COUP DE ♥ pour le dandy sensible : Julien Doré en concert aux Nuits de Fourvière à Lyon le 27 juin – CONCOURS des places à gagner

Le chanteur-dandy-sensible Julien Doré, apprécié tout autant des jeunes filles en fleurs que des trentenaires barbus (nous) et de leur maman (la mienne), affiche complet pour sa première fois au Théâtre Antique, dans le cadre des Nuits de Fourvière, le vendredi 27 juin. 

Julien Doré chanteur dandy tatoué tatouage album Love single paris seychelles photo by Yann Orhan

Julien Doré c’est plusieurs rendez-vous ratés pour notre équipe. Le dernier en date : les Folies Bergère sold out. Et pourtant, ses chansons nous prennent la tête, dans le bon sens du terme. Kiss me forever, Winnipeg… et son Paris-Seychelles qui n’a toujours pas fini de nous charmer depuis la première écoute.

Comme il le chante dans son dernier titre, On attendra l’hiver, « que c’est long d’attendre… », mais, que ce sera bon de nous trouver enfin !

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À l’annonce de son nom dans le programme des Nuits, il était évident que la soirée en plein air sous les étoiles lyonnaises était taillée pour lui, pour toi, pour nous. L’euphorie sera contagieuse. Nous on sautille déjà derrière notre ordi.
Pas étonnant donc qu’en moins de 2 semaines, le beau trentenaire affiche complet. Les râleuses diront que c’est moins fulgurant que Stromae – archi comble le jour même de l’ouverture de la billetterie – mais tout aussi efficace que le groupe Portishead ou Damon Albarn en solo, autres têtes d’affiche du Festival.

Il est fort à parier que les dieux romains suivront de très près la performance endiablée de ce showman qui trace sa voie avec un talent sidérant. Aucun écart, ni même une faute de goût. Y’aurait bien ce bichon dans les bras et ce minou sur l’épaule. Mais c’est à croire que tout ce qu’il touche est doté d’une aura romantique et tendre. Certainement à cause des bras tatoués du chanteur, une imagerie entre force et vulnérabilité. Tout est assumé : la fougue, le kitsch et la chanson pour sa belle.

Forcément ça touche plus qu’on ne le pensait qu’au tout début, quand Julien bombait le torse en direct sur M6.

Maissiat chanteuse album Tropiques single Le Départ concert tournée photo by R Lugassy

Ca ne doit pas nous faire oublier pour autant que la soirée est double avec le concert de Maissiat. Ca nous emballe aussi.

CONCOURS !
Concert de Julien Doré à Lyon le vendredi 27 juin 2014 à 21h30

 

Bonne nouvelle ! Blog partenaire des Nuits de Fourvière, nous avons 4 invitations (2×2 places) à offrir à toi, toi ou vous.

Pour cela, il suffit de répondre à la question suivante :
Quel artiste photographe est l’auteur de l’affiche des Nuits de Fourvière 2014 ? Indice

Envoie-nous ta réponse avec tes nom et prénom avec Julien Doré en objet à : usofparis@gmail.com

Un tirage au sort parmi les bonnes réponses déterminera les deux gagnant(e)s.
Ils recevront directement un mail leur confirmant leur lot.

Et pense à multiplier tes chances de gagner en likant et partageant ce billet à partir de notre page FB

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Expo Robert MAPPLETHORPE au Grand Palais en 250 photos : Patti Smith, Tyrone, Thomas & self portraits

250 photographies, 4 commissaires d’exposition, un parcours à rebours, Patti Smith en concert privé le soir du vernissage. La première rétrospective du photographe new-yorkais Robert Mapplethorpe fait vibrer Paris jusqu’au 13 juillet. 

Thomas-portrait-1987-by-Robert-Mapplethorpe-Foundation-New-York-photography-photo-nude-expo-exhibition-Grand-Palais-Paris

On retient certainement un peu trop facilement la perfection de corps nus en noir et blanc ou encore la taille de ces sexes associés ou non à un visage et shootés par Robert Mapplethorpe. Certainement parce que ces images de modèles comme Tyrone, Thomas ont été produites et reproduites en boucle à chacune des évocations du photographe plasticien. Faire sensation à chaque occasion, en mettant en avant le caractère sulfurant.

Sans doute aussi parce qu’il est plus facile de retenir ces images plutôt que les portraits intimes et frontaux de l’écrivain Truman Capote, de l’actrice Susan Sarandon - incroyable – ou de la photographe culte Cindy Sherman.

Black-Bust-1988-and-Ken-Moddy-Robert-Sherman-1984-by-Robert-Mapplethorpe-Foundation-New-York-photo-photography-expo-exhibition-Grand-Palais-Paris

Mais il y a aussi des images sages dans le formidable ensemble de cet infatigable passionné de la beauté et de l’architecture corporelle. Le mur de fleurs à mi-parcours vient poser une note douce et colorée, non dénuée d’audace.
Certaines compositions d’objets qui troublent par leur caractère phallique, viennent contrecarrer le muscle saillant ambiant. On voit décidément le mâle partout.

Self-Portrait-autoportrait-Robert-Mapplethorpe-New-York-Foundation-1981-1983-photography-photo-expo-exhibition-Grand-Palais-Paris

Des autoportraits viennent ponctuer chaque partie, rappelant un regard fascinant. Le dialogue peut donc se poursuivre entre l’artiste omniprésent et le visiteur au cœur de cette première rétrospective sur le sol français.

Robert Mapplethorpe Self Portrait 1975photo photographie photography expo Grand Palais Paris exhibition art

À la différence de Libé qui a retenu le sensationnel, on s’arrêtera sur l’autoportrait de 1975. Audacieux et juvénile, Mapplethorpe apparaît sur un bord d’image, comme s’il souhaitait s’effacer à l’intérieur du cadre ou suggérer avec plus d’intensité le hors-champ.

Patti-Smith-portrait-1978-1979-by-Robert-Mapplethorpe-Foundation-New-York-photo-photography-singer-music-expo-exhibition-Grand-Palais-Paris

Patti Smith, la chanteuse, l’écrivain, la muse a une place de choix. Il ne vous étonnera pas qu’elle ait accompagné l’ouverture de l’exposition. Elle en profitera pour confirmer que « Mapplethorpe aimait Paris mais pas autant qu’[elle]. » Certainement parce que la route du photographe s’est arrêtée un peu trop tôt pour nouer de vrais liens avec la capitale.

Wall-portraits-by-Robert-Mapplethorpe-Foundation-New-York-Andy-Warhol-Grace-Jones-Yoko-Ono-photo-photography-expo-exhibition-Grand-Palais-Paris

Surtout prenez votre temps face au mur de portraits où trône un Warhol majestueux. Tentez de vous isoler un peu avec Grace Jones, Richard Gere ou Iggy Pop. L’exercice ne sera pas évident, on le sait. Mais soyez persévérants.

