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Blaise Drummond au collège-lycée Jules Ferry (9e)

17 Mai

Blaise Drummond, Anne Charbonneau (professeure d’arts plastiques), François Fouquet Dubois (artiste médiateur culturel au musée d'Art moderne de la Ville de Paris) et Sandrine Mazokopakis (documentaliste) © Juliette Degorce – FMAC, Paris

Blaise Drummond, Anne Charbonneau (professeure d’arts plastiques), François Fouquet Dubois (artiste, médiateur culturel au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris) et Sandrine Mazokopakis (documentaliste) © Juliette Degorce – FMAC, Paris

Jeudi 11 mai, deux classes de 3ème et une classe de 4ème du collège Jules Ferry ont accueilli l’artiste irlandais Blaise Drummond.

Venu spécialement à Paris, Blaise Drummond a présenté son travail et plus particulièrement The Salvation of Expanded Rationality, peinture exposée au collège jusqu’à la fin de l’année.

Présentation de son travail © Juliette Degorce - FMAC, Paris

Présentation de son travail © Juliette Degorce – FMAC, Paris

Très enthousiastes, les collégiens ont posé de nombreuses questions : « où trouvez-vous votre inspiration ? », « Quelle étape préférez-vous dans la réalisation de vos œuvres ? », « Pourquoi utilisez-vous le blanc ? », « Quels matériaux utilisez-vous ? », « Combien de temps passez-vous sur une peinture ? », « Quel est votre artiste préféré ? ».

Présentation de son travail © Laure Raffy - FMAC, Paris

© Laure Raffy – FMAC, Paris

Blaise Drummond trouve son inspiration dans tout ce qui l’entoure : ses enfants, la nature, les détails de la vie quotidienne. Son travail fait aussi référence à des œuvres italiennes du Quattrocento : L’Extase de Saint François de Giovanni Bellini (1480) ou encore Le Baptême du Christ de Piero della Francesca (1448-1450).

De manière très délicate et poétique, les peintures de Blaise Drummond questionnent notre monde et le rapport à notre environnement. Il qualifie son travail d’intuitif et de spontané.
Pour l’œuvre exposée au collège, il s’est inspiré d’une photographie qu’il a prise lors d’une visite à Berlin de l’Unité d’habitation  de l’architecte Le Corbusier (Corbusierhaus, 1957). Les éléments de végétation, les troncs verticaux des arbres, côtoient des fragments d’architectures qui se détachent du fond blanc.
À la question « si vous n’aviez pas été artiste qu’auriez-vous fait ? », Blaise Drummond répond sans trop d’hésitation qu’il serait devenu jardinier.

Photographie de Blaise Drummond à Berlin près du Corbusierhaus © Blaise Drummond

Photographie de Blaise Drummond à Berlin près du Corbusierhaus © Blaise Drummond

Après ce moment d’échanges, les élèves ont présenté à l’artiste leurs travaux réalisés avec l’aide de leurs professeures d’arts plastiques Mesdames Charbonneau et Duruflé, l’artiste François Fouquet Dubois, et Laure Raffy, médiatrice culturelle stagiaire pour le FMAC à l’école.

Blaise Drummond devant les travaux des collégiens et son œuvre en arrière plan © Juliette Degorce – FMAC, Paris

Blaise Drummond devant les travaux des collégiens et son œuvre en arrière plan © Juliette Degorce – FMAC, Paris

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Blaise Drummond a écouté avec attention les explications de certains élèves venus présenter leurs travaux.

Exposition des travaux des élèves. En arrière plan, The Salvation of Expanded Rationality © Juliette Degorce - FMAC, Paris

Exposition des travaux des élèves. En arrière plan, The Salvation of Expanded Rationality © Juliette Degorce – FMAC, Paris

Les travaux des collégiens © Laure Raffy - FMAC, Paris

Les travaux des collégiens © Laure Raffy – FMAC, Paris

Les élèves et toute l’équipe pédagogique ont été ravis de cette rencontre très enrichissante.

Pour en savoir plus sur les projets d’arts plastiques menés au collège, consultez le blog Filigranne.

Le duo de photographes Florisa au collège Françoise Seligmann (10e)

15 Mai

Les deux artistes devant une reproduction de la photographie "Sylvia se rappelle les bons moment qu'elle a passé dans cet immeuble" © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les deux artistes devant une reproduction de la photographie « Sylvia se rappelle les bons moments qu’elle a passé dans cet immeuble » © Claire Boustani – FMAC, Paris

