11e, Florence Doléac à l’école élémentaire, 4 rue Keller

Classes du CP au CM2.
Directeur: Philippe Bassereau
Professeur d’arts plastiques : Annie Feuillade Bret

Le 7 février, l’artiste designer Florence Doléac est invitée à l’école Keller pour une rencontre avec les élèves. Annie Feuillade Bret a accueilli l’événement dans sa classe d’art visuel. Tous les élèves étaient présents. Ils se sont montrés curieux de découvrir l’artiste dont l’œuvre a été la source d’inspiration de leurs dernières créations lors d’ateliers. Ils avaient préparé quelques questions à son attention :

Comment êtes vous devenue une artiste ?

J’ai étudié à  l’ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle) où j’ai obtenu mon diplôme. Au début, de 1994 à 2003, j’étais membre du groupe RADI Designers.

Comment travaillez-vous ?

J’aime bien travailler dans l’idée de rappeler aux adultes l’époque où ils étaient des enfants, comme une petite régression.

Êtes-vous célèbre ?

Dans le milieu du design, oui un petit peu.

Êtes-vous artiste pour la gloire ?

Non (rire), ce n’est pas facile d’être artiste et d’en vivre.

Avez-vous un autre métier ?

Oui, je suis aussi enseignante à l’Ecole nationale des Arts décoratifs à Paris et à l’Ecal (Ecole cantonale d’art de Lausanne).

Pourquoi avez- vous mis cette longue traîne à cette chaise ?

C’est comme une extension, une prothèse qui vient compléter ton corps lorsque tu t’assois dessus.

C’est quoi comme matière le tissue de la chaise ?

C’est du feutre de laine et de la corde de laine. Le feutre, c’est de la laine de mouton qui est travaillée à la main de façon traditionnelle au Kirghizstan. Cette matière est très chaude, très résistante et imperméable.

C’est vous qui avez fait le feutre ?

Non, cet objet est fait par des femmes au Kirghizstan. Moi j’ai créé le concept, c’est-à-dire l’idée.

C’est toujours de cette couleur le feutre ?

Le feutre peut être teinté de toutes les couleurs que tu veux. Ici, la traîne de la chaise est teintée avec de la pelure d’oignon.

Pourquoi il y a des lignes cousues dans le feutre ?

Selon la tradition, un tapis tressé est offert par la mère à sa fille lors de son mariage. Chaque point de couture représente un jour de bonheur pour le nouveau couple. Ici, le tapis comporte une infinité de points qui s’entremêlent comme des longs « cheveux ».
Florence Doléac montre alors la photographie d’une installation de deux chaises lors d’une exposition en 2003 dans la chapelle du domaine de Chamarande.

Pourquoi avez vous mis les chaises dans une église ?

C’est la chapelle du château de Chamarande. Les chaises attendent face à l’autel. C’est comme si la cérémonie de mariage avait lieu. Les petits points blancs que vous voyez sont des cristaux qui symbolisent les grains de riz que l’on jette aux nouveaux mariés en présage de bonheur. Princesse est une autre version de la chaise, une version pour enfant.

Florence Doléac a présenté plusieurs de ses créations : d’autres chaises, des poignées de porte, objets de prédilection dans sa pratique  ou encore les transformations qu’elle opère sur des calebasses, plante herbacée originaire d’Afrique. Par le biais de ses différents travaux et du récit de ses expériences, l’artiste a partagé sa passion du design avec les élèves.

Florence Doléac à l’école Keller, photographie © Christophe Noël, FMAC,Ville de Paris.

Voir l’oeuvre de Florence Doléac

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