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Dominique Issermann, William Ropp et Youssef Nabil à la MEP

26 jan

Laetitia Casta Copyright : Dominique Issermann

 

Dominique Issermann

Je n’aurais pour rien au monde fait l’impasse sur Laetitia Casta par Dominique Issermann.
Plus pour La Casta que pour Dominique Issermann, je le confesse, bien que j’apprécie vraiment le travail de cette grande photographe. Mon âme de midinette est en éveil, vous l’aurez compris. Deux icônes réunies pour un travail des plus sensuels, cela se savoure.

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Automne-Hiver à la MEP

31 oct

Rome, Cinecittà, 1956 © William Klein

Rome, Cinecittà, 1956 © William Klein

Pour cette fin d’année, la Maison Européenne de la Photographie nous propose six expositions très différentes les unes des autres, dont trois ont particulièrement attiré mon attention.

L’Italie, Rome précisément, et qui plus est le Rome de William Klein.

Après New York et invité par Federico Fellini alors réalisateur des “Les Noces de Cabiria », Klein dresse le portrait d’une ville des années 50, festive, emprunt d’un fort caractère artistique, en perpétuel mouvement. Il dira de cette époque « Rome est ma ville porte bonheur.(…) J’étais un passionné de Fellini et je réussis à organiser un rendez-vous avec lui à Paris : je voulais lui donner un exemplaire de mon livre. Il me dit : “je l’ai déjà, il est sur ma table de nuit. Pourquoi ne venez-vous pas à Rome pour devenir mon assistant?” J’avais une vingtaine d’années et comme çà, tout simplement, j’arrivais à Rome. »

 

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La MEP ouvre la danse de la saison estivale

28 juin

Pour cet été, la MEP nous propose 5 expositions. La frivolité d’une saison estivale ne passera pas par ce haut lieu photographique. Il est question de guerre, de femmes en prison, du tumulte de l’actualité internationale, de prostitution … Beaucoup de dureté, mais d’une très grande beauté. Beaucoup de noir et blanc, un certain nombre de photographes exposés que l’on à grand plaisir à retrouver. Pour apaiser la puissance d’une douleur universelle, les photos de Xaviers Lambours et de Xavier Fourtou, l’un parlant people et nudité, l’autre, graffiti haut en couleurs à Sao Paulo.

Soldats de l’armée soudaine de libération pris dans une tempête de sable, Darfour, Soudan, 2004 © Lynsey Addario

« L’ombre de la guerre » : exposition organisée par Contrasto, dans le cadre du projet Science for Peace de la Fondation Veronesi. 90 photographies les plus marquantes du reportage de guerre. Que dire si ce n’est que chaque cliché interpelle, tant par sa beauté, sa puissance, que par la tragédie qu’il porte au regard. On salue le travail des 56 photographes exposés dont Alexandra Boulat, Abbas, Dimitri Baltermants, Philip Jones-Griffith, Henri Huet, James Nachtwey, Henri Bureau ou Lynsey Addario. Un texte décrivant le contexte de la prise de vue accompagne chaque photo. Très belle visite, dont on ne ressort pas indeme.

Un livre accompagne l’exposition : « L’ombre de la guerre, 90photographies sur les principaux conflits internationaux pour témoigner contre la guerre ». Editions Contrasto/Maison Européenne de la Photographie/ Fondation Umberto Veronesi. Texte Alessandra Mauro et Denis Curti

 

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Magazine « de l’air ». Et « Les Gonaïves, Haïti, 2005″ © Jane Evelyn Atwood

« Génération de l’air » : 10 ans d’existence pour « De l’air« , magazine indépendant de photojournalisme proposant des photographies et reportages qui racontent les mondes d’aujourd’hui. L’exposition rend compte de cette génération de photographes, connus ou inconnus, qui a émergé dans les pages de la revue. 30 regards comme ceux Floriane de Lassée, Bertrand Desprez, Mat Jacob, Grégoire Korganow, Eric Larrayadieu, ou Patrick Messina.

« Jane Evelyn Atwood. Photographies 1976 – 2010″ : Première grande rétrospective consacrée à la photographe américaine Jane Evelyn Atwood. Exposition retraçant 35 ans de travail, des prostituées de la rue des Lombards aux rues de Port au Prince. Six très belles séries sont présentées : les prostituées, les aveugles, les femmes en prison, Jean-Louis/Vivre et mourir du sida, les victimes de mines antipersonnel et Haïti.