Et savourez l’intimité des premiers Polaroïds clôturant le parcours qui fera piétiner plus d’un visiteur attendri. Tout était déjà inscrit, dès le début : la fulgurance, la provocation, le dialogue frontal et assumé, le New York underground.

Pierre Brosnan a eu les honneurs d’une visite privée quelques heures avant le vernissage. Il se passe décidément toujours quelque chose d’exceptionnel du côté du Grand Palais.

La (re)découverte de l’oeuvre de Mapplethorpe se poursuit au Musée Rodin avec un dialogue surprenant entre le photographe et le sculpteur. L’expo Mapplethorpe Rodin vous accueille jusqu’au 21 septembre.

 Exposition ROBERT MAPPLETHORPE

Grand Palais – Galerie sud-est

jusqu’au 13 Juillet 2014

 

Tous les jours de 10h à 22h (fermeture à 20h le dimanche et lundi)

Fermeture hebdomadaire le mardi
Fermeture exceptionnelle le jeudi 1er mai
Ouvert le jeudi 8 mai

Pour la Nuit européenne des musées : entrée gratuite le samedi 17 mai de 20h à minuit

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CHRISTINE AND THE QUEENS t’attend à la station Saint Claude avant la sortie de Chaleur Humaine #SaintClaude

Sortie du single Saint Claude, premier single incandescent de Christine and The Queens, annonçant l’album à venir Chaleur Humaine, le 2 juin.

Christine-and-the-Queens-chanteuse-concert-privé-live-galerie-Saint-Claude-single-album-Chaleur-Humaine-photo-by-United-States-of-Paris-Blog

De son propre aveux, n’en pouvant plus d’attendre depuis la sortie du studio – de l’autre côté de la Manche – Christine a réservé, ce lundi, une surprise à ses fans pour présenter Saint Claude en version chair et os. »

Rendez-vous est donné à 18h à l’arrêt de bus Saint Claude, Boulevard Beaumarchais, lieu même où la chanson ait née. Christine et ses paillettes attend ses fidèles pour leur montrer le chemin d’une galerie où les attendaient posters au mur, micro, enceintes, ingé son et champagne pour un mini-concert très très privé et arty.

Attente fébrile des retardataires, une fois la petite foule arrivée au 7 de la rue. On reconnaît les Queens-danseurs de l’artiste parmi l’audience. Les œuvres de l’expo en cours n’en croient pas leurs cimaises d’une telle affluence.

Un journaliste évoque son interview fleuve de la chanteuse. Au total une heure, alors qu’il s’attendait à passer une vingtaine de minutes en tête-à-tête avec l’audacieuse. Réponse de son amie : « Oui mais elle avait des choses à dire ! »

Christine-and-the-queens-concert-privé-et-surprise-Galerie-Saint-Claude-single-album-Chaleur-Humaine-chanteuse-pop-photo-by-United-States-of-Paris-blog

Arrivée discrète de la nouvelle vedette de la frenchie electropop, obligée de toucher les épaules d’un fan étourdi, ne l’ayant pas vu arriver… sur lui. Les premières notes et premier couplet : « Souffle saccadé Voilà qui laisse deviner que tout se décide… », le coeur s’envole avec la voix angélique de C&TQ.
On la sent rougir, peu habituée, sans doute, à une telle proximité avec ses fidèles. Le titre « beau à en crever » dixit Romain sur Twitter, préféré à West Coast de Lana Del Rey pour un autre auditeur, et simplement « fragile et envoutant » pour Camille, suspend le public. Certains en ont leur portable tout ému.

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L’artiste évoque la naissance de cette chanson. Une rencontre improbable d’un homme dans un bus. Un homme à la silhouette gracile et bien habillé, qui parlait seul. Elle est fascinée, presque charmée. Mais elle doit le quitter pour descendre à l’arrêt Saint Claude.

Au cours de ce court mais intense rendez-vous complice, elle en profite pour nous gratifier à nouveau de bons mots – un autre de ses talents – : « est-ce que tu sais que je suis myope ? »

On enchaine sur un autre tube sensible Nuit 17 à 52. Pour le premier inédit, Science fiction, C&TQ propose « je vais danser parmi toi, toi et toi… ».
Au centre de l’attention, elle réalise soudain : « Tout le monde est très beau, ça me stresse ! »

Un deuxième et dernier inédit pour faire danser. On aimerait un bis. Mais son aplomb à nous inviter à boire l’emporte : « maintenant, je vais vous servir du champagne et du jus de fruits ».

Christine and The Queens et ses fans concert privé et surprise single Saint Claude galerie Album Chaleur Humaine photo by United States of Paris Blog

Depuis, Christine & The Queens est retournée à la Gaité Lyrique pour sa résidence qui prendra fin le 18 juin, jour de son concert sold out.
Si tu n’as pas ta place, tu peux te rattraper en allant au Printemps de Bourges, Solidays, aux Vieilles Charrues ou encore aux Francofolies de la Rochelle !

Retrouve le portrait vidéo réalisé par la team ici –> Image de prévisualisation YouTube

 

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Musique : Interview de Cléa VINCENT pour son EP NON MAIS OUI – la nouvelle French Pop

Je retrouve Cléa Vincent devant le Pop In en fin de journée et Denis arrive en même temps pour lever le rideau de fer. Cléa a joué plusieurs fois dans la cave de ce bar, y compris lors des sessions libres du dimanche soir. Elle nous a accordé une interview qui lui ressemble : sincère, directe, légère et fantaisiste.

Cléa Vincent chanteuse singer EP Non mais oui Midnight Special Records Paris french pop music musique photo by Franck Juery

Cléa Vincent : Déjà, merci de m’avoir donné rendez-vous ici au Pop In. C’est vraiment un endroit important pour moi. C’est là que j’ai commencé : j’y ai fait mon premier concert en juin 2010. J’ai également participé aux scènes ouvertes du dimanche. C’est la première fois que je fais une interview ici, ce lieu évoque beaucoup de choses. Et tous mes potes artistes jouent là aussi : Kim [Giani], Natas Loves You, Baptiste W. Hamon, My Broken Frame. C’est plutôt en anglais, sauf pour Baptiste – même s’il avait commencé ici au Pop In avec des morceaux country en anglais – et plutôt pop indé. Le Pop In est comme une maison d’artistes, un repaire pour se rencontrer, monter des groupes. Le dimanche soir, pour les scènes ouvertes, tu peux avoir dix ou douze groupes qui passent à la suite ; ensuite il suffit de repérer les siens, ses frères, pour former sa petite famille. D’ailleurs, je me souviens qu’à la fin de ma première scène ouverte, Kim est venu me voir, et il m’a dit que ma musique lui faisait penser à Dick Annegarn, un chanteur belge qui est plutôt connu de nos parents. Ce n’est pas une référence évidente, et le fait qu’il me compare à ce chanteur que j’adore nous a permis de commencer à écrire des chansons ensemble très vite après cela.

