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L’artiste Florence Doléac à l’école élémentaire Tlemcen

29 Mar

Florence Doléac présentant son oeuvre Passages aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Florence Doléac présentant son œuvre Passages aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Le vendredi 23 mars, Florence Doléac est venue rencontrer une classe de CM2 et une classe de CE1 de l’école élémentaire Tlemcen, où son œuvre Passages est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« Cette porte vous parait-elle normale ? » demande -t-elle d’abord aux enfants. « Non » répondent-ils en cœur, soulignant qu’une porte normale n’est pas percée par deux autres petites portes. « Et pourquoi 3 portes selon vous ? » demande l’artiste. « La petite porte est pour les petits, la moyenne pour les moyens, et la grande pour les grands » répond un élève. « C’est pour les animaux » déclare un autre enfant.

Florence Doléac explique qu’après des études de Design industriel, elle a souhaité se détacher du Design de production pour créer des objets qui sortent de l’ordinaire. « J’ai des idées bizarres et je veux faire des choses bizarres » déclare-t-elle aux enfants amusés. Les 3 portes de Passages ont donc pour objectif de stimuler l’imaginaire de la personne qui les regarde. L’artiste aime également l’idée qu’on ne sait jamais ce qu’il y a derrière une porte fermée. En créant des portes multiples, elle joue sur ce moment, un peu stressant, de l’ouverture de la porte et de la découverte de ce qui se trouve derrière.

 

A dada © Claire Boustani - FMAC, Paris.

A dada © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

L’artiste montre ensuite aux élèves d’autres de ses objets « bizarres ». « Pour éviter d’être dans le mécanique, dans le banal, j’aime faire des blagues avec les objets » explique-t-elle aux enfants. Ainsi leur montre-t-elle, entre autres, A dada, assise composée de boules gonflables et de filets de pêche, Le saloon vert, boules de billard en forme de pouf, En garde qui incite les visiteurs à faire une bataille de polochons, ou encore sa Chaise, mise à nue, qui a déjà été exposée à l’école il y a 2 ans.

 

Le saloon vert © Claire Boustani - FMAC, Paris.

Le saloon vert © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

En garde © Claire Boustani - FMAC, Paris.

En garde © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Éternelle rêveuse, Florence Doléac évoque son dernier projet qui l’occupera jusqu’à la fin de sa vie : créer une colonie internationale de rêveurs, invitant les personnes à créer leur lit dans les arbres, à y dormir, puis à raconter leur rêve via l’application « Maxidreams ». Ce projet sera accompagné par des scientifiques et des psychanalystes.

 

La chambre des rêves © Claire Boustani - FMAC, Paris.

La chambre des rêves © Claire Boustani – FMAC, Paris.

 

Ravis de cette rencontre, les élèves présenteront à la fin de l’année leurs travaux réalisés autour de l’œuvre avec leur professeure d’arts plastiques Susana Machado.

Les 6e du collège Yvonne-le-Tac à l’école élémentaire Houdon (18e)

21 Fév

Accueil et présentation de la photographie de Florisa (visible en arrière plan) © Claire Boustani - FMAC, Paris

Accueil et présentation de la photographie de Florisa (visible en arrière plan) © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les 12 et 15 janvier, les CM2 de l’école Houdon (18e) ont accueilli 2 classes de 6e du collège Yvonne-le-Tac (18e).

Après une présentation de la photographie L’escalier du 56 rue Myrha du duo d’artistes Florisa exposée dans leur école, les élèves ont demandé aux collégiens de choisir chacun un mot qui qualifierait au mieux l’œuvre. « Pauvre », « sombre », « miteux », « triste » mais aussi « souriant » sont les mots qui sont le plus souvent apparus.

