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Le FMAC à l’école 2017-2018, c’est parti !

5 Oct

 

Localisation des établissements scolaires participant au programme

Localisation des établissements scolaires participant au programme

 

Pour cette huitième édition, le FMAC s’installe de nouveau dans 30 établissements scolaires : 1 crèche, 4 écoles maternelles, 11 écoles élémentaires, 9 collèges, 1 centre d’accueil pour les collégiens présentant des signes de fragilité scolaire, 2 lycées professionnels et 1 centre scolaire en hôpital de 12 arrondissements différents.

4 nouveaux établissements intègrent le programme : l’école maternelle 15 rue de Tanger (19e), l’école élémentaire 38 rue de Tourtille (20e), le collège Pilatre-de-Rozier (11e) et le lycée Maximilien Vox (6e).

Rendez-vous en novembre pour l’installation des œuvres dans les écoles.

Les restitutions des travaux dans les établissements scolaires, suite et fin

11 Août

Projection des productions des 6e, 5e, 4e, 3e et des enregistrements sonores des élèves de la classe UPE2A au collège Mallarmé © Claire Boustani - FMAC, Paris

Projection des productions des 6e, 5e, 4e, 3e et des enregistrements sonores des élèves de la classe UPE2A au collège Mallarmé © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le lundi 26 juin, à l’occasion de la remise des diplômes, l’auditorium du collège Mallarmé (17e) a mis à l’honneur les travaux réalisés par les élèves autour des photographies de la série Les Migrants de Mathieu Pernot. En collaboration avec la médiatrice culturelle Aude Giganon, plusieurs classes ont travaillé sur les œuvres avec les professeurs d’arts plastiques Ludovic Tournier et Jean-Daniel Pellen, la professeure d’espagnol Ana Maria Rojas et la professeure de la classe UPE2A Edwige Jaffar : travail sur le drapé et le corps, réalisation de photographies autour des notions de traces humaines et de ville abandonnée, réalisation de calligramme avec des mots espagnols sur la thématique des migrants… Les élèves de la classe UPE2A se sont enregistrés en train de lire des textes exprimant leurs ressentis sur les œuvres.

 

Travail autour de la notion de traces et de villes abandonnées © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travail autour de la notion de traces et de villes abandonnées © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Calligrammes © Claire Boustani - FMAC, Paris

Calligrammes © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le mardi 27 juin, au collège Françoise Seligmann, à l’occasion du dernier jour de classes, les travaux des 3e1, réalisés avec leur professeur d’arts plastiques Ludovic Sauvage, autour des photographies sur la série de la Goutte d’Or du duo d’artistes Florisa étaient exposés au CDI. Les élèves ont également travaillé avec leur professeure d’histoire géographie Bénédicte Forest autour de la thématique de l’immigration.
Découvrez également l‘article sur l’intervention des artistes Florisa.

 

Travaux des 3e du collège Françoise Seligmann © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux des 3e du collège Françoise Seligmann © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

A l’école maternelle Tourtille, les travaux de toutes les classes autour des pochoirs de Captain Fluo, réalisés en collaboration avec les deux médiatrices culturelles Loyce Kragba et Aude Giganon, étaient exposés à l’occasion de la fête de l’école : production de pochoirs de robots sur papier blanc et noir, création de robots en 3 dimensions à partir de matériaux de récupération… Une visite de la rue Desnoyer voisine, à la découverte du Street Art, avait également été organisée.

 

Exposition à l'école maternelle Tourtille © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition à l’école maternelle Tourtille © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Exposition à l'école maternelle Tourtille © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition à l’école maternelle Tourtille © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Exposition à l'école maternelle Tourtille © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition à l’école maternelle Tourtille © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le mercredi 27 juin, c’est la fête de fin d’année en présence des parents à l’Accueil Réussite Éducative Pelleport (19e). L’occasion de découvrir les bandes dessinées réalisés par les collégiens, avec la médiatrice culturelle Emma Larretgère, à partir de l’œuvre de Francesc Ruiz, Je suis Mappy 5.
Découvrez également l’article sur l’intervention de Francesc Ruiz et l’article sur la visite de jeunes de l’Accueil Réussite Éducative Pelleport à la Villa Belleville.

