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Archives de Tag : #FMAC à l’école 2017-2018

L’artiste Alicia Paz au collège Françoise Seligmann (10e)

12 Juil

L'artiste Alicia Paz devant une reproduction de son tableau Le Colosse © Claire Boustani - FMAC, Paris

L’artiste Alicia Paz devant une reproduction de son tableau Le Colosse © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Le 14 juin, l’artiste Alicia Paz est venue au collège Françoise Seligmann rencontrer les élèves de 6 et de 4e et présenter son travail.

La peinture Le Colosse, exposée au collège cette année, est une œuvre que l’artiste a réalisé alors qu’elle était encore étudiante à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Cependant, comme elle l’explique aux collégiens, ce tableau regroupe déjà les thématiques qui lui sont chères et qu’elle développera dans ses travaux ultérieures : contraste entre abstraction et figuration, alliance dans une même œuvre de plusieurs univers, détournement d’œuvres classiques, inspiration du Pop art, lien entre différentes cultures…

Ayant réalisé par la suite une série sur les masques, Alicia Paz explique que Le Colosse préfigure ce travail, le lapin Duracell étant en quelque sorte le masque, la représentation de l’artiste.

 

Présentation d'images inspirant l'artiste © Claire Boustani - FMAC, Paris

Présentation d’images inspirant l’artiste © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Après avoir montré aux élèves différentes images qui l’inspirent dans son travail, la peintre présente ses œuvres les plus récentes, notamment sa série sur les arbres généalogique ou son travail autour de la représentation de la femme, et notamment de la femme artiste, souvent assimilée à un monstre.

 

La présentation de la femme artiste / monstre © Claire Boustani - FMAC, Paris

La présentation de la femme artiste / monstre © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Très intéressés par la présentation, les élèves lui ont posé beaucoup de questions : Est-ce que vous avez toujours aimé la peinture ? Comment trouvez-vous l’inspiration pour vos œuvres ? Est-ce vous dans vos tableaux ? …

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Ravie de cette rencontre, Alicia Paz a pu découvrir en classe quelques travaux réalisés par les élèves autour de sa peinture.

 

Travaux des élèves © Claire Boustani - FMAC, Paris

Travaux des élèves © Claire Boustani – FMAC, Paris

L’expérience de la médiatrice Maira Fotaki à l’école maternelle Tanger (19e)

12 Juil

Exposition des travaux des élèves © École maternelle Tanger, Paris

Exposition des travaux des élèves © École maternelle Tanger, Paris

Pour sa première participation au FMAC à l’école, l’école maternelle Tanger (19e) a accueilli l’œuvre Sunflower de Franck Scurti.

En tant que médiatrice culturelle, j’ai trouvé cette expérience très enrichissante. Les élèves ont pu construire une relation privilégiée avec l’œuvre, et les enseignants ont travaillé à la fois individuellement et avec moi pour intégrer le projet à leurs programmes éducatifs. A partir de l’œuvre, j’ai conçu et animé, auprès de toutes les classes et en collaboration avec toute l’équipe pédagogique de l’école, une série d’ateliers. Le programme de médiation a été  adapté à chaque niveau.

 

 © École maternelle Tanger, Paris

© École maternelle Tanger, Paris

 

Nous avons travaillé sur les objets du quotidien et la thématique du recyclage. Au travers de dessins, collages, sculptures et installations, les élèves ont exploré le monde végétal. Ils ont expérimenté différents outils : crayons de couleurs, feutres, encres, pâtes à modeler, objets recyclés.

 

 © École maternelle Tanger, Paris

© École maternelle Tanger, Paris

 

Les enfants ont notamment créé un « jardin imaginaire et artistique » avec des matériaux variés.

 

 © École maternelle Tanger, Paris

© École maternelle Tanger, Paris

 

Lors de la fête de l’école, tous les travaux des élèves ont été exposés permettant aux parents de découvrir le travail mené tout au long de l’année.

 

Les ateliers de médiation au lycée Lucas de Nehou (5e) racontés par Cecilia Almiron, médiatrice culturelle

12 Juil

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

National (Linz) est une installation composée de fripes cousues dont la disposition et les couleurs évoquent instantanément le drapeau français. J’ai travaillé autour de l’œuvre, en collaboration avec la médiatrice Maira Fotaki et la professeure d’arts appliqués Martine Troisfontaine, avec la classe UPE2A (Unité pédagogique pour les élèves allophones arrivants).

Durant cinq séances d’ateliers orientés autour des notions de nationalité, d’identité et d’appartenance, les élèves de diverses origines ont produit plusieurs travaux plastiques. Suite à la présentation de l’œuvre, ils ont choisi des mots clés inspirés du sujet du drapeau (pays, culture, sang, liberté, homme-femme, parole…) qu’ils ont illustré en classe dans une séance d’écriture et de dessin.