Sélection des mots © Jean-Marc David - Collège Yvonne-le-Tac, Paris

Sélection des mots © Jean-Marc David – Collège Yvonne-le-Tac, Paris

 

Découverte des mots choisis par les élèves de 6e pour décrire la photo © Claire Boustani - FMAC, Paris

Découverte des mots choisis par les élèves de 6e pour décrire la photo © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les écoliers ont ensuite présenté les travaux qu’ils ont commencé à réaliser autour de l’œuvre : création d’une île imaginaire, travail sur la perspective, sur la photographie et notamment sur le cadrage (réalisation d’un portrait en utilisant 5 cadrages imposés, faire un portrait à travers le reflet d’un miroir, faire le portrait d’un camarade avec dans le cadre un morceau du corps du photographe…)

Présentation des travaux © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travaux © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Jean-Marc David - Collège Yvonne-le-Tac, Paris

© Jean-Marc David – Collège Yvonne-le-Tac, Paris

 

En lien avec la photographie, les 2 classes de CM2 effectuent également, tout au long de l’année, un travail sur les préjugés, les apparences et le racisme. L’occasion de visiter 3 institutions culturelles parisiennes : le Musée de l’Homme, le Mémorial de la Shoah et le Musée national de l’histoire de l’immigration.

Frise chronologique de l'histoire de la photographie © Claire Boustani - FMAC, Paris

Frise chronologique de l’histoire de la photographie © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Au mois d’avril, ce sera au tour des 6e d’accueillir les CM2 au collège pour leur présenter la photographie Priest de Nicolas Dhervillers, exposée au CDI.

L’artiste Jochen Gerner au lycée Maximilien-Vox (6e)

14 Fév

 

Jochen Gerner présentant son travail aux lycéens © Paul Lompech - FMAC, Paris

Jochen Gerner présentant son travail aux lycéens © Paul Lompech – FMAC, Paris

 

Le jeudi 8 février, l’artiste Jochen Gerner est venu rencontrer les élèves du lycée Maximilien-Vox où son œuvre Home n°1 – Living room est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Cette œuvre fait partie d’une série de douze tableaux qui détournent le catalogue Ikea. L’artiste colle dans un même cadre des pages du catalogue. Il recouvre les meubles d’une peinture acrylique ne laissant apparaître que les murs et le sol. L’objet commercial est transformé en une image graphique, géométrique. En utilisant une tonalité froide (le gris), l’artiste joue sur la transparence et la matière.

 

© Paul Lompech - FMAC, Paris

© Paul Lompech – FMAC, Paris

 

Jochen Gerner aime détourner, principalement par le recouvrement, des ouvrages et notamment des bandes dessinées célèbres : Tintin en Amérique, les albums de Martine, de Lucky Luke… Questionnant les codes visuels, il met en œuvre une critique du langage et de l’image. Intéressé par la multiplicité des supports, il dessine également sur des pages de journaux, du papier peint, des manuels scolaires, des pages de catalogue, des cartes postales, des affiches de film, des images d’Épinal…

 

Recouvrement d'une carte postale © Claire Boustani - FMAC, Paris

Recouvrement d’une carte postale © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Membre de l’Oubapo, l’artiste s’interroge sur ce qu’est la bande-dessinée. Il s’impose des contraintes et trouve ainsi des solutions pour avancer graphiquement avec un modèle existant.
Chaque semaine, depuis 2014, Jochen Gerner explique en bande dessinée dans le journal le 1 différentes notions qui permettent de mieux comprendre l’histoire, la science, l’économie, la politique, l’actualité…  Ces dessins ont fait l’objet d’une publication : Repères, 2000 dessins pour comprendre le monde.

 

Recouvrement d'une page de catalogue de la Samaritaine. Les chapeaux recouverts sont transformés en casques de guerre ou rappellent des personnages fictifs célèbres comme Dark Vador © Claire Boustani - FMAC, Paris

Recouvrement d’une page de catalogue de la Samaritaine. Les chapeaux recouverts sont transformés en casques de guerre ou rappellent des personnages fictifs célèbres comme Dark Vador © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Après une présentation riche et complète de son travail et de sa démarche, Jochen Gerner a pu découvrir avec grand intérêt les travaux réalisés par les élèves (classe de Terminale bac pro, classe de 2nde pro, 1ère STD2A…) autour de son œuvre. Les lycéens ont notamment travaillé sur l’appropriation de l’objet imprimé, la simplification des formes et la construction d’une couleur.

