Paris.fr
Accueil
Archives de Tag : #FMAC à l’école 2012-2013

13e, exposition à la mairie de l’école élémentaire, 8 rue Küss

6 Août

Directrice : Catherine Agier
Professeur d’arts plastiques de la Ville de Paris : Patrick Gehres
Médiatrice culturelle : Chia – Ying Lin, étudiante en master « Médiation : art contemporain et public » à l’université Paris 8

Le pompon géant bleu posé sur un socle blanc est une œuvre de Lionel Estève, « Nice haircut » (2004), qui a beaucoup inspiré les enfants de 12 classes de l’école élémentaire 8 rue Küss, du CE1 au CM2. Elle fait référence avec humour à l’idée de coiffure ; le socle sur lequel est posé cet étrange objet se perçoit comme un présentoir à perruque.

Travaux des enfants exposés à la mairie du 13e © Marta Pushevska, FMAC – Ville de Paris

 

Après plusieurs activités autour de l’œuvre, qu’ils ont côtoyé durant toute l’année scolaire, les élèves ont été très heureux de présenter leurs travaux à la mairie du 13e arrondissement, dans une exposition intitulée «Pastiche/Postiche», du 3 au 7 juin.

Les thèmes de la chevelure et de la perruque ont retenu leur attention. On découvre des célébrités dotées d’une étrange coiffure, qui côtoient de nombreux portraits de personnages portant sur leur tête Nice haircut de toutes les couleurs.

Elvis Presley et Isabelle Adjani avec une étrange chevelure © Marta Pushevska, FMAC – Ville de Paris

 

Sur des socles sont disposés des pompons de couleurs, de tailles et de matières différentes ; ils donnent l’impression que l’œuvre de Lionel Estève s’est multipliée en changeant d’aspect.

Portrait portant Nice haircut © Marta Pushevska, FMAC – Ville de Paris

 

Le public peut consulter d’ingénieux petits livres : des flip books. Les enfants ont composé et assemblé des images destinées à être feuilletées rapidement pour créer une séquence animée.

Flip books réalisés par les élèves © Marta Pushevska, FMAC – Ville de Paris

 

Voir l’oeuvre de Lionel Estève

11e, visite de Dove Allouche à l’école élémentaire 24 rue Saint Sébastien

6 Août

Directeur : Jean-Philippe Fey
Professeur d’arts plastiques : Sébastien Billereau
Enseignante : Brigitte Baudelot

Le 13 mai 2013, l’artiste Dove Allouche est venu rendre visite aux élèves de CM2. Pendant une heure et demie il a raconté l’histoire de son œuvre, « Déversoirs d’orage #1, #2, #3 » (2009), une série d’héliogravures réalisées à partir de photographies du réseau égoutier de Paris, actuellement exposée à l’école. Il a parlé de sa technique et de ses inspirations, puis a répondu aux nombreuses questions que les élèves avaient préparées.

Dove Allouche © Antonella Policastrese, FMAC, Ville de Paris

 

Un élève : « Combien de temps a-t-il fallu pour créer cette œuvre ? »
DA : « Il m’a fallu entre 14 et 16 mois : d’abord c’est la prise de vue, ensuite il a fallu faire le choix des photographies, puis faire les épreuves, faire et refaire des essais. Mes œuvres exigent au minimum un an de préparation. »

Un élève : « Dans quels pays avez-vous exposé ? »
Dove Allouche : « L’Italie, la France, les Etats-Unis, la Suisse, Luxembourg… Je n’ai pas encore exposé en Asie, ni en Afrique. »

Dove Allouche © Antonella Policastrese, FMAC, Ville de Paris

 

Un élève : « Quel est votre prochain projet ? »
DA : « Pour mon prochain projet, je travaille avec un chimiste spécialiste des matériaux polymères. Nous essayerons de décoder la technique photographique utilisée par Niepce au début du 19e siècle, dite physautotype. Les physautotypes sont les toutes premières images photographiques qui n’existent plus à l’heure actuelle. Je travaille aussi avec le conservatoire de Paris sur la granulation de la surface solaire. »

Un élève : « Etes-vous libre dans votre travail ? »
DA : « J’ai la liberté de faire les recherches que je veux faire et d’utiliser les techniques dont j’ai envie. Cependant, ce n’est pas toujours évident de trouver les moyens nécessaires pour réaliser mon idée. Ce sont les moyens qui, le plus souvent, limitent la liberté. »

Dove Allouche © Antonella Policastrese, FMAC, Ville de Paris

 

Un élève : « Est-ce que vous pouvez vivre de votre art ? »
DA : « Depuis un certain temps oui, mais cela reste variable. Néanmoins, j’ai toujours voulu rester dans le domaine artistique. »

Un élève : « Pourquoi avez-vous choisi d’être artiste ? »
DA : « Parce que cela me rapproche de tous mes rêves d’enfant. Grâce à mes recherches je peux être tout ce que je veux : artiste, scientifique, alpiniste… »

Dove Allouche © Antonella Policastrese, FMAC, Ville de Paris

Un élève : « Vos parents vous ont-ils encouragé à devenir artiste ? »
DA : « Non, pas du tout. Au début j’ai fait des études scientifiques, suivant leurs conseils. Peu après, j’ai suivi mes propres envies et décidé de devenir artiste. »

Un élève : « Laquelle de vos œuvres préférez-vous ? »
DA : « C’est facile ! La prochaine. »

Un élève : « Aimez-vous cuisiner ? »
DA : « J’adore cuisiner. Contrairement à la science, où il faut tout respecter, dans la cuisine je me sens libre d’expérimenter avec tout, et ça marche à tous les coups ! »

Dove Allouche © Antonella Policastrese, FMAC, Ville de Paris

 

 

Voir l’oeuvre de Dove Allouche

18e, médiation autour d’une œuvre de Florence Doléac à l’école élémentaire 5 rue Pierre Budin

6 Août

Directeur : Pierre Perrin
Médiatrices culturelles : Violaine Oslé et Alizée Vigot, étudiantes en master « Médiation : art contemporain et public » à l’université Paris 8

Les élèves de l’école Pierre Budin accueillent « Passages » (2002) de Florence Doléac. Cette œuvre représente une porte découpée dans une porte, découpée dans une porte, etc., de la plus petite à la plus grande, évoquant une multitude de passages probables, dont celui d’une porte normale. Le passager est invité à ouvrir la porte qui lui convient et à entrer ainsi dans un monde imaginaire.