Baptiste : Que penses-tu de l’étiquette « Gnangnan Style » [cf article de Libération] que certains voudraient te coller ?
CV : J’ai bien aimé que l’article mette l’accent sur la musique légère. Evidemment, ma musique est légère, je mets même un point d’honneur à ce que ma musique soit véritablement légère, easy, et un peu décalée. En revanche, les textes expriment des sentiments assez profonds. Alors « gnangnan » oui peut-être parce que je dis ce que j’ai sur le cœur. Après, forcément, si on compare la nouvelle génération French Pop à Jacques Brel et tous les chanteurs à textes, on écrit comme des brelles ! Mais on ne veut pas rivaliser avec cette scène-là. On est plus ouverts sur l’international. Les groupes qu’on écoute chantent en anglais. Alors on essaie probablement de mélanger nos influences : chanson française, musique anglo-saxonne, et musique brésilienne en ce qui me concerne. C’est clair qu’on ne fait pas du Edith Piaf !

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Magic t’a référencée dans les singles du mois d’avril et te compare à Lio et Chagrin d’Amour.
CV : Je trouve ces comparaisons très pertinentes ! Un tube comme Banana Split est bourré de sous-entendus, le texte est très provocateur. Un morceau comme Le Méchant Loup est un peu dans cet esprit-là : cela ressemble à un conte, une fable, mais un peu louche. Et puis j’ai une adoration pour Lio. Son histoire personnelle me touche beaucoup : son rapport avec sa sœur [Helena Noguerra], qui a été très présente quand Lio a eu des problèmes avec son ex-mari. Ce sont des filles très classes, avec beaucoup de profondeur.

Tu crois à un succès populaire de la French Pop dans les prochaines années ? Peut-être avec des groupes comme La Femme et Mustang par exemple ?
CV : Je souhaite de tout mon cœur que des groupes comme Mustang ou La Femme marche aussi fort que Stromae. J’ai vu Mustang à la Machine la semaine dernière, je les ai trouvés incroyables. Les textes sont magnifiques. Ils ont aussi beaucoup de charisme… Ça compte beaucoup le charisme. Le chanteur de Lescop est monté sur scène à un moment, et pareil. Il a une vraie présence, il a une gueule. Vraiment, ces gens-là m’impressionnent. Ce que je me dis aussi c’est que ces groupes sont assez jeunes, et que leurs amis qui peuvent être dans les médias vont finir par occuper des postes clés. En fait, c’est toute une génération qui va arriver et qui va probablement mettre la lumière sur ces nouveaux groupes et sur la French Pop. En tout cas, jusqu’à présent, je me reconnais dans aucun groupe qui passe à la télé. J’espère qu’il va y avoir une prise de pouvoir, un putsch (rires) de ces nouveaux groupes. Et ça commence à bouger : La Femme a obtenu une Victoire de la Musique cette année. Il y a vraiment une nouvelle scène pop française de qualité, de vrais talents, avec des groupes très attachants qui nous font un peu rêver, qui nous emportent.

Tu participais avec Mustang et The Pirouettes (entre autres) à la soirée Colette organisée le 14 février dernier, comment cela s’est-il fait ?
CV : Colette, ce qui les caractérise c’est l’avant-gardisme. Alors ils repèrent pas mal de groupes, parfois même des groupes étranges. Ils mettent un point d’honneur à prendre le risque de diffuser des formations parfois même « chelou ». Ils sont très sélectifs pour les artistes qui participent à leurs soirées. En ce qui me concerne, il y a trois ans, j’avais enregistré des reprises de bossa nova avec le label Midnight Special Records, et ils nous avaient intégré dans une de leur music box. Le Directeur artistique musical de Colette, qui est un type qui a les oreilles partout, hyper cultivé, a repéré le petit label de Victor [Peynichou, directeur du label Midnight Records] et il nous a découverts via ces reprises de bossa nova. C’est un vrai chercheur de groupes.

Tu viens d’achever une petite tournée européenne, c’était comment ?
CV : Ce qui est génial avec ce label, c’est qu’on est une toute petite équipe : on s’occupe ensemble de la production, de l’enregistrement, des tournées. Victor et moi-même avons donc tous les deux passé des coups de fil à des salles, à des programmateurs…, pour organiser cette tournée. Il y a un côté multi-task dans ce label que j’adore. Au final, on a tourné environ un mois entre février et mars, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, et en France bien sûr, dans des équivalents Pop In en fait ! On a choisi des bars un peu comme ici, avec de la bière à foison (rires) et des groupes sympas avec lesquels on a partagé le plateau.

Une anecdote sur un concert au Pop In ?
CV : J’en ai même plusieurs des anecdotes, car le dimanche soir tu vois défiler un paquet de personnes ! Parfois, tu as des gens qui viennent et qui font des « performances », au lieu de venir chanter une chanson. Ça peut être bizarre, il y aurait des choses glauques à raconter ! Après, tu as des moments intéressants, quand une personne monte sur scène et capte tout de suite l’attention, les regards. Ces différences de charisme sur scène sont cruciales.

Cléa Vincent chanteuse singer EP Non mais oui Midnight Special Records french pop music musique Artwork Lou Benech

Qu’attends-tu de cette année 2014 ? Quid de la sortie de la deuxième partie de cet EP Non Mais Oui  ?
CV : Pour le prochain EP, ce sera effectivement la deuxième partie de Non Mais Oui, que je ferai avec Midnight. Et ensuite j’aimerais bien auto-produire mon album, mais je n’y suis pas encore, ce sera plutôt pour 2015. Malgré tout, j’ai des idées précises sur la façon dont je veux le faire, probablement dans un plus grand studio, avec la participation de Midnight.
Pour ce qui est du premier EP, j’ai eu beaucoup d’encouragements, beaucoup plus que ce que j’aurais imaginé. C’est comme si j’avais été un peu repérée et que maintenant certaines personnes attendaient de voir ce que je vais devenir. Y’a un côté carrément pressurisant ! Tu peux plus te permettre de faire des bêtises. On commence à être joué en radio, à être invité à des soirées concerts, à faire des interviews. C’est génial, ça encourage à continuer de travailler.

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Il y a un regain d’intérêt pour la pop en français depuis quelques années. En ce qui te concerne, pourquoi avoir choisi de chanter en français ?
CV : Ce n’est pas seulement parce que mon accent est mauvais (rires), si c’était que ça, ce ne serait pas bien grave. C’est plutôt une question d’aisance dans l’écriture. J’ai toujours été nulle en anglais. D’ailleurs je me rappelle d’un truc : lors de ma première année de fac d’économie, on m’a rendu mon premier devoir d’anglais, et j’ai eu 4/20. J’ai appelé ma meilleure amie limite en pleurs et je lui ai dit : « Cécile, je suis dégoutée, je ne comprends pas, j’ai eu 4/20 ». Et là elle me fait : «  Mais Cléa t’as toujours été nulle en anglais ! ». Il y a une complexité quand même, je suis désolée, dans cette langue ! Je suis plus à l’aise en espagnol. Les temps en anglais… Je me paume complètement.

