Moodoïd : premier album Le Monde Möö – concert au Festival Les Inrocks 2014 – INTERVIEW de Pablo Padovani

Je suis la Montagne vous a, comme nous, définitivement mis l’eau à la bouche ? Très bonne nouvelle : la bande-son de votre rentrée est à porter d’oreilles ! Le Monde Möö va vous envoyer valdinguer dans une autre dimension, entre rêveries adolescentes, yeux dans les nuages, grands espaces et amours irraisonnées.

Avec ce premier album, le jeune groupe Moodoid dévoile son électro-pop aérée, aérienne, psyché, métissée, qui touche les cimes, donne de la grâce aux petits détails et nous fait définitivement devenir meilleur. Avec La Lune, Yes & You, et tous les autres titres de cet album aux multiples inventions et influences, le big smile est contagieux.

Moodoïd groupe music band Pablo Padovani Clémence Lucie Maud Lucie concert fnac live festival Album Le Monde Möö Moodoid photo by blog United States of Paris
Rencontré dans les coulisses de l’édition 2014 du Festival Fnac Live, le leader du groupe, Pablo Padovani, revient sur l’année de folie avec les premières parties du groupe Phoenix, le buzz, les bons papiers de The Gardian et des Inrokuptibles, les influences, Gong, MGMT

INTERVIEW

United States of Paris : Est-ce que le buzz qui entoure Moodoïd est source de stress, d’euphorie ?
Pablo Padovani : Je suis à la fois surexcité et euphorique. La sortie du clip La Montagne, ça a été beaucoup de joie. Ça faisait un an que je bossais sur le projet et d’un coup beaucoup de monde voit nos vidéos, le public vient à nos concerts…
La pression ne vient pas tant du buzz, car nous sommes un groupe de musique indé.
En fait, tout ça implique une ligne droite non stop, avec toujours de nouvelles étapes à franchir, des dates importantes, des événements médiatisés… Ça demande une énorme concentration et tu n’as le temps de te poser de question. On a sorti l’EP sans prévoir de sortir un album. Et puis il a fallu en faire un, je l’ai écrit très vite et enregistré en 3 semaines et mixé en 3 semaines.
Je n’ai pas pris de vacances depuis un moment. Mais c’est excitant. Quand ça va s’arrêter, après la tournée du disque, donc dans un an, je prendrai certainement 1 mois de vacances.

Ce n’est pas un peu angoissant de se dire que tout est programmé pour un an ?
Ça correspond assez bien à ma façon de vivre et à ma personnalité. Avant la sortie de l’EP, j’étais en tournée avec Melody’s Echo Chamber depuis un an et demi. Donc, ça fait deux ans et demi que je joue non stop.
Je n’arrive pas à faire autrement. Je prépare déjà mon prochain disque que j’écris ce mois d’août. Ça fait 8 mois que je suis sur le premier album que je l’écoute tous les jours, je suis noyé. Le moyen de m’en sortir c’est qu’il sorte et que je puisse penser à autre chose. Mais je profite bien de ma vie !

Un commentaire sur ta musique t’a touché ?
Quand l’EP est sorti, on a eu beaucoup de papiers. Du plus petit blog étudiant à The Guardian, NME, Le Monde, Les Inrocks… La presse a été très favorable. C’est génial.
Mais c’est aussi une presse très curieuse, qui se demande où ça va aller ? Que va-t-il se passer après ?
Il me tarde que la presse puisse vraiment parler de l’album après cette petite introduction à notre univers. C’est pour cela que je l’ai appelé Le Monde Möö, vous allez entrer dans ce monde…

Moodoïd on stage groupe music band Pablo Padovani concert fnac live festival Album Le Monde Möö Moodoid photo by blog United States of Paris

Un adjectif qui qualifie le mieux l’univers Moodoïd ?
Le nom déjà et ce qu’il veut dire c’est de l’émotion bizarre. Toutes les chansons que j’ai écrites sont en rapport à des émotions que j’ai eues. Notre musique est libre, il n’y a aucun code, c’est un peu sans foi ni loi. Et j’exerce cela avec une totale liberté, sans contrainte et avec beaucoup d’amusement. Je pourrais qualifier cela de rock progressif naïf.

