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Blaise Parmentier à l’école Houdon (18e)

24 Mai

 

Blaise Parmentier devant sa vidéo © François Grunberg / Ville de Paris

Blaise Parmentier devant sa vidéo © François Grunberg / Ville de Paris

 

Le lundi 8 avril, l’artiste Blaise Parmentier est venu rencontrer les élèves de CM2 de l’école élémentaire Houdon (18e) et échanger avec eux autour de sa vidéo Chromiphérie exposée à l’école jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

Blaise Parmentier présentant son travail aux élèves © François Grunberg / Ville de Paris

Blaise Parmentier présentant son travail aux élèves © François Grunberg / Ville de Paris

 

Arrivé à Paris en 2008, l’artiste nantais est très vite marqué par le périphérique qu’il est amené à emprunter régulièrement pour rendre visite à son frère vivant à Saint-Ouen. Il est attiré par cette boucle circulaire qui encercle Paris et par ses couleurs. Cependant peu après son arrivé, est prise la décision de recouvrir les graffitis du périphérique d’une peinture grise. Trotte alors dans sa tête l’idée de recolorer le périphérique. Deux ans plus tard, après un rêve, lui vient l’idée d’apposer le cercle chromatique au cercle du périphérique. Comme repeindre les 35 km de mur du périphérique relève de l’utopie, Blaise Parmentier a l’idée de réaliser, avec son frère et un ami réalisateur, une vidéo en noir et blanc du périphérique depuis une voiture. Au-dessus de la vidéo, les couleurs du cercle chromatique changent au fur et à mesure que la voiture avance.

 

© François Grunberg / Ville de Paris

© François Grunberg / Ville de Paris

 

Très soucieux de transmettre aux élèves sa démarche, l’artiste a évoqué la réalisation technique (montage pour réaliser une boucle parfaite sans interruption, rendu de la perspective, légère accélération de l’image…) et présente aux élèves des travaux de préparation de cette vidéo (vue du périphérique par Google Street view…). Très curieux, les élèves lui ont posé de nombreuses questions à la fois portées sur la technique – « Pourquoi avoir choisi le noir et blanc ? », « Pourquoi ce cadrage ? » – et plus général : « Avez-vous toujours voulu être artiste ? », « Depuis quand faites-vous ce métier ? », « Avez-vous fait d’autres œuvres de ce genre ? », « Avez-vous une idée en tête en ce moment ? ». A la question « Pourquoi avoir enlevé le son ? », l’artiste a répondu qu’il souhaitait aborder la vidéo plus comme un tableau, d’où le choix d’accrocher l’écran en format portrait et non paysage.

Les élèves ont ensuite présenté leurs projets en cours, réalisés avec leur professeure d’arts plastiques Barbara Martinez et leurs enseignants Stéphane Volondat et Anne-Cécile Duffez : réalisation d’une ville en 3 dimensions et d’ORNIS (objets roulant non identifiés) qui feront l’objet d’un film, de dessins en s’imaginant ce que le conducteur voyait de son rétroviseur en lien avec une photographie d’Elliott Erwitt…

 

Découverte des travaux des élèves © François Grunberg / Ville de Paris

Découverte des travaux des élèves © François Grunberg / Ville de Paris

 

Tous ses travaux seront exposés à l’école à la fin de l’année scolaire.

A voir aussi : l’article sur l’intervention publié sur paris.fr

Eva Nielsen au collège Pilâtre de Rozier (11e)

20 Mai

 

Eva Nielsen présentant son travail à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier © Julie Lamier - FMAC, Paris

Eva Nielsen présentant son travail à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier © Julie Lamier – FMAC, Paris

 

Le jeudi 18 avril, Eva Nielsen est venue transmettre sa passion pour l’art à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier où son œuvre Guide (Platane) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Attirée à la fois par la peinture et la photographie, l’artiste intègre dans ses toiles ses deux passions en y mêlant plusieurs techniques : l’acrylique, la peinture à l’huile, et la sérigraphie. Elle compose ses œuvres par strates successives fascinée par le principe de juxtaposition et de collage. Dans cette œuvre intitulée Guide (Platane), l’artiste a d’abord peint l’arrière plan, puis a sérigraphié la grille, avant de peindre le platane à l’huile au premier plan.

