Paris.fr
Accueil
Archive par Auteur

Philippe Mayaux à l’école élémentaire Tlemcen (20e)

12 Juil

Présentation des Idoles © FMAC, Paris

Présentation des Idoles © FMAC, Paris

 

Le 17 mai et le 14 juin, l’artiste Philippe Mayaux est venu à l’école Tlemcen (20e) rencontrer une classe de CM1/CM2 et animer un atelier plastique en lien avec ses Idoles exposées dans le hall.

L’artiste a d’abord présenté son œuvre et les différentes étapes de son travail : l’assemblage d’emballages, la numérisation de l’objet créé, l’usage de l’imprimante 3D et le travail de patine. Il a expliqué le sens du titre qui renvoie au caractère sacral que l’on accorde aujourd’hui aux objets du quotidien. La couleur de chaque statuette symbolise « la diversité de l’humanité ».

 

Atelier plastique © FMAC, Paris

Atelier plastique © FMAC, Paris

 

Suite à cette présentation, place au travail plastique. Les élèves ont pu s’initier à la technique du moulage à l’aide de pâte de papier mâché et d’emballages plastiques servant de moules. L’artiste a utilisé cette technique dans le film Planète Camelote réalisé avec Georges de Genevraye en 2018. Dans cette vidéo, il crée une véritable ville miniature à l’aide de mini moulages en plâtre.

 

Fabrication de la pâte de papier mâché © FMAC, Paris

Fabrication de la pâte de papier mâché © FMAC, Paris

 

Les élèves ont donc choisi un moule qu’ils ont rempli de pâte. Ils ont ensuite laissé sécher leur création.

 

© FMAC, Paris

© FMAC, Paris

 

Le 14 juin, lors d’un second atelier, les enfants ont démoulé les moulages qu’ils ont ensuite assemblés afin de créer des formes ou des personnages. Ils ont peint et accessoirisé leur création.

 

Démoulage © FMAC, Paris

Démoulage © FMAC, Paris

 

Assemblage des éléments © FMAC, Paris

Assemblage des éléments © FMAC, Paris

 

Peinture des objets créés © FMAC, Paris

Peinture des objets créés © FMAC, Paris

 

© FMAC, Paris

© FMAC, Paris

 

Le 24 juin, une exposition des travaux des élèves a été organisée afin de montrer aux parents le travail accompli.

Exposition des totems © FMAC, Paris

Exposition des totems © FMAC, Paris

Retour d’expérience de Safia Loucif, médiatrice culturelle, à l’école maternelle Maurice Ripoche (14e)

1 Juil

Supports visuels dessinés sur le tableau de classe pour aider les enfants à reconnaitre les différents personnages de l’adaptation en conte du mythe de Clytie (Les métamorphoses, Ovide) © Safia Loucif - FMAC, Paris

Supports visuels dessinés sur le tableau de classe pour aider les enfants à reconnaitre les différents personnages de l’adaptation en conte du mythe de Clytie (Les métamorphoses, Ovide) © Safia Loucif – FMAC, Paris

Lorsque j’ai pris connaissance de l’œuvre autour de laquelle j’allais travailler avec les élèves de l’école Maternelle Ripoche, j’ai eu quelques réserves. Sunflower de Franck Scurti est un parapluie trouvé par l’artiste et déformé puis fixé sur une grille de métal pour évoquer un tournesol. Il s’inscrit dans la tradition du Ready-made et des questionnements autour des limites de l’art. Ces très jeunes enfants allaient-ils être capables d’aborder de tels concepts ?

J’ai été rassurée dès ma première intervention dans l’établissement lors des présentations de l’œuvre dans les différentes classes. Les enfants se sont alors montrés très enthousiastes, curieux et intéressés. J’ai pu travailler avec tous les niveaux, de la petite à la grande section, et les élèves n’ont cessé de me surprendre par leur ingéniosité et leur vivacité d’esprit. J’ai consacré la première journée d’intervention à une présentation de l’œuvre suivie d’une discussion avec les enfants concernant le mode de restitution à adopter. Un projet différent a été ainsi décidé pour chacune des classes. Avec Madame Henni, la directrice, nous avons convenu qu’il y aurait ainsi un projet collectif par classe et un projet individuel par enfant.