Comment a été conçu le titre culte La Montagne ?
Les chansons ont toutes été écrites dans un rapport immédiat. Et je me rappelle très bien de la situation dans laquelle j’étais pour ce titre, à chaque fois que je la chante. J’étais dans les Alpes, en pleine montagne, on m’a mis une guitare dans les mains, j’étais en train de tomber amoureux d’une fille. Un contexte fou. J’ai pris ma guitare et j’ai chanté ça tout de suite.
Ensuite, je suis allé dans un magasin d’occasion à Genève et j’ai essayé une autre guitare, ça a été une révélation. J’ai pris un papier et j’ai noté tout ce que je voulais : type de guitare, effet sur la voix, précision sur la basse et la batterie. J’ai commencé à composer un répertoire avec dans l’idée qu’une fois rentré à Paris, j’enregistrerai tout ça.
Et c’est ce que j’ai fait dès le lendemain de mon retour, alors que je n’avais pas encore de label.

Avec quelles musiques as-tu été bercé jeune ?
Les Beatles, Boby Lapointe, Brassens. Beaucoup de jazz grâce à mon père – Jean-Marc Padovani, saxophoniste de jazz – : Miles Davis… Je les ai beaucoup écoutés, parfois malgré moi. Après, plus naturellement, j’ai été attiré par le rock avec The White Stripes : une révélation ! C’était le retour du rock. J’avais 14 ans et j’étais dans ma maison de campagne dans le Lot, à écouter la radio le soir pour entendre la chanson, qui passait le plus souvent à minuit.
Ce mélange de spontanéité et folie du rock et la générosité dans le jazz a conduit à Moodoïd.

Est-ce que la carrière de ton père  a influencé ta musique ?
A la base, je me destinais à la réalisation, j’ai fait des études de cinéma, j’ai fait des clips. J’avais toujours mon activité musicale à côté, car j’en avais besoin.
J’étais autodidacte. Donc avec mon père, il n’y a pas eu de grands conseils au sujet de mon apprentissage de la musique…
Ce que je retiens c’est son travail avec les musiques du monde, il a fait des disques mélangeant jazz et musiques traditionnelles (Cambodge, Algérie, Afrique…) et je me suis retrouvé dans cet état d’esprit musical qui est ancré en moi.
La musique est un partage que l’on fait ensemble et qui permet de se découvrir en faisant des concerts.

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Quelles sont les influences qui marquent ce premier album ?
Moodoïd c’est un peu une ode à la création en tout genre. Je réalise aussi à côté, et ce projet est l’occasion de faire des images et créer un monde et un petit moment de rêve sur scène aussi avec les costumes. Comme dans un univers de conte.
Les influences sont donc aussi bien la peinture, le mouvement surréaliste, que la littérature, le cinéma… mais aussi du rock progressif comme Gong. J’aime la musique qui prend du temps, qui est lente… Mais il y a aussi des groupes plus rock.

Est-ce qu’on te parle souvent de MGMT ?
Bien sûr ! Et je suis absolument fan. Et en général, la scène indépendante de Brooklyn avec MGMT, Dirty Projectors… c’est la vague dans laquelle je me reconnais. Sans doute parce qu’elle correspond à ma génération musicale.

