé à être artiste ?

 

Shila Khatami répondant à la question d'une élève © Claire Boustani - FMAC, Paris

Shila Khatami répondant à la question d’une élève © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Shila Khatami a également pu découvrir les premiers travaux réalisés par les élèves autour de son œuvre avec leur professeure d’arts plastiques Agnès Villard : pochoirs géométriques sur des matériaux divers…

Tous ces travaux seront exposés à la fin de l’année.

Et pendant ce temps à l’école élémentaire Berthier (17e)

14 Mar

Flocons de neige autour de Sains titre (tête en billes) de Richard Fauguet © Ecole Berthier, Paris.

Flocons de neige autour de Sans titre (tête en billes) de Richard Fauguet © Ecole Berthier, Paris.

 

Les élèves de l’école élémentaire Berthier (17e) travaillent durant l’année autour de l’œuvre Sans titre (Tête en billes) de Richard Fauguet.

La classe de CM2b de Clémence Mesnard, en lien avec le projet classe APAC, transforme, au fil des saisons, les espaces de l’école. La Tête en billes de Richard Fauguet se trouve ainsi entourée de flocons de neige, renforçant son caractère énigmatique.

Dans le cadre des « ateliers volumes » avec leur professeure d’arts plastiques Isabelle Bobillot, les élèves de cette même classe ont réalisé des empreintes en volume de leur visage sur du papier aluminium.

Découvrez leurs créations en images :

 

Empreinte humaine sur aluminium, par Mamadou © Ecole Berthier, Paris.

Empreinte humaine sur aluminium, par Mamadou © École Berthier, Paris.

 

Autoportrait - Empreinte en volume par Norah © Ecole Berthier, Paris.

Autoportrait – Empreinte en volume par Norah © École Berthier, Paris.

 

Autoportrait - Empreinte en volume par Océane © Ecole Berthier, Paris.

Autoportrait – Empreinte en volume par Océane © École Berthier, Paris.