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Une vespasienne

14 août

Année: 1877

Photographe: Charles Marville

© Roger-Viollet

 

Elle a déserté Paris depuis longtemps maintenant(1980) . Pourtant, on s’attend toujours à l’apercevoir au détour d’un carrefour, ornant les boulevards haussmanniens de la capitale, au détour d’un parc. Il faut dire qu’elle illustre une part commune de l’histoire urbaine et hygiénique de Paris depuis le milieu du 19e siècle.

A l’origine, nous retrouvons Rome. L’empereur Vespasien célèbre pour avoir eu l’idée d’étendre l’impôt à la collecte de… l’urine, et à qui l’on doit aussi cet adage, devenu proverbial et en lien direct avec le thème du jour : « l’argent n’a pas d’odeur ».

Une sanisette, héritière des vespasiennes qui remontaient, dans leur principe, à l’antiquité/François Grunberg

 

A Paris, c’est dans les années 70, (enfin, 1770) que Sartine, lieutenant général de la police fait disposer des » barils d’aisance » dans la capitale, sorte d’ancêtre de la vespasienne. 1834, le préfet Rambuteau fait installer 178 édicules rapidement nommées colonnes vespasiennes. 1839, les colonnes moresques font leur apparition dans les rues parisiennes. Affichage à l’extérieur, urinoirs à l’intérieur jusqu’en 1868 année ou cours de laquelle les colonnes Morris s’imposent pour l’affichage et les vespasiennes pour les lieux d’aisances, du moins est-ce là leur utilité initiale. Elles feront aussi office parallèle de lieu de rencontre ce qui conduira en 1961 le conseil municipal de Paris à acter leur suppression progressive. Depuis 1980, les sanisettes sont en lieu et place disponibles gratuitement dans tout Paris.

Pour en savoir plus

- La rubrique sanisette sur Paris.fr

- Où faire pipi à Paris ?

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