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Gerald Petit au collège Elsa Triolet (13e)

18 Fév

 

Gerald Petit expliquant sa peinture aux collégiens © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Paris Collections.

Gerald Petit expliquant sa peinture aux collégiens © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Paris Collections.

 

Le jeudi 30 janvier, Gerald Petit est venu rencontrer une classe de 5e du collège Elsa Triolet (13e) où sa peinture Le Bal est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« A chaque fois que je revois une de mes anciennes peintures, je la regarde comme si je la voyais pour la première fois. Le Bal, j’ai beaucoup de plaisir à la revoir » déclare Gerald Petit aux élèves. Cette peinture est l’une des premières que l’artiste a réalisée sans utiliser du noir et du blanc. C’est par la superposition de multiples couches de peintures colorées que le noir et le blanc apparaissent. Pour la chemise blanche du personnage principal de la peinturel’artiste a appliqué une centaine de couches de couleurs. A la question d’un élève « Pourquoi vous n’utilisez pas le noir et le blanc ?« , l’artiste explique qu’il essaie ainsi de comprendre et de révéler l’alchimie de la peinture. « J’ai travaillé sur cette peinture plusieurs mois couche après couche » indique-t-il aux collégiens impressionnés par autant de minutie.

 

© Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Paris Collections

© Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Dans ses œuvres, Gerald Petit s’intéresse à la relation entre peinture et photographie. Le Bal est tiré d’une photographie de l’américain Russell Lee, prise lors de sa participation dans les années 1930 au programme de la Farm Security Administration documentant le monde rural en crise. La photographie saisit les jeux de regards fugaces lors d’un bal dans l’Oklahoma, scène apparemment anodine qui a littéralement captivé Gerald Petit. L’artiste a retouché et recadré la photographie pour mettre en avant le personnage à la chemise blanche, intéressé par une autre cavalière que celle avec laquelle il danse, semblant ainsi être en dehors de la scène dans laquelle il se trouve. Cette œuvre fait partie de la série L’Entremise dans laquelle le peintre explore les rapports amoureux. Par les gestes picturaux clairement distincts, Le Bal se détache de la photographie d’origine.

Présentation de la photographie de Russell Lee © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Pairs Collections.

Présentation de la photographie de Russell Lee © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Pairs Collections.

Rendez-vous à la fin de l’année scolaire pour découvrir les productions des élèves réalisées autour de l’œuvre.

 

Philippe Mayaux à l’école maternelle Pali-kao (20e)

18 Fév

 

Philippe Mayaux expliquant ses "Idoles" aux enfants © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain- Paris Collections

Philippe Mayaux expliquant ses « Idoles » aux enfants © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain- Paris Collections

 

Le lundi 3 février, l’artiste Philippe Mayaux avait rendez-vous avec les deux classes de grande section de l’école maternelle Pali-kao (20e) où ses Idoles sont exposées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« Les artistes ont des idées bizarres. Certains, comme moi, aiment travailler avec les poubelles. Je ramasse ce qu’il y a dans les poubelles, les emballages plastiques notamment, et en fais des œuvres d’art » explique l’artiste aux enfants. « Tu dois être content à Paris alors, car il y a beaucoup de déchets par terre » réagit alors Nathan, un élève de la classe.

Philippe Mayaux indique que les trois Idoles présentées à l’école, aux trois couleurs de l’humanité, sont réalisées à partir d’emballages plastiques d’une ampoule et de bonbons. Il a fait couler du plâtre dans ces différents emballages qu’il a assemblés, scannés et imprimés à l’aide d’une imprimante 3D. Il a peint ensuite les sculptures avec du pétrole pur (l’or d’aujourd’hui) et a travaillé la patine pour les vieillir. « On a l’impression que les sculptures sont très vieilles, qu’elles datent du temps d’Astérix » explique-t-il aux élèves. Très intrigués par les éléments ajoutés sur les sculptures, les enfants ont demandé à l’artiste pourquoi elles avaient des chapeaux sur leur tête et un petit rond sur le ventre pour l’une d’entre elle. La brique, le métal et la pierre ajoutés sur la tête de chacune des sculptures renvoient aux matériaux de construction et illustrent les croyances anciennes, « le fait qu’on avait peur que le ciel nous tombe sur la tête, comme Astérix« . Quant au rond posé sur le ventre d’une des sculptures, il souligne que le ventre est ce qui contient la vie.