 

Jochen Gerner commentant les travaux des élèves. En arrière plan, les travaux de la classe de Terminale Bac Pro © Claire Boustani - FMAC, Paris

Jochen Gerner commentant les travaux des élèves. En arrière plan, les travaux de la classe de Terminale Bac Pro © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Certaines de ces réalisations ont été exposées lors des Journées Portes Ouvertes du lycée les 9, 10, et 11 février.

 

Présentation des travaux des élèves autour de l’œuvre pour les Journées Portes Ouvertes du lycée © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation des travaux des élèves autour de l’œuvre pour les Journées Portes Ouvertes du lycée © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Travaux de la classe de 2nde pro © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux de la classe de 2nde pro © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Découvrez très prochainement sur le blog ces réalisations.

Dans le cadre de Drawing Now et du Mois du dessin, une courte vidéo de cette rencontre sera projetée le jeudi 22 mars après-midi à l’auditorium du Carreau du Temple.

logo-mois-du-dessin

 

A voir également : le site du lycée Maximilien-Vox, et le site de l’artiste.

L’artiste Philippe Mayaux à l’école maternelle Bouvines (11e)

14 Fév

 

Philippe Mayaux présentant ses sculptures © Claire Boustani - FMAC, Paris

Philippe Mayaux présentant ses sculptures © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’artiste Philippe Mayaux est venu rencontrer les élèves de l’école maternelle Bouvines où trois de ses sculptures de sa série Idoles sont exposées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« C’est l’artiste des sculptures », « c’est Philippe Mayaux », ce sont écriés les enfants, ravis de rencontrer l’artiste.

 

Philippe Mayaux avec un groupe d'élèves lors de l'atelier de réalisation des masques et personnages © Julie Bigey - FMAC, Paris

Philippe Mayaux avec un groupe d’élèves lors de l’atelier de réalisation des masques et personnages © Julie Bigey – FMAC, Paris

 

Les élèves de grande et moyenne sections ont eu l’opportunité de poser à l’artiste de nombreuses questions sur son travail : « C’est fait en quoi ? », « Ce sont des filles ou des garçons ? », « Pourquoi il y a une sculpture marron, une sculpture noire et une sculpture blanche ? », « ils ont quoi sur la tête ? »…
Philippe Mayaux a expliqué que ces trois sculptures faisaient parties d’une série plus large intitulées Idoles. Ces trois personnages sont de couleurs différentes car ils représentent l’humanité. Pour les concevoir, Philippe Mayaux a utilisé des matériaux de récupération (boîte de bonbons pour le nez, etc), a coulé dans ces éléments du plâtre pour en conserver la forme et a ensuite imprimé les sculptures à l’aide d’une imprimante 3D. Il a joué sur la matière pour leur donner un aspect ancien et a ajouté sur la tête de chaque sculpture des matériaux (tuile, pierre, fer…) symbolisant les différents éléments.

Les matériaux recyclés pour la réalisation des sculptures © Julie Bigey - FMAC, Paris

Les matériaux recyclés pour la réalisation des sculptures © Julie Bigey – FMAC, Paris

 

L’artiste a également réalisé avec les deux classes de grande section, deux ateliers où les élèves étaient invités à concevoir en groupe des masques, des personnages, à partir de matériaux recyclés (bouteilles, boîtes, cartons…).

 

© Julie Bigey - FMAC, Paris

© Julie Bigey – FMAC, Paris

 

Au mois de juin, sera organisée une exposition des travaux des élèves inspirés de l’œuvre de l’artiste.

