OCTOBRE AU JEU DE PAUME
15 oct
La nouvelle programmation du Jeu de Paume nous propose de nous faire découvrir, ou redécouvrir avec grand plaisir, trois immenses artistes, pionniers dans leurs pays respectifs:
Manuel Álvarez Bravo, maître de la photographie moderne mexicaine, Muntadas, précurseur du media art et de l’art conceptuel en Espagne et Filipa César qui se questionne sur les relations entre histoire, mémoire, image et récit.

Ondas de papel (Vagues de papier) vers 1928. Manuel Álvarez Bravo. Copyright : Colette Urbajtel / Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.
L’expo phare et à ne surtout pas manquer est pour moi incontestablement celle de Manuel Álvarez Bravo
Le travail photographique et le travail cinématographique du photographe sont réunis autour de l’exposition « Un photographe aux aguets « . Ils mettent en exergue son identification avec la mélancolie des choses et sa transformation en image poétique.
Presque un siècle de photographie (8 décennies), et pas des moindre le 19e, Manuel Álvarez Bravo ayant vécu 100 ans (1902-2002). Une attention particulière est donnée aux images rarement exposés et aux vidéo en grande partie inédites.
L’exposition donne une nouvelle vision de l’artiste, révélant des aspects méconnus de son oeuvre. Très très belle exposition.

El color (La Couleur) 1966. Manuel Álvarez Bravo. Copyright : Colette Urbajtel /
Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.

Mirar Ver Percibir 2009. Muntadas. Courtesy Galería Joan Prats. Photographie : Joaquín Cortés / Román Lores. Museo Nacional Centro de Arte Reina. Sofía, 2011. © Muntadas / ADAGP, Paris, 2012
L’exposition de Muntadas présente un univers organisé autour de ce qu’il appelle des constellations, cimaises dédiées à « Entre / Between », instrument de navigation non linéaire dans l’ensemble de son œuvre.
Une troisième exposition « Luta ca caba inda (La lutte n’est pas finie)« , où Filipa César enquête sur les origines du cinéma en Guinée-Bissau, et nous livre un essai poétique sur le combat qu’implique l’accès à des images d’un autre temps.
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Merci pour cet article qui m’a permi de connaitre Manuel Álvarez Bravo, qui fait des photos très puissantes et très poétiques.