Pablo Padovani sur scène groupe Moodoïd music band concert fnac live festival Album Le Monde Möö Moodoid photo by blog United States of Paris

Comment s’est fait la rencontre avec ces 4 partenaires de scène ?
Ce sont des coups de cœur à chaque fois. Je les connaissais toutes dans des contextes différents : bouche à oreille entre copains musiciens, j’en ai rencontrée une dans une fête, une autre avec qui j’ai joué dans un précédent groupe, une autre que j’ai trouvée sur un site de rencontres de musiciens…
A Paris, c’est assez difficile de trouver des musiciennes, car soit elles sont très prises, soit elles se consacrent à leurs projets personnels. Et j’ai mis du temps à les trouver.
Ce qui est dingue c’est que toutes les filles du groupe ne jouent pas de leur instrument d’origine. La bassiste est contrebassiste à la base, la batteuse est percussionniste de musique contemporaine, la clavier faisait de la guitare classique.
Moodoid c’est quelque chose de totalement inédit pour nous tous. On apprend tous ensemble et en direct. Chaque étape est une phase d’apprentissage.
On travaille beaucoup ensemble, en répét et on vient en plus d’intégrer tout récemment une nouvelle musicienne, Maud Nadal – son premier concert avec le groupe était au Fnac Live 2014.

Il y a déjà des dates de concerts importantes pour Moodoid ?
La première date qui a suivi la diffusion du clip La Montagne au mois d’août, l’année dernière avec le concert au Trabendo. On ne s’attendait pas du tout à un pareil accueil pour le clip. Je me souviens que j’étais off et j’ai vu mon téléphone se charger de notifications indiquant des milliers de vues pour le clip.
Et donc on arrive dans un Trabendo bourré à craquer avec des ballons partout. Ce concert était magique. On avait juste travaillé 2 mois ensemble. Et le public nous attendait, attentif et curieux de ce que nous étions.
Après, il y a eu Phoenix et la première partie au Palais des Sports. Être en loge avec le groupe Air, Sébastien Tellier, c’est assez fou.
En parallèle, je voulais avoir une vraie expérience de scène. On a donc joué dans un squat à Genève, une péniche à Lyon, au El Chicho, salle minuscule à Bordeaux… Ces petites dates nous ont permis de nous roder, d’aller à la conquête d’autres publics aussi et de créer le liant entre nous tous.
Il y a eu aussi Montréal. On a joué pendant une tempête de pluie. Il y avait 50 irréductibles devant nous, qui dansaient torses nus… Et toi en face, tu dois tout donner.
Au Fnac Live, on a joué à 40° degrés sans voir les pédales de guitare à cause du soleil… Les choses se font au hasard. Les gens passent, les bus aussi.

C’était donc une année de jonglage entre petites et grandes dates (Transmusicales de Rennes, We love Green Festival), à foirer des choses et à en améliorer d’autres.
En sortant de scène, on n’a jamais le même sentiment, car chaque date est vraiment unique.

Sortie du premier album de Moodoïd, Le Monde Möö, le 18 août 2014
Label EntrepriseSony A+LSO

 

Tournée française à partir du 20 septembre : Dijon, Bordeaux, Nantes, Montpellier…
Moodoïd en concert le mercredi 12 novembre dans le cadre du Festival Les Inrocks, Paris au Casino De Paris (avec Damon Albarn)

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PHOTO DU MOIS #29 : sourire

Chaque mois, les bloggers et bloggeuses qui participent à La Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le sujet du mois proposé par Laurent Nicolas est : sourire.

L’un des plus beaux sourires est sans doute celui de M. Chat, généreux trublion jaune des rues et création de Thoma Vuille. Celui-ci nous ne l’avons pas attrapé à Paris, mais à Lille.

M. Chat by Thoma Vuille sourire smilegraffiti street art wall Le Tri Postal Lille

 