 

Exposition à l'Accueil Réussite Éducative Pelleport © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition à l’Accueil Réussite Éducative Pelleport © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Exposition à l'Accueil Réussite Éducative Pelleport © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition à l’Accueil Réussite Éducative Pelleport © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 29 juin, à l’école Prisse d’Avennes (14e), la professeure d’arts plastiques Agnès Villard a accueilli les parents d’élèves. Après une présentation du programme « Fmac à l’école » et de la venue de l’artiste Eric Corne, place à l’exposition. Les élèves ont réalisé des reproductions de l’œuvre, ils ont produit des portraits à la manière d’Andy Warhol, des autoportraits à l’aquarelle, ils ont construit un corps à partir des visages de Série de cinq figures.
Découvrez également l’article sur l’intervention de l’artiste Eric Corne.

 

Travaux des élèves autour de l'oeuvre "Série de cinq figures" d'Eric Corne © Agnès Villard - Ecole élémentaire Prisse d'Avennes, Paris

Travaux des élèves autour de l’oeuvre « Série de cinq figures » d’Eric Corne © Agnès Villard – Ecole élémentaire Prisse d’Avennes, Paris

 

Dessins de corps avec le visage de l’œuvre d'Eric Corne © Agnès Villard - Ecole élémentaire Prisse d'Avennes, Paris

Dessins de corps avec le visage de l’œuvre d’Eric Corne © Agnès Villard – Ecole élémentaire Prisse d’Avennes, Paris

 

Autoportraits aux pastels © Agnès Villard - Ecole élémentaire Prisse d'Avennes, Paris

Autoportraits aux pastels © Agnès Villard – Ecole élémentaire Prisse d’Avennes, Paris

 

Portraits à la manière d'Andy Warhol © Agnès Villard - Ecole élémentaire Prisse d'Avennes, Paris

Portraits à la manière d’Andy Warhol © Agnès Villard – Ecole élémentaire Prisse d’Avennes, Paris

 

Le samedi 1er juillet, à l’occasion de la fête de l’école maternelle Chantin (14e), tous les travaux réalisés autour de Félin d’Omar Ba étaient exposés. Une chorale avait également été organisée, les enfants interprétant des chants africains, portant leurs masques d’animaux conçus à partir de l’œuvre de l’artiste.
Découvrez également l‘article sur l’intervention d’Omar Ba.

 

Travaux des grands de l'école maternelle Chantin © École maternelle Chantin, Paris

Travaux des grands de l’école maternelle Chantin © École maternelle Chantin, Paris

 

TRavaux des moyens et des grands © École maternelle Chantin, Paris

Travaux des moyens et des grands © École maternelle Chantin, Paris

Les ateliers de médiation au collège Elsa Triolet (13e), racontés par Loyce Kragba, médiatrice culturelle

7 Août

Présentation de l’œuvre d’Edi Hila au sein de l’établissement © Jeanne Fauquenot – Fmac, Paris

Présentation de l’œuvre d’Edi Hila au sein de l’établissement © Jeanne Fauquenot – Fmac, Paris

 

L’artiste albanais Edi Hila pose un regard sur la société albanaise en pleine transition économique et sociale après la chute de la dictature communiste. Son expression picturale révèle « un état en suspens, indéfini, et menaçant » (Edi Hila).
Son huile sur toile Banlieue, L’autre quartier (2006) a été exposée au collège Elsa Triolet durant l’année scolaire 2017-2018. Les élèves, accompagnés de leur professeure d’arts plastiques Gwenaëlle Sabatier et de moi-même, ont été invités, au regard de l’œuvre, à s’exprimer sur leur quartier.