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

Malgré la barrière de la langue, la diversité de cultures a constitué un espace d’échange et de création fort intéressant. Ressemblances et différences ont donné comme résultat un travail artisanal d’assiettes en verre aux couleurs du pays de chacun, un drapeau blanc confectionné de manière collective symbolisant la neutralité et l’union, ainsi qu’un travail sonore expérimental. La bande son produite rassemble les multiples nationalités à travers les rythmes et les chansons de chaque mémoire individuelle.

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

En lien avec l’actualité politique, l’œuvre de Saâdane Afif questionne l’impact du symbole pour offrir une lecture singulière des identités, nous offrant une interprétation littérale ironique de la diversité sous la forme d’une pluralité de styles vestimentaires. Le drapeau blanc que les élèves ont conçu ensemble durant une séance de couture collaborative devient une réponse créative et universelle du symbole national.

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

© Lycée Lucas de Nehou, Paris

 

Tous les travaux des élèves sont consultables sur ce lien :

https://padlet.com/LucasDeNehou/fgrxr0nx2kfc

À voir également sur le blog :

http://blogs.paris.fr/fmacalecole/2018/03/14/une-assiette-en-verre-aux-couleurs-de-mon-pays-au-lycee-lucas-de-nehou-5e/

Exposition des travaux des élèves au lycée Lucas de Néhou (5e)

Le retour d’expérience de Sophie Leromain, médiatrice culturelle, à l’école maternelle Maurice Ripoche (14e)

12 Juil

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

Entrer dans une école maternelle a toujours suscité en moi une importante nostalgie. Lieu qui peut paraître calme à l’heure de la sieste ou quand les élèves sont attentifs en classe, il reprend vie en un clin d’œil avec tous les dessins accrochés aux murs, les vêtements abandonnés dans la cour de récréation et surtout les voix s’élevant dans les couloirs dès la sonnerie de fin de journée.

La première fois que je suis arrivée à l’école maternelle Maurice Ripoche, c’était justement à ce moment-là, à la sortie des classes. J’ai tout de suite était surprise par l’importance de la pratique artistique des enfants que j’ai pu découvrir à travers de nombreuses productions exposées, explorant divers thèmes – Pierre et le Loup, l’autoportrait, les instruments de musique… J’ai alors directement vu qu’il serait aisé de mettre en place les ateliers avec les classes de moyenne et grande sections.

Avec les maîtresses des moyens-grands (MS/GS) et des grands (GS), nous avons élaboré des ateliers d’art manuel en partant de l’œuvre Red Head de l’artiste américain James Brown. En MS/GS, notre choix s’est porté sur la confection d’un masque afin que les enfants travaillent sur la description des visages. En GS, en lien avec un travail déjà amorcé sur les différentes émotions, nous avons convenu de détourner l’œuvre de James Brown selon quatre émotions choisies avec les enfants.

En MS, nous avons commencé par travailler en demi-groupe. Pendant que les uns dessinaient la forme générale du masque sur une assiette en carton et la découpaient, les autres réalisaient des guirlandes en papier crépon qui seraient ensuite collées sur le masque. La deuxième séance a consisté en la peinture des futurs masques. Les élèves étaient complètement libres de choisir les couleurs et la composition de leurs œuvres.

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

Ce que je croyais être un exercice simple s’est révélé un peu laborieux pour les plus petits d’entre eux qui n’arrivaient pas encore à manipuler correctement une paire de ciseaux. J’ai cependant été surprise par leur inventivité et leur imagination concernant la forme des masques (cœur, lune, soleil…) et la peinture choisie.

Lors de la séance suivante, ils avaient ramené des objets à coller sur leurs masques (bouchons en plastique et en liège, boutons…)  et nous avions aussi prévu avec la maîtresse du matériel tels que des chenilles, du raphia, des gommettes… Cette séance et la dernière ont donc été consacrées à l’assemblage et au collage de tous les éléments du masque.

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

La dernière séance s’est achevée sur un moment de regroupement. J’ai demandé à l’une des élèves, qui avait fourni un travail remarquable tout au long des séances, de décrire son masque et d’en expliquer les étapes. Ce travail de restitution me paraissait important à amorcer afin que les enfants puissent à la fête de l’école expliquer leurs productions à leurs parents.

Dans la classe de grande section, nous avons commencé par faire des ateliers de recherche graphique. Les enfants ont testé plusieurs techniques (encre, pastels gras, feutres, peinture) sur différents papiers (papier crépon, papier machine, papier glacé…) afin de trouver un support adapté à chaque technique.