Le jeudi 4 mai, Isabelle et Florian Haerdter, du duo d’artistes Florisa, sont venus au collège Françoise Seligmann (10e) présenter leur série de photographies sur le quartier de la Goutte-d’Or à deux classes de 3ème et de 6ème. Deux photographies de la série, « Moussa, imam de la mosquée rue Polonceau » et « Sylvia se rappelle les bons moments qu’elle a passé dans cet immeuble », sont exposées au collège jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Présentation de la série sur la Goutte-d'Or © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation de la série sur la Goutte-d’Or © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les deux artistes ont expliqué aux élèves que leur travail sur la Goutte-d’Or a débuté au début des années 1990, après qu’un ami habitant rue Myrha leur a proposé de réaliser un reportage photographique du club de foot. Saisis par ce quartier, les deux jeunes artistes, alors âgés de 19 ans, ont pendant 10 ans sillonné les lieux et réalisé un important reportage photographique, véritable mémoire de ce quartier de Paris en pleine rénovation. Ce n’est pas tant la violence du quartier que les photographes ont souhaité montrer que la vie de ses habitants, aussi bien dans l’espace public que privé.
« Vous les voyez encore les jeunes que vous avez photographiés » s’interroge Sami, élève de 3ème. Isabelle Haerdter lui répond que malheureusement non, et que beaucoup de ces jeunes sont d’ailleurs aujourd’hui décédés. Plus que de simples photographies, ces images racontent des histoires humaines.
« Et pourquoi le noir et blanc ? » demande Cornélia, élève de 6ème. Les deux photographes expliquent alors qu’ils travaillaient avec des appareils photos argentiques, le numérique n’existant pas à l’époque. Les pellicules noir et blanc étaient moins chères que les couleurs. Aujourd’hui, à l’ère du numérique, les deux artistes réalisent des photographies couleur.

L'artiste Isabelle Haerdter et Ludovic Sauvage, professeur d'arts plastiques au collège © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste Isabelle Haerdter et Ludovic Sauvage, professeur d’arts plastiques au collège © Claire Boustani – FMAC, Paris

Vivement intéressés par ce travail qui raconte un passé qu’ils n’ont pas connu, les élèves ont ensuite commencé un travail plastique autour de l’œuvre. Ils ont notamment imaginé l’histoire de Sylvia, la jeune femme représentée sur la photographie exposée au collège.

Travail plastique autour des photographies exposées dans le collège © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travail plastique autour des photographies exposées dans le collège © Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Pour en savoir plus sur les artistes et la série sur la Goutte d’Or, consulter leur site Internet.

Pierre Malphettes à l’école maternelle Bouvines (11e)

15 Mai

"Une souche" de Pierre Malphettes © Claire Boustani - FMAC, Paris

Une souche de Pierre Malphettes © Claire Boustani – FMAC, Paris

Le mercredi 26 avril, l’artiste Pierre Malphettes est venu rencontrer les élèves de l’école maternelle Bouvines (11e) où sa sculpture Une souche est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

L’artiste et les élèves de la classe de moyenne section de la professeure Caroline Auvinet ont construit avec des Kaplas géants un arbre éphémère inspiré d’ Une souche. L’occasion de faire réfléchir les enfants sur ce qui compose un arbre : les racines, le tronc, les branches…

Qu'est-ce qu'un arbre ? Comment peut-on le représenter avec son corps ? © Claire Boustani - FMAC, Paris

Qu’est-ce qu’un arbre ? Comment peut-on le représenter avec son corps ? © Claire Boustani – FMAC, Paris

Construction d'un arbre avec des kaplas géants © Claire Boustani - FMAC, Paris

Construction d’un arbre avec des kaplas géants © Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Pierre Malphettes a ensuite répondu aux nombreuses questions des élèves de moyenne et grande sections : Est-ce que c’est une sculpture ? Comment as-tu trouvé du bois ? Ça t’a pris combien de temps pour faire cette œuvre ? Comment as-tu coupé les bouts de bois ? Comment ça tient au milieu ? Est-ce que c’est un tronc ou une souche ?
L’artiste a expliqué que son œuvre est composée de différents bouts de bois que lui a donnés un menuisier possédant un atelier à côté du sien. Pour réaliser sa sculpture, il a scié les bouts de bois, les a troués avec une perceuse, lissés avec une ponceuse, puis assemblés à l’aide de vis et d’une colle à bois. Les élèves ont pu ainsi se rendre compte des différentes étapes de construction de l’œuvre.

Pierre Malphettes explique son oeuvre aux énfants © Claire Boustani - FMAC, Paris

Pierre Malphettes explique son œuvre aux enfants © Claire Boustani – FMAC, Paris

Après cet échange, enrichissant aussi bien pour les enfants que pour l’artiste, les élèves de grande section du professeur Jean-Christophe Colnet ont imaginé et réalisé avec Pierre Malphettes un décor de forêt qui pourra être exposé autour de l’œuvre : lac, fleurs et champignons.

Réalisation d'une forêt © Claire Boustani - FMAC, Paris

Réalisation d’une forêt © Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Prochain rendez-vous : l’exposition des travaux des élèves lors de la fête de l’école le samedi 24 juin.

 

 

Francesc Ruiz à l’Accueil réussite éducative Pelleport (19e)

27 Avr

Francesc Ruiz devant son œuvre Je suis Mappy 5 © Claire Boustani - FMAC, Paris

Francesc Ruiz devant son œuvre Je suis Mappy 5 © Claire Boustani – FMAC, Paris

Le lundi 10 avril, l’artiste espagnol Francesc Ruiz a rencontré les jeunes de l’Accueil réussite éducative Pelleport (19e) où son œuvre Je suis Mappy 5 (2006) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Avide de bandes dessinées, l’artiste a partagé sa passion avec les jeunes, également amateurs de BD, de mangas et de films d’animation.