Il y a All That She Wants tout de même sur ton EP.
CV: Oui c’est vrai. Mais ma meilleure pote qui est américaine m’a quand même dit : « Cléa c’est quoi cet accent ?! ». Bon, depuis elle l’écoute en boucle, ça va. Je pense qu’on s’habitue à l’accent. J’ai repris ce morceau en écoutant les conseils du batteur avec qui je travaille. C’est un morceau suffisamment ancien pour être repris, mais en même temps il est dans le coup.

Tu as donc arrêté la fac pour te consacrer à la musique ?
CV : J’ai fait une licence d’éco, après je me suis inscrite en master. Et j’ai abandonné, j’ai complètement craqué. J’étais ailleurs. J’étais entourée de bosseurs de « ouf » qui voulaient être dans la finance, banquiers… Moi, j’étais dans la musique, je me sentais top différente, complètement à l’ouest. C’était compliqué à vivre pour moi.

Tu peux nous parler un peu de ton background musical ?
CV : Je ne joue que du clavier. Et je compose aussi un peu sur logiciel, qui est un type d’instrument comme un autre, finalement. J’ai commencé à faire des chansons parce que j’ai redoublé ma licence, j’ai donc eu six mois sabbatiques, c’était en 2007. J’étais seule chez moi, et pendant un semestre, j’ai complètement badé, en plus j’étais en plein chagrin d’amour ; l’horreur quoi. J’ai passé mon temps à écrire des chansons tristes. Mais c’est un peu hors-temps maintenant, j’ai du mal à me revoir à cette période-là. Ceci dit, à l’époque je vivais une vraie course-poursuite de l’amour (rires), c’était l’échec ! Ça me faisait beaucoup écrire. J’aimais – j’aime toujours d’ailleurs – le jeu amoureux, la séduction. J’adorais – j’adore toujours ! – l’amour impossible. J’adore courir après des trucs que je n’atteindrai jamais. Et ça, ça m’inspire plein de chansons. Je me suis trop ‘attaquée’ à des personnes qui ne s’attachaient pas, qui pouvaient courir dix-huit lapins en même temps. C’est un peu ce que j’appelle des muses : ce sont des personnes qui n’appartiennent à personne !

Et il y a eu Cléa et les Coquillages aussi ?
CV : C’était un projet parallèle à ce que je faisais en solo. C’était un groupe de reprises de chansons en français des années 60 et 70, plutôt en bossa nova. On était six sur scène, on a beaucoup joué ensemble. On avait même joué au carnaval Colette dans le Jardin des Tuileries. C’est un groupe qui n’est pas fini.

Cléa Vincent chanteuse singer EP Non mais oui french pop music musique photo de Benjamin Henon

Tu adores la bossa, non ?
CV : C’est à cause du Brésil – même si je n’y suis jamais allée ! Leurs chanteurs me fascinent : Gilberto Gil, Jorge Ben Jor, Caetano Veloso. Ce sont des songwriters géniaux. Je pense que ce sont les meilleurs du monde. C’est pour cela que je suis si captivée. Ils montent sur scène comme on va se brosser les dents ! Ils sont toujours en marcel-tongs, et ils viennent exploser une chanson devant des milliers de personnes.

Quels ont été les rencontres et les moments décisifs de ta jeune carrière ?
CV : Il y a le Pop In, bien sûr. Tout est parti d’ici. Il y a eu aussi ma rencontre avec Jan Ghazi, un excellent directeur artistique. Il m’avait fait signer chez Polydor. C’est quelqu’un qui me suit, et qui me donne des conseils. Et puis ma rencontre avec Victor Peynichou, qui me délivre d’excellents conseils. Je pourrais aussi parler de mon père. Je le voyais un week-end sur deux. Et il me faisait des cassettes audio de jazz pour patienter. Ces cassettes constituaient une sorte de lien affectif…

Le titre de ton EP Non Mais Oui peut être compris de plusieurs manières : obstination, indécision et caprice. Ou bien c’est un mélange des trois ?
CV : Non Mais Oui résume bien ce qu’est l’insouciance : je ne réfléchis pas à ce que je ferai demain. « Non », parce que cela peut sembler déraisonnable de faire de la musique, mais « Oui » parce que je m’en fou, c’est ce que j’ai décidé de faire de ma vie. Non mais oui c’est aussi l’indécision. On est face au doute tous les jours quand on fait de la musique. Ce qui ressort de mes chansons c’est donc l’insouciance, mais aussi une sorte de sensualité. La sensualité, ça m’intéresse (rires) ! C’est toute la vie, on est tous là pour ça je pense… Enfin peut-être pas tous (rires). Après, quand je parle de sensualité, je pense plus à l’amour. L’amour c’est mon objectif n°1 dans la vie ! C’est hyper beau, et j’ai envie que ça marche, j’ai envie de tout donner pour ça ! Et en ce moment je me pose une question : concrètement, la vie de famille est-elle compatible avec le fait de faire de la musique ? Est-ce possible de faire les deux correctement ? Je crois que je me pose ces questions aussi car dans ma famille il n’y a pas d’artistes. Je suis la première à avoir suivi cette voix, faut être un peu zinzin quand même. En même temps, je ne sais même pas si se poser ces questions sert à quelque chose…

Interview « Dernier coup » :

Dernier coup de cœur ?
CV : La musique de Ricky Hollywood. C’est une bête de scène en plus. Bref, il déboîte !

Dernier coup de blues ?
CV : Après la tournée européenne, vers mi-mars. C’était affreux ! On a joué tous les soirs pendant un mois. En rentrant, j’ai eu deux jours off, et je les ai passés à pleurer !

Dernier coup de fil ?
CV : C’est Victor, on s’appelle toutes les cinq minutes.

Dernier coup de gueule ?
CV : J’en ai beaucoup en ce moment. Mais il y en a un que je regrette : je me suis énervée avec un vigile récemment, pour rien en plus. C’était pendant mon concert aux Trois Baudets : il ne m’a pas laissé passer alors que je jouais le soir même. Du coup ça m’a beaucoup énervée. Mais après, je me suis senti minable, et j’ai pleuré (rires) !

Dernier coup de rouge ?
CV : Au Cosmo, à Arts et Métiers. J’étais avec mon amie la plus proche, qui m’a fait des confidences incroyables… !

Cléa Vincent est en concert le 24 avril à partir de 20h pour la soirée France Galipette au Nuba, Paris.
Entrée libre 

 

by Baptiste PETITJEAN
http://ljspoplife.magicrpm.com

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Photo du mois #25 : expression favorite en photo

Chaque mois, les bloggers et bloggeuses qui participent à La Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le sujet du mois proposé par Champagne est : une de vos expressions favorites en photo.

C’est sûrement la première fois que l’on a vraiment sécher devant un thème et qu’il a fallu réviser nos classiques.
Et la liste des expressions françaises est inépuisable.