Vite vite, maintenant un petit tour des autres blogs pour connaître les idées de nos camarades :
Nanouk, La Dum, Lau* des montagnes, Renepaulhenry, Testinaute, Krn, MissCarole, Marie, Cricriyom from Paris, Autour de Cia, Rythme Indigo, KK-huète En Bretannie, Mimireliton, Claire’s Blog, DelphineF, Eva INside-EXpat, Photo Tuto, Cécile Atch’oum, Nie, Elsa, Elodie, Vanilla, Fanfan Raccoon, Les Filles du Web, Sephiraph, Zaza, princesse Emalia, El Padawan, Akaieric, La Fille de l’Air, Woocares, Blogoth67, Crearine, Pilisi, Xoliv’, Lavandine, A’icha, eSlovénie, Mahlyn, Céline in Paris, Sandrine, Kantu, A chaque jour sa photo, BiGBuGS, Tataflo, Marmotte, Philae, Louisianne, Lavandine83, Marianne, Morgane Byloos Photography, Laurent Nicolas, The Parisienne, Arwen, Agnès, Nicky, Isaquarel, Aude, Brindille, Anne, Chat bleu, Laulinea, Dame Skarlette, Ava, Dr. CaSo, MauriceMonAmour, Guillaume, Un jour, une vie, Maria Graphia, La Berlinoise, Agathe, Salon de Thé, Alban, Les bonheurs d’Anne & Alex, Frédéric, Gilsoub, Cécile – Une quadra, Annick, Pixeline, Calamonique, Thalie, Alice Wonderland, Sylvie, Isa ToutSimplement, Josiane, Homeos-tasie, Champagne, hibiscus, Christophe, magda627, Giselle 43, La Nantaise à Paris, Bestofava, Lyonelk, Galinette, Blue Edel, Lucile et Rod, Ann, Julia, François le Niçois, Memories from anywhere, Cara, Mamysoren, Laurie, Gizeh

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Restaurant-Bar : New-York à Paris – Alexis Orvain revisite les burgers et fish & chips autour d’un lieu polyvalent en mode « lounge new-yorkais »

Restaurant – Bar New York à Paris resto restaurant food burger yummy miam 33 rue Guersant 75017 Paris baninère

Le cadre est dynamique, un mélange de “lounge new-yorkais” et de bistrot parisien traditionnel. Ici vous pouvez venir boire un café au comptoir ou en salle, savourer un petit déjeuner, un déjeuner, un snack sucré ou salé l’après midi, prendre un apéritif entre amis / collègues, et bien sûr dîner. En soirée, l’endroit vous accueille pour vous détendre avec un bon verre servit d’une assiette de charcuteries ou de fromages devant un grand écran qui retransmet divers évènements sportifs. Et pour les amateurs, les lundis sont synonymes de jeu autour d’une table de poker avec des tournois gratuits. Sur fond de musique House, deep House , funk… Bref, un vrai after work américain à Paris.  New-York à Paris c’est un lieu qui accueille une large catégorie de clientèle qui vient à toute heure trouver une activité qui lui correspondra. C’est la polyvalence du concept qui fait son succès. De plus, il existe peu de bars sur Paris qui mixent l’univers parigot avec l’ambiance New-Yorkaise, c’est pourquoi les fans de la grande pomme en sont plutôt satisfaits.

Restaurant – Bar New York à Paris resto restaurant food burger yummy miam 33 rue Guersant 75017 Paris ouverture

Au niveau cuisine, le point fort est la fraîcheur et les plats faits maison, la carte est assez réduite pour  privilégier la qualité des produits. Le chef Alexis Orvain a fait ses marques dans la cuisine gastronomique, et il utilise son savoir pour revisiter des classiques : les burgers et fish & chips sont absolument délicieux, notamment ceux au saumon. Le menu est à 16,50€ ce qui donne un rapport qualité-prix intéressant.  En accompagnement, frites fraîches maison, légumes du marché cuits en cocotte, ou encore salade d’herbes et de jeunes pousses avec un filet d’huile d’olive et de citron vert égaillerons vos papilles.

Restaurant – Bar New York à Paris resto restaurant food burger yummy miam 33 rue Guersant 75017 Paris Hamburger

Pour ceux qui seraient plus intéressés par l’ambiance bar, sachez que les cocktails sont très réussis et qu’ils sont encore une fois le fruit d’un mix de saveurs franco-américaines. Le patron Pascal Jean est fan de bière et présente souvent des nouvelles bières et de nouveaux alcools pour partager ses expériences de dégustation. De 18h30 à 21h, le « happy hour » est honnête avec la pinte à 3,50€. Pour les fans de sport, le bar retransmet toujours les matchs de  belN SPORTS et  CANAL+ sur un grand écran, et propose lors de ces soirées la pinte à 4€ et/ou des verres de rhum maison à gagner durant les matchs.Restaurant – Bar New York à Paris resto restaurant food burger yummy miam 33 rue Guersant 75017 Paris haoay hour

