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L’expérience de Marie, médiatrice au collège Max Dormoy, 18e

29 Juil

Samuel Rousseau, "Sans titre (bulle)", 2001 © Samuel Rousseau / Galerie Guy Bärtschi, Genève.

Samuel Rousseau, Sans titre (bulle), 2001 © Samuel Rousseau / Galerie Guy Bärtschi, Genève.

 

Accrochée dans le hall d’entrée du collège Max Dormoy, l’œuvre de Samuel Rousseau, Sans titre (bulle), est une sculpture composée de bidons d’eau, de jambes et de bras d’un mannequin.

À partir de l’œuvre, nous avons créé un atelier plastique destiné aux élèves des classes de 5ème, de 4ème et de 3ème. L’objectif est de faire comprendre aux élèves qu’une sculpture n’est pas forcement réalisée à partir de matériaux nobles.

Nous avons dans un premier temps présenté l’artiste et l’œuvre en la rapprochant du ready-made. En prenant pour exemple la Fontaine de Marcel Duchamp et l’anecdote du salon des indépendants de 1917, nous avons réfléchi à la notion d’œuvre d’art et à ce qui la compose. Nous avons également abordé le thème de la pollution que l’artiste évoque dans son œuvre. Nous avons présenté aux élèves différents exemples d’œuvres d’art faites à partir de déchets, notamment le projet réalisé par Vik Muniz retranscrit dans un film intitulé Waste Land, dans lequel l’artiste s’immerge dans une décharge publique pour créer des reproductions d’œuvres d’art avec les déchets.

Avec l’aide de Rodolphe Rino, le professeur d’art plastique, nous avons demandé aux élèves d’observer le travail de Samuel Rousseau et de le redessiner, dans une volonté d’appropriation de l’œuvre. Par la suite, nous leur avons proposé, durant 3 séances d’une heure, de créer une œuvre végétale à partir de déchets qu’eux-mêmes devaient apporter. Se prêtant au jeu, les élèves ont ramené des cartons et des emballages plastiques pour créer un végétal : une fleur, un arbre, etc.

© Marie Bonhomme - FMAC, Paris

© Marie Bonhomme – FMAC, Paris

© Marie Bonhomme - FMAC, Paris

© Marie Bonhomme – FMAC, Paris

© Marie Bonhomme, FMAC, Paris

© Marie Bonhomme, FMAC, Paris

 

Le 9 avril, l’artiste est venu expliquer aux élèves sa démarche artistique, son parcours, et répondre aux questions. Samuel Rousseau a montré ses précédents travaux en soulignant la pluralité des médiums et des thèmes qu’un artiste peut développer au cours de sa carrière. À l’issu des séances de créations, les élèves ont présenté leurs travaux de groupes, et montré à leur classe comment ils se sont réappropriés les déchets pour créer une œuvre d’art.

Un article de Marie Bonhomme, médiatrice au collège Max Dormoy

Intervention de l’artiste Samuel Rousseau au collège Marx Dormoy, 18°

3 Juin

En complément des séances de travail autour de l’œuvre Sans titre (bulle) de Samuel Rousseau, les collégiens ont eu la grande chance d’accueillir jeudi 9 avril 2015, l’artiste venu spécialement présenter son travail pour eux.

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Samuel Rousseau © Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Bonjour je m’appelle Samuel Rousseau, je suis artiste-plasticien et je fais de l’art depuis que je suis au collège, dans les marges de mes cahiers. J’ai 44 ans. J’ai débuté avec un CAP de menuiserie et puis un jour je me suis dit que ce travail-là n’allait pas me satisfaire entièrement. J’ai donc poursuivi avec un diplôme des Beaux-arts à Grenoble.        

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© Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Pour moi, artiste est le plus beau métier du monde. On rencontre le public et on a un retour direct sur son travail mais c’est un métier très difficile car il est économiquement lié à la vente des œuvres. Et le problème c’est qu’on ne vend pas toujours. Beaucoup d’artistes, en parallèle, ont un autre métier comme professeur mais moi je n’enseigne pas.