Notre expression est donc : Chat échaudé craint l’eau froide.
Cette expression colle parfaitement à notre actu toute récente : la découverte du pays de Björk, Sigur Ros et Asgeir. La bien nommée Islande ou Niceland pour les intimes.
Face au Blue Lagoon, l’attraction qui attire à elle seule des centaines de visiteurs-pataugeurs par jour, un constat :  la chaleur supposée de l’eau VS le vent, la pluie et le froid extérieur.
Et à l’approche du bassin, on en vient à douter que l’on puisse réellement trouver pleine sérénité, considérant le froid ambiant, et le courant d’air qui glace le sang avant de vous lancer.
Ce ne serait pas la première fois que l’on nous fait de belles promesses !

Pourtant le charme opère à pendre les sens. Sensations fortes garanties.

Blue Lagoon geothermal spa Island Iceland Islande water beach body photo by United States of Paris Blog

Et c’est parti pour le tour des autres blogs pour connaître les idées de nos ptits camarades :

Chloé, Aude, Xoliv’, Pixeline, Morgane Byloos Photography, Fanfan Raccoon, Mimireliton, Testinaute, Cekoline, Sailortoshyo, Alban, Claire, Marmotte, La Fille de l’Air, Arwen, KK-huète En Bretannie, Un jour, une vie, Joane, Tuxana, Louisianne, Isaquarel, Laurent Nicolas, Nana, Gizeh, Mère débordée, Lavandine83, Annick, Céline in Paris, Cécile Atch’oum, Angélique, Thalie, J’adore j’adhère, The Singapore Miminews, Frédéric, Guillaume, Lavandine, Nie, Cécile – Une quadra, El Padawan, Laulinea, Trousse cadette, Agathe, Agnès, BiGBuGS, MauriceMonAmour, FloRie, Cara, Sephiraph, Crearine, Marie, Hypeandcie, Tataflo, E, Elodie, Cricriyom from Paris, InGrenoble, La Berlinoise, Viviane, Les bonheurs d’Anne & Alex, Giselle 43, magda627, Une niçoise, hibiscus, Oscara, Galinette, Nicky, Mamysoren, Mahlyn, La Dum, Dame Skarlette, DelphineF, Philae, Renepaulhenry, A chaque jour sa photo, Josiane, A’icha, Akaieric, Laurie, CetO, Bestofava, The Parisienne, Homeos-tasie, MissCarole, Sylvie, Champagne, Elsa, Vanilla, Calamonique, Pilisi, Blogoth67, Chat bleu, Rythme Indigo, Cynthia, Les Filles du Web, Dr. CaSo, Isa de fromSide2Side, Claire’s Blog, Ava, La Nantaise à Paris, Krn, Maria Graphia, François le Niçois, Alice Wonderland, Lucile et Rod, Christophe, Stephane08, Proserpinne, princesse Emalia, Anne, Lau* des montagnes, Filamots, Gilsoub

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Réunion de préparation TEDx Women 2014 – une tribune pour les femmes qui changent le monde

« Bouger les lignes » c’est la mission des 200 conférences TEDx Women qui ont lieu un peu partout dans le monde. A l’occasion du « kickoff » de la 2ème édition parisienne, nous avons rencontré la chef d’orchestre de cet évènement Béatrice Duboisset et une de ses protégées, Sarah Sauquet, intervenante 2013.

TEDX Champs Elysées Women Paris 2014 Femmes je vous aime

Béatrice Duboisset est de ces femmes élancées, hyperactives qui vous donne envie d’entreprendre. Elle a pris la tête de l’organisation de cette conférence d’un genre nouveau l’année dernière et se targue désormais d’avoir fait bouger la place des femmes dans la société.

Son objectif ? Sélectionner des expertes peu connues du grand public pour les inciter à parler de ce qu’elles savent faire. Le TEDx propose une tribune aux femmes « qui veulent changer le monde ». L’expression semble galvaudé mais en y réfléchissant bien, elle convient assez bien aux participantes du TEDx Champs Elysées Women. « Nous voulons que les femmes parlent de ce qu’elles savent faire, de ce qu’elles vivent car contrairement aux hommes elles ont tendance à entreprendre mais rarement à communiquer sur leurs actions ».

Parmi des réseaux d’entreprise, de grandes écoles auprès des grands prix ou encore dans la vie de tous les jours elle cherche des jeunes femmes de toutes extractions sociales, de toutes origines capables d’assurer ces fameux « talks » et de transmettre les valeurs de TEDx.

Equipe team TEDX Champs Elysees Women Paris 2014 TED photo by Olivier Ezratty(Photo Olivier Ezratty)

Béatrice insiste sur le fait qu’elle souhaite un public mixte. « Plus valorisant pour ces femmes qui viennent délivrer un message que de rester entre soi ». Pour assister à cet évènement un peu élitiste une billetterie est ouverte, mais TED compte tellement de fans accro à cette université pour esprits brillants que le public est souvent composé d’habitués.

Passionnée par les histoires hors normes, Béatrice est toujours en quête de femmes qui font évoluer les situations, qui ont une prise sur leur environnement. Elle a les yeux qui brillent en évoquant ses « poulains ». Parmi elles, Dorine Bourneton qui, à l’âge de 16 ans, est la seule survivante d’un accident d’avion dont elle sort paraplégique. Lorsqu’elle a découvert qu’elle ne pourrait pas devenir pilote professionnelle – car la profession était interdite aux personnes handicapées -  »Dorine a remué ciel et terre et fait évoluer la réglementation au bout de 8 ans ! »

Sarah Sauquet créatrice application un texte un jour TEDx Champs Elysées Women Paris 2013
Parmi les autres membres de l’écurie féminine sélectionnée comme intervenantes du TEDx Champs Elysées Women, nous avons eu l’opportunité de discuter avec Sarah Sauquet. Ce petit bout de femme qui ne paie pas de mine, de prime abord, en a véritablement sous le capot. Du haut de ses 30 ans, cette professeure de français qui enseigne au Lycée Charles de Foucauld dans le 18e arrondissement de Paris est une bosseuse invétérée. En octobre 2012, elle a créé avec le soutien de sa maman une application Iphone Un texte, un jour - première application sur l’Apple Store dans la catégorie littérature. Au départ, cette fana de littérature n’entendait rien à Twitter, encore moins aux serveurs et aux bases de données mais sa véritable force semble être l’opiniâtreté puisqu’il n’a pas fallu longtemps pour que cette collaboration mère-fille aboutisse. Issue d’une famille de scientifiques, Sarah fait un peu figure d’OVNI or la littérature est pour elle une passion absolue et c’est avec beaucoup de finesse qu’elle a constitué vaillamment la base de données de l’appli.

Repérée par Corinne Dillenseger, journaliste spécialiste de la question des femmes, elle a eu plusieurs entretiens téléphoniques et physiques avant d’apprendre sa « nomination » en novembre 2013 au TEDx Champs Elysées Women.

Son message pourrait se résumer à « il faut sauver la littérature classique. » C’est ainsi qu’elle a interpellé non sans humour les spectateurs du TEDx l’année dernière pour leur faire prendre conscience de la cruelle réalité. Quand elle parle d’ouvrage de littérature classique ses élèves la regarde souvent avec des yeux de merlan frit signifiant  » Quoi tu veux me faire lire un livre alors qu’il y a un film ? » Sauf que Sarah est une femme 2.0 et que les constats pessimistes ce n’est pas son truc.