L’autre petit plus qui attire du monde et qui donne le ton aux lundis soirs, ce sont les tournois de poker organisés par Red Cactus Poker. Le concept est simple : 2 tables se partagent 50 joueurs qui se retrouvent gratuitement pour jouer en tournois et partager leur passion ou leur curiosité pour le poker. Red Cactus Poker offre ainsi la possibilité aux bars d’améliorer la vie de quartier et les débutants peuvent rencontrer des adversaires dans des conditions réelles sans avoir peur de se ruiner. Un petit conseil, n’hésitez pas à vous entraîner gratuitement sur les sites de poker en ligne avant de vous inscrire, histoire d’avoir un niveau acceptable pour apprécier les parties.

Pour conclure, New-York à Paris est un lieu simple et sans prétention, qui s’adapte à tout moment de la journée à sa clientèle en proposant des plats et boissons simples mais de qualité à des prix honnêtes.

Restaurant New-York à Paris
33, rue Guersant, 75017 Paris

Métro Porte de Champerret, ou métro Pereire

Du lundi au vendredi de 8h à 23h, et ouvert non stop les samedis et dimanches
Tél : 01-44-09-76-18
Mail : contact@newyorkaparis.com
Site : http://newyorkaparis.com

 

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LUCY : bande originale du film composée par Eric Serra – INTERVIEW du complice de Luc Besson

Après les nombreux succès que l’on connait (Le Grand Bleu, Nikita, Le Cinquième Elément…), Luc Besson et Eric Serra renouent leur complicité de toujours pour LUCY qui met en scène Scarlett Johansson aux capacités cérébrales décuplées. Le film fera l’ouverture du 67e Festival du film  de Locarno le 6 août, jour de sa sortie française.
Rencontré dans le cadre feutré d’un bar d’hôtel, alors qu’il venait tout juste de saluer Damon Albarn – qui avait partagé deux interviews avec lui – Eric Serra nous a dévoilé, en avant-première quelques indices sur la bande originale de ce film attendu.

Bande originale du film de Luc Besson Lucy composée par Eric Serra avec Damon Albarn Sister Rust - movie soundtrack Scarlett Johansson Morgan Freeman

INTERVIEW

Eric Serra compositeur composer musiques films movie music Luc Besson Lucy Le Grand Bleu Nikita soundtrack album


United States of Paris
: A quel moment êtes-vous entré dans le processus de création du film Lucy ?
Eric Serra : J’ai lu le scénario avant que le film ne soit tourné. Et j’avoue qu’un scénario ce n’est pas aussi passionnant qu’un film. Celui-ci je l’ai lu d’une traite, la nuit de Noël car j’étais tout seul chez moi, ma famille était loin de ce pays.
Et quand je suis arrivé au bout, j’ai fait : « waouh ! » J’ai même envoyé un texto dans la minute à Luc Besson avec ce même mot : « waouh ! »
C’est la première fois que je lisais un scénar comme un roman. A partir de là, j’ai commencé à chercher des couleurs musicales, grâce aux images que j’avais imaginées en lisant.
J’avais envie de trouver des tonalités originales. J’ai cherché vraiment à me renouveler, en ne tombant pas dans mes habitudes, mes petits trucs – je commence à en avoir quelques-uns.
J’ai essayé de me déstabiliser en sortant un synthé que je ne n’avais jamais utilisé car il me prenait la tête et qu’il était trop compliqué et d’autres instruments que je n’avais pas utilisé depuis 30 ans. Au final, il y a des sons dont je défis quiconque de trouver comment j’ai bien pu les réaliser.

