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Anita Molinero à l’école Tourtille (20e)

13 Juin

"Sans titre (Borne de chantier)" © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

« Sans titre (Borne de chantier) » © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

Les 4 classes de CP de l’école élémentaire Tourtille (20e) ont été invitées par leur professeure d’arts plastiques Florence Foux à imaginer ce qu’il pourrait y avoir à l’intérieur de la sculpture Sans titre (borne de chantier) d’Anita Molinero exposée dans leur école jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

« Moi, j’y ai vu une boîte avec un bouton. Quand on appuie sur le bouton, la boîte s’ouvre et des monstres en sortent » explique Naureen à Anita Molinero venue rencontrer les enfants le 7 mai. « Et d’ailleurs y a-t-il vraiment des monstres à l’intérieur » questionne l’enfant. « Oui », répond l’artiste tout sourire, « mais ne t’inquiète pas tant que je suis là, ils ne sortiront pas » ajoute-t-elle à l’élève à demi-rassurée.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Zombis, monstres, mais aussi nuages, ciel, avions, les enfants ont créé, en regardant la sculpture, un univers à la fois poétique et fantastique.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Très intéressés par la technique, de nombreux élèves ont demandé à Anita Molinero comme elle avait fait les « pointes » et les « montagnes » de sa sculpture. Avec pédagogie, l’artiste a expliqué, à l’aide d’une boîte à crayons, qu’elle travaille, pour ses sculptures de grandes dimensions, avec deux assistants qui manipulent l’objet plastique, le brûle avec un chalumeau et une bombonne de gaz. Quand le plastique se ramollit, ils retournent l’objet afin que la matière coule. La coulure est ensuite stoppée avec de l’eau. « Et quels outils utilises-tu ? » demande un élève. « Des grosses bombonnes de gaz pour les grosses sculptures, de l’eau, et un décapeur thermique pour les plus petites sculptures« , objet qui suscite la fascination des élèves.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

« Combien de sculptures as-tu fait » demande une autre élève. « Des centaines » répond l’artiste. Mais au départ, Anita Molinero explique qu’elle n’aimait pas la sculpture et c’est parce qu’elle ne l’aimait pas qu’elle a décidé de se la réapproprier. L’idée de fondre des objets du quotidien lui est venue en observant, à Séville, une personne utiliser un décapeur thermique pour retirer de la peinture d’un volet. Pour l’artiste, c’est très important de travailler avec des objets existants, par conscience écologique mais aussi pour illustrer son époque.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Ravis de pouvoir échanger avec l’artiste, les élèves lui ont montré leurs productions. En lien avec l’œuvre, ils effectueront, le 4 juin prochain, un atelier de modelage à la Villa Belleville.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

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