TEDX Champs Elysées Women Paris 2014 Ted me if you dream

De son propre aveu le TEDx a été un véritable catalyseur. Grâce au coaching extrêmement pointu d’Alexandre Kouchner de Brigthness, société fondée par Michel Lévy Provençal et Nawal Hamitouche, lui-même créateur du TEDx Paris, Sarah a gagné une véritable confiance en elle et une petite notoriété : quelques articles de presse, Libération, L’Express, Le Point, des invitations à des conférences. Désormais, elle n’hésite pas à parler de ses qualités sans que jamais cela ne passe pour un péché d’orgueil.

Elle confie : « avant le grand jour, je me suis entraîné devant mes élèves et par la suite j’ai perçu de la fierté dans leur regard. J’ai senti que j’étais inspirante ! »  La jeune femme est souvent là où on ne l’attend pas. Quand on lui demande qui sont ses modèles, elle cite parmi d’autres Romy Schneider ou encore Alessandra Sublet « qui semble d’une telle bienveillance à l’écran qu’elle ne peut être différente en réalité. »

Érudite et peu versée dans le pathos, au détour d’une phrase, elle raconte une histoire familiale tout à fait hors du commun. Sarah est atteinte d’une maladie digestive grave mais avec une infinie pudeur, elle refuse d’en dire plus et explique qu’elle préfère aux histoires personnelles trop émouvantes, les parcours enrichissants. Le TED lui a aussi permis de créer des amitiés solides avec d’autres jeunes femmes aussi étonnantes. Audrey Neveu qui a établi un programme pour faire coder les enfants ou Capucine Trochet qui vient de traverser l’océan Atlantique à bord d’un petit voilier de pêche.

L’équipe est sortie galvanisée de ces rencontres, preuve que ça marche !

Cette année, la date du TEDx n’est pas encore fixée mais devrait se tenir dans le courant du mois de décembre. Nous sommes impatients de découvrir les 7 nouveaux parcours et les personnalités hors normes qui constitueront la conférence 2014.

By Hermine Mauzé

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La bière d’abbaye ST STEFANUS sublimée par la brasserie Van Steenberge dévoile tous ses secrets à Gand

St Stefanus, la bière belge unique qui garde toute sa saveur en bouteille comme le meilleur des vins, dévoile ses origines et ses secrets de fabrication à travers deux passionnés : un brasseur et un moine Augustin. 

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C’est bien connu, les journées d’un blogger ne se ressemblent pas. Vous ne vous étonnerez donc pas que l’équipe a pris, ce vendredi, un train en direction de Gand. Cette fois, l’équipe vous propose de partager son expérience autour de la bière St Stefanus brassée en Belgique, par les moines et ensuite par une famille de maîtres brasseurs depuis six générations.

Avant de commencer notre visite, saviez-vous qu’à la différence des autres bières que l’on peut trouver dans le commerce, la St Stefanus décuple ses qualités gustatives une fois mise en bouteille ? Si comme nous, vous ne le saviez pas, bonne nouvelle : la réponse est ici !

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Toute initiation à cette bière singulière débute par la rencontre de Jeff Versele, brasseur de père en fils. Un incroyable passionné, généreux dans l’accueil et qui pourrait passer des journées entières à accueillir le visiteur individuel ou en groupe pour partager son goût pour la bière racée et de qualité.  Son rêve est d’ailleurs de créer un gîte avec chambres d’hôtes pour proposer des séjours en immersion totale dans la culture bière, avec modération.

Armoiries-Brasserie-Van-Steenberge-Ertvelde-Meetjesland-Gand-Gend-Bière-St-Stefanus-St-Augustin-belgian-beer-belgium-photo-United-States-of-Paris-blogJeff est donc la 6e génération de la brasserie Van Steenberge, la seule qui ait résisté dans une région de Flandres qui a vu disparaître les brasseries les unes après les autres, pendant la Seconde guerre mondiale – 365 avant la guerre et 22 après. Son intention est de perpétuer les valeurs des bières qu’il brasse comme la St Augustin et surtout la St Stefanus. Des valeurs héritées de son père et grand-père qui l’avaient mis en garde de ne jamais vendre l’entreprise familiale pour des raisons bassement mercantiles.

La St Stefanus arrive dans le giron familial en 1978, quand les moines Augustins acceptent de sous-traiter la fabrication de leur bière. Un monastère qui brasse depuis l’année 1295 – date de sa construction – et dont on situe sur le plan d’origine le lieu même de brassage. Cette boisson était destinée, dans un premier temps, à la consommation des moines.

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L’ingrédient indispensable de la bière est l’eau. L’eau publique contenant des ions chlorites, l’eau de la brasserie est extraite du sous-sol à 25, 60 et 75 mètres de fond. Ensuite, le malte, deuxième ingrédient, fait son entrée. Jeff va le chercher en France – en Lorraine très exactement – car il est le meilleur et est riche en protéines. Moins connu certainement, le riz joue aussi un rôle important pour son apport de sucre et l’avantage qu’il ne colore pas la bière.
La St Stefanus est une bière vivante, car non pasteurisée. Si bien que grâce à la refermentation, le CO2 qu’elle contient est naturel et ne cause aucun mal de cerveau. Ce dernier étant dû à la saturation de CO2 habituelle pour d’autres marques de bières.
Et c’est donc par cette refermentation aussi que la bière belge est meilleure en bouteille et évolue en goût de 3 à 18 mois.

Les atouts de Jef ? L’oeil concentré sur les détails et la passion. « Ces deux éléments font toute la différence entre un brasseur moyen et bon. » Avant de rajouter que « la bière, il faut la traiter avec autant d’attention qu’un enfant. »

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Après la visite de la brasserie, direction le Monastère des Pères Augustins, au centre de Gand, pour un déjeuner copieux offrant l’occasion de goûter à la spécialité de la ville : le waterzooi. Avec les plats, il nous est donné de savourer les différents goûts de la St Stefanus, selon son millésime, comme un grand cru de vin. Et il faut dire que le voyage gustatif est assez rare. L’initiation de Jef est une vraie révélation sur les propriétés de la bière belge. Celle-ci n’est commercialisée qu’après avoir attendue 3 mois depuis sa mise en bouteille. Avec le temps, elle se patine de saveurs délicates et ceci jusqu’à 18 mois – âge de pleine maturité. Pour vous aider à apprécier la révélation de ses différentes notes, l’étiquette porte la date de sa mise en bouteille, accompagnée de la signature du maître brasseur, gage de qualité.

Waterzooi de poulet à la Gantoise recette spécialité de Gand Belgique Gend Belgium Monastère des Pères Augustins photo by United States of Paris Blog

Le Père Paul, hôte du monastère, prend part à la fin du repas, rompant son carême car « le visiteur est plus important que Jésus. » Il retrace les grandes heures de ce monastère qui a vu naître la bière. Le voyage à travers ce sublime décor est aussi passionnant que la découverte de la brasserie. Le moine est généreux en explications et descriptions, transmettant avec générosité l’histoire de ce lieu.

