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Archives de Tag : #FMAC à l’école 2009-2010

11e, oeuvre de Robin Rhode à l’école élémentaire, 31 rue Saint-Bernard

30 Nov

Classes de CP et CM1
Directrice : Marie-Jeanne Borretti
Professeur d’arts plastiques : Jean-Michel Coulombier
Professeurs de musique : Catherine Richard et Corinne Troué
Professeur des écoles : Pascale Koluck
Médiatrice : Florencia Giusti


Les enfants interprètent la partition d’onomatopées.

Les enfants de CP ont été touchés par l’univers poétique et magique de Robin Rhode. Dans un premier temps, ils ont observé et situé le contexte de l’œuvre : que se passe-t-il, où les photographies ont-elles été prises, qui est dans l’eau, pourquoi ?

Puis ils se sont « plongés » dans Automatic Drowning pour imaginer ses bruits et en faire émerger une dimension sonore. Ayant identifié quatre origines possibles de bruits – l’artiste, l’eau, les voitures, les gens qui passent – ils ont écrit sur des ardoises les onomatopées correspondantes : plic plic, plouf, tut tut, bla bla bla, etc. Un code de quatre couleurs était combiné avec chaque famille de sons, chaque son étant associé à un groupe d’enfants et à l’une des dix-huit photographies. Une séquence d’onomatopées a été composée à la manière d’une partition musicale accompagnant l’œuvre et interprétée par les enfants, disposés en chœur.

Onomatopées, feutre sur papier.

L’œuvre a été également le point de départ pour aborder le handicap et sensibiliser les enfants avec la venue d’une association qui a présenté les différentes formes de handicap physique. Des contraintes leur ont été imposées comme dessiner un objet les yeux bandés ou écrire de l’autre main.

 

La tête dans les étoiles, mise en scène d’un rêve inspirée du travail de Robin Rhode.

Photographies © Christophe Noël, FMAC– ville de Paris et Florencia Giusti.

 

 

 

19e, oeuvre de Nicolas Milhé au collège Edmond Michelet, 70 rue de l’Ourcq

30 Nov

Classe de 3e
Principal : Daniel Lamy
Professeurs d’arts plastiques : Christine Charrière et Françoise Gossart
Médiatrice : Angela Jaramillo

 

 

 

L’ensemble du collège avait accès à des informations concernant la biographie de l’artiste, ses œuvres, l’art conceptuel, l’art minimal, présentées sur des panneaux dans le centre de documentation et d’information, où était également installée l’œuvre.
Un livre d’or était à la disposition de tous pour y noter les impressions :
« Très beau », « Continuez comme ça »,« Moi aussi je peux le faire », « Preuve qu’avec huit drapeaux  blancs on peut faire un truc».

 

Les élèves de 3e ont rempli un questionnaire et effectué des recherches sur les drapeaux, leurs formes, la signification des couleurs, le G8, ses pays membres et leurs objectifs. La venue de Nicolas Milhé pour présenter son œuvre et son travail a donné  lieu à l’organisation d’une table ronde filmée.
Les élèves avaient préparé des questions : « quand est-ce que l’envie d’être artiste est apparue, qu’est-ce qui vous pousse à être artiste, est-ce que vous aimez les œuvres de  Picasso, comment  expliqueriez-vous votre art à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas, pourquoi avoir choisi des drapeaux blancs pour représenter le G8 ? »
Les élèves ont également inventé et peint leur propre drapeau sur de la soie en choisissant un élément distinctif de leur univers personnel : une fleur, le symbole de l’infini, des mots croisés avec des noms d’animaux, la planète terre, la lettre grecque pi, « I love music », un arc-en-ciel, un immeuble, un poisson, un cœur…

Drapeaux, peinture à l’huile sur soie.
Photographies © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris et Angela Jaramillo.

 

11e, oeuvre de Thierry Fontaine à l’ école élémentaire, 22 rue Saint-Maur

30 Nov

Classe de CE2
Directeur : Christophe Molle
Professeur d’arts plastiques : Jean-François Bouabbas
Professeurs des écoles : Marie-Laure Bonifacie et Éléonore Marivain
Professeur de musique : Anne Lenôtre
Médiatrices : Véronique Fouché et Florencia Giusti

 

Un atelier Découverte de l’oeuvre sous forme d’enquête a incité les enfants à s’interroger sur le sens de la photographie (qu’observons-nous, de quoi parlons-nous, qui nous parle, comment, pourquoi ?) pour ensuite dessiner un portrait robot de l’artiste leur permettant d’imaginer le narrateur de l’oeuvre.

