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Archives de Tag : #FMAC à l’école 2013-2014

15e, atelier musique au centre scolaire de l’hôpital Necker

15 Oct

Directrice : Bénédicte Levêque
Médiatrice : Fanny Chassang
Professeure de musique : Sylvie Blanc-Moulin

Le centre scolaire de l’hôpital Necker présente aux enfants la vidéo Napoléon de Taro Izumi sur des tablettes iPad. Ce support permet de la montrer aux enfants ne pouvant pas se déplacer. La médiatrice présente ainsi au chevet des enfants la vision de Paris selon  l’artiste japonais Taro Izumi qui attrape des objets dans la capitale avec son poing et les retrouve dessinés sur sa paume lorsqu’il ouvre sa main. Il met en scène sa découverte de Paris en s’appropriant les images, les symboles, les êtres qui croisent son chemin. Les enfants alités imaginent ce qu’ils pourraient attraper dans leur chambre : « la fenêtre »,  «la télévision ».

La médiatrice a aussi travaillé avec la professeure de musique lors d’ateliers où les enfants ont imaginé la bande-son de la vidéo qui est silencieuse. Ils ont utilisé tambourins, djembés, triangles, claves et xylophones pour créer une musique adaptée au rythme des images qui se décomposent en trois temps. Les visages sont concentrés mais s’éclairent au fur et à mesure de la séance qui est clôturée par des chansons choisies par les enfants et chantées par tous.

http://www.dailymotion.com/video/x27l1kj

Voir l’œuvre de Taro Izumi

 

15e, réalisation d’un livre au centre scolaire de l’hôpital Necker

15 Oct

Directrice : Bénédicte Levêque
Professeure de la Ville de Paris : Michelle Nadal

Les enfants des services de gastro-entérologie, pédiatrie générale et pneumologie, ont réalisé un livre collectif à partir de la vidéo Napoléon de Taro Izumi. Ils ont inventé une histoire ou repris une chanson sur Paris et les ont illustrées.

Voir le livre collectif réalisé par les enfants

Voir l’oeuvre de Taro Izumi

 

 

18e, intervention de l’artiste Chourouk Hriech à l’école élémentaire Maurice Genevoix

29 Juil

Directrice : Claire Legentil
Professeur de la Ville de Paris : Franck Cohen

Chourouk Hriech est venue répondre aux questions des enfants qui ont travaillé sur ses œuvres exposées dans l’école. Les œuvres présentées font partie d’un projet artistique développé autour du chantier de la ligne 3 du tramway et qui voulait rendre compte des bouleversements urbains et paysagers vécus par les territoires traversés par le tramway. Chourouk Hriech a ainsi suivi de 2009 à 2012 les étapes du chantier qu’elle a retranscrit dans ses dessins en noir et blanc.

Chourouk se présente et explique que son nom veut dire « lever du  soleil » en arabe. Comme il a plu jusqu’au jour de sa venue où il fait grand beau, elle dit qu’elle a amené le soleil !

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« Je visite des villes, je fais des photos, j’écris, puis, à partir de tout ça, je dessine le monde » dit-elle, aux enfants, captivé par sa présence dès le début de la séance. Silencieux, concentrés, ils posent de nombreuses questions :

«      – Pourquoi dessinez-vous en noir et blanc ?

          En physique, quand on rassemble toutes les couleurs entre elles, on obtient du noir. Quand on les enlève toutes, cela donne du blanc. Cela fait écho aussi à la thématique du plein et du vide. Et puis j’aime travailler avec l’encre de chine noire, c’est comme si j’écrivais puisque je raconte des histoires dans mes dessins. Le blanc n’existe que parce qu’il y a le noir et vice-versa, c’est comme le bien et le mal, ils sont complémentaires. Un mot existe parce que son contraire existe.

          Il y a une fille qui est représentée plusieurs fois, qui est-ce ?

          C’est moi. Elle se balade dans les dessins. Il y a en tout 21 dessins et du 1er au 6e cette même fille sur un banc apparaît. C’est en fait moi qui traverse Paris, le paysage. C’est un autoportrait sur un banc volant, le banc étant le lieu où on observe. J’ai beaucoup observé le chantier et la construction du T3 et j’ai demandé aux gens ce qu’était le chantier pour eux.

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Pourquoi certains dessins sont-ils en négatif ?

          Certaines étapes du chantier se passent sous terre. Lorsque je marchais le long des travaux, je voyais des têtes casquées sortir des tranchées de temps en temps. Je suis descendue sous terre aussi. Il y a de nombreuses canalisations, des lumières qui clignotent, beaucoup de son (qu’on ne peut pas dessiner). J’ai dessiné comme si j’étais sous une tente, un monde qui ne se révèle que par la lumière.

          Comment avez-vous eu envie d’être artiste ?