Il a expliqué qu’il travaille la bande dessinée avec la liberté de l’art contemporain, sans contrainte.

Pour son œuvre Je suis Mappy, série de cinq bandes dessinées, l’artiste souhaitait faire une œuvre sur Paris en y mettant en avant ses espaces mystérieux et cachés : catacombes, souterrains…  Le personnage principal est une fille qui se nomme elle-même « Mappy » et qui peut contrôler toute la ville. Les scènes se situent dans divers endroits à Paris, trouvés par les outils virtuels d’Internet, comme Google Earth, Mappy et des traducteurs automatiques.

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Intrigués par l’œuvre, les jeunes ont posé beaucoup de questions : pourquoi c’est dessiné en noir et blanc ? L’homme qui suit Mappy est-il gentil ou méchant ? Pourquoi la dernière image est sombre ?
L’artiste les a laissé libre cours à leur imagination, leur disant qu’ils pouvaient interpréter l’œuvre comme ils le souhaitaient.

Il leur a également montré d’autres œuvres qu’il a réalisé : bandes dessinées monumentales, kiosques de journaux…

Francesc Ruiz devant une de ses bandes dessinées monumentales © Claire Boustani - FMAC, Paris

Francesc Ruiz devant une de ses bandes dessinées monumentales © Claire Boustani – FMAC, Paris

L'artiste montrant une de ses bandes dessinées "Wasim" © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste montrant une de ses bandes dessinées « Wasim » © Claire Boustani – FMAC, Paris

Francesc Ruiz a ensuite découvert, avec admiration, le travail que les élèves sont en train de réaliser autour de son œuvre : une bande dessinée qui imagine la suite de l’histoire de Mappy.

A la découverte des travaux réalisés par les élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

A la découverte des travaux réalisés par les élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

Mohamed lisant le scénario de la bande dessinée qu'il a imaginé avec son camarade Souleyman © Claire Boustani - FMAC, Paris

Mohamed lisant le scénario de la bande dessinée qu’il a imaginé avec son camarade Souleyman © Claire Boustani – FMAC, Paris

Ravis d’avoir rencontré l’artiste, les jeunes ont pu grâce à cette rencontre alimenter leur réflexion sur l’œuvre et sur l’art contemporain en général.

 

Le pochoir à l’honneur au Centre Patay (13e)

20 Avr

"Portraits et pochoirs" : et si on s'initiait au Street Art à la manière de Miss Tic ?

« Portraits et pochoirs » : et si on s’initiait au Street Art à la manière de Miss Tic ?

Du 3 au 7 avril, le Centre Patay* a mis le pochoir à l’honneur.

En s’inspirant du Pochoir au portrait de Bruno Sulak (1988) de Miss Tic, exposé au centre jusqu’à la fin de l’année scolaire, les jeunes ont réalisé leur propre pochoir ou collage, avec l’aide de la médiatrice culturelle Aude Giganon et de toute l’équipe du Centre Patay.

L'équipe du Centre Patay © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’équipe du Centre Patay © Claire Boustani – FMAC, Paris

Ils ont associé le portrait d’une personne qu’ils apprécient particulièrement (star, parent, ami) ou leur propre portrait à une phrase représentative de ce qu’ils ressentent face à celui-ci.

Véritables artistes en herbe, les jeunes ont réalisé leur projet de A à Z : retouche du portrait sur l’ordinateur en accentuant les contrastes, création de la matrice en découpant au cutter les contours du portrait sur un film plastique, production du pochoir à la bombe sur papier, apposition du texte au pochoir ou en collant des lettres…

Certains ont également réalisé des collages de personnages imaginaires.

Les matrices de pochoirs à côté de l’œuvre de Miss Tic© Claire Boustani - FMAC, Paris

Les matrices de pochoirs à côté de l’œuvre de Miss Tic © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les matrices de pochoirs © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les matrices de pochoirs © Claire Boustani – FMAC, Paris

Les matrices de pochoirs © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les matrices de pochoirs © Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

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© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Parallèlement à cette production, les jeunes ont effectué dans le quartier de la Butte-aux-cailles  « une chasse aux œuvres de Miss Tic » animée par Idriss El Khidri et Louison Barbat-Lehmann, en service civique au centre Patay. Ils devaient associer les différents pochoirs de Miss Tic à la bonne phrase.

Le jeu de piste à la Butte-aux-Cailles © Claire Boustani - FMAC, Paris

Le jeu de piste à la Butte-aux-Cailles © Claire Boustani – FMAC, Paris

Le vendredi 7 avril après-midi, autour d’un goûter convivial, les jeunes ont montré avec fierté leurs créations à leurs parents.

* Le Centre Patay est un équipement municipal géré par le bureau de l’Action Educative de la Sous-Direction de la Politique Educative de la DASCO en charge de la prévention du décrochage.