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L’artiste Eva Nielsen au collège Paul Verlaine (12e)

1 Fév

Eva Nielsen présentant son travail aux 4 classes de 3e le mardi 23 janvier © Claire Boustani - FMAC, Paris

Eva Nielsen présentant son travail aux 4 classes de 3e le mardi 23 janvier © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

« Trouvez le travail que vous aimez et vous ne travaillerez pas un seul jour ». L’artiste Eva Nielsen aime citer cet adage de Confucius. Les mardis 23 et 30 janvier, elle est venue transmettre sa passion pour l’art à quatre classes de 3e et une classe de 4e du collège Paul Verlaine, où son œuvre Guide (Platane) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

Eva Nielsen répond à une question d'une élève de 4e © Paul Lompech - FMAC, Paris

Eva Nielsen répond à une question d’une élève de 4e © Paul Lompech – FMAC, Paris

 

« Quand on peint, on s’oublie soi-même. Le temps est comme suspendu, on est captivé » explique-t-elle à Jeanne, élève de 3e, qui lui demande si elle ressent des émotions quand elle peint.

Après des études de lettres, Eva Nielsen intègre l’École Nationale des Beaux-arts de Paris, se rendant compte que seul le métier d’artiste l’intéresse. Ayant un père peintre, elle baigne dans l’art depuis toute petite et ne peut imaginer ne pas peindre ou dessiner de manière quotidienne. Attirée à la fois par la peinture et la photographie, elle intègre dans ses toiles ses deux passions en y mêlant plusieurs techniques : l’acrylique, la peinture à l’huile, et la sérigraphie. Elle compose ses œuvres par strates successives, fascinée par le principe de juxtaposition et de collage. Pour l’œuvre Guide (Platane), par exemple, exposée au collège, l’artiste a d’abord peint l’arrière plan, puis elle a sérigraphié la grille, avant de peindre le platane à l’huile au premier plan.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Eva Nielsen s’attache à représenter dans ses œuvres l’espace urbain et notamment les périphéries, les banlieues, ayant grandi et vivant elle-même en banlieue parisienne. Au cours de ses nombreux voyages, elle sillonne les banlieues, un appareil photo à la main, à la recherche d’images intéressantes pour ses œuvres. Jouant sur le regard, les points de vue, l’artiste aime montrer la ligne d’horizon à travers quelque chose, notamment des grilles, motif récurrent dans son travail. Elle s’amuse également à troubler la perception du spectateur, notamment par le trompe l’œil, comme sa série de peintures Aphakie qui donne l’impression de toiles froissées.

L’artiste réalise quasiment exclusivement des œuvres de grand format car elle aime avoir la sensation d’être immergée, d’avoir un rapport plus immédiat à la peinture, comme elle l’explique à Johan, élève de 3e. « Et pourquoi travaillez-vous principalement au sol » demande Rayan, élève de 4e. Quand elle travaille au sol, l’artiste a l’impression de lâcher prise par rapport à ce qu’elle est en train de peindre et de ne se consacrer qu’à la couleur et à la matière. Elle aime également cette sensation de surprise qu’elle éprouve quand elle redresse l’œuvre à la verticale.

 

Projection d'une vidéo montrant sa manière de peindre © Claire Boustani - FMAC, Paris

Projection d’une vidéo montrant sa manière de peindre © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Curieux et captivés, les élèves lui posent de nombreuses questions sur sa technique et son métier d’artiste. « Déjà » s’écrie même Hadiba, élève de 4e, quand la sonnerie retentit. Il est vrai que le temps passe vite avec Eva Nielsen.

Au mois de juin, les travaux réalisés par les élèves autour de l’œuvre de l’artiste, avec leur professeur d’arts plastiques Monsieur Registo, seront exposés en salle d’arts plastiques dans le cadre des journées Portes ouvertes.

