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Les restitutions dans les collèges

2 Août

Exposition au collège Paul Verlaine © Inès Seddiki - FMAC, Paris

Exposition au collège Paul Verlaine © Inès Seddiki – FMAC, Paris

 

Cette année, 8 œuvres d’artistes différents étaient exposées dans des collèges parisiens. L’occasion pour les collégiens de se familiariser avec l’art contemporain et avec des médiums variés (peinture, sculpture, vidéo, arts graphiques…). Au mois de juin, de nombreux collèges ont organisé les restitutions des travaux des élèves réalisés en lien avec l’œuvre exposée afin de montrer aux parents et aux autres élèves le travail accompli.

 

© Inès Seddiki - FMAC, Paris

© Inès Seddiki – FMAC, Paris

 

Jeudi 13 juin, lors de la journée Portes Ouvertes au collège Paul Verlaine (12e), une salle était dédiée à la présentation des travaux plastiques. Encadrés par l’enseignant M. Registo, les élèves de 3e ont travaillé sur l’œuvre Le Colosse d’Alicia Paz exposée dans la salle d’arts plastiques.Ces derniers ont abordé l’œuvre sous l’angle de la thématique de la parodie et du détournement. Ils ont reçu comme consigne de choisir une œuvre d’un artiste qu’ils apprécient et d’y incorporer un personnage ou un objet du monde de la publicité ou de la « culture pop ». Les élèves se sont ainsi amusés à détourner les images et à réaliser des œuvres toutes plus innovantes les unes que les autres.

 

Exposition au collège Paul Verlaine. Au fond : Le Colosse d'Alicia Paz © Inès Seddiki - FMAC, Paris

Exposition au collège Paul Verlaine. Au fond : Le Colosse d’Alicia Paz © Inès Seddiki – FMAC, Paris

 

Jeudi 20 juin, ce fut au tour du collège Pilâtre de Rozier (11e) de présenter les travaux réalisés par une classe de 4e autour de l’œuvre Guide (Platane) d’Eva Nielsen exposée au collège. Après avoir rencontré l’artiste, les élèves ont été invités, par leur professeur d’arts plastiques Dominique Rochet, à peindre un paysage de leur quotidien.

 

Invitation à l'exposition "Mon paysage" au collège Pilâtre de Rozier

Invitation à l’exposition « Mon paysage » au collège Pilâtre de Rozier

 

Exposition "Mon paysage" au collège Pilâtre de Rozier © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition « Mon paysage » au collège Pilâtre de Rozier © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Samedi 22 juin, à l’occasion de la journée Portes Ouvertes, le collège George Sand (13e) mettait à l’honneur dans la salle d’arts plastiques les productions des élèves réalisées avec leur professeur d’arts plastiques Barbara Porzer. En lien avec la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky, certaines classes de 3e, ont travaillé autour des traces et empreintes de leurs mains. Sur la thématique du « paysage intérieur », ils ont dessiné au crayon des paysages variés, traçant ainsi un parallèle avec le paysage généré par un logiciel à partir de l’empreinte de l’artiste dans Hisland. 

 

Exposition au collège George Sand. Projection de la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition au collège George Sand. Projection de la vidéo Hisland de Grégory Chatonsky © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Exposition au collège George Sand © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition au collège George Sand © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Mardi 25 juin, le hall du collège Mallarmé (17e) était investi par les travaux plastiques des élèves. Autour de l’huile sur toile Autoportrait de Chéri Samba, une classe de 4e a été invitée par leur professeure d’arts plastiques Mme Arucci à dessiner le tableau de mémoire. Avec la médiatrice culturelle Safia Loucif et leur professeure, les élèves d’Ulis ont réalisé un travail plastique et écrit autour du portrait. A la manière de Chéri Samba, ils ont pris en photos des marionnettes qu’ils ont créé avec l’association Le Pont volant sur la thématique du Petit Poucet, et ont écrit autour des portraits photographiques un texte biographique sur le personnage représenté.

 

Exposition des travaux des élèves Ulis au collège Mallarmé © Claire Boustani - FMAC, Paris

Exposition des travaux des élèves Ulis au collège Mallarmé © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Dessins des élèves du collège Mallarmé en souvenir du tableau de Chéri Samba © Claire Boustani - FMAC, Paris

Dessins des élèves du collège Mallarmé en souvenir du tableau de Chéri Samba © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le mois de juin a également été l’occasion pour le collège Edmond Michelet de continuer à explorer la sculpture Mwen Paré de Kenny Dunkan exposée au CDI. Avec la médiatrice culturelle Inès Seddiki et leur professeur Yann Valadon, les élèves d’ULIS ont créé en groupe un accessoire de mode à partir d’objets du quotidien, à l’instar de l’artiste.

 

Séance de médiation au collège Edmond Michelet : création d'un accessoire de mode avec des objets du quotidien © Claire Boustani - FMAC, Paris

Séance de médiation au collège Edmond Michelet : création d’un accessoire de mode avec des objets du quotidien © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Détournement d'une chaussure en lien avec l'oeuvre Mwen Paré de Kenny Dunkan © Claire Boustani - FMAC, Paris

Détournement d’une chaussure en lien avec l’oeuvre Mwen Paré de Kenny Dunkan © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures dans les collèges.

A voir aussi sur le site, le travail mené au collège Elsa Triolet et au collège Jacques Decour.

 

 

Duncan Wylie au collège Elsa Triolet (13e)

2 Août

Duncan Wylie présentant son travail aux collégiens © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

Duncan Wylie présentant son travail aux collégiens © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Le 6 juin, l’artiste Duncan Wylie est venu rencontrer trois classes du collège Elsa Triolet où son œuvre Slasher – Baobab est exposée. Avec beaucoup de pédagogie et une grande clarté, l’artiste zimbabwéen explique aux élèves, très à l’écoute, sa démarche et leur transmet sa passion pour la peinture. « La peinture est un voyage. Elle est comme une histoire, une idée qui t’amène quelque part ».

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Revenant sur la différence entre abstraction et figuration, Duncan Wylie explique qu’il travaille, pour toutes ses peintures, par couches successives, gardant toujours la trace de ce qui est en-dessous. Accordant beaucoup d’importance à la composition, l’artiste assemble pour chaque tableau plusieurs images prises par lui, ses proches, ou récupérés sur Internet ou dans des magazines. Il les colle manuellement ou à l’aide du logiciel Photoshop, puis peint l’image réalisée sur des toiles, souvent de grand format. Ses tableaux sont toujours des assemblages de plusieurs images et renvoient au monde actuel, submergé par les images, et à son instabilité. L’artiste explique d’ailleurs aux élèves qu’il est important pour lui de dialoguer par ses œuvres avec le monde. Par l’accumulation d’images, il souhaite également donner à ses tableaux la notion de temps.

Duncan Wylie montre aux élèves des reproductions de ses premiers tableaux, compositions complexes d’architectures et de constructions chaotiques en ruine. Depuis 2012, il introduit des figures humaines qui se confondent aux paysages urbains. Ces funambules et skaters font partie d’une série intitulée « Slasher ». Ce terme, inventé par une journaliste new-yorkaise, renvoie au « / »du clavier d’ordinateur et incarne une génération de trentenaires aux identités plurielles qui multiplient les métiers et les centres d’intérêt par goût mais aussi par nécessité économique. Slasher – Baobab représente un skater faisant le poirier, qui semble comme suspendu dans l’espace. Sa silhouette en équilibre se confond à la ville en arrière-plan. Elle s’intègre au fond du tableau par les différentes couches de glacis qui le composent. Ainsi, le corps du personnage est constitué des éléments qui l’entourent (bâtiments, bribes architecturales).

Soucieux de donner une image globale de son métier d’artiste, Duncan Wylie montre aux enfants des photos de son atelier, de ses pinceaux, de sa palette. A la question « Avez-vous mélangé plusieurs couleurs ? », l’artiste explique qu’il passe plus de temps à mélanger des couleurs sur sa palette qu’à peindre. Cependant, aujourd’hui sa technique a évolué, il mélange directement les couleurs sur la toile. Il utilise de la peinture à l’huile, plutôt que de l’acrylique, car elle présente plus de variétés de couleurs.

 

L'artiste découvrant les productions des élèves © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

L’artiste découvrant les productions des élèves © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Après sa présentation, l’artiste découvre, avec intérêt, les productions des collégiens réalisées autour de son travail. Les élèves ont travaillé la couleur et la superposition. Tous ces travaux ont été présentés lors de l’exposition « Palimpseste » le 11 juin au collège.

 

Les affiches de l'exposition réalisées par les élèves © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

Les affiches de l’exposition réalisées par les élèves © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

L'exposition "Palimpseste". A droite, Slasher - Baobab de Duncan Wylie © Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

L’exposition « Palimpseste ». A droite, Slasher – Baobab de Duncan Wylie © Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Triolet, Paris

 

© Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

© Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Trioler, Paris

 

© Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

© Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Trioler, Paris

 

Rodolphe Huguet à l’école Arago (13e)

29 Avr

 

Rodolphe Huguet présentant son travail aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Rodolphe Huguet présentant son travail aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 11 avril, Rodolphe Huguet est venu rencontrer les élèves de l’école élémentaire Arago (13e) où son œuvre Sans titre (caméra de surveillance) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’artiste a expliqué aux élèves que l’œuvre exposée dans leur école faisait partie d’une série de caméras en bronze réalisées à partir d’objets du quotidien (boîtes de biscuit, bouteilles, bâtons…). Il a créé cette série d’œuvres lors d’une résidence en Franche-Comté en 2005 dans un village où il y avait une fonderie de bronze. A cette époque, les villes commençaient à installer de nombreuses caméras de surveillance. Afin de moquer cet élan sécuritaire, l’artiste a eu l’idée de fabriquer des caméras avec des éléments du quotidien qui s’éloignent donc de l’univers de la caméra de surveillance. Il s’est aperçu qu’en plaçant un bâton et une boîte de biscuit ou tout autre récipient allongé en hauteur, cela faisait tout de suite penser à une caméra. A la fin de sa résidence, il a placé ses caméras dans les 13 villages alentours, des villages très peu peuplés et qui n’ont donc pas besoin de caméras de surveillance, dans des endroits totalement absurdes (à la sortie du village vers la forêt, au-dessus d’un isoloir…)

