Ils en parlent !

Publié le 11 janvier 2012.

Paris inspire les blogueurs

WEB – Les blogs parisiens déferlent sur la toile et certains mériteront d’être suivis de près en 2012

Ils aiment Paris et le font savoir. En photo, en vidéo ou en bons mots, des blogueurs ont choisi la capitale pour terrain de jeu et mériteront d’être suivis en 2012. Certains sont même devenus des phénomènes, à l’instar de Norman, un habitant de Montreuil (Seine-Saint-Denis) dont les vidéos se moquent des travers parisiens. Il réunira ses complices demain au Grand Rex (lire encadré).

Une Américaine à Paris. Michelle découvre les spécificités parisiennes et les raconte avec un délicieux accent américain. Comment s’en sortir dans n’importe quelle situation en n’employant qu’un seul mot, « putain », comment héler un taxi un samedi soir, trouver le moyen de se débarrasser de cadeaux devenus encombrants durant un vide-greniers. Mais aussi quelques mises en garde : « Les soldes à Paris peuvent tuer. Littéralement. » Ses vidéos pleines de fraîcheur sont tournées parfois en français, parfois en anglais, et certains de ses billets sont également écrits dans les deux langues.
La parole aux Parisiens. C’est le pari de Clémentine Bisiaux, chasseuse d’histoires dans les rues de Paris. Equipée d’une caméra, elle demande aux passants de se confier, notamment sur leurs histoires de cœur. Pour elle, ce sont ces anonymes qui constituent le patrimoine de la ville.
blogs.paris.fr/histoiredeledire

L’art de rue cartographié. Un plan interactif de Paris pour une visite en immersion au milieu des graffitis qui fleurissent dans les rues. Le site a été lancé en mai dernier et est en cours de développement, avec l’ambition de recenser ce que Paris fait de plus beau en matière de street art.
www.paris-streetart.com

Des bons plans à portée de clic. Les bonnes adresses circulent en général entre copains, mais Fabien et Ludovic ont décidé de partager leurs trouvailles avec les internautes. Sur Paris Zig Zag, gagnant des Golden Blogs Awards en novembre dernier, Paris livre ses secrets. Balades, bars insolites, mais aussi actualités culturelles sont répertoriés. Une version balbutiante et plus masculine du célèbre MyLittleParis.com, référence girly en matière de bons plans.

Magali Gruet

 

 

 

 

 

 

Clémentine Bisiaux, journaliste dans le 18e arrondissement de Paris et créatrice du blog Histoire de le dire, a gagné le concours BlogmoiParis, organisé par la municipalité de la capitale et l’hebdomadaire l’Express. Son travail, dont Dixhuitinfo a déjà souligné la pertinence, sera relayé pendant au moins six mois sur le site Internet de la Ville de Paris. Pour le plaisir, la vidéo d’Hugette, 96 ans, habitante du 18e.

Le projet a commencé dans le 18e arrondissement de Paris. Lundi 31 janvier 2011, Histoire de le dire a été primé à l’Hôtel de Ville de Paris. Les vidéos de Clémentine Bisiaux, délicieux témoignages humains, ont fait mouche.

Dans la salle Chéret, où sont reçus les chefs d’Etat de passage à la capitale, la jeune journaliste a été récompensée dans le concours BlogmoiParis, organisé par la municipalité de Paris et le journal L’Express. Avec deux autres lauréats, la jeune journaliste, qui vit dans le 18e et que Dixhuitinfo a rencontrée en novembre dernier, est devenue une des « blogueuse officielle » de la Ville de Paris. A ce titre, son travail sera présenté pendant au moins six mois sur le site Paris.fr, par l’intermédiaire de son nouveau blog.

Les petites histoires de Clémentine Bisiaux ont d’abord séduit les internautes. Avec plus de 900 voix (sur 15 000), elle s’est classée sixième du concours. Puis le jury, composé notamment du rappeur Oxmo Puccino, de l’adjoint au tourisme et aux nouveaux médias locaux à la Ville de Paris, Jean Bernard Bros et d’Aurélie Champagne, rédactrice en chef adjointe de Paris.fr, présents lors de cette conférence de presse, a choisi de récompenser le travail de Clémentine Bisiaux. « C’est bien que la Mairie de Paris soutiennent ce genre de projets, souligne la journaliste. Pour moi, ce prix me permet de poursuivre l’aventure. »

Les lecteurs de Dixhuitinfo découvriront régulièrement les vidéos d’Histoire de le dire au fil de leur parution.