Après les Beaux-arts, j’ai ouvert un squat de 1600m2 d’artiste où j’y ai vécu 8 ans. Ce n’est qu’après 6 ans de galère que j’ai vendu ma première œuvre. Je pense être un artiste de la marge. Mon art est directement lié à ma vie, ma place dans le monde, l’observation direct de notre environnement, le déplacement, le foisonnement d’écrans, de vidéos…

Le début de ma pratique se situe dans les interrogations liées à ma place dans le monde : Comment se situe-t-on dans un monde entièrement normé ?

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« P’tit bonhomme » de Samuel Rousseau © Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

Sont nées de ces questions l’idée de « P’tit Bonhomme » en 1996, vidéo où on me voit rétréci et essayant en vain de monter une marche d’escalier bien trop grande pour moi. Cette vidéo représente la métaphore de la condition humaine : la vie est un escalier et le petit bonhomme essaye d’escalader les marches de la vie. Cette œuvre fait aussi référence au mythe de Sisyphe et sa quête éternelle du recommencement. Et aussi à Alice au pays des merveilles qui devient toute petite.

Ensuite, j’ai créé « Géant » pour les Nuits Blanches en 2003. Il s’agit d’un géant vidéo projeté à l’intérieur de l’actuel bâtiment de la Gaîté Lyrique. Il est nu et est à l’étroit dans ce bâtiment où il y est enfermé. Je suis un observateur et je suis inspiré par ce qui est autour de moi. J’ai l’impression que nos villes sont formatées et je me suis amusé à casser ces normes avec par exemple un personnage bien trop grand.

« Materna prima » de Samuel Rousseau © Loan N’Guyen – FMAC, Paris.

 

J’essaye à travers la vidéo de transformer le regard : je suis un plasticien qui tend au sens. La vidéo me permet beaucoup de chose. Par exemple, Je réfléchis la vidéo comme un matériau où le spectateur peut rentrer dedans.

En 2005, j’ai créé « Materna prima » en associant le ventre d’une femme et la terre vu du ciel. On voit la terre qui a des déformations comme si elle avait un bébé dans son ventre.

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 » Sans titre (bulle) » © Galerie Guy Bartchi, Samuel Rousseau

Le thème de l’enferment est souvent revenu dans mes travaux, ainsi Sans titre (bulle) est un plongeur enfermé par des bouteilles d’eau récoltées en Espagne lors d’une résidence. Un artiste est un être sensible, un observateur du monde. Parfois, il nous arrive de voir le futur car aujourd’hui il existe des amas de plastiques formés par les déchets rejetés par l’homme et qui forme des sortes de continents à la dérive. J’ai créé le plongeur et sa bulle bien avant que cela ne se produise.

Après une présentation complète de son travail, la séance s’est poursuivie par une longue liste de questions qui ont révélé l’intérêt des collégiens.

Lien vers la fiche de l’oeuvre

Lien vers le site de l’artiste

Lien vers le site du collège Marx Dormoy

Atelier recyclage au collège Marx Dormoy, 18e

21 Mai

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

L’œuvre Sans titre (bulle), 2001 de Samuel Rousseau, accrochée à l’entrée du collège Marx Dormoy permet de sensibiliser les collégiens à la pratique du recyclage à travers des activités d’arts plastiques.

« Sans titre (bulle) » de Samuel Rousseau © Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

Sans titre (bulle) est composée de 72 bidons d’eau récupérés par l’artiste lors d’une résidence en Espagne près d’une plage apparemment idyllique bordée d’usines pétrochimiques que fuient tous les autochtones, surnommée « Tchernobyl Playa ». De nombreux bidons lui ont donné l’idée de parler des effets de la pollution sur l’homme et sur la mer.

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

Jeudi 26 avril 2015, les deux médiatrices Florence et Marie, étudiantes en médiation culturelle à l’Université Paris 8, interviennent en cours d’arts plastiques pour proposer des activités autour du recyclage.

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

 

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© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

En prévision de cet atelier, les collégiens ont rapporté toutes sortes d’emballages. Le sujet leur a été dévoilé le jour même : « Faire un végétal en volume avec des rebuts ».

© Loan N’Guyen-FMAC, Paris.

Ce projet de sculpture se poursuivra sur trois prochaines séances d’une heure regroupant plusieurs classes.