Lors d’une première rencontre, nous avons discuté autour du tableau. Un jeu de pioche, où chacun tirait un mot, a conduit les élèves à s’interroger sur la composition de l’œuvre et son expressivité.
Nous avons, ensemble, tenté de définir subjectivement ce qu’était une ville, un quartier, ce que l’on y trouvait, afin d’amorcer une piste de réflexion sur la représentation de son lieu de vie. Chaque élève a ensuite rédigé quelques mots sur son quartier :

« Mon quartier est assez bruyant quand je sors de chez moi, mais à la maison, j’habite en hauteur, je n’entends rien. Ce que j’aime dans mon quartier ce sont les grands immeubles. » Noheyla, 4e

« Le 13e arrondissement est très urbain, nouveau, street art. J’aime beaucoup les fresques colorées, le bâtiment avec de nouvelles architectures, les métros aériens, leurs couleurs. » Kenia, 6e

« Le quartier est assez bruyant, mais je trouve qu’il est vivant. J’adore prendre le métro à Nationale et le matin, quand je passe devant la boulangerie pour sentir l’odeur du pain chaud et des pains au chocolat » Louise

« Beaucoup de gris, dans le ciel le mercredi, sur les murs mais caché par des dessins, sur le sol, les animaux et les passants » Louise 4e

« Dans mon quartier, il y a des immeubles, petits et grands.
Dans mon quartier, il y a des avenues, des boulevards, des rues.
Dans mon quartier, il y a un parc, on y retrouve toutes sortes d’odeurs autour.

Dans mon quartier, il y a des épiceries, des boulangeries, des magasins. » Maëlle

« Là où j’habite, mon bâtiment est beige. Il y a une crèche à côté, souvent le marché s’installe sous le métro, on entend les marchands crier. De ma véranda, on voit tout, on entend tout. » Gabrielle, 6e

« C’est ambiancé, c’est le zoo » Istar

 

Les travaux des élèves lors de l'exposition du 8 juin © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les travaux des élèves lors de l’exposition du 8 juin © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Suite à ces échanges, nous avons exploré le quartier à proximité du collège, munis d’appareils photographiques, afin de collecter sur le terrain la matière pour notre projet. Les élèves ont expérimenté l’outil photographique à travers différents dispositifs de prise de vue. Ils ont changé leur regard sur un espace qu’ils fréquentent régulièrement : prises de vue accroupi, en courant, à travers un filtre, une lunette en carton… À partir de ces photographies, un travail sur le hors champ a été entrepris. Les élèves ont réinterprété une image choisie avec divers médiums (encre, crayons, pastels, etc.), portant un regard fictionnel, documentaire ou poétique.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Mme Sabatier et moi-même avons également présenté aux élèves différentes démarches d’artistes, gestes poétiques ou politiques portés sur la ville, en soulignant à chaque fois l’importance de l’espace public comme composante de l’œuvre.

Toutes les classes ont assemblé chaque réalisation formant ainsi une fresque, image hybride du quartier.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le 8 juin, les travaux des élèves ont été exposés dans la salle d’arts plastiques du collège. L’occasion pour les parents d’admirer les belles productions des collégiens et l’œuvre d’Edi Hila.

 

L'exposition du 8 juin © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’exposition du 8 juin © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Loyce présentant à un père d'élève les travaux réalisés © Claire Boustani - FMAC, Paris

Loyce présentant à un père d’élève les travaux réalisés © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Des parents regardant les productions des collégiens et l’œuvre d'Edi Hila © Claire Boustani - FMAC, Paris

Des parents regardant les productions des collégiens et l’œuvre d’Edi Hila © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Loyce Kragba, médiatrice culturelle pour le Fmac à l’école

Parallèlement à ce projet, des élèves de 6e, 5e et 4e, ont réalisé avec leur professeure d’arts plastiques Mme Sabatier, des planches de bandes dessinées. Le but était d’imaginer une histoire à partir de l’œuvre d’Edi Hila. Ces travaux ont fait l’objet d’un concours avec professeurs et élèves d’autres niveaux en membre du jury.

Bandes dessinées réalisées autour de l’œuvre par des 6e, 5e et 4e © Claire Boustani - FMAC, Paris

Bandes dessinées réalisées autour de l’œuvre par des 6e, 5e et 4e © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les ateliers de médiation au lycée Lucas de Nehou (5e) racontés par Laure Raffy, médiatrice culturelle

7 Août

Sac de fille (bleu) de Charlotte Beaudry © Charlotte Beaudry © Claire Boustani - FMAC, Paris

Sac de fille (bleu) de Charlotte Beaudry © Charlotte Beaudry © Claire Boustani – FMAC, Paris

Pour la première fois cette année, le lycée professionnel Lucas de Nehou (5e) a accueilli une œuvre d’art contemporain entre ses murs dans le cadre du dispositif FMAC à l’école : une peinture réaliste de l’artiste contemporaine Charlotte Beaudry intitulée Sac de fille (bleu) réalisée en 2011.