Qu’a-t-il apporté ce synthé dans votre composition ?
Eric Serra : C’est un synthé qui a une quinzaine d’années. Il faut vraiment bidouiller avec, toucher tous les boutons. Il a une couleur particulière. Avec lui, j’ai trouvé ce son particulier et original qui a orienté toute la musique.
Et ce son, cette couleur se retrouve dans le générique de début avec la chanson écrite et interprétée par Damon AlbarnSister Rust.
C’est un son de rythmique que je dois qualifier d’organique, même si je n’aime pas ce mot. C’est un son que l’on ressent à l’intérieur de soi, un effet physique en plus de l’entendre, qui est en lien direct avec le personnage principal du film. Quand j’ai trouvé ce son, j’étais comme un fou !

Par contre, la faiblesse de ce son, c’est qu’il faut un bon équipement pour l’écouter. L’écouter sur un Iphone fait perdre de son intensité.

Est-ce que vous surprenez encore Luc Besson avec votre musique ?

Eric Sera : Je ne sais pas si je le surprends vraiment, on se connait tellement ! Luc fait attention à ne pas montrer son excitation pour éviter sans doute le relâchement. Il n’est pas du genre à montrer son enthousiasme, il reste discret. Mais ce que je peux dire c’est qu’il a adoré ce fameux son.  Ce que Luc sait c’est que je ferai quelque chose qui correspond au film.

De quoi était composé votre univers musical pendant votre travail sur cette bande originale ?
Eric Serra : Récemment, j’ai beaucoup écouté les nouveaux titres de Damon. Je suis bluffé par son talent. Il est très inspiré, en plus d’être un garçon adorable. Pendant la composition, je m’isole et je n’écoute plus rien. Je bosse pendant 6 mois de manière intense.
Par contre, avant d’entrer en composition, je me suis replongé dans le quasi intégral de Björk. Et en réécoutant, j’ai retrouvé des choses incroyables musicalement. L’originalité de cette artiste est bluffante et quand on regarde les dates de sortie de ses albums, on se dit qu’elle est dans l’avant-garde à chaque fois.

Björk m’a sans doute le plus marqué. Bien sûr on ne sent pas l’influence directe dans la partition du film car je voulais faire quelque chose d’original. Mais je peux dire que son univers m’a nourri.

Que retenez-vous du scénario de Lucy, sans nous en dévoiler l’histoire ?
Eric Serra : Au-delà de l’action – Luc fait très attention à ce que le spectateur ne s’ennuie jamais dans ses films – il y a plein d’idées qui sont des sujets à méditation, dans le scénario. C’est ça qui m’a vraiment emballé.
Image de prévisualisation YouTube

La bande originale du film LUCY composée par Eric Serra en CD et en téléchargement légal le 4 août 2014

 

Le film LUCY de Luc Besson avec Scarlett Johansson sur les écrans à partir du 6 août

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LES JARDINS DU MARAIS : terrasse ensoleillée et détente avec un verre de champagne glacé, pour un after work ou le brunch du dimanche

Vous n’avez pas vos entrées au Perchoir (nous non plus) ? Vous trouvez que le café Costes à Beaubourg a pris un coup de vieux avec le temps ? Vous avez envie de calme et un peu de verdure sans quitter le centre de Paris ?
Les Jardins du Marais vous ouvrent leur terrasse tout l’été pour un coupe de champagne glacé, un brunch ou un after work décontract’.

After work Terrasse Les Jardins du Marais hotel rue Amelot summer happy hour bar à champagne photo United States of Paris blog

Comme nous, vous êtes souvent passé devant l’hôtel 4 étoiles de la Rue Amelot dans le 11e, voisin de la non moins célèbre Galerie Magda Danysz. Comme nous, vous jetiez un oeil timide en direction des grilles donnant sur une cour qui vous semblait profonde mais inaccessible.
Saviez-vous que cette cour intérieure était accessible à tous et toutes et pas exclusivement à une clientèle branchée et étrangère ?