« Xavier Lambours. XL ». 45 photographies pour 30 ans de travail photographique. Nous connaissons ses célèbres clichés de stars de cinéma, ses portraits d’animaux essentiellement en noir et blanc, mais découvrons sa dernière série sensuelle et érotique, hommage à « L’origine du monde » de Courbet. Magnifique.

Un livre « Xavier Lambours. XL » accompagne cette exposition. Co-édition La Maison d’été / MEP. Collection Vues d’esprit. Texte Brigitte Paulino-Netto et Jean-Luc Monterosso.

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Christophe, Brive, 2009 © Xavier Lambours / Signatures

« Xavier Fourtou. Portrait brésilien ». De la couleur, beaucoup, pour cette exposition de photographies de visages « graffés ». Ici, la photo rend hommage aux graffitis de Sao Paulo. Jamais ils ne m’ont paru si amusants et réussis.

« Dans le quartier de Villa Madalena, à São Paolo, il y a un endroit totalement envahi de magnifiques graffitis très colorés, j’ai photographié tous les visages que j’y ai trouvés. Je suis parti ensuite à la recherche d’autres Brésiliens exposés sur des façades et passant pourtant presque inaperçus. C’est principalement dans les quartiers populaires du centre de São Paolo que j’ai trouvé de la vie sur les murs, de la gaîté, des surprises, des traits violents, des sourires discrets. » raconte Xavier Fourtou

Amoureux, São Paulo, 2007 © Xavier Fourtou et Com saudade, São Paulo, 2007 © Xavier Fourtou

Selon JEA, « On a parfois l’impression que les photos ne servent à rien. Il faut les faire quand même ». Heureusement, les photographes présents à la MEP cet été ont tous, un jour, appuyé sur le déclencheur …

Ces 5 expositions sont à visiter jusqu’au 25 septembre 2011

Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tél. : 01 44 78 75 00
www.mep-fr.org
Mº Saint-Paul ou Pont-Marie
Ouvert du mercredi au dimanche
de 11 h à 20 h.
Entrée : 7 € TP / 4 € TR .
Gratuit tous les mercredis à partir de 17 h

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Heureux printemps à la MEP

21 avr

Finalement, je  connaissais peu l’oeuvre de Patrick Tosani. Ou plutôt assez bien qu’une partie de son travail.  Ce photographe, reconnu mais trop peu exposé en France, mérite sans conteste l’exposition que lui consacre jusqu’au 19 juin 2011 la MEP (Maison Européenne de la Photographie).  J’ai découvert un travail abouti, riche, dont l’étendue m’a impressionnée tant l’oeuvre se tient parfaitement au fil des années. Toutes les séries présentées par le photographe, qui a lui-même organisé l’accrochage, sont intimement liées. Nous retrouvons l’objet d’une série ancienne, une chaussure par exemple,  mise en oeuvre dans une série récente. Le photographe travaille beaucoup, et depuis toujours, avec des maquettes d’architectures. Il y projette des photos qu’il photographie ensuite. Il peut aussi les masquer par de la peinture. Idem avec l’eau, dont l’obsession se retrouve dans sa série d’objets incrustés dans des glaçons ou celle au contraire d’objets mouillés et laissés dans une flaque d’eau. Qui pourrait être celle du glaçon. Sa série sur les masques est en réalité différents moules de corps faits de pantalons. On lit alors ce travail comme un visage, n’envisageant pas le procédé. Le corps ou plutôt l’absence de corps, dans cette série, est traitée comme totalité corporelle. L’obsession de la trace, de l’usure est également criante dans son travail.

On l’aura compris, l’artiste est obsessionnel : l’obsession de l’objet, de la technique, de l’intention. L’obsession fait l’oeuvre. Et dans ce cas, magnifie l’oeuvre.

Allez donc découvrir ces grands formats aux couleurs explosives, vous ne le regretterez pas.

La Valse, 1983. Collection Maison Européenne de la Photographie

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L’exposition “L’objet photographique : une invention permanente” propose de découvrir l’ensemble des dispositifs de prises de vue (contact, sténopé, objectif photographique…) et des processus de fabrication ou de modification des divers “objets” (positifs directs, négatifs, tirages…) qui constituent l’atelier du photographe.