Ce dispositif a permis à Loyce et moi-même, médiatrices au FMAC, d’intervenir dans l’établissement pendant une vingtaine d’heures auprès d’adolescents âgés de 14 à 17 ans, fraîchement arrivés en France. En étroite collaboration avec la professeure d’arts appliqués Martine Troisfontaine, nous avons conçu un cycle d’ateliers autour de l’œuvre, adapté à ce public, généralement peu familier à la langue française et au milieu artistique.

 

Représentation d'un objet familier © Laure Raffy - FMAC, Paris

Représentation d’un objet familier © Laure Raffy – FMAC, Paris

 

Nous avons travaillé avec les élèves sur l’expression sous toutes ses formes. L’idée étant de permettre à chacun de s’exprimer au travers d’un objet, de réfléchir à sa symbolique et aux différentes manières de le représenter.

 

Réprésentation d'un objet familier © Laure Raffy - FMAC, Paris

Réprésentation d’un objet familier © Laure Raffy – FMAC, Paris

 

Dès la première séance, après une présentation et une discussion autour de l’œuvre, nous avons encouragé les élèves à choisir un objet familier qu’ils portaient dans leurs affaires ou sur eux, ayant pour eux une importance particulière, afin d’amorcer une réflexion à la fois individuelle et collective. Les adolescents ont dû justifier leur choix à l’oral puis à l’écrit. Dans ces ateliers, nous avons fait en sorte de garder une trace physique de chaque étape pour pouvoir revenir dessus lorsque nous le souhaitions.

 

Expérimentation du médium photographique © Laure Raffy - FMAC, Paris

Expérimentation du médium photographique © Laure Raffy – FMAC, Paris

 

Au fil des séances, nous avons expérimenté différents médiums et matériaux afin de représenter les objets choisis. Dans un premier temps, chacun a réalisé plusieurs croquis de son objet selon des contraintes posées en amont (durée de l’exercice, format du support, matériel utilisé : fusain, crayon…). Puis, nous avons exploré la représentation picturale, la photographie, le traçage de silhouette en grand format à l’aide de rétroprojecteurs.

 

Traçage à l'aide d'un rétroprojecteur © Laure Raffy - FMAC, Paris

Traçage à l’aide d’un rétroprojecteur © Laure Raffy – FMAC, Paris

 

Chaque élève a également écrit un cartel expliquant sa démarche, et l’a traduit dans sa langue maternelle.

A chaque atelier, un temps était consacré à un retour sur les travaux. Nous observions ensemble les pièces réalisées, nous les commentions collectivement.

 

Réflexion sur l'exposition des productions © Laure Raffy - FMAC, Paris

Réflexion sur l’exposition des productions © Laure Raffy – FMAC, Paris

 

En fin de cycle, nous avons décidé d’exposer les différents travaux réalisés dans l’établissement. Les jeunes ont encore joué un rôle très important à ce moment-là. Ils ont eux-mêmes sélectionné les créations qu’ils souhaitaient montrer, ils ont réfléchi à la scénographie, à la mise en valeur de leurs pièces et les ont installées.

 

Exposition des travaux © Laure Raffy - FMAC, Paris

Exposition des travaux © Laure Raffy – FMAC, Paris

 

Ce cycle d’atelier autour de l’œuvre de Charlotte Beaudry a laissé libre cours à une réflexion sur l’intime et à l’expérimentation de différentes techniques. Il a permis de réfléchir à de nouvelles formes d’expression lorsque la barrière de la langue se fait sentir, lorsque les objets sont plus que jamais porteurs de sens et d’histoires, toujours avec beaucoup d’entrain et de dynamisme.