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

La séance suivante, nous avons sélectionné quatre émotions avec les élèves : la sérénité, la colère, la joie et la tristesse, et trouvé des couleurs pertinentes pour les représenter. Ils ont d’abord réalisé le fond à l’aide des techniques expérimentées la fois précédente et, lors de la troisième séance, nous avons réalisé des éléments du visage que nous avons ensuite assemblés sur le fond. Nous avons conclu l’atelier sur la confection de cartels, indiquant l’émotion représentée.

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

Travailler à l’école maternelle Maurice Ripoche a été une expérience vraiment particulière. Il est un peu difficile d’appréhender le travail avec des enfants aussi petits et surtout d’anticiper leurs aptitudes afin de ne pas proposer des activités trop complexes. Les enfants ont été la plupart du temps très volontaires et enthousiastes, ce qui va de pair avec une équipe pédagogique disponible et motivée. Enfin, il est important de souligner que l’œuvre de James Brown a aussi inspiré d’autres maîtresses. Les élèves de petite section ont notamment fourni un travail remarquable.

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

 

© Sophie Leromain - FMAC, Paris

© Sophie Leromain – FMAC, Paris

L’artiste Duncan Wylie à l’école élémentaire Damrémont (18e)

7 Juin

Présentation de Duncan Wylie à 2 classes de CE2. En arrière plan, la photo de skateur qui a servi de modèle pour la peinture Slasher-Baobab © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Présentation de Duncan Wylie à 2 classes de CE2. En arrière plan, la photo de skateur qui a servi de modèle pour la peinture Slasher-Baobab © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

L’artiste Duncan Wylie est venu le jeudi 31 mai rencontrer les élèves de l‘école Damrémont où son œuvre Slasher – Baobab est exposée jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« Est-ce la première fois que vous exposez dans une école ? » demande un élève de CE1. « Oui et j’en suis très fier » répond l’artiste, ravi de venir présenter son travail et échanger avec les enfants.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Duncan Wylie a d’abord présenter son œuvre à deux classes de CE2. Artiste zimbabwéen, naturalisé français en 2005, il explique aux élèves que le skateur faisant le poirier sur la peinture renvoie au Baobab du titre, arbre également « à l’envers ». Il montre aux enfants quatre autres tableaux réalisés en même temps que Slasher – Baobab, soulignant le fait qu’il travaille pour toutes ces œuvres par couches successives, gardant toujours la trace de ce qui est en-dessous et mêlant ainsi abstraction et figuration. Accordant beaucoup d’importance à la composition, l’artiste assemble pour chaque tableau plusieurs images prises par lui, ses proches, ou récupérés sur Internet ou dans des magazines. Il les colle manuellement ou à l’aide du logiciel Photoshop, puis peint l’image réalisée sur des toiles, souvent de grand format.

 

© Cecilia Almiron - FMAC, Paris

© Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Soucieux de donner une image globale de son métier d’artiste, Duncan Wylie montre aux enfants des photos de son atelier, de ses pinceaux, de sa palette. A la question « Pourquoi vous aimez la peinture », l’artiste souligne sa passion pour son métier, la couleur, le geste. « La peinture a quelque chose d’humain, et s’adapte à toutes les situations » déclare-t-il.

 

© Claire Boustani - FMAC, Paris

© Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Les élèves présentent leurs travaux à Duncan Wylie © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Les élèves présentent leurs travaux à Duncan Wylie © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Suite à cette présentation, l’artiste s’est rendu dans chaque classe pour répondre aux questions des enfants et découvrir les travaux réalisés avec leur professeure d’arts plastiques Michèle Nadal et la médiatrice culturelle pour le FMAC à l’école Cecilia Almiron. Prenant le temps de regarder et commenter chaque production, l’artiste est admiratif du travail réalisé. « Je vois qu’il y a de la compétition à venir » déclare-t-il.

 

Visite de l'artiste dans les classes © Claire Boustani - FMAC, Paris

Visite de l’artiste dans les classes © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

© Cecilia Almiron - FMAC, Paris

© Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Découverte des travaux d'une classe de CP © Claire Boustani - FMAC, Paris

Découverte des travaux d’une classe de CP © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Objets roulant réalisés en cours de technologie par une classe de CM1 © Claire Boustani - FMAC, Paris

Objets roulant réalisés en cours de technologie par une classe de CE1 © Claire Boustani – FMAC, Paris

 

Présentation des skates réalisés en cours de technologie © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Présentation des objets roulant réalisés en cours de technologie © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Rendez-vous le 15 juin à l’école pour l’exposition de toutes les réalisations des élèves.

 

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron – FMAC, Paris

 

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron - FMAC, Paris

Productions des élèves de CE2 © Cecilia Almiron – FMAC, Paris