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Les élèves ont bénéficié d’activités de médiation ; les médiatrices s’expriment sur leur travail :
« Nous intervenons auprès d’élèves d’une classe CLIN (Classe d’Initiation pour Non-francophones), âgés de 6 à 11 ans. Ils viennent de pays très différents.
Notre but est de fabriquer un passage jusqu’à leur pays. Nous avons proposé un projet, intitulé « Passages », visant à faire ouvrir aux élèves les portes de leurs propres souvenirs. Nous avons découvert ensemble la grande mixité qui règne dans la classe et chacun a appris des autres à travers son passé.

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Les enfants ont amené une boîte à chaussures et un objet évoquant leur pays d’origine. Certains ont même ramené des photos. Ils ont peint la boîte en blanc, ont collé du papier bleu sur le couvercle et l’ont découpé pour représenter la porte de Florence Doléac.
Chaque élève a raconté un souvenir en le dessinant sur un papier libre, puis l’a réalisé en trois dimensions dans la boîte. Toutes sortes de matériaux ont été utilisés : de l’argile, des papiers de couleur, des plumes, du raphia, du carton ; et toutes sortes de techniques : le modelage, le pliage, le collage… Les boîtes sont ainsi devenues une fenêtre, un passage vers le pays d’origine des enfants.
Nous avons accompagné ce travail de plusieurs séances assez générales portant sur l’art contemporain de 1960 à nos jours, les artistes, la sculpture, la peinture et le ready-made. »

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Voir l’oeuvre de Florence Doléac

20e, médiation autour d’une œuvre d’Etienne Chambaud au collège Françoise Dolto, 294 rue des Pyrénées

6 Août

Directeur : Philippe Pradel
Documentaliste : Noëlle Moulin
Médiatrice culturelle : Sarah Gauthier, étudiante en master « Médiation : art contemporain et public » à l’université Paris 8

Les élèves du collège Françoise Dolto côtoient l’œuvre d’Etienne Chambaud,  «Atlas» (2009) depuis l’automne 2012. L’artiste a fait plusieurs découpes dans les pages d’un atlas Larousse classique de 1965 afin de relier deux endroits dans le monde, dont la relation est souvent historique ou politique.

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Les activités d’arts plastiques mises en place par la médiatrice culturelle ont pour but d’expliquer le travail de l’artiste, tout en donnant la parole aux élèves. Ils ont la possibilité d’exprimer ce qu’ils apprécient dans l’œuvre, et ce qu’ils en retirent. Ils sont invités à réfléchir sur le rôle des images et leurs interprétations possibles.

Travaux des enfants © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Comment la modification d’un support, le détournement d’un objet peut en changer l’usage ? Suivant ce questionnement, Sarah Gauthier propose aux élèves de s’approprier le geste de l’artiste. Ils ont ainsi expérimenté le collage et le découpage de divers livres pour fabriquer des objets ludiques et construire des nouvelles histoires. Les travaux des élèves ont été exposés à la fin de l’année scolaire.

Travaux des enfants © Sarah Gautier

Voir l’oeuvre d’Etienne Chambaud

15e, visite de Jean Bedez au collège André Citroën, 208 rue Saint Charles

6 Août

Directeur : Christian Billman
Documentaliste : Agnès Cornet
Enseignante : Brigitte Cretin

Jean Bedez © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Après une œuvre de Daniel Lainé exposée l’année dernière, c’est « Référendum » (2007) de Jean Bedez qui est à l’honneur pour cette troisième édition du dispositif Le FMAC à l’école. Il est venu au collège le 22 avril, pour rencontrer les élèves de deux classes de 3e, et pour parler de son travail. L’artiste a présenté une sélection de ses œuvres. Devant les yeux curieux des enfants, se sont succédés des sculptures, des installations et des dessins, toujours en relation avec l’œuvre « Référendum » installée à l’école jusqu’à fin juin 2013.

Jean Bedez © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

« J’ai du mal à comprendre que c’est une œuvre d’art », indique un élève après la présentation de l’œuvre. « Le concept fait que c’est une œuvre d’art », explique Jean Bedez. Nous sommes toujours dans la représentation mais avec des éléments qui existent déjà, porteurs de symboles divers ; ils suscitent des questionnements et reflètent notre société. Nous sacralisons un objet de tous les jours. »

Jean Bedez © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

Les élèves se sont intéressés à la technique utilisée dans l’ensemble des œuvres et au temps nécessaire pour la production. « Autour de 1 600 heures de travail pour mes dessins en grand format », précise Jean Bedez. Cette réponse a provoqué une agitation dans la classe. Ils constatent que le métier d’artiste est un engagement considérable, et exige beaucoup de réflexion et d’efforts pour aboutir au résultat final.

Après cet échange, chaque élève a réalisé un travail plastique en rapport avec l’œuvre. L’objectif était de réaliser des collages, des assemblages, des installations, de la peinture, à partir de faux bulletins de vote.

Voir l’oeuvre de Jean Bedez