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Exposition des œuvres des élèves de l’école élémentaire Télégraphe (20e)

13 Juin

Tout au long du mois de juin, les élèves de l’école Télégraphe exposent leurs travaux dans l’enceinte de l’établissement. Les soirs du 3 au 5 juin, certains se sont portés volontaires pour accompagner parents et autres visiteurs à travers les productions d’élèves inspirées de l’œuvre du FMAC : Gribouillis (2006) de Yona Friedman.

œuvre d'élève à l'école Télégraphe © Chloé Andrianarisoa

© Chloé Andrianarisoa

(suite…)

Philippe Mayaux à l’école Mouraud (20e)

13 Juin

Philippe Mayaux expliquant ses sculptures aux élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Philippe Mayaux expliquant ses sculptures aux élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Lundi 6 mai, Philippe Mayaux est venu rencontrer deux classes de CM2 de l’école Mouraud (20e) où deux de ses sculptures de la série Idoles sont actuellement exposées.

Aimant « voir de l’art là où il n’y en a pas », à l’instar de Raymond Hains et des nouveaux réalistes, Philippe Mayaux récupère pour créer ses Idoles des objets du quotidien, qu’il assemble, moule, scanne et imprime à l’aide d’une imprimante 3D. Il vieillit ensuite ses sculptures afin de leur donner une apparence ancienne, telles des Idoles africaines venues d’un autre siècle. En alliant des « objets ridicules » qui illustrent notre temps, comme un déodorant pour toilettes utilisé pour la sculpture « oiseau », et la sacralité, l’artiste souhaite montrer « qu’on aime nos objets comme on vénère des dieux ».

« On dirait une casserole ou une machine pour faire des gaufres » déclare un élève à propos de la sculpture « oiseau ». »Oui », répond l’artiste, « l’objet n’est jamais une seule chose à la fois. En regardant un objet, on peut y voir autre chose. On parle de « paréidolie ». C’est le fait de reconnaître des formes vivantes (visages, silhouettes) dans des objets sans les chercher. »

Observateur de notre époque, Philippe Mayaux trouve important de créer avec des outils actuels, comme ici l’imprimante 3D. L’artiste joue sur l’immatérialité des objets en les scannant. « Ces objets ne sont plus de la matière, ils deviennent des fichiers que je peux transporter sur une clé USB et imprimer avec une imprimante 3D dans différentes tailles ».

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Suite à cet échange, les élèves ont poursuivi leurs travaux plastiques commencés avec leur professeure d’arts plastiques Gabrielle Pinto. A l’aide de matériaux de récupération, à l’instar de Philippe Mayaux, les élèvent ont tenté à leur tour de faire émerger des créatures. Les incitant à manipuler et à transformer les objets, l’artiste a prodigué aux élèves, ravis, de précieux conseils pour améliorer leurs créations.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le 28 juin, les élèves montreront leurs travaux finalisés lors d’une exposition au sein de l’école.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Anita Molinero à l’école Tourtille (20e)

13 Juin

"Sans titre (Borne de chantier)" © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

« Sans titre (Borne de chantier) » © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

Les 4 classes de CP de l’école élémentaire Tourtille (20e) ont été invitées par leur professeure d’arts plastiques Florence Foux à imaginer ce qu’il pourrait y avoir à l’intérieur de la sculpture Sans titre (borne de chantier) d’Anita Molinero exposée dans leur école jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