Clémentine Bisiaux, une jeune journaliste, a lancé un site Internet où elle recueille les histoires, simples, d’habitants du 18e arrondissement de Paris.

Une petite caméra numérique à la main, Clémentine Bisiaux parcourt le 18e arrondissement de Paris à la recherche d’histoires. Celle de Messaoud, ancien gardien d’immeuble, qui attend au lavomatique. Celle d’Huguette, 96 ans, attablée au café de la Timbale. Celle de Benoît, au square Carpeaux ; de Michel, spécialiste des champignons. Des gens simples, ordinaires, rarement mis en avant dans les médias, à qui la jeune journaliste indépendante a décidé de donner la parole sur un site Internet, Histoire de le dire.

« La plupart du temps, dans les médias, les journalistes partent à la recherche des propos qu’ils ont envie d’entendre, explique-t-elle. Avec ces vidéos, je laisse les interviewés libres de choisir leur histoire, ce qu’ils vont me dire. Et ils le font avec une grande facilité. »

Pour les rencontrer, Clémentine Bisiaux se rend dans les parcs, les cafés, les laveries. Elle choisit ceux qui attendent, seuls, et qui ont l’air disponible. « Je ne vais pas à la sortie du métro, à 19h00, note-t-elle. Il ne faut aller les embêter. Et j’essaie que les témoignages soient spontanés, sans préparation. S’il y a un contrôle de soi, de sa parole, c’est moins intéressant. »

Rarement, certains demandent à tourner une nouvelle vidéo. « Le plus souvent, les gens se retrouvent dans leur vidéo et apprécient le concept, note la journaliste. Ils sont curieux des histoires des autres, et c’est le but du projet. »

Pour découvrir chaque personnalité, trois questions ponctuent chaque interview. « Ce sont des questions universelles : « Quel est votre plat préféré ? » « Quelle est votre musique préférée ? », qui touchent tous les milieux, sans distinction », explique-t-elle. Parfois, la journaliste ajoute une question plus politique : « Quel est l’homme politique que vous supportez le moins actuellement ? », « Est-ce que vous trouvez Rachida Dati sexy ? » « C’est une façon d’approcher des sensibilités, des tendances. »

La politique, Clémentine Bisiaux l’a suivie de près pour plusieurs médias, depuis la fin de ses études, il y a quatre ans. Elle a travaillé pour la presse quotidienne régionale, le portail actualité d’Orange, et dans l’audiovisuel, pour un agence de presse avec laquelle elle a réalisé de nombreux reportages en France et à l’étranger, pour des chaînes nationales.

Après plusieurs expériences et des séjours au Brésil, en Inde, au Népal, au Mali et au Burkina Faso, Clémentine Bisiaux s’est réveillée un matin en se demandant pourquoi elle avait choisi d’être journaliste. « La réponse était : pour raconter des histoires et les transmettre, se souvient-elle aujourd’hui. J’ai toujours eu de l’empathie pour les histoires quotidiennes des gens et pour les sujets sociaux. »

C’est ainsi qu’a commencé, début septembre, le projet d’Histoire de le dire. Au départ, Clémentine Bisiaux a choisi le 18e arrondissement, un quartier qu’elle habite depuis 2006, « avec plus de 100 nationalités, une diversité, une richesse associative ». Puis elle a poursuivi vers le 19e et le 17e. Dans ce dernier, elle rencontre un peu plus de difficultés pour susciter la parole des gens. « Est-ce dû à la composition sociologique du quartier, plus bourgeois, s’interroge la journaliste. En tout cas, dans le 18e, il y a moins de pudeur. »

Quel bilan tire-t-elle de ce projet ? « Je m’enrichis beaucoup car je rencontre des gens différents tous les jours. Et les gens parlent du site autour d’eux ! » Un vrai succès pour ces courtes vidéos qui mettent en valeur les habitants du 18e arrondissement.

 

 

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