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L’artiste Malala Andrialavidrazana à l’école élémentaire Saint-Lambert (15e)

3 Fév

Malala Andrialavidrazana à l'école Saint-Lambert (15e) devant une reproduction de son œuvre © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Paris Collections

Malala Andrialavidrazana à l’école Saint-Lambert (15e) devant une reproduction de son œuvre © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Le lundi 20 janvier, les yeux et les oreilles grands ouverts, les élèves de l’école Saint-Lambert (15e) sont ravis de rencontrer l’artiste Malala Andrialavidrazana, venue leur présenter son oeuvre Figures 1876, Planisphère Élémentaire exposée actuellement dans leur établissement.

Avec minutie et pédagogie, l’artiste, d’origine malgache, leur explique que l’œuvre est un assemblage de plusieurs documents d’archives : planisphère, billets de banque, timbre, qu’elle leur présente un par un. Cette rencontre improbable entre plusieurs images suscite des questionnements sur notre monde, la relation au pouvoir et l’idée de progrès. Elle a pour vocation de casser les préjugés. Les usines représentées sur la partie supérieure de l’œuvre, que l’artiste a repris de plusieurs billets, incarnent solidité et progrès, mais sont en fait moins résistantes que la ville de Sanaa au Yemen, patrimoine mondiale de l’UNESCO, représentée en arrière-plan de l’œuvre. A la question d’un élève de CM2 « Pourquoi les tigres sont présentés à côté des poissons ? », l’artiste explique que le poisson était à l’origine sur un timbre du Maroc produit pour une campagne contre la faim. Mais par le rapprochement de ce timbre avec les tigres du Bengal, à l’origine sur un billet de banque du Népal, Malala souligne que les tigres aussi souffrent de la famine, et sont menacés par l’avancée des villes.

 

Présentation des images qui constituent son œuvre © Claire Boustani - Fonds d'art contemporain - Paris Collections

Présentation des images qui constituent son œuvre © Claire Boustani – Fonds d’art contemporain – Paris Collections

 

Très curieux sur son métier d’artiste, les élèves lui posent beaucoup de questions sur ce qui lui a donné envie de faire ce métier, sur le nombre d’œuvres qu’elle a créé, et sur le temps qu’elle a passé pour réaliser l’œuvre exposée dans leur école. Ravie de toutes ces questions, Malala explique qu’elle est devenue artiste naturellement, après avoir débuté sa carrière comme architecte. Faisant ce métier depuis 20 ans, elle ne peut estimer le nombre d’œuvres qu’elle a réalisé ni le temps passé sur l’œuvre exposée, temps très long dû au minutieux travail de recherche préalable.

Suite à cette rencontre, tous les élèves vont travailler autour de l’œuvre avec leurs professeurs et réaliser des productions plastiques, qui seront exposées à la fin de l’année scolaire.