 

Travaux en cours autour de la thématique de la surveillance, en lien avec l’œuvre de Rodolphe Huguet © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux en cours autour de la thématique de la surveillance, en lien avec l’œuvre de Rodolphe Huguet © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les élèves ont présenté à l’artiste leurs caméras réalisées à partir de matériaux recyclés. Tous les travaux des élèves effectués avec leurs professeurs et la médiatrice culturelle Mélina Martin seront exposés dans l’école le 21 juin.

 

Présentation des travcaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travcaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les caméras et appareils photos réalisés par les élèves à partir de matériaux recyclés © Claire Boustani - FMAC, Paris

Les caméras et appareils photos réalisés par les élèves à partir de matériaux recyclés © Claire Boustani – FMAC, Paris

L’artiste Charlotte Beaudry au collège Elsa Triolet (13e)

24 Jan

Charlotte Beaudry devant les élèves. En arrière plan, une reproduction de son oeuvre Sac de fille (bleu) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Charlotte Beaudry devant les élèves. En arrière plan, une reproduction de son œuvre Sac de fille (bleu) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le jeudi 11 janvier, l’artiste Charlotte Beaudry a rencontré une classe de 3e du collège Elsa Triolet (13e) où son œuvre Sac de fille (bleu) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Une autre œuvre de la même série © Claire Boustani - FMAC, Paris

Une autre œuvre de la même série © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Curieux et intéressés, les élèves ont découvert en profondeur le travail de l’artiste.
Sac de fille (bleu) s’intègre dans une série d’œuvres autour de la séduction et de la féminité. Le point de départ de ce projet est une scène du film Masculin, féminin de Jean-Luc Godard dans laquelle le personnage principal, Paul, pose des questions à « Mademoiselle 19 ans ». Charlotte Beaudry a demandé à un acteur de poser ces mêmes questions à des jeunes femmes de 19 ans. S’en est suivie une série de portraits de ces jeunes femmes et notamment de leur sac. Les peintures sont de grands formats et présentent une vue en plongée sur les sacs à main, ce qui donne envie de connaître le contenu en  glissant la main. Cette ouverture sur l’intimité fait appel à l’imaginaire.

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’artiste a montré aux élèves d’autres œuvres de cette série et d’autres séries, qui interrogent toutes l’échelle, les limites de la forme et de l’image, le mouvement, la texture même de la peinture. Elle travaille toujours de la même manière : elle projette d’abord une photographie sur une toile, qu’elle enlève ensuite afin d’être libre par rapport à l’image. A la question « est-ce que dans vos peintures, vous ajoutez des choses qui ne sont pas dans les photos ? », l’artiste répond qu’en effet elle ajoute ou enlève des éléments. Elle souhaite se libérer de l’image photographique pour que celle-ci se transforme en autre chose, pour ne pas être dans une simple représentation de l’image. « Et combien de temps mettez-vous à peindre une œuvre ? » questionne une élève. L’artiste répond qu’elle ne se consacre pas plus de 2 jours à une même peinture afin de garder une certaine spontanéité.
Beaucoup d’autres questions autour de l’inspiration suivent ensuite. « Est-ce que cela vous est déjà arrivé de marcher dans la rue et d’avoir une idée ? » demande par exemple un élève. « Oui souvent » répond l’artiste. L’idée d’une peinture lui est par exemple venue après avoir observé de dos une jeune fille marchant dans la rue, des écouteurs aux oreilles.

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Suite à cette rencontre très enrichissante, les élèves vont travailler autour de l’œuvre, notamment avec leur professeure d’arts plastiques, Madame Sabatier.

Le FMAC à l’école 2017-2018, c’est parti !

5 Oct

 

Localisation des établissements scolaires participant au programme

Localisation des établissements scolaires participant au programme

 

Pour cette huitième édition, le FMAC s’installe de nouveau dans 30 établissements scolaires : 1 crèche, 4 écoles maternelles, 11 écoles élémentaires, 9 collèges, 1 centre d’accueil pour les collégiens présentant des signes de fragilité scolaire, 2 lycées professionnels et 1 centre scolaire en hôpital de 12 arrondissements différents.

4 nouveaux établissements intègrent le programme : l’école maternelle 15 rue de Tanger (19e), l’école élémentaire 38 rue de Tourtille (20e), le collège Pilatre-de-Rozier (11e) et le lycée Maximilien Vox (6e).

Rendez-vous en novembre pour l’installation des œuvres dans les écoles.