Découvrez l’entretien d’Eva Nielsen, publié sur la page Facebook du FMAC : https://www.facebook.com/FMACparis/videos/151876692149112/

 

Quelques travaux d'élèves © Paul Lompech - FMAC, Paris

Quelques travaux d’élèves © Paul Lompech – FMAC, Paris

 

Installation des œuvres dans les écoles

11 Jan

Une classe du collège Jules Ferry assiste à l'accrochage de l’œuvre Sans titre (Hisbiscus) de Frédéric Vaësen © Claire Boustani - FMAC, Paris

Une classe du collège Jules Ferry (9e) assiste à l’accrochage de l’œuvre Sans titre (Hisbiscus) de Frédéric Vaësen © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Pour la nouvelle édition du FMAC à l’école, les œuvres du FMAC ont pris place dans les établissements scolaires parisiens du 14 au 22 novembre.

Installation de Sans titre (Tête en billes) de Richard Fauguet à l'école élémentaire Berthier (17e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Sans titre (Tête en billes) de Richard Fauguet à l’école élémentaire Berthier (17e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Accrochage de Priest de Nicolas Dhervillers au CDI du collège Yvonne-le-Tac (18e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Priest de Nicolas Dhervillers au CDI du collège Yvonne-le-Tac (18e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Guide (Platane) d'Eva Nielsen au collège Paul Verlaine (11e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Guide (Platane) d’Eva Nielsen au collège Paul Verlaine (12e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Passages de Florence Doléac à l'école élémentaire Tlemcen (20e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Passages de Florence Doléac à l’école élémentaire Tlemcen (20e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le colosse d'Alicia Paz au collège Françoise Seligmann (10e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Le colosse d’Alicia Paz au collège Françoise Seligmann (10e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

La colonne sans fin de Kader Attia au collège Pilâtre-de-Rozier © Claire Boustani - FMAC, Paris

La colonne sans fin de Kader Attia au collège Pilâtre-de-Rozier © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

On the road d'Eric Hattan à l'école élémentaire Mouraud (20e) © Claire Boustani - FMAC, Paris

On the road d’Eric Hattan à l’école élémentaire Mouraud (20e) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Gribouillis de Yona Firedman à l'école maternelle Tourtille © Claire Boustani - FMAC, Paris

Gribouillis de Yona Firedman à l’école maternelle Tourtille © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le FMAC à l’école 2017-2018, c’est parti !

5 Oct

 

Localisation des établissements scolaires participant au programme

Localisation des établissements scolaires participant au programme

 

Pour cette huitième édition, le FMAC s’installe de nouveau dans 30 établissements scolaires : 1 crèche, 4 écoles maternelles, 11 écoles élémentaires, 9 collèges, 1 centre d’accueil pour les collégiens présentant des signes de fragilité scolaire, 2 lycées professionnels et 1 centre scolaire en hôpital de 12 arrondissements différents.

4 nouveaux établissements intègrent le programme : l’école maternelle 15 rue de Tanger (19e), l’école élémentaire 38 rue de Tourtille (20e), le collège Pilatre-de-Rozier (11e) et le lycée Maximilien Vox (6e).

Rendez-vous en novembre pour l’installation des œuvres dans les écoles.

Une semaine d’expositions dans les établissements scolaires

13 Juil

Vue de l'exposition au CDI du collège Yvonne-le-Tac. Au fond, les affiches de la série "N'importenawak" de Pierre di Sciullo © Claire Boustani - FMAC, Paris

Vue de l’exposition au CDI du collège Yvonne-le-Tac. Au fond, les affiches de la série « N’importenawak » de Pierre di Sciullo © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Du 12 au 16 juin, de nombreux établissements ont organisé des expositions des travaux réalisés par les élèves dans le cadre du Fmac à l’école.