L’expérience de la médiatrice culturelle Aude Giganon à l’école élémentaire Mouraud (20e)

7 Août

La classe d'arts plastiques avec l’œuvre de Jessica Stockholder sur le mur du fond © Estelle Courjault - École élémentaire Mouraud, Paris

La classe d’arts plastiques avec l’œuvre de Jessica Stockholder sur le mur du fond © Estelle Courjault – École élémentaire Mouraud, Paris

 

Si vous venez à l’école élémentaire Mouraud, vous serez tout de suite frappé par ce lieu singulier avec sa grande cours, ses grands escaliers et ses couloirs colorés. Mais ce n’est rien à côté de l’immense accueil que son équipe pédagogique vous offrira grâce à leur bonne humeur quotidienne, leurs conseils avisés et leur engagement de chaque instant. La vie n’est certes pas toujours facile à l’école Mouraud, mais ce que j’y ai retenu c’est cette force, cette passion et cette solidarité avec laquelle chacun fait face. L’école Mouraud, cela a donc été pour moi une expérience humaine et professionnelle incroyable de quelques mois grâce au FMAC à l’école, et ce, auprès plus particulièrement d’une professeure d’arts visuels de la ville de Paris, Estelle Courjault, dont les convictions et la pédagogie ont été  une grande source d’inspiration.

 

Travaux en volume des CE2 © Estelle Courjault - École élémentaire Mouraud, Paris

Travaux en volume des CE2 © Estelle Courjault – École élémentaire Mouraud, Paris

 

Cela a aussi été surtout l’histoire du partage d’une passion avec des élèves (CE1 et CE2) plein d’énergie, curieux et motivés ne demandant qu’à apprendre, expérimenter et échanger.. Nous avons travaillé ensemble autour de l’œuvre Turning paper de Jessica Stokholder une peinture/sculpture réalisée à l’aide de matériaux hétérogènes. Offrant de multiples pistes de réflexions et d’expérimentations collectives (individuelles, ludiques et pédagogiques) nous avons créé avec Estelle Courjault un projet d’éducation artistique et de médiation culturelle autour de cette œuvre. Nous avons eu de la part des élèves des questions par milliers face à l’œuvre, des réactions surprenantes et une imagination débordante. Des rires, des doutes, mais aussi la découverte de nouvelles disciplines artistiques comme le théâtre ou le volume avec la réalisation de sculptures composées de matériaux de récupération.

 

Badge du petit médiateur © Estelle Courjault - École élémentaire Mouraud, Paris

Badge du petit médiateur © Estelle Courjault – École élémentaire Mouraud, Paris

 

L’école Mouraud, cela a aussi été plus largement l’envie de faire découvrir et apprendre aux élèves un métier particulier, celui de médiateur culturel, afin qu’ils le deviennent lors de la restitution finale de leur travaux à la fin de l’année, et ce, devant un public de choix : leurs parents. Quel bonheur ce fut de les voir si impliqués et si fiers de transmettre à leur tour ce qu’ils avaient appris tout au long du projet et surtout leur souci de faire réaliser à leur proches qu’ils ont “une vraie œuvre” dans la classe, “d’une vraie artiste qui est vivante !”. Enfin, le Fmac à l’école Mouraud, cela a aussi été la chance de visiter des lieux insolites comme les réserves du FMAC à Ivry pour les CE1, où ils ont rencontré des professionnels du milieu de la conservation et de la médiation. Les CE2 ont eu la chance de rencontrer des artistes en résidence à la Villa Belleville qui leur ont présenté leurs travaux. Ils ont également pu y mener  un atelier de moulage. Je me souviens de leurs yeux qui pétillent après ces visites et l’envie qu’ils avaient de le raconter à tout le monde. Peut-être l’éveil pour certain d’une petite vocation…

 

Les CE1 présentant à leurs parents l’œuvre et leurs productions © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les CE1 présentant à leurs parents l’œuvre et leurs productions © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Merci à eux et à l’équipe pédagogique. Merci au FMAC à l’école qui est avant tout une aventure humaine qu’il faut vivre et qui fait du bien.

 

En bonus :

Voici quelques extraits de leur récit autour de leur création “la villa Belleville”, une ville crée à partir de la démarche de Jessica Stockholder en matériaux de récupération et en volume :

« Il était une fois une ville qui s’appelle la villa Belleville tout le monde aimait cette ville parce que tout le monde y venait pour apprendre pleins de choses et tout le monde avait de la chance de découvrir tant de choses” / “L’histoire de la villa Belleville. Elle était créée pour les enfants parce qu’avant les enfants étaient très tristes. Donc on l’a créée pour eux, avec une fusée magnifique ! »