          Je n’ai jamais vraiment voulu être artiste. J’ai remporté un prix de dessin en CE1, j’ai toujours aimé dessiner mais je pensais devenir archéologue, ou prof d’histoire. L’art a toujours été avec moi, j’ai fait 12 ans de danse. Mais l’histoire demande d’être toujours dans les livres et beaucoup de discipline. On m’a suggéré de passer les Beaux-Arts de Lyon. Quand je travaille sur des grands échafaudages, je sais me positionner grâce à mes années de danse. Être artiste c’est être dans la vie. Il ne faut jamais arrêter d’apprendre. Je travaille pour moi sur le dessin mural depuis deux ans.

          D’où vient votre inspiration ?

          Je lis beaucoup, j’observe tout le temps. Tout est source d’inspiration. Être artiste c’est un travail assidu et régulier. On m’a proposé des postes intéressants mais l’art est un espace de liberté où je suis mon propre patron.

          Combien de temps cela vous prend de faire un dessin ?

          Je réalise un travail d’archives. Je photographie les lieux pour voir leur évolution. J’adore comparer des peintures, de vieilles photos de villes avec des photos contemporaines. Mon travail porte sur le paysage et l’observation du paysage. Les personnages dans mes dessins existent en vrai. Ce sont des gens avec qui j’ai parlé, un chien qui a joué au ballon avec moi devant une pharmacie. J’ai joué avec lui et je suis revenue apporter une photocopie de mon dessin à sa maîtresse la pharmacienne.

          Pour vous l’art c’est quoi ?

          L’art c’est la vie. La vie est faite de nos rêves.

          Est-ce que vous dessinez vos rêves ?

          Je préfère les écrire mais parfois je ne trouve pas les mots alors je fais des plans. Mon dessin est figuratif, il représente le réel avec des disproportions. parfois le dessin est pénible comme lorsqu’on dessine du sable mais le résultat est très beau. Ou quand on dessine des grands formats, on peut être en équilibre sur une échelle, on engage son corps dans le dessin et cela peut être douloureux.

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          Est-ce que vos dessins racontent des histoires ?

          Tous les dessins racontent une histoire. On pense raconter quelque chose en particulier mais les gens voient autre chose, une autre histoire. »

L’artiste a ponctué son discours de démonstration de dessins au tableau en utilisant la grande règle de la classe, et de danse, pour montrer l’engagement du corps dans son travail artistique. Les élèves de CM1 et CM2 ainsi que leurs enseignants étaient ravis de la visite de l’artiste.

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Voir le dossier sur l’accompagnement artistique du T3

Voir les œuvres de Chourouk Hriech

18e, exposition « Les Boites Mémoire » à l’école Maurice Genevoix

29 Juil

Directrice : Claire Legentil
Professeur de la Ville de Paris : Franck Cohen

Les élèves de CM1 et CM2 ont chacun écrit l’un de leurs souvenirs pour faire écho aux œuvres de Chourouk Hriech accrochées dans l’école. Dans ces dessins, l’artiste a rendu compte des bouleversements de la ville lors travaux de la ligne 3 du tramway à partir de souvenirs, de déambulations et de discussions avec les habitants.

Les enfants ont réalisé un dessin qui met en scène ce souvenir et l’ont divisé en différents plans. Puis ils ont découpé les différents éléments et les ont intégrés en volume dans une boîte avec leur silhouette en photo d’eux-mêmes en action, créant ainsi une « boîte mémoire » qui raconte une histoire. Ils ont également travaillé sur le graphisme et le noir et blanc.

L’exposition s’est tenue dans l’école pendant une semaine et a été vue par de nombreux parents.

Voir l’œuvre de Chourouk Hriech

18e, ateliers et exposition à l’école élémentaire Poissonniers

25 Juil

Directrice : Claire Suardet
Professeur de la Ville de Paris : Marie Robert

Les élèves de CM1 et CM2 de l’école Poissonniers ont travaillé avec la professeure d’arts visuels et deux médiatrices autour des métiers de l’exposition : régie d’œuvres, médiation, communication, muséographie. Les enfants se sont essayés à l’emballage de reproductions avec des gants, du papier mousse et du papier bulle et imité ainsi les régisseurs d’œuvres d’art avec sérieux et bonne humeur. Ils ont également conçu des affiches pour leur exposition.

Une classe est venue visiter les réserves du FMAC. Les régisseurs du FMAC ont présenté leur travail et les différents matériaux d’emballage des œuvres. Les enfants ont pu voir les conditions de conservation des œuvres en réserve, observer les photos et tableaux en cimaise, marcher avec précaution parmi les sculptures,  et se connecter au blog du FMAC à l’école.

À la fin de l’année, une exposition a été mise en place par les élèves dans le hall de l’école. Ils ont décidé du parcours du visiteur. Les travaux exposés représentaient leur travail sur le portrait et le félin hybride à partir de l’œuvre d’Omar Ba, Félin.

Voir l’œuvre d’Omar Ba