Affaire à suivre…

Lien vers la fiche de l’œuvre

Lien vers le site de l’artiste

Lien vers le site du collège

Les coulisses de l’installation des œuvres 2014-2015

9 Avr

CARTE DE L’EXPOSITION « FMAC À L’ÉCOLE » ÉDITION 2014 – 2015

carte fmac à l'école

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1 : Omar Ba > Ecole élémentaire, 65 rue Damrémont, Paris 18e.

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2 : Aram Bartholl > Ecole élémentaire, 10 rue Henri Noguères, Paris 18e.

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3 : Grégory Chatonsky > Collège Françoise Dolto, 354 rue des Pyrénées, Paris 20e.

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4 : Christine Coenon > Lycée professionnel Suzanne Valadon, 7 rue Ferdinand Flocon, Paris 18e.

Capture puce google map5 : franckDavid  > Ecole maternelle, 23 rue Boulard, Paris 14e.

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6 : Philippe Dereux > Ecole maternelle, 41 rue de Tanger, Paris 19e.

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7 : Nick Devereux > Ecole maternelle, 19 rue de Amiraux,  Paris 18e.

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8 : Florence Doléac > Ecole élémentaire, 3 rue Maurice Genevoix, Paris 18e.

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9 : Florence Doléac > Ecole maternelle, 28-30 rue d’Aubervilliers, Paris 19e.

Capture puce google map10 : Tatjana Doll > Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Dr Netter, Paris 12e.

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11 : Richard Fauguet > Ecole élémentaire, 142 rue des Poissonniers, Paris 18e .

Capture puce google map12 :  Jakob Gautel >Hôpital Robert Debré, 48 bd Sérurier, Paris 19e.

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13 : Chourouk  Hriech >Lycée professionnel Camille Jénatzy, 6 rue Charles Hermite, Paris 18e.

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14 :  Christoph Keller > Collège André Citroën, 208 rue St-Charles, Paris 15e.

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15 : Lang et Baumann > Centre Patay, 14 rue Jean Colly, Paris 13e.

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16 :  Taro Izumi  > Hôpital Necker, 149 rue de Sèvres, Paris 19e.

Capture puce google map17 : Konrad Loder > Ecole maternelle, 15 rue Antoine Chantin, Paris 14e.

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18 : Anita Molinero > Ecole élémentaire, 4 rue Keller, Paris 11e.

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19 : Samuel Rousseau > Collège Marx Dormoy, 55 rue Marx Dormoy, Paris 18e.

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20 : Kristina Solomoukha > Ecole élémentaire, 188 rue d’Alésia, Paris 14e.

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21 : Pascal Marthine Tayou > Lycée Corbon, 5 rue Corbon, Paris 15e.

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22 : Wirths > Ecole élémentaire, 24 rue St Sébastien, Paris 11e.

Les œuvres du FMAC à l’école sont installées jusqu’à fin juin 2015, ne tardez pas à aller les voir !

19e, oeuvre de Samuel Rousseau au Collège Georges Meliès, 45 rue de Tanger

30 Nov

Classe de 3e
Principal : Patrick Hautin
Professeur d’arts plastiques : Stéphane Sebal 
Médiatrices : Sarah Michel et Loan Nguyen

 

 

Interpellés par l’œuvre suspendue dans l’entrée du collège, les élèves ont fait part de leurs premières  impressions, en particulier le sentiment d’étouffer. Ils se sont questionnés sur la présence des nombreux bidons en plastique, leur utilité. La portée écologique de la sculpture leur a permis de comprendre le sens de l’œuvre souhaité par l’artiste. Un échange s’est poursuivi sur le rôle de l’art, le statut de l’objet et l’esthétique traditionnelle du beau, dépassée ici par l’utilisation de matériaux ordinaires et la production de sens.

Après une présentation du parcours et des différentes réalisations de Samuel Rousseau, les élèves ont dégagé les grandes tendances de son travail : l’utilisation de la vidéo et d’objets de la vie quotidienne, des jeux d’échelles et d’optiques, un ton entre humour et poésie. Lors d’une séance de questions, ils ont montré leur intérêt pour la carrière de Samuel Rousseau (pourquoi a-t-il souhaité être artiste, où peut-on voir ses expositions ?), le coût de Sans titre (bulle) et, d’une manière générale, la perception et l’interprétation des œuvres, le marché de l’art, les collections publiques, les musées et galeries.

 

Photographie © Christophe Noël, FMAC/ ville de Paris.