
Il y a du bleu : le bleu du ciel, le bleu des mers, le bleu des cieux, le bleu des yeux, de l’indigo, du méthylène. Il y a des clapotis d’eau ondulant sous la brise de vents chauds, des moiteurs et des onces de sensualité. Il y a des cieux, des étoiles, des astres qui jouent à se dévoiler, des nuits emplies de lueurs exquises, de tendres esquisses de désirs, des valses voluptueuses. Il y a des vengeances qui planent, des orages qui grondent, des jalousies qui se disent pudiquement. On a envie de manier des mots raffinés pour dire l’élégance des notes de piano délicatement effleurées ou passionnément frappées. On vogue, on se balance. La voix, comme un instrument, part à l’assaut de monts inaccessibles, de lignes imaginaires où elle nous promène à sa guise. L’EP de Maissiat, jeune compositrice, pianiste et chanteuse s’écoute comme on profiterait d’une soirée sous les étoiles, couché au creux d’une dune d’un pays chaud, à imaginer mille aventures mystérieuses. C’est élégant, racé, marqué du sceau des beaux chanteurs au piano. Un album joliment nommé « Tropiques » sortira à l’automne.
En attendant Maissiat nous invite aux Trois Baudets, ce mercredi 27 juin (avec Fiodor dream dog en première partie.)
Et nous vous y invitons ! [...]
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