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Igit : une guitare, une voix et zéro triche !

31 Oct

Il arrive essoufflé, la guitare sur le dos, la cigarette et le sourire aux lèvres. Lui c’est Igit. Igit un drôle de nom dont on ne saura d’ailleurs pas l’origine. « C’est un secret » nous confie t il amusé. Nous avons rendez vous à Montmartre, dans les rues sous le Sacré Coeur, un univers qu’il connaît bien pour y chanter régulièrement dans la rue, mais uniquement rue du Calvaire, rue à escaliers, où il vient se poser à mi parcours pour y pousser ses chansons folk en anglais et en français, expérimenter ses sons et savourer les échanges spontanés avec les passants curieux. Mais si le jeune homme a fait de Montmartre son QG, c’est aussi un troubadour voyageur resté longtemps au Canada puis en Slovénie, porté par des projets annexes mais toujours centrés sur la musique. Il rentre vraiment à Paris en janvier prochain avec, dans ses bagages, un vinyle enregistré au Canada , avec des sons bruts, purs, sans compression, sans équalisation, « sans triche, une sorte de mise à nu » de ce qu’il sait faire avec sa guitare et sa voix. Sa voix qui est d’ailleurs la première chose qui marque, une voix directement sortie des entrailles, une plainte rocailleuse qui pourra évoquer celle de Tom Waits ou plus près de nous, Arthur H, de ces voix cassées, burinées comme si elles avaient mille ans. Il nous glissera pourtant « je ne suis pas chanteur je suis surtout là pour raconter des trucs » ! Et le résultat est plutôt réussi. Même s’il faut un certain moral pour l’écouter car Igit aime surtout raconter des histoires d’amour déçues, malheureuses ou ratées. « La chanson joyeuse c’est pas trop mon truc mais cela me permet de cracher certaines choses et du coup d’être plutôt joyeux dans la vie ». Ouf, nous voilà rassurés…

–> Mais écoutons le plutôt parler un peu de lui dans cette vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/xuqmut

La poésie qui ressort de ses chansons en français, la belle recherche sur des textes soignés, sincères nous font en redemander. De toutes façons les histoires d’amour finissent mal en général et les chants désespérés sont les chants les plus beaux, c’est bien connu… Mais le jeune homme est plutôt jovial, curieux, avide de tout essayer avec l’envie de s’entourer aussi et peut être de créer une nouvelle formation parce que « jouer tout seul c’est quand même triste »… Pourtant on l’aura vu récemment à la Dame de Canton, lors d’un tremplin, monter seul sur scène avec sa guitare et faire tanguer le bateau en seulement deux chansons. Il a une réelle présence, une voix qui fait taire l’assemblée d’un coup et impose de l’écouter. Moi personnellement, j’adorerais qu’il chante en majorité en français parce des chansons qui savent aussi bien ne pas faire rimer amour avec gnangnan, ça fait vraiment du bien !

L’artiste fait partie du collectif Kalima Productions (rencontré ici) qui a décidément toujours le chic d’accompagner des artistes que l’on trouve aussi à notre goût ! L’album sortira en digital et en vinyle en janvier.

–> J’avais déjà posté ici une session acoustique en français dans les jardins de Montmartre, en voici une deuxième, en anglais celle ci. 
http://www.dailymotion.com/video/xuqhat

Pour le suivre c’est par ici : son facebook et son site Noomiz pour écouter d’autres morceaux (en anglais)

Et puis écoutez celle-ci en français du temps de sa formation d’avant, « Igit et la communauté du petit monde. » J’avoue c’est cette chanson qui m’a fait totalement craquer.

Ici, on attend avec impatience l’album en janvier, en espérant vivement que d’ici là, ce drôle d’oiseau libre n’aura pas choisi un nouveau pays pour aller vivre encore d’autres aventures…

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