Très pédagogique ,elle pourrait être assez assommante. Ce serait sans compter sur Anne Cartier Bresson, commissaire de l’exposition qui a su rendre ludique et à aucun moment la visite ennuyeuse. A l’inverse, elle est passionnante. Le visiteur apprend sur les débuts de la photographie et sur son évolution jusqu’à nos jours : ses  concepts, ses  procédés, son histoire somme toute. Organisée autour de trois axes, les dispositifs photographiques,  la photographie monochrome, et  la photographie couleurs, l’exposition est illustrée de clichés sortis des plus belles collections :  particulières, souvent des artistes eux-mêmes, ou institutionnelles ( MEP, Mussée Bourdelle, Société Française de Photographie …). Les clichés anciens et récents étant habilement mis en parrallèle  autour d’une même technique mettant en lumière les similitudes, les liens et les interactions entre les débuts photographiques et le travail actuel.

Rebellious Silence, 1994, tirage au gélatino-bromure d’argent et texte manuscrit à l’encre © Shirin Neshat/ Collection MEP, Paris

Anne Cartier-Bresson, responsable de l’Atelier de Restauration et de Conservation des Photographies de la Ville de Paris (ARCP) et commisire de l’exposition nous explique son envie de monter l’exposition :

« C’est après avoir publié le « Vocabulaire technique de la photographie » en 2008 que l’idée de faire une exposition sur le même principe a surgi. Il semblait évident qu’après avoir fait tout ce travail sur l’analyse des dispositifs de prise de vue et sur les techniques de tirage du début de la photographie à nos jours il était intéressant de montrer au public les originaux, provenant des collections photographiques de la Ville de Paris ( musées, bibliothèques, archives…), de la Maison européenne de la photographie ou directement des artistes…
Nous avons donc retenu le principe d’un croisement entre œuvres historiques et contemporaines, en privilégiant les procédés et les techniques qui sont actuellement reprises par les photographes et les artistes dans des contextes parfois très différents. Ainsi, le parcours commence avec une impression directe à la lumière de Claire Chevrier : empreinte lumineuse prise de la fenêtre de la Maison européenne de la photographie, sans aucun appareil… et s’achève par une œuvre hybride, entre image fixe, son et vidéo, de Semiconductor, qui annonce la formation d’un nouveau langage visuel et la disparition de l’objet matériel… l’exposition est ainsi conçue comme une immersion dans l’atelier du photographe. Elle propose une grille de lecture spécifique et un vocabulaire commun pour décrire toutes ces images produites au court du temps. »

Les mystères et la grande richesse du medium photographique sont ici presque dévoilés.

Le visage dédoublé, c 1960, photomontage, tirage d’époque au gélatino-bromure d’argent © Harry Ossip Meerson Estate / Collection MEP, Paris

Two girls, one clipped, 2005, tirage numérique jet d’encre © Hans Peter Feldmann / Christophe Noël, FMAC, Ville de Paris

Un livre accompagne l’exposition :
« L’objet photographique, une invention permanente »
Collection «Photopoche»
Éditions Actes Sud
Textes de Anne Cartier-Bresson et Françoise Ploye

Un autre livre, superbe et précieux quand on aime la photographie :
« Le vocabulaire technique de la photographie »
Auteurs : Anne Cartier Bresson / Collectif Marval
En coédition avec Paris -Musées / Marval
Editions 1er prix du Mai du livre d’art 2008, dans la catégorie Art.

Ces deux expositions sont à visiter jusqu’au 19 juin 2011

Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tél. : 01 44 78 75 00
www.mep-fr.org
Mº Saint-Paul ou Pont-Marie
Ouvert du mercredi au dimanche
de 11 h à 20 h.
Entrée : 7 € TP / 4 € TR .
Gratuit tous les mercredis à partir de 17 h