St Stefanus fait référence à la chapelle qui avait été construite en l’honneur de St Etienne, en français.

Monastère-Pères-Augustins-centre-ville-Gand-Gend-entrée-de-la-chapelle-St-Stefanus-Saint-Etienne-monastery-Augustijn-photo-blog-united-states-of-paris

Le moine rappelle aussi combien la brasserie en abbaye était source de stabilité car les moines se transmettaient la recette de génération en génération, l’améliorant au passage.
Le parcours dans ce haut lieu de la ville de Gand – la bibliothèque, le cloître, l’église, le jardin – aide à apprécier aussi la singularité de l’enseignement de Saint-Augustin qui voyait en chaque chose et en chaque être un don venant de Dieu. Ce qui induit que tout ce qui nous entoure est bon. Mais en considérant que tout nous est donné avec un ordre et une limite.

 Bibliothèque du monastère des Pères Augustins Gand Gend monastery Augustijn photo blog united states of paris

Et quel serait donc le rapport entre et la bière et la spiritualité ? Pour le Père Paul, cela se situerait au niveau de la levure qui est affirmée et inaltérable, comme la foi.

Vitrail-coeur-en-flammes-Saint-Augustin-Monastère-des-Pères-Augustins-Gand-Gend-monastery-Augustijn-photo-blog-united-states-of-paris

Rappelons que les bénéfices de la commercialisation de la St Stefanus ne reviennent pas au Monastère directement mais sont destinés à l’aide en Afrique.

Pour vous initier à cette bière, des dégustations sont organisées régulièrement à Paris. L’agenda des rendez-vous est à retrouver dans la section actualités sur le site officiel : www.st-stefanus.com/fr

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Live Report Musique : Le S-Crew en concert à Poitiers a fait monter la température !

s crew rap paris musique music Seine Zoo collectif L'Entourage Les Parisiennes Feat Super Social Jeez

L’équipe d’USOF était au concert de S-Crew au Confort Moderne, salle importante de la scène culturelle pictavienne. Parmi les membres de ce groupe qui monte, il y a l’inénarrable Nekfeu. Ce niçois d’origine est l’un des MC de 1995 qui fidèle en amitié revient au côté de son premier groupe, du collectif L’Entourage. Le rappeur au flow incroyablement rapide était donc accompagné de Framal, Mekhra, 2zer Washington et Dj Elite ses acolytes et fêtait une occasion un peu spéciale… son anniversaire !

Visiblement, le public était constitué de connaisseurs et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils étaient en forme. Chaque morceau était rapé par toute la salle d’une même voix. Le public s’est même lancé dans un pogo général final. Au premier rang, des lycéens à la dégaine de petit rappeur, casquette vissée sur la tête -et pour certains un petit joint dans la bouche- mimaient le « S» de S-CREW en levant les mains.

Dans une salle surchauffée – la climatisation était inexistante- les rappeurs ont assuré le show jusqu’à minuit. L’un d’eux, pectoraux apparents sous son t-shirt trempé a confié qu’il n’avait jamais autant transpiré. Finalement nous avons même eu le droit à une petite douche d’eau fraîche pour réhydrater tout le monde !

s crew rap paris musique music Seine Zoo Les Parisiennes Feat Super Social Jeez

Le S-crew ce sont les anti rappeurs américains. Ni colifichets bling autour du cou à la Roy Jones, ni dents en or. En jean et T-shirts noir et blanc, sobres ils sont de purs rappeurs de leur génération, avec des textes travaillés caractéristiques de ceux formés à l’école de l’open mic. Pas du gros rap qui fait peur donc, ils s’autorisent même le second degré comme dans La danse de l’homme soul,le premier extrait de Scène Zoo, leur premier album. Pour ce son ils alternent français et anglais sur un rythme un peu plus funky. Ca fait du bien.

Seul petit regret nous avons attendu impatients la toute fin pour entendre ces titres phares comme notre préféré les Parisiennes, amusante description des manies et habitudes des filles de la capitale. Il faut dire qu’à l’instar des twittos nous avions adoré le clip de ce morceau qui révèle, un sens aigu de l’observation chez les rappeurs.

Pour les parisiens, qui ont raté leur passage à la Cigale, le S-crew sera au Bataclan, le 10 octobre 2014.

Mais surtout l’actu majeure c’est le premier album du collectif L’Entourage, Jeunes entrepreneurs, déjà dispo en pré-commande et qui sera dans les bacs le 26 mai.

BLouis-Clément Mauzé

 

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Critique théâtre – JUPE OBLIGATOIRE : comédie libertine et féminine au Petit Gymnase Paris

JUPE OBLIGATOIRE au Théâtre du Petit Gymnase jusqu’au 26 avril !

Affiche Jupe Obligatoire pièce de Dominique Coubes et Nathalie Vierne avec Olga Sekulic Lilou Fogli Thierry Samitier Ludovic Berthillot Théâtre Petit Gymnase Paris Humour

4 personnages en scène : une jeune femme nommée France de Castelbouc, franchement BCBG. Une bimbo bécasse et un producteur infernal, sans oublier un gourou douteux qui abuse de la crédulité de ses « adeptes ». Les acteurs de cette pièce de théâtre de Dominique Coubes et Nathalie Vierne ont en commun une chose : le talent.

L’intrigue est quelque peu attendue. Un producteur demande à son ex-femme d’écrire son prochain film qui a pour thème « les clubs échangistes ». Pour couronner le tout, il lui colle dans les pattes, Sharon sa nouvelle poule, habituée du monde libertin. On ne voit pas très bien comment la chaste France et la dévergondée Sharon vont pouvoir réussir à accorder leur violon et arriver à collaborer. La fin est franchement convenue. Le pauvre producteur va se retrouver pris à son propre jeu et le duo va s’avérer très fertile car… la bimbo n’est pas si cloche et la bourgeoise pas si coincée. On s’en doutait.

Olga Sekulic et Lilou Fogli comédiennes Jupe Obligatoire pièce de Nathalie Vierne et Dominique Coubes Théâtre du Petit Gymnase Paris humour Thierry Samitier Ludovic Berthillot
Toutefois, Jupe obligatoire est une comédie un tantinet coquine qui ne mâche pas ses mots. Un boulevard plutôt destiné à un public féminin. En filigrane les auteurs abordent des thèmes sociaux très actuels : l’homosexualité féminine, la sexualité et les classes sociales ou encore le mariage pour tous. C’est très distrayant et le public s’amuse franchement. Il faut dire que quelques répliques assez savoureuses émaillent le texte. France, demande timidement à Sharon « Outre votre rôle de péripatéticienne, vous avez d’autres projets professionnels avec Bernard ? ».