Lundi 12 juin, rendez-vous au CDI du collège Yvonne-le-Tac. Les élèves de CM2 de l’école élémentaire Houdon et les élèves de 6e du collège Yvonne-le-Tac y ont exposé leurs travaux créés respectivement autour d’une photographie de la série « Les personnages » de Valérie Jouve et d’affiches de la série « N’importenawak » de Pierre di Sciullo. Des élèves de 6e ont d’abord réalisé devant parents, élèves de CM2 et professeurs, des jeux vocaux inspirés du titre « N’importenawak ». A partir de 4 phrases de comptines mélangées, les collégiens ont tour à tour chanté en effaçant les syllabes des comptines, puis en superposant les phrases musicales, et enfin en recouvrant le chant d’un soliste. Place ensuite à l’exposition; Médiateurs en herbe, Farad, Diélé et Sophie (CM2) m’ont expliqué leurs œuvres. Autour de la photographie de Valérie Jouve, ils ont travaillé le portrait sous toutes ses formes : visages modelés en terre cuite, portraits en lignes courbes au crayon, sculptures en savon, autoportraits dans un diorama, réalisation de portraits photographiques en studio, dans un miroir… Ils ont également détourné la photographie de l’artiste en y apposant des slogans la transformant ainsi en affiche publicitaire. Les élèves de 6e ont, quant à eux, travaillé les lettres de l’alphabet en s’inspirant des affiches de Pierre di Sciullo : sculptures, création d’un alphabet imaginaire avec la médiatrice culturelle Laure Raffy, caviardages….
Découvrez également l’article sur l’intervention de Pierre di Sciullo et l‘article sur l’intervention du poète Frédéric Forte.

 

Travaux des élèves de CM2 de l'école Houdon autour de l'oeuvre de Valérie Jouve © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux des élèves de CM2 de l’école Houdon autour de l’oeuvre de Valérie Jouve © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Travaux des élèves de 6e du collège Yvonne-le-Tac autour des oeuvres de Pierre di Sciullo © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux des élèves de 6e du collège Yvonne-le-Tac autour des oeuvres de Pierre di Sciullo © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Jeudi 15 juin, à l’occasion de la fête de l’école, les enfants de l’école maternelle Ripoche ont investi le hall d’entrée, le préau, la cage d’escalier et les couloirs de l’école pour y présenter leurs travaux réalisés autour de l’œuvre Bell Ball de Tom Shannon. Les élèves ont travaillé avec leurs professeurs et Loyce Kragba, médiatrice culturelle, les notions de rebond et d’apesanteur (classe 1). Ils ont mis en peinture le mouvement (classe 2) et ont inventé une histoire à partir de l’œuvre (classe 3). Les plus grands ont abordé l’espace et les planètes (classe 4), et ont crée des planètes imaginaires (classe 5). Vincent Coudé de Foresto, chercheur en astronomie à l’Observatoire, est venu rencontrer les élèves de la classe 4 et les initier à la démarche scientifique.  Les enfants ont créé des productions riches et variés : dessins, sculptures, mobiles, expressions corporelles…
Découvrez également l’article sur un atelier de médiation de Loyce à l’école.

Des parents visitant l'exposition à l'école maternelle Ripoche © Ecole maternelle Ripoche - Paris

Des parents visitant l’exposition à l’école maternelle Ripoche © Ecole maternelle Ripoche – Paris

 

Vue de l'exposition à l'école maternelle Ripoche. Au plafond, les planètes suspendues de la classe 4 © Claire Boustani - FMAC, Paris

Vue de l’exposition à l’école maternelle Ripoche. Au plafond, les planètes suspendues de la classe 4 © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les travaux des élèves autour de "Bell Ball" de Tom Shannon © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les travaux des élèves de l’école maternelle Ripoche autour de « Bell Ball » de Tom Shannon © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Dans le cadre des Portes ouvertes, M. Registo, professeur d’arts plastiques du collège Paul Verlaine, a exposé, le 15 juin, les travaux des élèves réalisés au cours de l’année et notamment les œuvres produites par les 4e et 3e autour de La Discrète de Julien Beneyton. Utilisant des techniques variées : photomontages, peintures, collages, les collégiens ont mis en scène « la discrète », personnage du tableau, dans un autre décor : à la plage, dans une station de métro, sur un trône royal, sur un cheval… Une classe de 4e a, avec leur professeure de français, Mme Robert, a rédigé un recueil de nouvelles intitulé Variations inspiré du tableau. Pour voir l’ensemble des textes et réalisations plastiques des élèves, consultez le site Internet du collège.
Découvrez également l’article sur l’intervention de Julien Beneyton.