La suite de mes interventions a été consacrée à suivre les projets et à superviser les ateliers de créations. J’ai expliqué le Ready-made aux enfants comme une forme de recyclage permettant de changer l’apparence, le sens et la fonction d’un objet. En poursuivant cette idée, j’ai adapté le mythe grec de Clytie – l’une des Métamorphoses d’Ovide qui a pour sujet le tournesol – en conte et l’ai raconté aux enfants. L’idée de métamorphose a très bien été assimilée tout comme le parallèle avec la pratique du Ready-made.

Après ces premières séances introductives, j’ai débuté les ateliers créatifs. Les élèves de petite section de la classe 1 ont travaillé avec des bouchons de liège. Ils ont réalisé en groupe des trains dont les wagons ont été fabriqué avec les bouchons. Chaque enfant a donc eu pour projet individuel de peindre son wagon et  l’assemblage du train a constitué leur production collective.

Dans la classe 2, la maîtresse avait déjà initié une collecte de bouchons plastiques qui ont servi à représenter diverses essences de fleurs que les enfants savaient reconnaître. Leurs fleurs en bouchon furent placées sur des cadres en papier pour rappeler l’œuvre de Franck Scurti. La classe a ensuite réalisé une grosse fleur en bouchon en tant que projet de groupe.

La classe 3 avait la spécificité d’être une « classe d’eau ». L’enseignante souhaitait mettre à profit le projet du FMAC à l’école pour développer ce thème. Les enfants ont donc produit des crocodiles à l’aide de pinces à linge pour que leurs Ready-mades soient en lien avec leur visite à l’aquarium. Lors de la restitution pour les parents à la fin de l’année, les crocodiles ont été présentés sur de grandes feuilles bleues pour évoquer leur environnement naturel. Deux panneaux peints en bleu et décorés de poissons par les enfants furent intégrés au dispositif d »exposition pour prolonger l’espace. Pour leur projet collectif, ils ont créé un bouquet de fleurs avec des éléments trouvés en classe et l’ont placé dans un vase en boite de mouchoirs.

 

« Bouquet de fleurs » réalisé comme oeuvre collective par les enfants de la classe 3 © Safia Loucif - FMAC, Paris

« Bouquet de fleurs » réalisé comme oeuvre collective par les enfants de la classe 3 © Safia Loucif – FMAC, Paris

 

Crocodiles en pinces à linge réalisés comme oeuvres individuelles par les enfants de la classe 3 © Safia Loucif - FMAC, Paris

Crocodiles en pinces à linge réalisés comme œuvres individuelles par les enfants de la classe 3 © Safia Loucif – FMAC, Paris

 

Crocodiles en pinces à linge réalisés comme oeuvres individuelles par les enfants de la classe 3 © Safia Loucif - FMAC, Paris

Crocodiles en pinces à linge réalisés comme œuvres individuelles par les enfants de la classe 3 © Safia Loucif – FMAC, Paris

 

La classe 4 s’est servi d’objets de récupération et de matériels trouvés dans la salle de classe pour construire un bateau pirate, en lien avec une histoire lue par la maîtresse. A côté de ce projet collectif chaque enfant a décoré un pot en verre avec une fleur en papier qu’il a fabriqué. Chacun des pots contient une véritable plante que les enfants ont fait pousser.

 

eleves-de-moyenne-section-travaillant-a-la-conception-dun-bateau-ready-made-b

Elève de moyenne section de la classe 4 en train de travailler à la conception d’un bateau ready-made conçu à partir d’objets de récupération. Fin de 2ème séance © Safia Louci - FMAC, Paris

Elève de moyenne section de la classe 4 en train de travailler à la conception d’un bateau ready-made conçu à partir d’objets de récupération. Fin de 2ème séance © Safia Loucif – FMAC, Paris

 

La classe 5 – regroupant les enfants les plus âgés – a réalisé un hippopotame à l’aide de différents objets de récupération apportés et peints par les enfants (sacs à dos, boites de céréales, quilles en plastique, brosse à cheveux…). Chacun d’eux a également créé un dessin à partir d’un étui à lentilles préalablement collé sur une feuille.