Dans son travail, Eva Nielsen s’attache à représenter l’espace urbain et notamment les périphéries, les banlieues, ayant grandi et vivant elle-même en banlieue parisienne. Au cours de ses nombreux voyages, elle sillonne les zones périphériques un appareil photo à la main à la recherche d’images intéressantes. Jouant sur le regard, les points de vue, l’artiste aime montrer la ligne d’horizon à travers quelque chose, notamment des grilles, motif récurrent dans son travail. Elle s’amuse également à troubler la perception du spectateur par le biais de l’utilisation du trompe l’œil, comme dans sa série de peintures Aphakie qui donne l’impression de toiles froissées.

"Aphakie I", 2017

Aphakie I, 2017 © ADAGP, Paris 2019

 

© Julie Lamier - FMAC, Paris

© Julie Lamier – FMAC, Paris

 

L’artiste réalise quasiment exclusivement des œuvres de grand format car elle aime avoir la sensation d’être immergée, d’avoir un rapport plus immédiat à la peinture.

Après avoir expliqué sa démarche, l’artiste a échangé avec les élèves autour de leurs travaux commencés avec leur professeur d’arts plastiques Dominique Rochet. En lien avec la toile de l’artiste, les élèves ont peint un paysage de leur quotidien. Eva Nielsen a échangé avec chacun d’eux, notamment  à partir des dessins qui évoquaient pour l’artiste des références artistiques.  Ainsi, elle réagit  au dessin d’un élève qui a représenté les draps de son lit : « on dirait un dessin du mouvement support / surface, tu connais ? ». À l’aide de son téléphone portable, l’artiste leur montre et commente des œuvres de ce mouvement artistique apparu à la fin des années 1960.

À un élève qui souhaite être comédien et qui lui demande comment faire pour être artiste, Eva Nielsen lui conseille d’être très curieux, de lire et d’aller voir des pièces de théâtre.

 

Échange avec les élèves autour de leurs travaux © Julie Lamier - FMAC, Paris

Échange avec les élèves autour de leurs travaux © Julie Lamier – FMAC, Paris

 

© Julie Lamier - FMAC, Paris

© Julie Lamier – FMAC, Paris

 

Tous les travaux des élèves seront exposés au collège à la fin de l’année scolaire.

Retour d’expérience de Mélina Martin, médiatrice culturelle, à l’école élémentaire Arago (13ème)

29 Avr

L’école est un lieu très spécial pour moi. Elle est l’une des raisons pour laquelle je m’oriente vers la médiation culturelle pour le jeune public. C’est un lieu dans lequel une micro-communauté évolue, jours après jours. Une quasi seconde famille. Je suis donc intervenue à l’école Arago, dans le 13ème arrondissement. Ce lieu m’a tout de suite frappé : une très vieille structure, avec encore le vieux mobilier d’école dans certaines salles de classe. J’ai travaillé avec les enfants de cet établissement autour de l’œuvre de Rodolphe Huguet, une « fausse » caméra de surveillance en bronze, réalisée par l’artiste en 2005/2006. Ma présence était attendue et la caméra avait suscité beaucoup de questions de la part des élèves.

HUGUET, Rodolphe, Sans titre (caméra de surveillance), 2005-2006, bronze, 31 x 20 cm. © Christophe Noël, FMAC, Ville de Paris.

HUGUET, Rodolphe, Sans titre (caméra de surveillance), 2005-2006, bronze, 31 x 20 cm. © Christophe Noël, FMAC, Ville de Paris.

 

Cette caméra, installée dans le hall d’entrée de l’école, a été l’occasion de parler d’une multitude de choses avec les élèves.