Les travaux des collégiens autour de l'oeuvre de Julien Beneyton © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les travaux des collégiens autour de l’oeuvre de Julien Beneyton © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le vendredi 16 juin, les productions de toutes les classes autour du travail d’Hippolyte Hentgen ont investi les couloirs et la cage d’escalier de l’école Damrémont. A partir de la sculpture de Robert Couturier « La famille », représentée dans l’œuvre d’Hippolyte Hentgen, les CP ont dessiné des familles déambulant dans la ville. Les CE1 ont détourné des cartes postales ou des reproductions d’œuvres, les CE2 ont créé une classe imaginaire à partir d’images détournées sur des monotypes ou du papier peint, les CM1 et CM2b ont créé des intérieurs oniriques à partir de photographies du château de Versailles, les CM2a ont réalisé des caviardages. Il ont sélectionné une page d’un journal pour en détourner le sens, en ajoutant ou enlevant du texte et en y apposant des images. A la manière de Lina Hentgen et Gaëlle Hippolyte, les élèves ont travaillé, pour la majorité, en binôme et ont imaginé un pseudonyme : Zozor, Lesjoachimalpha, Victal… Certains ont même imaginé tout une histoire à cet artiste imaginaire : « Je m’appelle Rose Courtois, j’ai 93 ans et demie. J’habite la banlieue australienne. Je vais vous expliquer pourquoi j’ai fait ce diptyque », « Je m’appelle Eoz Alim et j’ai 18 ans. Je suis l’artiste de ce chef-d’œuvre »… Tous ces travaux ont été réalisés avec Michelle Nadal, leur professeure d’arts plastiques, et Emma Larretgère, médiatrice culturelle.
Découvrez également l’article sur l’intervention d’Hippolyte Hentgen et l’article sur les ateliers de médiation.

 

Vue de l'exposition à l'école Damrémont © Claire Boustani - FMAC, Paris

Vue de l’exposition à l’école Damrémont © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Travaux des élèves de l'école Damrémont © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux des élèves de l’école Damrémont © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Oeuvre collective des CP de l'école Damrémont © Claire Boustani - FMAC, Paris

Oeuvre collective des CP de l’école Damrémont © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’école Arago était également en fête le 16 juin. Pour l’occasion, Isabelle Massenet, la professeure d’arts plastiques, a exposé, autour de l’œuvre de Jean-Charles Blais, les travaux des élèves : silhouettes, portraits au crayon, livrets évoquant la venue de l’artiste et présentant un texte de chaque élève imaginant l’histoire de la personne représentée dans le tableau… Une classe a même eu la chance de croquer un modèle vivant. Certains de ces travaux ont été réalisé également avec Laure Raffy, médiatrice culturelle.
Découvrez également l’article sur l’intervention de Jean-Charles Blais.

 

Dessins à partir d'un modèle vivant © Claire Boustani - FMAC, Paris

Dessins à partir d’un modèle vivant © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Silhouettes à l'école Arago © Claire Boustani - FMAC, Paris

Silhouettes à l’école Arago © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Portraits de dos avec la représentation de l'oeuvre de Jean-Charles Blais © Claire Boustani - FMAC, Paris

Portraits de dos avec la représentation de l’oeuvre de Jean-Charles Blais © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Rendez-vous prochainement dans d’autres établissements pour d’autres belles restitutions.