Le décor qui figure l’intérieur bourgeois tristounet de France est très réussi. On trouve quelques ingéniosités dans la mise en scène, notamment des scènes muettes avec les actrices dans un halo de lumière qui évoquent les comédies sentimentales américaines.
Cette pièce est assez jubilatoire car une véritable alchimie anime cette petite troupe. Thierry Samitier qui joue actuellement dans Nos chers voisins, sur TF1 a véritablement la fibre de l’humour et trouve souvent le geste psychologique !

Olga Sekulic et Lilou Fogli sont deux actrices remarquables. Elles arrivent à nous amuser en parlant de libertinage sans (trop) de vulgarité. Elles s’inscrivent dans la veine de ces femmes qui ont une bonne dose d’humour et font bouger les lignes, Camille Chamoux, Nora Hamzawi. Du dynamisme à revendre. Et sans être militante, cette pièce donne aux femmes la place qu’elles méritent! N’y a-t-il pas que des hommes machos  – et des femmes rétrogrades- pour dire que les femmes entre elles se tirent dans les pattes ?

Laissez vous tenter par l’affiche suggestive et nos conseils.Vous ne vous ennuierez pas du tout !

JUPE OBLIGATOIRE
pièce de Dominique Coubes et Nathalie Vierne
mise en scène : Nathalie Vierne
avec Olga Sekulic, Lilou Fogli, Thierry Samitier et Ludovic Berthillot
lumière : Jacques Rouveyrollis

 

Le Théâtre du Petit Gymnase
38, boulevard Bonne Nouvelle
75010 Paris

Du mercredi au samedi à 21h30

 

By Hermine Mauzé

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Restaurant MISS LUNCH chez PPP : la cuisine lègère, décomplexée, cosmopolite & inventive – Food made in Paris

Miss Lunch is so fun! Why don’t you go and say hello? One of the best food spot for any foreigner who wants to visit Paris with his stomach.
Lei parla anche italiano molto bene ! 

Miss Lunch Paris artiste cuisinière restaurant resto clandestin coocker cooking food Première Pression Provence 3 rue Vollon 12e Paris Square Trousseau

Miss Lunch affiche un sourire et un don inné pour l’accueil et ceci à toute épreuve.
Qu’il pleuve, que le restaurant soit full of beautiful people le samedi à midi, qu’un enfant soit mal luné à son arrivée (c’est rare mais ça peut arriver), l’ambiance qui règne dans cette adresse de poche nichée dans une boutique Première Pression Provence est unique. Notre fidélité en est la preuve.

Ses voisins n’ont pas tardé à faire de ce  lieu parisien, joyeusement alternatif, leur adresse food fétiche. Si bien qu’une actrice-réalisatrice en pleine prépa de son prochain film trouve régulièrement un prétexte pour déjeuner sur le pouce, avec son assistant. L’équipe du Fooding lui a également plaqué un joli sticker sur la vitrine. Sans compter une certaine concentration d’architectes au mètre carré. Ces derniers ont fait de ce décor mi-cuisine mi-boutique – qui sent bon les huiles provençales – leur repère pour des déjeuners décomplexés du col.

Si vous y alliez vous trouverez aussi de nombreux étrangers bien informés  et heureux de  l’accueil « in English »  - qui fait parfois défaut dans d’autres institutions.

Goose Eggs - Oeufs d'oie avec la main de Miss Lunch Paris chez PPP Square Trousseau restaurant resto food photo by United States of Paris blog

Crazy, isn’t it ?

Et dans l’assiette: ça bouillonne, ça claque, ça pétille.
Claude Cabri alias Miss Lunch n’aime rien d’autre que surprendre ses convives. Et rajouter l’ingrédient qui va faire le petit plus, détourner la recette maintes fois dégustée, ou oser des associations qui pourraient désarçonner plus d’un spécialiste es gastronomie.

Figues sèches et fraiches sauce chocolat blanc amandes grillées recette dessert by Miss Lunch Paris chez PPP artiste chef Square Trousseau restaurant resto food photo United States of Paris Blog

Ses classiques ? Elle les connait sur le bout des doigts. Si bien qu’elle n’a aucune crainte à se lancer dans des paris fous. Comme ce cheesecake sans cheese ou le burger sans viande ni frites ou encore le tiramisu sans mascarpone. Divins sacrilèges !
Vous avez un ami végétarien ? Miss Lunch trouvera la combine pour ne pas le gêner au milieu d’une assemblée de carnivores. Classe !
Et bonus : elle vous initiera aux câpres de l’Ile de Pantelleria qu’elle cueille elle-même une fois par an. Un vrai voyage gustatif.

Le tout est cuisiné sans plaque de cuisson et confectionné avec des produits frais cueillis tôt le matin, dans les allées du Marché d’Aligre, le repère de la chef, artiste et créatrice.

Terrines de ris de veau et épinards - sweetbread recette by Miss Lunch Paris restaurant resto food chez PPP Square Trousseau photo United States of Paris Blog

Autant d’attentions pourraient faire présager d’une note assaisonnée, surtout quand on connait la terrasse ensoleillée donnant sur le Square Trousseau. La formule entrée + plat ou plat + dessert est à 15 euros. Rajouter un supplément pour le dessert à 5,5 euros. Comptez 4 euros environ le verre de vin. Si vous êtes vraiment plus attiré par les breuvages fruités et softs : jus de cerise et autre citronnade maison vous régaleront ainsi que vos bambins.

Une telle adresse ferait presque peine à partager. Mais connaissant l’endurance de la chef, on sait qu’il y aura toujours un petit quelque chose à manger même après 14h, le samedi.

Gateau au chocolat - chocolate cake by Miss Lunch Paris chez Première Pression Provence Square Trousseau resto restaurant food dessert photo by United States of Paris BlogNouveau !

Face à une forte demande, la cuisine reste ouverte en soirée pour des diners tout aussi conviviaux et inspirés, les jeudis et vendredis. On a aussi testé le menu Saint-Valentin avec petits dessins pour les amoureux et bougies. Inoubliable et canaille.

Pour finir, la générosité de Miss Lunch est inaltérable. Pour preuve, elle a couché le meilleur de ses recettes et de ses astuces de cuistot dans deux livres :  Plats de Résistance (Éditions 1973) et Lunch in the Loft (Éditions Solar) sur son aventure qui l’a faite connaitre, le bien nommé restaurant clandestin. Des livres à faire dédicacer, sur place, par la maitresse de ces lieux, qui a comme autre talent d’être artiste peintre et dessinatrice.
De quoi foutre de sérieux complexes aux passionné(e)s des fourneaux surtout quand on sait – et on en finira avec ses atouts – qu’elle manie très bien l’italien.
Et on n’oublie pas les cours de cuisine !

MISS LUNCH Paris chez Première Pression Provence
3, rue Antoine Vollon
75012 PARIS

déjeuner du mercredi au samedi
dîner le jeudi et vendredi
cours de cuisine le mardi

Des photos et un max d’infos sur la page FB de Miss Lunch Paris : www.facebook.com/MissLunchParis

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