Paris.fr
Accueil
Archive | 18e, école élémentaire, 5 rue Pierre Budin RSS feed for this section

18e, médiation autour d’une œuvre de Florence Doléac à l’école élémentaire 5 rue Pierre Budin

6 Août

Directeur : Pierre Perrin
Médiatrices culturelles : Violaine Oslé et Alizée Vigot, étudiantes en master « Médiation : art contemporain et public » à l’université Paris 8

Les élèves de l’école Pierre Budin accueillent « Passages » (2002) de Florence Doléac. Cette œuvre représente une porte découpée dans une porte, découpée dans une porte, etc., de la plus petite à la plus grande, évoquant une multitude de passages probables, dont celui d’une porte normale. Le passager est invité à ouvrir la porte qui lui convient et à entrer ainsi dans un monde imaginaire.

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Les élèves ont bénéficié d’activités de médiation ; les médiatrices s’expriment sur leur travail :
« Nous intervenons auprès d’élèves d’une classe CLIN (Classe d’Initiation pour Non-francophones), âgés de 6 à 11 ans. Ils viennent de pays très différents.
Notre but est de fabriquer un passage jusqu’à leur pays. Nous avons proposé un projet, intitulé « Passages », visant à faire ouvrir aux élèves les portes de leurs propres souvenirs. Nous avons découvert ensemble la grande mixité qui règne dans la classe et chacun a appris des autres à travers son passé.

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Les enfants ont amené une boîte à chaussures et un objet évoquant leur pays d’origine. Certains ont même ramené des photos. Ils ont peint la boîte en blanc, ont collé du papier bleu sur le couvercle et l’ont découpé pour représenter la porte de Florence Doléac.
Chaque élève a raconté un souvenir en le dessinant sur un papier libre, puis l’a réalisé en trois dimensions dans la boîte. Toutes sortes de matériaux ont été utilisés : de l’argile, des papiers de couleur, des plumes, du raphia, du carton ; et toutes sortes de techniques : le modelage, le pliage, le collage… Les boîtes sont ainsi devenues une fenêtre, un passage vers le pays d’origine des enfants.
Nous avons accompagné ce travail de plusieurs séances assez générales portant sur l’art contemporain de 1960 à nos jours, les artistes, la sculpture, la peinture et le ready-made. »

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Voir l’oeuvre de Florence Doléac

18e, oeuvre de A Constructed World à l’école élémentaire, 5 rue Pierre Budin

28 Fév

Classes : visite à toutes les classes, CP/CE1 et CM2 en atelier
Directeur : Pierre Perrin
Instituteur : Guillaume Martinet
PVP : Cécile Foret Palliser

« Quand l’art pose question », tel est le titre de l’exposition présentée par les élèves de l’école Pierre Budin

Un ancien appartement de fonction est transformé en salle d’exposition et plongé dans le noir. À l’entrée, des lampes de poche sont distribuées aux parents et aux enfants. Dans l’intimité de cette mise en scène, l’installation « Athéisme mat » (2008) du collectif A Constructed World – dix tapis en plastique tressé – interroge les visiteurs. Ces derniers se déchaussent afin de marcher ou de s’étendre sur les tapis. Sur chacun d’eux, est tissé mot le « athéisme » parmi des formes géométriques, une référence au tapis de prière sur lequel les musulmans pratiquants se prosternent au cours de leurs prières quotidiennes. Ainsi, le doute et l’incertitude se créent sur le statut de l’œuvre et de nos croyances.

Les élèves de CM2 ont réalisé un travail autour de la désacralisation d’une œuvre d’art. À coté de reproductions d’œuvres sujettes à polémique, comme « L’Autoportrait de l’artiste en état de crise profond » (2008) de Martin Kippenberger ou le « Piss Christ » (1987) de Andres Serrano, sont présentés les travaux des élèves de toute l’école, parmi lesquels des tissages en papier inspirés directement des tapis d’« Athéisme mat »  réalisés par les CE2. Ce fut l’occasion pour les enfants d’aborder des sujets comme la place de la religion, la tolérance et la définition de la laïcité.