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Manju Ka Tilla : "l'homme qui s'illumine par la musique"

22 Mar



C’était un vendredi soir d’hiver, très froid. J’avais choisi de passer la soirée à la galerie Goutte de Terre, un petit lieu très cosy du 11eme, que l’on m’avait vivement conseillé. Je n’y allais donc pas tout à fait au hasard d’autant que ce soir là, le collectif Kalima productions y faisait une carte blanche, en y invitant un artiste ami : Manju Ka Tilla. Comme j’aime la plupart des groupes que ce collectif soutient (voir ici), j’y allais en toute confiance. Je ne fus pas déçue. Le lieu qui est en journée une galerie, se transforme certains soirs, en salle de concert. La capacité d’accueil est limitée à une trentaine de places. Ce qui crée une vraie et chaleureuse proximité avec les artistes. Manju Ka Tilla  y délivrait ce soir là, sa musique entre folk et musiques ethniques, autant dire une musique propice à nous faire (re)trouver une certaines forme de paix intérieure, en laissant à l’entrée tous les encombrants de nos vies parfois hystériques. Seul sur la scène avec sa guitare et quelques machines, il avait accompagné son set d’une projection vidéo d’images du monde, nature, forêts, grands espaces mais aussi scènes rituelles indiennes ou africaines. Ce fut la grande évasion, un moment en apesanteur, suspendu sur les toits du monde, une excursion vers l’ailleurs, de quoi tout oublier. C’est donc tout naturellement que j’ai proposé à cet artiste de nous retrouver à la galerie où nous a accueillis Raphaël Schaltegger, l’enchanteur de ce lieu.

Portrait musical en vidéo : 

http://www.dailymotion.com/video/xpm7um

Manju ka Tilla, on l’aura compris est un globe trotteur qui, s’il est attaché à sa ville natale, Paris, a des envies d’ailleurs permanentes, non pour fuir mais pour se (re)trouver lui même, en allant chercher des clés aux quatre coins du monde. Il y a dans sa musique une forme de quête spirituelle. Il a choisi le nom de son projet d’un quartier tibétain du nord est de New Delhi et qui peut se traduire par l’homme qui atteint l’illumination par la musique… Des rencontres et des découvertes de cultures différentes, il a tissé ses compositions qui évoqueront à chacun, soit des chants africains, soit des stances bouddhistes, un mélange de sons, des répétions de phrases où il invente même son propre langage, comme un homme en dialogue avec des forces invisibles. Une musique pour aller chercher un moment de sérénité, de calme et de paix intérieure, le plus beau des voyages en somme…

Retrouvez par ici, la session enregistrée pour le blog : Shine  

L’écouter sur my space

Il sera en concert :
– 6 avril aux Trois Baudets avec et je m’en réjouis puisqu’ici nous la suivons, Nawel and Lilabox !
– 16 Avril à la La Bellevilloise
– 18 Avril à Goutte de Terre
– 8 Mai au Café La Fourmi

Sinon, il se produit aussi beaucoup en Grèce… Prenez vos billets !

Merci à Raphaël Schaltegger pour l’accueil et la douceur de sa galerie Goutte de Terre (46 rue Godefroy Cavaignac 75011) et à Florent Bony pour l’invitation à cette belle découverte…

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