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Henri HUET à la MEP

8 fév

Comment peut-on photographier l’horreur, l’horreur de la guerre ?
Certains reporters l’on fait et continuent de le faire. Très bien.
Henri Huet s’y est employé à merveille. Remarquablement, même. Durant 20 ans, il parcourt les routes du Vietnam, pays inlassablement en guerre. Son pays, celui où il est né. De ses clichés, toujours profondément humanistes, durs et si tendres à la fois, Henri Huet en a fait malgré lui et par son courage et sa modestie, une oeuvre de mémoire collective et LA référence pour les photographes d’aujourd’hui.  Ses photos paraissent dans les journaux du monde entier. Il saisit tous les visages de la guerre. Ceux de la détresse des soldats. Ceux de la terreur des civils. Et ceux des enfants. D’autres prix comme la « Robert Capa Gold Medal » viennent couronner son travail.
“Vraiment, j’aime mon métier et n’en changerais pour rien au monde. Vous devez me trouver un peu fou, mais vous savez depuis belle lurette que j’ai toujours été un peu casse-cou.” Henri Huet

Bong Son, octobre 1966 © Henri Huet/Associated Press

La MEP, 40 ans jour pour jour après sa disparition, rend hommage à ce grand reporter. Dans cette exposition, on passe d’une photo à l’autre en se disant, « ah celle-ci aussi est très belle ». Le choix de la préférence semble impossible, tant l’émotion est là. A chaque fois. La beauté aussi : d’un regard, photographié et photographiant. Sublime …
« Le danger que nous connaissons chaque fois que nous partons en reportage, danger dont chacun est conscient, nous rapproche les uns des autres. On est tous copains. Il y a presque, on pourrait dire, une sorte de fraternité d’armes »  écrivait le photographe dans une lettre du 1er juin 1970.
Henri Huet membre de l’Associated Press, disparaît en février 1971 dans un hélicoptère en flammes, avec d’autres compagnons journalistes comme lui,  tous profondément épris de leur métier.
“Je crois au destin. Au coeur d’une bataille, je pense : “Je ne suis pas un soldat, je ne peux être touché.” Le jour où l’on cesse de penser comme cela, il faut cesser de travailler.” Henri Huet (Interview, Montreal Star, 27 avril 1967)

Au nord du delta du Mékong, juillet 1968 © Henri Huet/Associated Press

Je ne peux que vous conseiller de courir apprécier cette émouvante exposition.

Un livre l’accompagne : Henri Huet « J’était photographe de guerre au Viêtnam » Edition du Chêne. Texte de Horst Faas et Hélène Gédouin.

Egalement à la MEP  « Photos détournées », les collages de Jaques Prévert.

On connait l’homme de mots mais moins l’homme fou d’images. Lors de la présentation de ses premiers collages en 1940, Picasso dit à Prévert : « Jaques tu ne sais pas peindre mais pourtant tu es peintre ».
Se liant d’amitié avec de nombreux photographes tel Man Ray, Izis ou Willy Ronis, Prévert utilise les photographies de ses amis pour réaliser ses collages. Il les associe à des images glanées au fil de ses promenades ou trouvées dans les magazines. En découle de véritables petits bijoux : images curieuses, drôles, belles et précieuses, elles sont le prolongement de son écriture. « Quand on ne sait pas dessiner, on peut faire des images avec de la colle et des ciseaux, et c’est pareil qu’un texte, ça dit la même chose » dit il.

Le Désert de Retz, fragments d’illustrations et de gravures rehaussés sur photographie d’Izis.

Une impressionnante rétrospective de l’oeuvre de Marc Trivier, des années 80 à nos jours, ne manquera pas de marquer votre esprit.

Une centaine de tirages retrace le parcours du photographe entre portraits et paysages.
L’exposition est réalisée en collaboration avec le Musée de la photographie de Charleroi en Belgique.
Un film et un livre accompagnent l’exposition. « Seul », Jean Christophe Bailly, « …d’un lent regard » Marc Trivier.

Arbre, Folkestone, 1986. Copyright : Marc Trivier

La Première rétrospective en France de l’oeuvre photographique d’Hervé Guibert, complètera votre visite.

A sa mort, le 27 décembre 1991, Hervé Guibert était salué comme le jeune écrivain libre et flamboyant que son livre «A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie» venait de rendre célèbre. On indiquait aussi qu’Hervé Guibert laissait une oeuvre de photographe reconnue et publiée. Ecrivain, photographe, il était les deux, totalement, auteur à double titre. Les images, exposées sur tout le deuxième étage de la Maison européenne de la photographie, font partie de la sélection définitive qu’Hervé Guibert avait faite pour son oeuvre de photographe.

Hervé Guibert, Eugène et les églantines, 1988 © Christine Guibert / Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris

A voir aussi…  Vincent Rosenblatt avec « Rio Baile Funk »

« Durant d’innombrables nuits blanches, je tente d’accompagner le rythme d’une génération qui risque sa vie pour aller danser et se retrouver, malgré le mépris des élites, propagé par la presse et la télévision. Bien au delà de la fête, le Baile Funk est une nécessité vitale, un droit culturel que la jeunesse, majoritairement afro-brésilienne, s’arroge sans consulter personne. Dans l´état de Rio, 300 à 500 Bailes ont lieu par semaine, malgré les interdictions et une répression constante. Ils rassemblent entre 500 à 10 000 funkeiros chacun. »Vincent Rosenblatt

Baile du soudsystem Curtisomrio, Club Mourrisco, Botafogo, Rio de Janeiro, 2005 © Vincent Rosenblatt / Agencia Olhares

Henri Huet jusqu’au 3 avril 2011
Jacques Prévert, Hervé Guibert, Marc Trivier et Vincent Rosenblatt jusqu’au 10 avril 2011
Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tél. : 01 44 78 75 00
www.mep-fr.org
Mº Saint-Paul ou Pont-Marie
Ouvert du mercredi au dimanche
de 11 h à 20 h.
Entrée : 7 € TP / 4 € TR .
Gratuit tous les mercredis à partir de 17 h

Une remarque, une idée, un sourire, n’hésitez pas à laisser un commentaire

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Janvier à la MEP

3 jan

« I comme Image », la lettre par l’image, l’image pour le mot.

A chaque lettre sa photo : 26 photos de Marc Riboud qui par la lettre et le mot, nous invitent au voyage. Cet abécédaire photographique pour petits et grands nous permet de retrouver ou de découvrir le Marc Riboud tant aprécié, ses amours, ses rires et ses tristesses, ses indignations : le mot éléphant illustré par un jeune garçon lavant les pachydermes dans les eaux du Gange. Le mot tristesse par le visage poignant d’un jeune soldat chinois, ou le mot tendresse par deux petites iraniennes serrées contre la poussière et le vent. Une ode à la vie que les petits et leurs familles apprécieront tel un voyage de mots devenus images…

Pékin, Chine, 1957. Copyright : Marc Riboud

Bangkok, 1969. Copyright : Marc Riboud

Autour de l’exposition

Visites : Des visites commentées de l’exposition sont proposées :
Pour les groupes scolaires (écoles maternelles et élémentaires), les mardis, jeudis et vendredis à 10h, sur demande
Pour le jeune public individuel, le samedi 8 janvier à 15h et le samedi 29 octobre à 15h

Catalogue : Un livre, « I comme Image » , publié par les éditions Gallimard Jeunesse/Les Trois Ourses, accompagne l’exposition.

 

« Sitio » par Marie Bovo.

Trois séries de photographies laissant une large place à l’architecture. Avec « Bab-el-Louk » (2006), Marie Bovo installe son appareil sur le toit d’un immeuble élevé du Caire. Elle photographie les toits terrasses à diverses heures du jour et de la nuit. Ces toits-terrasses, « ce n’est pas encore dehors et pourtant ce n’est plus la stricte intimité de la maison. Ce sont des espaces intermédiaires, des intercesseurs entre les diverses dimensions de la ville », nous dit-elle.
La série « Cours intérieures » (2008) nous emmène dans un quartier populaire de Marseille.  L’objectif est dirigé non plus vers le bas mais vers le haut. Il y a quelque chose de la cathédrale et du sentiment d’élévation dans ces images, et le linge suspendu aux cordes apparaît comme autant d’anges baroques. Baroque que l’on retrouve dans la série « Grisailles » (2010), réalisée sous les porches d’immeubles :  plafonds écaillés et moulures blessées racontent les lieux. « Forme de résistance pasolinienne à l’espace bourgeois » dit-elle, des habitats autrefois cossus et désormais pauvres.

© Marie Bovo/ Courtesy l'artiste et la galerie kamel mennour

© Marie Bovo/ Courtesy l'artiste et la galerie kamel mennour

Visites conférence : Marie Bovo présente et accompagne le public dans les salles de son exposition, le jeudi 20 janvier à 18h. Accès libre sur présentation du billet d’entrée et sur réservation.
Catalogue : Un livre « Marie Bovo, Sitio » , publié par les éditions kamel mennour, accompagne l’exposition.