 

L’artiste Julien Beneyton au collège Paul Verlaine (12e)

28 Mar

Le collège Paul Verlaine © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Le collège Paul Verlaine © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Le jeudi 2 mars, l’artiste Julien Beneyton a rencontré deux classes de 4ème du collège Paul Verlaine (12e) qui travaillent autour de sa peinture La Discrète (2000), exposée dans l’établissement jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Julien Beneyton devant une reproduction de "La Diecrète" © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Julien Beneyton devant une reproduction de La Discrète © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Très curieux de rencontrer l’artiste, les élèves lui ont posé beaucoup de questions : « Est-ce que vous vouliez devenir peintre quand vous étiez petit ? », « Combien d’œuvres avez-vous réalisées ? », « Pourquoi avoir choisi de peindre ce tableau ? », « Combien coûte ce tableau ? », « Pourquoi peignez-vous des SDF ? », « Vous vous êtes jamais lassé de peindre ? », « Cela ne vous fait pas mal au cœur de vendre vos tableaux ? »…

Les élèves avaient préparé les questions en cours de français © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Les élèves avaient préparé les questions en cours de français © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

© Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

© Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Julien Beneyton a expliqué aux élèves que son engouement pour la peinture n’est venu que très tardivement, alors qu’il était étudiant en BTS. Il a ensuite consolidé sa pratique picturale à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris.

Peint au début de sa carrière, le tableau La Discrète représente une femme que l’artiste a, pendant deux ans, croisé tous les jours en rentrant chez lui. Cette dame polie et très timide, à qui il n’a jamais osé demander son nom, n’est un jour plus jamais revenue. L’artiste a alors décidé de lui rendre hommage en faisant son portrait de mémoire.

Julien Beneyton a ensuite présenté aux élèves une sélection de ses œuvres, peintes depuis 2000. Accordant de plus en plus d’importance aux détails, l’artiste met aujourd’hui plus de trois mois à peindre un grand format. Fortement inspiré par la culture Hip-Hop, il a peint différents rappeurs en France mais aussi à New York lors d’un séjour en 2006.

Julien Beneyton expliquant le portrait "El Puccino" peint en 2004 © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Julien Beneyton expliquant le portrait El Puccino peint en 2004 © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Se considérant comme témoin de son temps, l’artiste peint celles et ceux qu’il voit autour de lui (SDF sous un pont…). Effectuant un important travail de recherches documentaires, il prend d’abord des photographies de ce qu’il souhaite représenter, passe, dans la mesure du possible, du temps avec les personnes dont il veut faire le portrait, puis peint seul dans son atelier. S’intéressant à des sujets divers (Peintures sur la Mauritanie suite à un voyage en 2008, série sur le Maroc suite à un voyage en 2011, série sur les éleveurs limousins suite à une résidence en 2015…), l’artiste travaille actuellement à un projet autour du boxeur Jean-Marc Mormeck.

Julien expliquant son œuvre "Serge et Alban" de 2005 © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Julien Beneyton expliquant son œuvre Serge et Alban de 2005 © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Julien Beneyton devant une reproduction de son tableau "La petite pêche" peint après un voyage en Mauritanie © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Julien Beneyton devant une reproduction de son tableau La petite pêche peint après un voyage en Mauritanie © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Julien Beneyton expliquant son tableau Oujda peint en 2013 suite à un voyage au Maroc © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

Julien Beneyton expliquant son tableau Oujda peint en 2013 suite à un voyage au Maroc © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

M. Registo, professeur d'arts plastiques présentant aux élèves un portrait de petit format de Julien Beneyton © Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

M. Registo, professeur d’arts plastiques présentant aux élèves un portrait de petit format réalisé par Julien Beneyton © Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Cette rencontre a été très enrichissante pour les élèves de 4ème qui ont déjà réalisé, en arts plastiques, de nombreux travaux autour de l’œuvre avec leur professeur M. Registo. Avec leur professeure de français, Mme Robert, ils vont rédiger un recueil de nouvelles réalistes en imaginant l’histoire de « La Discrète ».

© Laurent Bourgogne - Mairie de Paris

© Laurent Bourgogne – Mairie de Paris

Pour en savoir plus sur l’artiste, consulter son site Internet.

Pour en savoir plus sur le collège, consulter le site Internet.