Paris.fr
Accueil
Archive | ALLORA Jennifer & CALZADILLLA Guillermo RSS feed for this section

18e, médiation autour de l’oeuvre de Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla à la maternelle des Amiraux, 19 rue des Amiraux

11 Juin

Directrice : Anne-Marie Ly Cuong
Professeur des écoles : Claire Bourel
Médiatrices : Marine Lestrade et Loan N’Guyen, étudiantes de l’université Paris 8

Comment obtenir des traces, les prélever, les conserver ? Pourquoi les collectionner ? En quoi une trace peut-elle faire sens dans une production d’art visuel ? Autant de questionnements pour les enfants qui ont trouvé des réponses dans les ateliers de peinture, modelage, gravure et photographie mis en place par les deux médiatrices culturelles et inspirés par l’œuvre de Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla, Land Mark (Foot prints) (2001-2005).

Après le sable et l’argile, les enfants ont expérimenté la peinture et la craie grasse comme moyen de saisir l’empreinte de leurs mains. Avant de commencer, les médiatrices ont présenté aux enfants les peintures rupestres et les empreintes laissées sur les parois des grottes des cavernes au temps des hommes préhistoriques. Les élèves ont découvert aussi les anthropométries d’Yves Klein réalisées dans les années 60.

 

Atelier de peinture et de craies grasses à la maternelle des Amiraux. © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.

 

18e , les élèves de la maternelle Les Amiraux au musée des Arts décoratifs

16 Avr

Directrice : Anne-Marie Ly-Cuong
Classes : Petite et Grande sections de maternelle
Institutrice : Juliette Blestel
Médiatrices culturelles : Loan N’Guyen et Marine Lestrade

Accueillis par une médiatrice culturelle au musée des Arts décoratifs, les 19 élèves de petite et de grande section de la classe de maternelle de Juliette Blestel ont visité la galerie dédiée aux œuvres de l’artiste Jean Dubuffet. En écho à l’œuvre du FMAC accueillie dans l’école – Land mark (Footprints) (2002) de Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla – cette visite est axée sur la notion de trace et d’empreinte.

La séance commence par la découverte du tableau intitulé Coursegoules (1956).
Les enfants sont invités à dire ce qu’ils voient :
« – On dirait des cailloux.
– Je vois des fleurs, des arbres et un arrosoir. Peut-être une jambe, un tronc d’arbre et des feuilles.
– Alors tout ça, c’est quoi ?
– Un jardin !
– C’est quand on est en vacances !
– On dirait un puzzle. »

La médiatrice explique que c’est une très bonne remarque, car Jean Dubuffet a peint plusieurs morceaux de toiles puis il les a découpés avant de les assembler dans une composition inédite pour créer ce tableau.


Les élèves de la maternelle Les Amiraux au musée des Arts décoratifs.

Puis les enfants se tournent vers d’autres oeuvres :

Ramasse mousse
(1960) est en pierre de la montagne. L’histoire raconte que Jean Dubuffet a trébuché un jour sur une pierre et s’est mis à l’observer.

Bouche coup de sabre (1959) est en papier mâché teinté de sépia noirâtre.

Figure de haute pêche (1960) est en liège aggloméré.
« – On dirait qu’elle nous regarde mais… il lui manque un nez !
– Pourquoi il y a un socle ?
– Pour la présenter et pour qu’elle tienne debout. »

Le cheval cochon (1960) est une sculpture en bois flotté, c’est-à-dire du bois travaillé et déformé par un long séjour dans la mer, on peut en trouver sur la plage. En observant la forme du bois flotté, Jean Dubuffet pense à un cheval et à un cochon. Il a assemblé les deux morceaux pour créer sa sculpture.

Texturologie XLVI aux clartés ocrées (1958) est une huile sur toile.

« – Mais il n’y a rien du tout !
– C’est du sable, de la boue, des petits cailloux et des petits points.
– Il a colorié ?
– Non.
– Etalé ?
– Non.
– Ah ! Je sais : il a aspergé, il a lancé la peinture. Il y a des taches de noir et de beige mais les couleurs ne se mélangent pas. »

Le  Langages des caves X (1958) est une autre  huile sur toile.

La médiatrice demande : « A votre avis qu’est-ce que cela peut bien représenter ? »

« – C’est encore de la boue ?
– Non c’est de la peinture.
– On pourrait être dans un trou, c’est très sombre.
– Moi j’ai une cave, c’est pour ranger les choses qu’on nous a donné mais qu’on veut garder pour plus tard.
– On dirait le désert de la boue. »

Les enfants s’installent ensuite pour l’atelier d’empreinte.





 

A la façon du tableau Coursegoules, les enfants créent un tableau composite. D’abord, ils prennent les empreintes de différents matériaux (grillage, cuir, écorce, coquillage, dentelle…) en appliquant de la craie grasse sur des feuilles de papier kraft. Ils déchirent ensuite leurs empreintes en créant des formes abstraites et aléatoires. Enfin, ils assemblent les morceaux afin de créer de nouvelles formes. Comme Dubuffet, chaque élève donne un titre amusant à son nouveau tableau.

Photographies : © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris

Voir l’oeuvre de Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla