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Archives de Tag : #FMAC à l’école 2009-2010

11e, oeuvre de Pierre di Sciullo à l’école élémentaire, 39 rue des Trois-Bornes

30 Nov

Classe de CM1
Directrice : Karine Serre
Professeur d’arts plastiques : Catherine Lair
Professeur des écoles : Isabelle Melon
Médiatrice : Céline Rousseau


Lors de sa venue, Pierre di Sciullo a invité les enfants, regroupés autour de La table des sons, à lire à haute voix et à identifier les onomatopées qui y sont inscrites. L’artiste a également expliqué l’origine de l’oeuvre, sa  signification et son rapport avec les habitants de la cité Pierre Sémard  au Blanc-Mesnil.

Les ateliers d’arts plastiques portaient sur l’onomatopée et sa transcription. Chacun a choisi un mot de prédilection – splatch, boum, badaboum, vroum, miaou, plic ploc, plouf, paf pif, zzzzzzz, etc. – et l’a retranscrit sur une feuille avec une plume, un calame ou un pinceau. Lors d’une phase de réflexion et d’essai, les élèves se sont interrogés sur la façon dont la calligraphie suggère le sens de l’onomatopée : une lettre tremblante pour la peur, un gros trait pour le bruit et l’explosion, une lettre délicate tracée à la plume pour le bruit de la pluie, etc. Tous ont ensuite reporté leurs onomatopées sur une grande feuille, de manière à générer différents sens de lecture.


 

Onomatopées, encre de Chine sur papier. Photographie © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.

 

 

 

 

 

 

 

11e, oeuvre de Jean Bedez à l’école élémentaire, 75 boulevard de Belleville

30 Nov

Classe de CM2
Directeur : Pascal Legrand
Professeur d’arts plastiques : Rémy Argenson
Médiatrice : Anaïs Zabala

 

Intervention de l’artiste , photographie © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.

Lors d’une rencontre avec les enfants, Jean Bedez a expliqué son parcours et le sens de Référendum. La présence d’un marteau  brise-glace dans une œuvre que l’on ne peut toucher a soulevé une certaine perplexité ; les enfants ont eu des difficultés à comprendre l’intérêt de cet objet dans la mesure où ils n’étaient pas autorisés à s’en servir. Ceci fut l’occasion de parler des situations d’urgence, du droit de vote, du référendum.

Les enfants se sont interrogés sur chaque élément composant l’installation : comment des objets hétéroclites (un marteau, des bulletins de vote, des cadres) peuvent-ils faire sens lorsqu’un artiste décide de les rassembler ? Ils ont aussi travaillé sur la notion de cadre : à quoi sert-il, quelles sont ses fonctions dans une œuvre d’art,  comment la met-il en valeur ? C’est à partir de ces questions qu’ils ont exploré différentes manières de montrer des objets du quotidien et confectionné un cadre en carton. Lors d’une mise en scène, librement inspirée du  flashmob (« mobilisation éclair ») et de la performance,  ils  ont désigné avec le cadre un élément dans la cour de  l’école (une branche d’arbre, le pied d’un banc, un camarade) et se sont tous immobilisés au même moment.

                                                  

Mise en scène dans la cour de l’école, photographie © Anaïs Zabala

 

 

 

 

11e, oeuvre de Roman Signer à l’école élémentaire, 77 boulevard de Belleville

30 Nov

Classe de CE2
Directrice : Martine Flament
Professeur d’arts plastiques : Youcef Korichi
Médiateurs : Cannelle Mingo et Albert Pema

 

Les enfants ont abordé les notions de contexte, de point de vue et d’échelle, indissociables de la perception du spectateur. Pour les mettre en pratique, ils ont expérimenté le photomontage : découper des photocopies couleurs des monuments célèbres pour les extraire de leur contexte, les insérer dans des affiches de paysages et d’environnements urbains. Des réalisations aussi amusantes que surprenantes sont apparues : la pyramide de Kheops et celle du Louvre sous un échangeur d’autoroute à Yokohama au Japon, la muraille de Chine et la tour de Pise au milieu d’un champ de lavande du sud de la France, l’Acropole d’Athènes et la statue de la Liberté sur le glacier Perito Moreno en Argentine, Big Ben parmi des éléphants dans le delta de l’Okavango au Botswana.

