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Steeve Iuncker, lauréat du Prix Photo du Muséum

23 Mai

 

« Villes extrêmes » Copyright : Steeve Iuncker

Pour sa troisième édition, le Prix Photo du Muséum, présidé par Robert Delpire a été décerné à Steeve Iuncker, membre de l’Agence VU’ pour son projet « Villes extrêmes ».

Cette bourse d’un montant de 10 000 €, lui permettra de réaliser le projet primé qui sera exposé en 2014 au Jardin des Plantes.

D’ici une vingtaine d’années, près de 70 % de la population mondiale vivra en milieu urbain. Comment parler des villes, de ce qui nous occupe tous quotidiennement ? Que veut dire porter un regard simple et personnel sur une ville qui a quelque chose en plus que les autres ? Est-ce visible ? Et est-ce si important, si différent ? C’est alors que l’on réfléchit à ce que les extrêmes peuvent générer chez l’homme.
Ces questionnements ont amené Steeve Iuncker à entreprendre un tour du monde des villes de l’extrême, de la ville la plus froide à la ville la plus polluée en passant par la plus haute du monde. Ce reportage photographique a été réalisé en format négatif 6×6, couleur ou noir & blanc.

Iakoutsk : la ville la plus froide du monde «Ici, tout est glace, brouillard et ombres furtives. Les 270 000 habitants de Iakoutsk, au nord de la Sibérie orientale, vivent toute l’année sous des températures de l’extrême que n’éprouvent que les cordées d’alpinistes. Dans cette ville, la plus peuplée et la plus ancienne du nord de la Russie – fondée en 1632 par les Cosaques – les températures hivernales oscillent entre -40 et -50 °C. Ce fut une cité de trappeurs et de chercheurs d’or, le point de départ des explorations de l’Extrême-Orient russe. Depuis, la ville a grossi et ressemble à beaucoup d’autres. Sauf que ses habitants sont pressés par un froid qui mord, qui fouille, qui décharne. (…) La ville est noyée toute la journée dans un blanc cotonneux de brumes froides, ne laissant passer qu’un peu de lumière solaire. Dans ce décor surréaliste n’émergent ici ou là que d’épaisses et sombres silhouettes d’humanité emmitouflées et quelques fantômes lointains. (…) Faire des images par ces températures reste une opération périlleuse, voire dangereuse. Les doigts souffrent, le matériel aussi. Mon appareil ne fonctionne guère qu’une quinzaine de minutes en extérieur avant de se bloquer totalement, m’obligeant à interrompre les prises de vue pour retrouver une atmosphère plus chaude». Steeve Iuncker / extrait

 

Steeve Iuncker

Agence VU

« Villes extrêmes » Copyright : Steeve Iuncker

« Villes extrêmes » Copyright : Steeve Iuncker

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