 

restitution_ripoche-7Panneaux décorés de poissons et crocodiles de la classe 3 et hippopotame en objets de récupération de la classe 5 lors de la restitution © Safia Loucif - FMAC, Paris

restitution_ripoche-7Panneaux décorés de poissons et crocodiles de la classe 3 et hippopotame en objets de récupération de la classe 5 lors de la restitution © Safia Loucif – FMAC, Paris

 

L’implication des enfants dans la réalisation des différents travaux et leurs questionnements autour de l’œuvre m’ont grandement impressionné. Tous n’avaient pas la même dextérité mais ils ont toujours été volontaires et appliqués ce qui a fait de mes interventions des journées très agréables que j’attendais avec impatience.

Cette expérience dans l’école maternelle Maurice Ripoche m’a énormément apporté sur le plan professionnel comme humain. J’ai pu créer et développer des projets très divers avec le public si particulier que sont les jeunes enfants. Auprès d’eux, j’ai appris à adapter mon discours à leurs connaissances, leur curiosité et parfois aussi leur tendance à se disperser ! J’ai également appris à travailler au sein d’une équipe pédagogique dans les meilleures circonstances car les institutrices m’ont beaucoup épaulée et se sont montrées très solidaires et bienveillantes. Les ATSEM de l’école m’ont également beaucoup aidée, notamment dans l’encadrement des enfants lors des ateliers. Toute l’école a accueilli le projet avec un très grand enthousiasme et il semble avoir été profitable à tous.

La restitution des travaux des élèves le 13 juin fut un franc succès et la nature des travaux des différentes classes a permis de les exposer ensemble pour former un tout à la fois divers et cohérent.

 

Restitutions des travaux des élèves le 13 juin © FMAC - Ville de Paris

Restitutions des travaux des élèves le 13 juin © FMAC – Paris

 

© FMAC - Ville de Paris

© FMAC – Paris

 

© FMAC - Ville de Paris

© FMAC – Paris

 

© FMAC - Ville de Paris

© FMAC – Paris

Philippe Mayaux à l’école Mouraud (20e)

13 Juin

Philippe Mayaux expliquant ses sculptures aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Philippe Mayaux expliquant ses sculptures aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Lundi 6 mai, Philippe Mayaux est venu rencontrer deux classes de CM2 de l’école Mouraud (20e) où deux de ses sculptures de la série Idoles sont actuellement exposées.

Aimant « voir de l’art là où il n’y en a pas », à l’instar de Raymond Hains et des nouveaux réalistes, Philippe Mayaux récupère pour créer ses Idoles des objets du quotidien, qu’il assemble, moule, scanne et imprime à l’aide d’une imprimante 3D. Il vieillit ensuite ses sculptures afin de leur donner une apparence ancienne, telles des Idoles africaines venues d’un autre siècle. En alliant des « objets ridicules » qui illustrent notre temps, comme un déodorant pour toilettes utilisé pour la sculpture « oiseau », et la sacralité, l’artiste souhaite montrer « qu’on aime nos objets comme on vénère des dieux ».

« On dirait une casserole ou une machine pour faire des gaufres » déclare un élève à propos de la sculpture « oiseau ». »Oui », répond l’artiste, « l’objet n’est jamais une seule chose à la fois. En regardant un objet, on peut y voir autre chose. On parle de « paréidolie ». C’est le fait de reconnaître des formes vivantes (visages, silhouettes) dans des objets sans les chercher. »

Observateur de notre époque, Philippe Mayaux trouve important de créer avec des outils actuels, comme ici l’imprimante 3D. L’artiste joue sur l’immatérialité des objets en les scannant. « Ces objets ne sont plus de la matière, ils deviennent des fichiers que je peux transporter sur une clé USB et imprimer avec une imprimante 3D dans différentes tailles ».