Chaque enfant a lui-même photographié son travail. Les images produites, en noir et blanc et en couleurs, masquent le découpage, uniformisent les nuances et accentuent l’effet de surprise.


 

Par le biais de ces activités, les élèves ont confronté la nature à  l’industrialisation et aux symboles de nos cultures, abordé des questions concernant le changement climatique, le développement durable, l’action de l’homme sur la nature (comment l’a-t-il transformée pour développer sa vie quotidienne ?) et les conséquences de ses actions pour le futur.

Photomontages, photographies découpées et assemblées © Albert Pema

 

 

 

 

 

11e, oeuvre de Jean-Luc Vilmouth à l’école élémentaire, 98 avenue de la République

30 Nov

Classe de CM2
Directrice : Dominique Marcilloux-Marcotte
Professeur d’arts plastiques : Isabelle Fountas
Professeur des écoles : Xavier Fagot
Médiateurs : Canelle Mingo et Albert Pema

 

 

Les enfants fabriquent The mystery machine .

Les élèves ont travaillé sur la notion du temps à travers les objets de consommation qui nous entourent. Ils ont récupéré, détourné des objets du quotidien (cassette VHS, cadran de montre, CD, agenda, boîte de sardines, etc.) et les ont photocopiés. Les images ainsi produites, collées avec d’autres issues de magazines, sont devenues des personnages et des objets nouveaux ou hybrides. Chaque collage porte un titre choisi par l’enfant : Téléphone Man, Mi-homme mi-horloge, Le robot du temps, La femme K7, etc.

Au moyen de diverses manipulations (le collage, la peinture, le démontage, le  montage), ces mêmes objets ont servi à fabriquer une étonnante machine,  appelée The mystery machine. Celle-ci – à la fois robot servant à produire du temps et métaphore de la société de consommation — génère des détournements d’objets représentés par les dessins et les collages disposés autour.


 

The mystery machine, dessins découpés et collés sur papier, objets de récupération (cassette audio, pendule, disque vinyle, CD, téléphone portable, pellicule de film, ficelle, bouteille, boutons, bouchons, boîte de sardines, etc.) (à droite).

Photographies © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.

 

 

 

 

11e, oeuvre de Matali Crasset à l’école élémentaire, 109 avenue Parmentier

30 Nov

Classe de CE1
Directeur : Thierry Jallerat
Professeur d’arts plastiques : Christian Cathelinaud
Professeur des écoles : Florence Bardon
Professeur d’éveil corporel : Mélanie Treton-Monceron
Médiatrices : Sarah Mercadante et Natalia Patiño

 

 

Comme des designers, les enfants ont dessiné des poufs avant de les fabriquer eux-mêmes avec de la mousse. Lors d’un atelier d’éveil corporel, ils ont improvisé une chorégraphie avec les objets consistant à se mouvoir selon toutes les possibilités s’offrant à eux ; ils les ont également utilisés comme un jeu de cubes pour construire une ville, un pont, une maison, etc. La pluralité d’utilisation d’un même objet a ainsi été expérimentée.
Lorsque Matali Crasset est intervenue dans la classe, les enfants l’ont questionnée sur son métier de designer, sur l’histoire de la création de l’oeuvre et lui ont montré leurs exercices. Elle leur a expliqué comment ses objets sont porteurs d’une diversité d’usages, présenté ses projets et sollicité leur avis.

Une visite à la Cité de l’architecture et du patrimoine a été l’occasion d’y construire une ville idéale avec des modules en métal, dans le but de se familiariser avec un espace et de lui donner du sens. La ville idéale des enfants comportait des maisons, une école, un parc, un hôpital, une mairie, une maison de retraite, des jardins, un cimetière, un aéroport, une gare.