 

 © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain- Paris Collections

© Claire Boustani – Fonds d’art contemporain- Paris Collections

 

Montrant aux élèves un de ses récents moulages, Philippe Mayaux ajoute deux points pour faire un visage. « J’ai envie de vous montrer que ce que je fais, vous pouvez le faire aussi » dit-il aux enfants. Et c’est justement ce que vont faire les élèves avec leurs professeurs et la médiatrice culturelle Swann Toillon, des sculptures à partir d’emballages, à l’instar des Idoles.

 

"Avec l'ajout de deux points sur une forme, cela fait un visage" © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain- Paris Collections

« Avec l’ajout de deux points sur une forme, cela fait un visage » © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain- Paris Collections

 

Rendez-vous à la fin de l’année scolaire pour découvrir les productions des élèves.

Laëtitia Badaut Haussmann au lycée Maximilien-Vox (6e)

3 Fév

Laëtitia Badaut Haussmann au lycée Maximilien-Vox (6e) © Julie Lamier

Laëtitia Badaut Haussmann au lycée Maximilien-Vox (6e) © Julie Lamier – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Laëtitia Badaut Haussmann est venue mercredi 22 janvier rencontrer deux classes du lycée Maximilien-Vox où deux de ses œuvres de la série Maison française, une collection sont exposées. L’artiste a expliqué aux lycéens sa démarche. Intéressée par le design, l’architecture, la muséographie, et l’architecture d’intérieur, elle entreprend pour la conception de ses œuvres des recherches importantes afin de mieux comprendre le contexte de réalisation et l’historique d’une construction. Fascinée par Charlotte Perriand, qui a vécu au Japon de 1940 à 1942, Laëtitia Badaut Haussmann effectue un séjour au Japon dans le cadre d’une résidence à la Villa Kujojama.

 

© Julie Lamier

© Julie Lamier – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Débutée en 2012, la série Maison française, une collection, est toujours en cours aujourd’hui. L’artiste découvre dans la maison de sa grand-mère, décédée en 2012, des magazines « Maison française » conservés sur deux décennies de 1971 à 1989. Laëtitia Badaut Haussmann fait une sélection d’images qu’elle retravaille numériquement avec un logiciel de retouche d’images. Elle supprime tous les mots, toutes les légendes, tous les logos et  ne laisse apparaitre que l’objet représenté. L’artiste s’attache à retracer la genèse de ces publicités. Elle analyse les procédures photographiques appliquées par le photographe travaillant dans la communication visuelle en réponse aux  attentes du directeur artistique. Suite à un échange avec un historien de l’art, elle découvre que la direction du magazine s’est inspirée de tableaux de David Hockney pour mettre en scène les meubles de la société de design italien Molteni.

 

© Julie Lamier

© Julie Lamier – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

L’artiste a donc abordé avec les élèves les notions d’inspiration et de copie dans l’art.

Suite à cette présentation, les élèves ont expliqué à l’artiste leurs cursus au sein du lycée technologique et le travail qu’ils ont commencé à réaliser avec leur enseignante en lien avec la démarche de l’artiste.

