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Archives de Tag : Installation

15e, visite de Jean Bedez au collège André Citroën, 208 rue Saint Charles

6 Août

Directeur : Christian Billman
Documentaliste : Agnès Cornet
Enseignante : Brigitte Cretin

Jean Bedez © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

Après une œuvre de Daniel Lainé exposée l’année dernière, c’est « Référendum » (2007) de Jean Bedez qui est à l’honneur pour cette troisième édition du dispositif Le FMAC à l’école. Il est venu au collège le 22 avril, pour rencontrer les élèves de deux classes de 3e, et pour parler de son travail. L’artiste a présenté une sélection de ses œuvres. Devant les yeux curieux des enfants, se sont succédés des sculptures, des installations et des dessins, toujours en relation avec l’œuvre « Référendum » installée à l’école jusqu’à fin juin 2013.

Jean Bedez © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

 

« J’ai du mal à comprendre que c’est une œuvre d’art », indique un élève après la présentation de l’œuvre. « Le concept fait que c’est une œuvre d’art », explique Jean Bedez. Nous sommes toujours dans la représentation mais avec des éléments qui existent déjà, porteurs de symboles divers ; ils suscitent des questionnements et reflètent notre société. Nous sacralisons un objet de tous les jours. »

Jean Bedez © Marta Pushevska, FMAC, Ville de Paris

Les élèves se sont intéressés à la technique utilisée dans l’ensemble des œuvres et au temps nécessaire pour la production. « Autour de 1 600 heures de travail pour mes dessins en grand format », précise Jean Bedez. Cette réponse a provoqué une agitation dans la classe. Ils constatent que le métier d’artiste est un engagement considérable, et exige beaucoup de réflexion et d’efforts pour aboutir au résultat final.

Après cet échange, chaque élève a réalisé un travail plastique en rapport avec l’œuvre. L’objectif était de réaliser des collages, des assemblages, des installations, de la peinture, à partir de faux bulletins de vote.

Voir l’oeuvre de Jean Bedez

 

18e, visite de Marie Denis à l’école maternelle 29 rue Marcadet

14 Oct

Directrice : Marie-Laure Battoue

Enseigantes : Raphaëlle Aubry, Christine Choisnel, Isabelle Lahaye, Florence Lemoine, Stéphanie Roblin

Médiatrice culturelle : Marine Lestrade, étudiante à l’université Paris 8 – Saint Denis

Le vendredi 14 octobre, l’artiste Marie Denis a rencontré l’équipe pédagogique de l’école maternelle Marcadet, en présence de la chargée de l’exposition « Le FMAC à l’école ». Marie Denis a présenté son travail à l’équipe et raconté l’atelier qu’elle avait animé à l’école Poissonniers, dans le 18e arrondissement, en juin 2011 dans le cadre du « FMAC à l’école ». A partir des réflexions préalables des enseignantes et des idées données par les œuvres de Marie Denis, des pistes ont émergé pour la création d’un atelier. Tous les enfants de l’école vont être impliqués dans le projet puisque toutes les enseignantes veulent y participer.

Marie Denis à l’école maternelle 29 rue Marcadet.
© Manon Maurin

L’artiste Marie Denis : ses installations, sculptures et objets sont conçus à partir de matériaux bruts ou détournés. Elle contourne les règles, les repères et savoir-faire pour les poétiser. A l’aide de supports obsolètes et dépassés, comme le fax thermique, elle développe des recherches de formes d’herborisation.

L’œuvre – Hortus Medicus (2008), de la série Feuilles en fax et boite à estampe – est composée de diverses sortes de feuilles fraîches passées au fax et présentées dans un coffre à 10 tiroirs en bois brut. Marie Denis glisse des feuilles de plantes variées dans le bac du fax, puis dirige manuellement la duplication afin de créer des lignes et des surfaces inédites par les différents mouvements. Le fax thermique permet l’apparition d’une image par brûlis (le papier est brûlé lors du passage du feuillage frais dans le fax). Ainsi la feuille (végétale) se transforme et apparaît modifiée par l’accompagnement de la main de l’artiste. C’est un jeu d’impression, présenté dans une boîte à la façon d’un cabinet d’estampes : un herbier-estampe photosensible.

« Je retiens les feuilles fraîches, et joue avec l’appareil lors de leur passage dans le fax. Une impression étirée, « mécanique et scandée » apparaît, une sorte d’estampe automatique de ces feuillages qui réinventent leurs nervures. » Marie Denis.

 Voir l’œuvre de Marie Denis

3e, oeuvre de Thierry Mouillé au collège Montgolfier, 15 rue Montgolfier

21 Sep

Principale : Martine Pirez

L’œuvre de Thierry Mouillé, Paris Périphérique, 2008, a été exposée au CDI du collège Montgolfier.

 

oeuvre in situ : « Paris, Périphérique », 2008, carte satellite sur table, 92,5 x 81 x 82 cm, pièce unique, acquisition en 2008, Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris © Christophe Nöel, FMAC/ Mairie de Paris

 

Voir l’oeuvre de Thierry Mouillé

14e, oeuvre de Katinka Bock à l’école élémentaire, 188 rue d’Alésia

21 Sep

Directeur : Gauthier Lechevalier
Médiatrice : Giorgia Spaccavento

L’imposante oeuvre de Katinka Bock, Le sol d’incertitude, 2006, a étalé ses pavés dans l’école Alésia et a constitué le point de départ pour une exploration de la création artistique contemporaine. La médiatrice culturelle Giorgia Spaccavento a ainsi travaillé avec une classe de CP.

Oeuvre in situ : « Le sol d’incertitude », pavés parisiens recouverts de goudron, 7 m², édition 2/2, acquisition en 2006, collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris ©Christophe Nöel, FMAC, Ville de Paris

Voir l’oeuvre de Katinka Bock

18e, oeuvre de A Constructed World à l’école élémentaire, 5 rue Pierre Budin

28 Fév

Classes : visite à toutes les classes, CP/CE1 et CM2 en atelier
Directeur : Pierre Perrin
Instituteur : Guillaume Martinet
PVP : Cécile Foret Palliser

« Quand l’art pose question », tel est le titre de l’exposition présentée par les élèves de l’école Pierre Budin

Un ancien appartement de fonction est transformé en salle d’exposition et plongé dans le noir. À l’entrée, des lampes de poche sont distribuées aux parents et aux enfants. Dans l’intimité de cette mise en scène, l’installation « Athéisme mat » (2008) du collectif A Constructed World – dix tapis en plastique tressé – interroge les visiteurs. Ces derniers se déchaussent afin de marcher ou de s’étendre sur les tapis. Sur chacun d’eux, est tissé mot le « athéisme » parmi des formes géométriques, une référence au tapis de prière sur lequel les musulmans pratiquants se prosternent au cours de leurs prières quotidiennes. Ainsi, le doute et l’incertitude se créent sur le statut de l’œuvre et de nos croyances.

Les élèves de CM2 ont réalisé un travail autour de la désacralisation d’une œuvre d’art. À coté de reproductions d’œuvres sujettes à polémique, comme « L’Autoportrait de l’artiste en état de crise profond » (2008) de Martin Kippenberger ou le « Piss Christ » (1987) de Andres Serrano, sont présentés les travaux des élèves de toute l’école, parmi lesquels des tissages en papier inspirés directement des tapis d’« Athéisme mat »  réalisés par les CE2. Ce fut l’occasion pour les enfants d’aborder des sujets comme la place de la religion, la tolérance et la définition de la laïcité.