Ce qui a surtout intéressé les plus petits, c’était le fait que l’artiste se serve d’éléments de récupération pour constituer le corps de la sculpture, avant de réaliser l’objet en lui-même. Ce fût l’occasion de produire un travail intéressant autour du « pour de faux » et du recyclage, en créant, à l’instar de l’artiste, de petits appareils photos en matériaux recyclés : briques de jus de fruit, petits bouchons venant servir de boutons et molettes, papier mâché recouvrant l’ensemble.

Travaux des élèves de CE2 d'après l'oeuvre de Rodolphe Huguet © Claire Boustani, FMAC, Ville de Paris.

Travaux des élèves de CE2 d’après l’oeuvre de Rodolphe Huguet © Claire BOUSTANI, école élémentaire Arago, Paris.

 

Avec les plus grands, L’œuvre a permis d’échanger sur la notion de surveillance en elle-même, par rapport au projet de « Villagesoussurveillance » qui a donné naissance à cette caméra présente dans l’école. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la multitude d’exemples que les enfants ont pu donner pour illustrer cette sensation désagréable de la surveillance constante par un appareil. Certains m’ont parlé de la situation en Corée du Nord ou en Chine, d’autres ont trouvé que cela permettait de dissuader des malfaiteurs voulant s’introduire dans l’école, tandis que certains avaient peur qu’on puisse entendre tout ce qui se disait dans l’école, se référant également à des films ou encore au roman 1984 de George Orwell.

Pour ces élèves, j’ai cherché à réfléchir à un détournement possible de cette vision de la surveillance et leur ai proposé un atelier intitulé « la serrure magique ». Le principe est simple : Imiter l’œil qui épie à travers le trou d’une grosse serrure médiévale pour découvrir un univers merveilleux. Les élèves devaient inventer une petite saynète supposée visible à travers le trou de la serrure, serrure qui était symbolisée par un rouleau de papier toilette dont le décor extérieur faisait référence à l’univers que l’on pouvait voir par la serrure.

Prototype de la "serrure magique" © Mélina MARTIN

Prototype de la « serrure magique » © Mélina MARTIN, école élémentaire Arago, Paris.

 

L’école m’a bien accueilli ce qui a renforcé mon enthousiasme pour réaliser les ateliers. La salle d’arts plastiques était à ma disposition lorsque je venais en intervention à la journée et la grande majorité des professeurs ont été investis dans le projet, participant avec enthousiasme aux diverses séances. La classe ULIS a été particulièrement motivée, et par ma présence et par l’atelier. Des enfants très touchants au parcours atypique, extrêmement attachants, sous l’aile d’une enseignante investie et attentionnée. Les classes, certaines plus dures que d’autres, ont réalisé le projet avec plus ou moins de facilité, ce qui m’a poussé à adapter mon discours et ma façon de procéder de séances en séances.

Le dialogue avec les enfants, en classe ou devant l’œuvre m’a aussi énormément plu. Il y a eu un vif intérêt sur mon rôle à jouer dans ce projet et mon travail de médiatrice. J’ai été amené à expliquer en quoi consistait mon métier, et j’ai dû répondre à un bon nombre de questions. Par exemple, beaucoup d’enfants m’ont demandé pourquoi est-ce que j’avais choisi de faire de la médiation. Les enseignants m’ont encouragé à partager mon expérience personnelle, ce qui fût l’occasion de parler avec les élèves de l’accessibilité à la culture en générale. Il a été aussi question des différents publics : Pourquoi choisir de faire de la médiation dans des écoles ? Pourquoi auprès d’enfants ? Est-ce que j’ai déjà fait des visites et des ateliers avec des adultes ? Avec des personnes en situation de handicap ? Il y a eu beaucoup d’autres questions plus spécifiques et un partage d’expériences qui a fasciné quelques classes débordant d’enthousiasme. Une classe de CM1/CM2 – celle d’une enseignante expérimentée et investie – s’est vraiment attardée sur mon expérience et mon métier, si bien que nous avons passé quasiment une heure en classe à discuter du FMAC et de mon expérience.