« Moi, j’y ai vu une boîte avec un bouton. Quand on appuie sur le bouton, la boîte s’ouvre et des monstres en sortent » explique Naureen à Anita Molinero venue rencontrer les enfants le 7 mai. « Et d’ailleurs y a-t-il vraiment des monstres à l’intérieur » questionne l’enfant. « Oui », répond l’artiste tout sourire, « mais ne t’inquiète pas tant que je suis là, ils ne sortiront pas » ajoute-t-elle à l’élève à demi-rassurée.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Zombis, monstres, mais aussi nuages, ciel, avions, les enfants ont créé, en regardant la sculpture, un univers à la fois poétique et fantastique.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Très intéressés par la technique, de nombreux élèves ont demandé à Anita Molinero comme elle avait fait les « pointes » et les « montagnes » de sa sculpture. Avec pédagogie, l’artiste a expliqué, à l’aide d’une boîte à crayons, qu’elle travaille, pour ses sculptures de grandes dimensions, avec deux assistants qui manipulent l’objet plastique, le brûle avec un chalumeau et une bombonne de gaz. Quand le plastique se ramollit, ils retournent l’objet afin que la matière coule. La coulure est ensuite stoppée avec de l’eau. « Et quels outils utilises-tu ? » demande un élève. « Des grosses bombonnes de gaz pour les grosses sculptures, de l’eau, et un décapeur thermique pour les plus petites sculptures« , objet qui suscite la fascination des élèves.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

« Combien de sculptures as-tu fait » demande une autre élève. « Des centaines » répond l’artiste. Mais au départ, Anita Molinero explique qu’elle n’aimait pas la sculpture et c’est parce qu’elle ne l’aimait pas qu’elle a décidé de se la réapproprier. L’idée de fondre des objets du quotidien lui est venue en observant, à Séville, une personne utiliser un décapeur thermique pour retirer de la peinture d’un volet. Pour l’artiste, c’est très important de travailler avec des objets existants, par conscience écologique mais aussi pour illustrer son époque.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Ravis de pouvoir échanger avec l’artiste, les élèves lui ont montré leurs productions. En lien avec l’œuvre, ils effectueront, le 4 juin prochain, un atelier de modelage à la Villa Belleville.

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

Blaise Parmentier à l’école Houdon (18e)

24 Mai

 

Blaise Parmentier devant sa vidéo © François Grunberg / Ville de Paris

Blaise Parmentier devant sa vidéo © François Grunberg / Ville de Paris

 

Le lundi 8 avril, l’artiste Blaise Parmentier est venu rencontrer les élèves de CM2 de l’école élémentaire Houdon (18e) et échanger avec eux autour de sa vidéo Chromiphérie exposée à l’école jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

Blaise Parmentier présentant son travail aux élèves © François Grunberg / Ville de Paris

Blaise Parmentier présentant son travail aux élèves © François Grunberg / Ville de Paris

 

Arrivé à Paris en 2008, l’artiste nantais est très vite marqué par le périphérique qu’il est amené à emprunter régulièrement pour rendre visite à son frère vivant à Saint-Ouen. Il est attiré par cette boucle circulaire qui encercle Paris et par ses couleurs. Cependant peu après son arrivé, est prise la décision de recouvrir les graffitis du périphérique d’une peinture grise. Trotte alors dans sa tête l’idée de recolorer le périphérique. Deux ans plus tard, après un rêve, lui vient l’idée d’apposer le cercle chromatique au cercle du périphérique. Comme repeindre les 35 km de mur du périphérique relève de l’utopie, Blaise Parmentier a l’idée de réaliser, avec son frère et un ami réalisateur, une vidéo en noir et blanc du périphérique depuis une voiture. Au-dessus de la vidéo, les couleurs du cercle chromatique changent au fur et à mesure que la voiture avance.

 

© François Grunberg / Ville de Paris

© François Grunberg / Ville de Paris

 

Très soucieux de transmettre aux élèves sa démarche, l’artiste a évoqué la réalisation technique (montage pour réaliser une boucle parfaite sans interruption, rendu de la perspective, légère accélération de l’image…) et présente aux élèves des travaux de préparation de cette vidéo (vue du périphérique par Google Street view…). Très curieux, les élèves lui ont posé de nombreuses questions à la fois portées sur la technique – « Pourquoi avoir choisi le noir et blanc ? », « Pourquoi ce cadrage ? » – et plus général : « Avez-vous toujours voulu être artiste ? », « Depuis quand faites-vous ce métier ? », « Avez-vous fait d’autres œuvres de ce genre ? », « Avez-vous une idée en tête en ce moment ? ». A la question « Pourquoi avoir enlevé le son ? », l’artiste a répondu qu’il souhaitait aborder la vidéo plus comme un tableau, d’où le choix d’accrocher l’écran en format portrait et non paysage.