 

Présentation des travaux réalisés © Julie Bigey - FMAC, Paris

Présentation des travaux réalisés © Julie Bigey – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

L’artiste Eva Nielsen au collège Paul Verlaine (12e)

1 Fév

Eva Nielsen présentant son travail aux 4 classes de 3e le mardi 23 janvier © Claire Boustani - FMAC, Paris

Eva Nielsen présentant son travail aux 4 classes de 3e le mardi 23 janvier © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

« Trouvez le travail que vous aimez et vous ne travaillerez pas un seul jour ». L’artiste Eva Nielsen aime citer cet adage de Confucius. Les mardis 23 et 30 janvier, elle est venue transmettre sa passion pour l’art à quatre classes de 3e et une classe de 4e du collège Paul Verlaine, où son œuvre Guide (Platane) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

Eva Nielsen répond à une question d'une élève de 4e © Paul Lompech - FMAC, Paris

Eva Nielsen répond à une question d’une élève de 4e © Paul Lompech – FMAC, Paris

 

« Quand on peint, on s’oublie soi-même. Le temps est comme suspendu, on est captivé » explique-t-elle à Jeanne, élève de 3e, qui lui demande si elle ressent des émotions quand elle peint.

Après des études de lettres, Eva Nielsen intègre l’École Nationale des Beaux-arts de Paris, se rendant compte que seul le métier d’artiste l’intéresse. Ayant un père peintre, elle baigne dans l’art depuis toute petite et ne peut imaginer ne pas peindre ou dessiner de manière quotidienne. Attirée à la fois par la peinture et la photographie, elle intègre dans ses toiles ses deux passions en y mêlant plusieurs techniques : l’acrylique, la peinture à l’huile, et la sérigraphie. Elle compose ses œuvres par strates successives, fascinée par le principe de juxtaposition et de collage. Pour l’œuvre Guide (Platane), par exemple, exposée au collège, l’artiste a d’abord peint l’arrière plan, puis elle a sérigraphié la grille, avant de peindre le platane à l’huile au premier plan.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Eva Nielsen s’attache à représenter dans ses œuvres l’espace urbain et notamment les périphéries, les banlieues, ayant grandi et vivant elle-même en banlieue parisienne. Au cours de ses nombreux voyages, elle sillonne les banlieues, un appareil photo à la main, à la recherche d’images intéressantes pour ses œuvres. Jouant sur le regard, les points de vue, l’artiste aime montrer la ligne d’horizon à travers quelque chose, notamment des grilles, motif récurrent dans son travail. Elle s’amuse également à troubler la perception du spectateur, notamment par le trompe l’œil, comme sa série de peintures Aphakie qui donne l’impression de toiles froissées.

L’artiste réalise quasiment exclusivement des œuvres de grand format car elle aime avoir la sensation d’être immergée, d’avoir un rapport plus immédiat à la peinture, comme elle l’explique à Johan, élève de 3e. « Et pourquoi travaillez-vous principalement au sol » demande Rayan, élève de 4e. Quand elle travaille au sol, l’artiste a l’impression de lâcher prise par rapport à ce qu’elle est en train de peindre et de ne se consacrer qu’à la couleur et à la matière. Elle aime également cette sensation de surprise qu’elle éprouve quand elle redresse l’œuvre à la verticale.

 

Projection d'une vidéo montrant sa manière de peindre © Claire Boustani - FMAC, Paris

Projection d’une vidéo montrant sa manière de peindre © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Curieux et captivés, les élèves lui posent de nombreuses questions sur sa technique et son métier d’artiste. « Déjà » s’écrie même Hadiba, élève de 4e, quand la sonnerie retentit. Il est vrai que le temps passe vite avec Eva Nielsen.

Au mois de juin, les travaux réalisés par les élèves autour de l’œuvre de l’artiste, avec leur professeur d’arts plastiques Monsieur Registo, seront exposés en salle d’arts plastiques dans le cadre des journées Portes ouvertes.

Découvrez l’entretien d’Eva Nielsen, publié sur la page Facebook du FMAC : https://www.facebook.com/FMACparis/videos/151876692149112/

 

Quelques travaux d'élèves © Paul Lompech - FMAC, Paris

Quelques travaux d’élèves © Paul Lompech – FMAC, Paris