L’expérience à l’école élémentaire Arago m’a aussi donné davantage envie de travailler au quotidien en contact avec des enfants d’école élémentaire. Cela n’a fait que conforter mes aspirations et la diversité des enfants m’a confirmé également le caractère unique de chaque journée au sein de l’école. Cette expérience humaine et ludique fût très enrichissante. Un grand merci à quelques enseignants de l’établissement – notamment Gaëlle Lemercier, Christelle Adam, Catherine Moiret, Dominique Heguiaphal et Charlotte Laroque – pour leur accueil et leur sympathie. Et un grand merci au FMAC à l’école pour m’avoir permis d’allier mon goût pour le monde de l’enseignement, de l’univers scolaire à celui de la médiation et des ateliers plastiques !

Rodolphe Huguet à l’école Arago (13e)

29 Avr

 

Rodolphe Huguet présentant son travail aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Rodolphe Huguet présentant son travail aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 11 avril, Rodolphe Huguet est venu rencontrer les élèves de l’école élémentaire Arago (13e) où son œuvre Sans titre (caméra de surveillance) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’artiste a expliqué aux élèves que l’œuvre exposée dans leur école faisait partie d’une série de caméras en bronze réalisées à partir d’objets du quotidien (boîtes de biscuit, bouteilles, bâtons…). Il a créé cette série d’œuvres lors d’une résidence en Franche-Comté en 2005 dans un village où il y avait une fonderie de bronze. A cette époque, les villes commençaient à installer de nombreuses caméras de surveillance. Afin de moquer cet élan sécuritaire, l’artiste a eu l’idée de fabriquer des caméras avec des éléments du quotidien qui s’éloignent donc de l’univers de la caméra de surveillance. Il s’est aperçu qu’en plaçant un bâton et une boîte de biscuit ou tout autre récipient allongé en hauteur, cela faisait tout de suite penser à une caméra. A la fin de sa résidence, il a placé ses caméras dans les 13 villages alentours, des villages très peu peuplés et qui n’ont donc pas besoin de caméras de surveillance, dans des endroits totalement absurdes (à la sortie du village vers la forêt, au-dessus d’un isoloir…)

 

Travaux en cours autour de la thématique de la surveillance, en lien avec l’œuvre de Rodolphe Huguet © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux en cours autour de la thématique de la surveillance, en lien avec l’œuvre de Rodolphe Huguet © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les élèves ont présenté à l’artiste leurs caméras réalisées à partir de matériaux recyclés. Tous les travaux des élèves effectués avec leurs professeurs et la médiatrice culturelle Mélina Martin seront exposés dans l’école le 21 juin.

 

Présentation des travcaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travcaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les caméras et appareils photos réalisés par les élèves à partir de matériaux recyclés © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les caméras et appareils photos réalisés par les élèves à partir de matériaux recyclés © Claire Boustani – FMAC, Paris

L’école Télégraphe (20e) en visite au FMAC

19 Avr

 

Les élèves de l'école élémentaire Télégraphe dans les réserves du FMAC © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les élèves de l’école élémentaire Télégraphe dans les réserves du FMAC © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

34 élèves de CP, CE1 et CE2 de l’école élémentaire Télégraphe (20e), qui accueille cette année la sculpture Gribouillis de Yona Friedman, sont venus visiter les réserves du FMAC à Ivry-sur-Seine le mardi 2 avril.

 

© Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

© Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

 

Accueillis par l’équipe du FMAC, les élèves ont découvert, par groupe de 12, les métiers du FMAC et les différents matériaux de conservation préventive. Ils ont également exploré les différentes salles des réserves en réalisant notamment une « chasse aux œuvres ». Se mettant dans la peau d’un commissaire d’expositions, les enfants devaient retrouver des œuvres dans la salle des cimaises en s’aidant du numéro d’inventaire.

 

© Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

© Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

 

© Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

© Estelle Courjault – École télégraphe, Paris

 

Ravis de cette visite, les élèves sont repartis avec des échantillons de matériaux de conservation et des cartes postales d’œuvres exposées dans le cadre du FMAC à l’école.

 

Découverte du matériel de conservation, ici du Tyvek © Estelle Courjault - École télégraphe, Paris

Découverte du matériel de conservation, ici du Tyvek © Estelle Courjault – École télégraphe, Paris