L’artiste Malala Andrialavidrazana à l’école élémentaire Saint-Lambert (15e)

3 Fév

Malala Andrialavidrazana à l'école Saint-Lambert (15e) devant une reproduction de son œuvre © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Paris Collections

Malala Andrialavidrazana à l’école Saint-Lambert (15e) devant une reproduction de son œuvre © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Le lundi 20 janvier, les yeux et les oreilles grands ouverts, les élèves de l’école Saint-Lambert (15e) sont ravis de rencontrer l’artiste Malala Andrialavidrazana, venue leur présenter son oeuvre Figures 1876, Planisphère Élémentaire exposée actuellement dans leur établissement.

Avec minutie et pédagogie, l’artiste, d’origine malgache, leur explique que l’œuvre est un assemblage de plusieurs documents d’archives : planisphère, billets de banque, timbre, qu’elle leur présente un par un. Cette rencontre improbable entre plusieurs images suscite des questionnements sur notre monde, la relation au pouvoir et l’idée de progrès. Elle a pour vocation de casser les préjugés. Les usines représentées sur la partie supérieure de l’œuvre, que l’artiste a repris de plusieurs billets, incarnent solidité et progrès, mais sont en fait moins résistantes que la ville de Sanaa au Yemen, patrimoine mondiale de l’UNESCO, représentée en arrière-plan de l’œuvre. A la question d’un élève de CM2 « Pourquoi les tigres sont présentés à côté des poissons ? », l’artiste explique que le poisson était à l’origine sur un timbre du Maroc produit pour une campagne contre la faim. Mais par le rapprochement de ce timbre avec les tigres du Bengal, à l’origine sur un billet de banque du Népal, Malala souligne que les tigres aussi souffrent de la famine, et sont menacés par l’avancée des villes.

 

Présentation des images qui constituent son œuvre © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Paris Collections

Présentation des images qui constituent son œuvre © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Très curieux sur son métier d’artiste, les élèves lui posent beaucoup de questions sur ce qui lui a donné envie de faire ce métier, sur le nombre d’œuvres qu’elle a créé, et sur le temps qu’elle a passé pour réaliser l’œuvre exposée dans leur école. Ravie de toutes ces questions, Malala explique qu’elle est devenue artiste naturellement, après avoir débuté sa carrière comme architecte. Faisant ce métier depuis 20 ans, elle ne peut estimer le nombre d’œuvres qu’elle a réalisé ni le temps passé sur l’œuvre exposée, temps très long dû au minutieux travail de recherche préalable.

Suite à cette rencontre, tous les élèves vont travailler autour de l’œuvre avec leurs professeurs et réaliser des productions plastiques, qui seront exposées à la fin de l’année scolaire.

 

Une œuvre à l’école fait sa rentrée !

4 Oct

La réunion de rentrée d'Une œuvre à l'école © Julie Lamier - Fonds d'art contemporain - Paris Collections

La réunion de rentrée d’Une œuvre à l’école © Julie Lamier – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Pour sa rentrée scolaire 2019, le FMAC à l’école devient Une œuvre à l’école, et poursuit fidèlement sa vocation d’amener l’art dans
les établissements scolaires parisiens.

Le 24 septembre, les participants au programme se sont réunis à l’Hôtel d’Albret pour assister à leur premier rendez-vous. L’occasion pour les 35 écoles partenaires de découvrir ou redécouvrir ce projet éducatif mise en place dans le cadre du dispositif « L’art pour grandir » par la Ville de Paris.

En 2018-2019, ce sont 34 œuvres de 29 artistes qui ont touché près de 10 000 enfants au sein de 31 établissements scolaires différents.

Pour cette nouvelle édition, 35 établissements participent à cette nouvelle édition : 2 crèches, 4 écoles maternelles, 16 écoles élémentaires, 9 collèges, 2 centres d’accueil de collégiens exclus temporairement, 1 lycée professionnel, 1 centre scolaire en hôpital. Le programme est heureux d’accueillir 13 nouveaux établissements.

Carte de localisation des établissements participant

Carte de localisation des établissements participant

 

Rendez-vous au mois de novembre pour l’installation des œuvres dans les établissements.