À partir du thème « Moi aussi je me souviens de… », chacun a évoqué et fait partager des souvenirs personnels : « Je me souviens quand je suis allée à la mer avec mes copines », « Je me souviens quand j’étais en Afrique, ils me demandaient si je venais de France », « Le souvenir que j’ai détesté c’est quand il y avait trois chiens affamés et méchants qui voulaient me manger », « Je me souviens la première fois que j’ai mangé du couscous, j’ai adoré ! ». Les enfants ont écrit et dessiné leur souvenir, l’ont crié et chanté dans la cour lors d’un jeu collectif.

Dernier atelier : Mon souvenir laisse une trace. Après un échauffement consistant à parler fort, bas, gaiement, en colère, en rythme, en courant, etc., chaque enfant a enregistré son souvenir. Les prises de sons ont été gravées sur un CD-ROM remis à chacun.

Portrait de l’artiste, crayon sur papier, réalisé par Ryan. Photographie © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.

 

 

 

 

 

13e, oeuvre d’Alain Bublex au Collège Auguste Rodin, 19 rue Corvisart

30 Nov

Classe de 3e Principale : Flavie Casassa
Professeurs d’arts plastiques :  Emma Wolff
Agrégé d’arts plastiques : Olivier Deshayes
Médiatrices : Ilenia Cavallo et Theano Ntova

 

Le sujet traité dans le cadre de l’atelier pédagogique concernait le modernisme, la ville du futur  et inventée. Les  élèves ont d’abord analysé l’oeuvre, en s’attachant à ce qu’aurait pu devenir Paris selon l’idéal du plan Voisin de Le Corbusier. Ils ont visité la Cité de l’architecture et du patrimoine à la recherche de sources d’inspiration pour leur projet : réaliser des dessins virtuels ou construire des maquettes de la ville idéale. Ils ont également invité Alain Bublex à présenter son travail, sa démarche et le processus créatif de l’oeuvre.

 

 

Ville imaginaire, maquette composée de jouets, paquets de cigarettes,photographies, déchets recyclables, etc.

Pour représenter cette ville, certains élèves ont réalisé des dessins grâce à un logiciel assisté par ordinateur permettant de créer des modèles en trois dimensions, d’autres ont construit des maquettes en utilisant des matériaux de leur choix (boîtes en carton, photographies,tissus,petits jouets, matières plastiques, déchets recyclables).

Ville imaginaire, (détail), maquette composée de jouets, paquets de cigarettes, photographies, déchets recyclables, etc.

Les productions révèlent leur sens de l’observation, la curiosité, l’imagination. Cette expérience a également été l’occasion d’aborder les différents enjeux inhérents à la création artistique : déterminer une démarche, élaborer un concept, mettre en œuvre un processus, réaliser un projet.


 

Ville imaginaire, maquette en polystyrène.

 

Intervention d’Alain Bublex dans le cadre de la médiation autour de son œuvre.
Photographies © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.


11e, oeuvre de Raymond Hains à l’école élémentaire, 39 rue Alexandre Dumas

30 Nov

Classes de CE2, CM1 et CM2
Directrice : Véronique Amaru-Bensoussan
Professeurs d’arts plastiques : Jean-Michel Coulombier et Myriam Dao
Médiatrices : Angela Jaramillo et Céline Rousseau

 

Les enfants ont mis en évidence la dérision, le décalage et les jeux de langage dans l’œuvre de Raymond Hains, puis identifié ce qui leur semblait anodin dans leur quotidien afin de « rendre visible » ce qui, d’ordinaire, passe inaperçu. S’inspirant d’un travail de jeunesse de l’artiste, ils ont réalisé des calques afin de reproduire l’effet du filtre photographique et brouiller ainsi la réalité en conservant les formes.

En s’appropriant certains processus de l’artiste, ils ont par exemple apporté des revues et choisi des images sur le mode du « coup de foudre », en écho à la phrase de Raymond Hains « Je tombe amoureux d’une affiche ». Ils ont commenté ses citations ; ainsi « Mes œuvres existaient avant moi, mais personne ne les voyait car elles crevaient les yeux » a donné lieu à des échanges concernant la notion de regard  personnel sur les choses, même les plus banales, comme celles que l’on découvre en flânant dans la rue.

Enfin, lors d’un atelier Photographier une frontière, les enfants ont observé attentivement la rue de leur école qui traverse les 11e et 20e arrondissements et photographié leur frontière invisible. Il en a résulté des questionnements : est-il possible de la matérialiser par une image, que peut-on y voir, une frontière politique ou géographique est-elle porteuse d’autres séparations (sociales, économiques, culturelles) ?

Atelier autour de l’œuvre de Raymond Hains, photographies © Céline Rousseau