Et toujours à la Mep également jusqu’au 30 janvier

« Autour de l’extrême » : L’expo explore les territoires du visible, de la conquête de la lune aux conflits les plus récents, en passant par la recherche médicale ou les expérimentations autour du medium. On y retrouve des photographes internationalement reconnus comme Pierre Molinier, Mapplethorpe. Mais aussi Rodrigo Braga Alain Volut et Rodolphe von Gombergh …
Un magnifique catalogue d’exposition est édité pour l’occasion : « Autour de l’Extrême » , Coédition : Contrasto / MEP
Textes de Milton Guran, Jean-Luc Monterosso, Françoise Gaillard et Seloua Luste Boulbina

« 16e Grand prix Paris Match » : magnifique et poignant reportage d’Olivier Laban-Mattei sur Haïti, lauréat du prix.

Haïti, 2010 © Olivier Laban-Mattei / AFP

Maison européenne de la photographie
Du 10 novembre 2010 au 30 janvier 2011
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tél. : 01 44 78 75 00
www.mep-fr.org
Mº Saint-Paul ou Pont-Marie
Ouvert du mercredi au dimanche
de 11 h à 20 h.
Entrée : 7 € TP / 4 € TR .
Gratuit tous les mercredis à partir de 17 h

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Le Mois de la Photo : un blog !

9 nov

 

Marc Riboud, Washington, 1967 © Marc Riboud / Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris

Paris aime la photo.  A l’occasion des 30 ans du Mois de la photo, rendez-vous biennal, il eut été dommage de ne pas vous faire profiter des nombreux lieux d’expositions participant à cette grande et belle manifestation.  Je vous présenterai donc tous les jours un des lieux d’expo de l’événement.

« L’objectif reste toujours de partager émotions, plaisirs et découvertes »

Cette année La Maison Européenne de la Photographie coordonne cette 16eme édition avec brio. Jean-Luc Monterosso est le directeur artistique de la MEP. Pour lui, la collection, riche de  plus de 20 000 oeuvres contemporaines « est, le temps d’un festival, mise à la disposition de tous. Présentée hors les murs, en regard d’autres oeuvres, elle s’offre ainsi au public dans sa diversité et sa singularité. Chacun, conservateur, directeur d’institution ou galeriste est venu emprunter, là un rare « vintage », ici un ensemble cohérent encore jamais exposé (comme la donation Harry Callahan faite par l’auteur à la MEP et présentée à la Fondation Henri Cartier-Bresson), ou encore, à l’Institut culturel italien, quarante tirages de Mario Giacomelli. » « Avec ses 58 expositions et ses animations,cette seizième édition présentera ainsi au grand public des événements exceptionnels, dont l’objectif reste toujours de partager, dans cette Ville Lumière, berceau de la photographie, émotions, plaisirs et découvertes« .

Cette édition promet d’être fabuleuse, tant par la richesse exeptionnelle du fond de la MEP que par les différents acteurs de ce Mois de la Photo, tous profondément épris de cet art…

Je vous présente donc aujourd’hui les expositions de la Maison Européenne de la Photographie,  ainsi que celle du Petit Palais et du Musée d’art Moderne de la Ville de Paris.

 « Autour de l’extrême » à la Maison Européenne de la Photographie

Visualisez le diaporama en grand format,  les crédits ainsi que les lieux d’exposition des photos présentées en cliquant sur l’image.

L’exposition « Autour de l’extrême » offre un grand nombre des œuvres majeures de la collection de la MEP, commencée en 1980.

L’expo explore les territoires du visible, de la conquête de la lune aux conflits les plus récents, en passant par la recherche médicale ou les expérimentations autour du medium. On y retrouve des photographes internationalement reconnus comme Pierre Molinier, Mapplethorpe, Andres, Serano ou Rodrigo Braga et  Raphaël Dallaporta, ( ces deux derniers sont de très jeunes photographes).
Des œuvres ont d’ailleurs été spécialement produites à cette occasion, comme par exemple celles d’Alain Volut ou de Claudia Jaguaribe.