Les élèves ont ensuite présenté leurs projets en cours, réalisés avec leur professeure d’arts plastiques Barbara Martinez et leurs enseignants Stéphane Volondat et Anne-Cécile Duffez : réalisation d’une ville en 3 dimensions et d’ORNIS (objets roulant non identifiés) qui feront l’objet d’un film, de dessins en s’imaginant ce que le conducteur voyait de son rétroviseur en lien avec une photographie d’Elliott Erwitt…

 

Découverte des travaux des élèves © François Grunberg / Ville de Paris

Découverte des travaux des élèves © François Grunberg / Ville de Paris

 

Tous ses travaux seront exposés à l’école à la fin de l’année scolaire.

A voir aussi : l’article sur l’intervention publié sur paris.fr

Eva Nielsen au collège Pilâtre de Rozier (11e)

20 Mai

 

Eva Nielsen présentant son travail à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier © Julie Lamier - FMAC, Paris

Eva Nielsen présentant son travail à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier © Julie Lamier – FMAC, Paris

 

Le jeudi 18 avril, Eva Nielsen est venue transmettre sa passion pour l’art à une classe de 4e du collège Pilâtre de Rozier où son œuvre Guide (Platane) est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Attirée à la fois par la peinture et la photographie, l’artiste intègre dans ses toiles ses deux passions en y mêlant plusieurs techniques : l’acrylique, la peinture à l’huile, et la sérigraphie. Elle compose ses œuvres par strates successives fascinée par le principe de juxtaposition et de collage. Dans cette œuvre intitulée Guide (Platane), l’artiste a d’abord peint l’arrière plan, puis a sérigraphié la grille, avant de peindre le platane à l’huile au premier plan.

Dans son travail, Eva Nielsen s’attache à représenter l’espace urbain et notamment les périphéries, les banlieues, ayant grandi et vivant elle-même en banlieue parisienne. Au cours de ses nombreux voyages, elle sillonne les zones périphériques un appareil photo à la main à la recherche d’images intéressantes. Jouant sur le regard, les points de vue, l’artiste aime montrer la ligne d’horizon à travers quelque chose, notamment des grilles, motif récurrent dans son travail. Elle s’amuse également à troubler la perception du spectateur par le biais de l’utilisation du trompe l’œil, comme dans sa série de peintures Aphakie qui donne l’impression de toiles froissées.

"Aphakie I", 2017

Aphakie I, 2017 © ADAGP, Paris 2019

 

© Julie Lamier - FMAC, Paris

© Julie Lamier – FMAC, Paris

 

L’artiste réalise quasiment exclusivement des œuvres de grand format car elle aime avoir la sensation d’être immergée, d’avoir un rapport plus immédiat à la peinture.

Après avoir expliqué sa démarche, l’artiste a échangé avec les élèves autour de leurs travaux commencés avec leur professeur d’arts plastiques Dominique Rochet. En lien avec la toile de l’artiste, les élèves ont peint un paysage de leur quotidien. Eva Nielsen a échangé avec chacun d’eux, notamment  à partir des dessins qui évoquaient pour l’artiste des références artistiques.  Ainsi, elle réagit  au dessin d’un élève qui a représenté les draps de son lit : « on dirait un dessin du mouvement support / surface, tu connais ? ». À l’aide de son téléphone portable, l’artiste leur montre et commente des œuvres de ce mouvement artistique apparu à la fin des années 1960.

À un élève qui souhaite être comédien et qui lui demande comment faire pour être artiste, Eva Nielsen lui conseille d’être très curieux, de lire et d’aller voir des pièces de théâtre.

 

Échange avec les élèves autour de leurs travaux © Julie Lamier - FMAC, Paris

Échange avec les élèves autour de leurs travaux © Julie Lamier – FMAC, Paris

 

© Julie Lamier - FMAC, Paris

© Julie Lamier – FMAC, Paris

 

Tous les travaux des élèves seront exposés au collège à la fin de l’année scolaire.