Terrasse Les Jardins du Marais Hôtel rue amelot 11e soirée de lancement photo by united states of paris blog

Passé le comptoir d’accueil, la surprise est de taille. Un terrain de découvertes de 1500 m2 se dévoile enfin à vos yeux, dans cette ruelle privatisée et coeur d’une installation hôtelière chic. 263 chambres et suites se répartissent dans les différents bâtiments qui vous entourent. Ca donnerait presque le vertige.

Petite-bouchée-cockail-Terrassse-Les-Jardins-du-Marais-Hotel-74-rue-Amelot-11e-photo-by-United-States-of-Paris-blog

Direction le bar à champagne pour retrouver ses esprits ou l’inspiration à un peu de légèreté. Nous vous conseillons le Moët Ice Imperial, champagne glacée pour fin de journée chaude. Vous pouvez déambuler à mesure de vos envies ou prendre place à l’une des tables, canapés ou autres transats mis à disposition. Tous les choix sont possibles et en totale discrétion.

Les bruits de la ville sont lointains, seules quelques valises à roulettes viennent troubler par intermittence la quiétude de votre début de soirée. Définitivement la terrasse la plus accueillante de l’été.

Moet Ice Champagne bar cocktail Terrasse Les Jardins du Marais Hôtel rue Amelot photo united states of paris blog

La terrasse des Jardins du Marais 
74, rue Amelot
75011 Paris

 

Bar à champagne tous les jours à partir de 18h
Brunch à thème tous les dimanches de 11h à 15h30 jusqu’au 14 septembre
35 euros – 20 euros pour les moins de 10 ans et gratuit jusqu’à 5 ans

After-work jusqu’au 30 juillet et du 3 au 24 septembre
un mercredi sur deux, un apéro chie en terrasse de 18h à 22h et happy hour jusqu’à 19h30
A partir de 8 euros

 

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Live report Fnac Live 2014 dimanche : Bernard Lavilliers – Ben l’Oncle Soul – Gregory Porter – Mina Tindle – Kid Wise

Dernier jour au ciel capricieux pour une nouvelle série de concerts exceptionnels dans le cadre du Fnac Live à Paris. Les artistes ont bravé les gouttes pour célébrer l’été à Paris !

21h55 – Le stéphanois aux racines brésiliennes ou inversement, Bernard Lavilliers clôture le festival avec les sonorité et les influences ramenées de ses voyages. Veste noire, boucle d’oreille et souliers rouges « de macro portoricain« , une tête de mort sur la grosse caisse de la batterie. Premier titre Scorpion, extrait du dernier album Baron Samedi, le visage du chanteur est fermé, peu d’expression. Mais derrière cette carrure de boxeur ou d’ancienne brute, se cache un charmeur. Lavilliers ne se dévoile pas tout de suite, masque son jeu. Après un reggae hommage à Bob M. le titre Y’a pas qu’à New York verra le chanteur se rapproche du public, lève un bras, jète plusieurs coups d’oeil complices sur les côtés de scène où le public est aussi massé.

Bernard Lavilliers concert Festival Fnac Live 2014 Parvis Hôtel de ville tournée Baron samedi photo United States of Paris blog

Les tubes sont au rendez-vous comme ce Traffic (Que veux-tu que je sois ?) repris en coeur par les vrais fans sur le Parvis ou encore On the Road again, seul à la guitare, superbe et Melody Tempo Harmony.
Toutefois, le bad boy sommeille toujours en lui. La preuve avec son agacement non dissimulé dû à un mauvais fonctionnement de ses oreillettes de retour- scène qu’il balancera dans les coulisses. Rigolard, il reprend le show, dit tout le bien qu’il pense des journalistes sportifs incapables de bien prononcer Sao Paulo et quelques tacles bien pensées à l’encontre de Marine Le P. Fin de concert, on se dit que ce Bernard nous avait manqué.