Cette fois-ci, j’ai découvert le travail de Rodolphe von Gombergh, radiologue et artiste, qui détourne les techniques de l’imagerie médicale pour créer un univers singulier à travers hologrammes ou écrans en relief. Mélant ultras-sons, ondes éléctromagnétiques et rayon X, l’invisible devient visible.  Intéressant…

A retenir aussi le magnifique et poignant reportage d’Olivier Laban-Mattei sur Haïti, lauréat du 16e Grand prix Paris Match. Depuis la création du Mois de la Photo par Roger Théron et Jean-Luc Monterosso, ce prix désigne le reporter photographe de l’année.

Quelques coups de coeur en vrac…

Quelques coups de coeur en vrac – et à défaut de pouvoir tous les citer : Le New York de Bruce Davidson, un éloge de la beauté avec la magnifique série de 3 nus de Martin Parr, entre gravure et photographie. Les portraits de Bill Brant, Jean-Loup Sieff ou Richard Avedon. Salgado, toujours et encore, cher à mon coeur, la série Igarapé 2007 de Claudia Jaguaibe, qui nous emmène au profond de la forêt de cette ville brésilienne qu’est Igarapé. Ansel Adams avec « Moonrise, Hernandez » prise au nouveau mexique en 1942. Les écorchés de David Nebreda, le travail de Rodrigo Braga ou Joel Peter Witkin, qui parmi d’autres artistes, présentent des images de corps décharnés, martyrisés ou mutilés. Elles pourraient d’ailleurs heurter les âmes les plus sensibles, tout en évoquant ce que certains pourraient qualifier d’extrême beauté …

Bref, comme toujours, les excellents choix et la richesse du fonds de la MEP vous feront découvrir ou redécouvrir des photographes majeurs de l’histoire photographique contemporaine.

Maison européenne de la photographie
Du 10 novembre 2010 au 30 janvier 2011
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tél. : 01 44 78 75 00
www.mep-fr.org
Mº Saint-Paul ou Pont-Marie
Ouvert du mercredi au dimanche
de 11 h à 20 h.
Entrée : 7 € TP / 4 € TR .
Gratuit tous les mercredis à partir de 17 h

« 100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la Presse » au Petit Palais et  « Larry Clark: Kiss the past, hello » au Musée d’Art Moderne

Le Petit Palais soutient Reporters sans frontières qui fête ses 25 ans. Il expose son album anniversaire consacré à Pierre et Alexandra Boulat. Impliqué avec la Ville de Paris dans le combat pour la liberté d’expression et la défense des journalistes, le Petit Palais est le lieu idéal pour célébrer la photographie engagée.

Rendant hommage à deux grands noms du photoreportage français, l’album « 100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse », édité par Reporters sans frontières, et l’exposition au Petit Palais montrent deux regards croisés sur le monde – regards passionnés, déroutants, profondément humanistes.  Les reportages de Pierre, sur les bidonvilles de Nanterre dans les années 1950 ou sur le quotidien des femmes américaines, dégagent la même intensité que ceux de sa fille à Gaza ou sur les souffrances des mères afghanes, quatre décennies plus tard.
Magnifique exposition qui ne laisse pas insensible, véritable leçon d’humilité,  les clichés d’un père et de sa fille, font preuve d’un extraordinaire ordinaire ….

http://www.dailymotion.com/video/xevzyd

 

Petit Palais-Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Du 9 septembre 2010 au 27 février 2011
Avenue Winston-Churchill, 75008 Paris
www.petitpalais.paris.fr
Tél. : 01 53 43 40 00
Mº Champs-Élysées Clémenceau
Ouvert tous les jours,
de 10 h à 18 h sauf les lundis et jours fériés.
Entrée libre

Le MAM/ARC présente « Larry Clark : Kiss the past, hello », première rétrospective en France du photographe et réalisateur Larry Clark. Conçue en étroite collaboration avec ce dernier, elle explore sur cinquante années de création à travers plus de deux cents tirages d’origine et en grande partie inédits. Internationalement reconnu pour son travail, Larry Clark traduit sans concession la perte de repères et les dérives de l’adolescence.
En miroir de l’exposition, le Musée d’Art moderne présente une sélection de photographies américaines des années 70 et 80 issues des collections de la Maison Européenne de la Photographie.

Exposition interdite au moins de 18ans.

Musée d’art moderne de la Ville de Paris
Du 8 octobre 2010 au 2 janvier 2011
11 avenue du président-Wilson, 75016 Paris
Tél. : 01 53 67 40 00
Mº Alma-Marceau ou Iéna
Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 22 h
Entrée : 5 € TP / 2,5 € TR

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