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Suite à cet échange, les élèves ont poursuivi leurs travaux plastiques commencés avec leur professeure d’arts plastiques Gabrielle Pinto. A l’aide de matériaux de récupération, à l’instar de Philippe Mayaux, les élèvent ont tenté à leur tour de faire émerger des créatures. Les incitant à manipuler et à transformer les objets, l’artiste a prodigué aux élèves, ravis, de précieux conseils pour améliorer leurs créations.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le 28 juin, les élèves montreront leurs travaux finalisés lors d’une exposition au sein de l’école.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Anita Molinero à l’école Tourtille (20e)

13 Juin

"Sans titre (Borne de chantier)" © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

« Sans titre (Borne de chantier) » © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

Les 4 classes de CP de l’école élémentaire Tourtille (20e) ont été invitées par leur professeure d’arts plastiques Florence Foux à imaginer ce qu’il pourrait y avoir à l’intérieur de la sculpture Sans titre (borne de chantier) d’Anita Molinero exposée dans leur école jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

« Moi, j’y ai vu une boîte avec un bouton. Quand on appuie sur le bouton, la boîte s’ouvre et des monstres en sortent » explique Naureen à Anita Molinero venue rencontrer les enfants le 7 mai. « Et d’ailleurs y a-t-il vraiment des monstres à l’intérieur » questionne l’enfant. « Oui », répond l’artiste tout sourire, « mais ne t’inquiète pas tant que je suis là, ils ne sortiront pas » ajoute-t-elle à l’élève à demi-rassurée.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Zombis, monstres, mais aussi nuages, ciel, avions, les enfants ont créé, en regardant la sculpture, un univers à la fois poétique et fantastique.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Très intéressés par la technique, de nombreux élèves ont demandé à Anita Molinero comme elle avait fait les « pointes » et les « montagnes » de sa sculpture. Avec pédagogie, l’artiste a expliqué, à l’aide d’une boîte à crayons, qu’elle travaille, pour ses sculptures de grandes dimensions, avec deux assistants qui manipulent l’objet plastique, le brûle avec un chalumeau et une bombonne de gaz. Quand le plastique se ramollit, ils retournent l’objet afin que la matière coule. La coulure est ensuite stoppée avec de l’eau. « Et quels outils utilises-tu ? » demande un élève. « Des grosses bombonnes de gaz pour les grosses sculptures, de l’eau, et un décapeur thermique pour les plus petites sculptures« , objet qui suscite la fascination des élèves.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

« Combien de sculptures as-tu fait » demande une autre élève. « Des centaines » répond l’artiste. Mais au départ, Anita Molinero explique qu’elle n’aimait pas la sculpture et c’est parce qu’elle ne l’aimait pas qu’elle a décidé de se la réapproprier. L’idée de fondre des objets du quotidien lui est venue en observant, à Séville, une personne utiliser un décapeur thermique pour retirer de la peinture d’un volet. Pour l’artiste, c’est très important de travailler avec des objets existants, par conscience écologique mais aussi pour illustrer son époque.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Ravis de pouvoir échanger avec l’artiste, les élèves lui ont montré leurs productions. En lien avec l’œuvre, ils effectueront, le 4 juin prochain, un atelier de modelage à la Villa Belleville.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

A la découverte des cinq fontaines « Poings d’eau » de Pascale-Marthine Tayou Porte de Montreuil (20e)

13 Juin

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le lundi 13 mai, munis de leurs accessoires de petits explorateurs (boussoles, chapeaux, jumelles) fabriqués en matériaux recyclés, les grands de l’école maternelle Tanger (19e) sont partis à la découverte des fontaines Poings d’eau de Pascale-Marthine Tayou, situées Porte de Montreuil. L’école maternelle accueille jusqu’à la fin de l’année une statuette en fonte, maquette d’un détail d’une des  fontaines créées en 2012 pour le parcours artistique du Tramway T3b le long du boulevard Davout dans le 20ème arrondissement.

Tous sont ravis de voir les fontaines en vrai et reconnaissent tout de suite le petit personnage caché sur l’une des fontaines.

Découvrez en images leur exploration :

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les enfants redécorent les sculptures avec leurs accessoires © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les enfants redécorent les sculptures avec leurs accessoires © Claire Boustani – FMAC, Paris