Ben l'Oncle Soul concert Festival Fnac Live 2014 Hotel de ville tournée album photo by United States of Paris blog

20h55 – Des panneaux en carton s’élèvent dans le public pour saluer le retour de Ben l’Oncle Soul, le meilleur ami que l’on rêverait d’avoir. Le garçon affiche une banane à toute épreuve, généreux avec son public. Le concert est l’occasion de dévoiler quelques titres de son prochain album, A coup de rêves, qui sortira le 25 août. Ces nouvelles chansons, dont plusieurs en anglais, donne le ton sur le rapprochement toujours plus tangible du chanteur vers les fondamentaux de la musique nord-américaine.
Costume et chapeau, Ben a la carrure taillée pour être un nouveau crooner, les cuivres l’accompagnant ne faisant que donner plus de puissance à son chant. Un spectateur-trublion dans le public accompagne le chanteur sur certains titres à l’harmonica, non sans un bon sens de l’accord. Dernier morceau inspiré par Marvin Gaye avec une fin à cappella, incroyable, Ben se faisant entendre même des sourdes oreilles, en bord de scène.
Fin de concert, les invités en backstage ne résistent à solliciter l’artiste pour une photo souvenir. Le smile toujours.

Ben l'Oncle Soul backstage après concert Festival Fnac Live 2014 tournée album photo by United States of Paris blog

19h15 – New York à Paris avec Gregory Porter. Ses chansons s’accompagnent immanquablement d’images des rues de la Big Apple, de taxis jaunes, d’extraits de films de Woody Allen, d’amoureux dans les rues de Brooklyn. Le chanteur au sourire charmeur n’a pas été refroidi par la pluie venant, provoquant même le ciel par moments. Belle communion avec le public parisien et révélation pour nombre d’entre nous qui ne l’avaient pas encore vu sur scène. Derrière cette carrure impressionnante, se cache un artiste doux, futé et aussi très énergique quand il s’agit de chanter les « sweet sounds of jazz ». Pas de grands éclats de voix comme les Américains peuvent si souvent nous le faire. Juste un tour de chant subtil. 

Gregory Porter singer concert Festival Fnac Live 2014 jazz tour photo by united states of paris blog

18h15 - Un très joli brin de voix vient chasser la pluie, c’est celui de Mina Tindle. La chanteuse qui participe pour la deuxième fois au Fnac Live offre un agréable tour de charme au milieu de cette soirée très masculine. Sa pop, ses accords font mouche, dévoilant au passage 3 titres de son nouvel album. Il y sera question de sujets variés comme: « l’amour, le luxe et taekwondo. »

Mina Tindle concert Festival Fnac Live 2014 chanteuse Pauline de Lassus nouvel album photo by United States of Paris blog
17h30 – Le jeune groupe Kid Wise tout juste revenu des Vieilles Charrues est chargé d’ouvrir ce 4e jour de festival parisien. En quatre titres, Augustin et ses acolytes donnent pleine énergie à leur pop relevée et nous offrent une version live de Hope d’une rare beauté. A suivre, sur le blog, l’interview du groupe.

Kid Wise groupe band music Augustin Charnet et Clément Libes concert Fnac Live 2014 Hôtel de ville photo united states of paris blog

 

Bilan du Fnac Live 2014 : plus de 100 000 personnes accueillis sur le Parvis de l’Hôtel de ville de Paris  dont 30 000 pour le tout premier soir avec -M- et Julien Doré.

Mina Tindle en concert à La Gaité Lyrique (Paris) le 24 novembre  
Kid Wise en concert au Festival Woodstower (Lyon) le 23 août et au Point Ephémère (Paris) le 14 octobre
Gregory Porter
en tournée à la rentrée et en concert à l’Olympia (Paris) le 18 novembre 

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Live report Fnac Live 2014 vendredi : Gaëtan Roussel le smile et la classe ! – Breton – La Femme – Glass Animals

La classe et le smile ! Ce deuxième jour de festival Fnac Live a été l’occasion d’une vraie performance scénique. Gaëtan Roussel, en plein concert, fait un faux mouvement s’esquintant – ce qu’on apprendra plus tard sur sa page FB – le tendon d’Achille. Il restera sur scène non sans douleur pour donner le meilleur au public qui l’attendait.

Gaetan Roussel concert festival Fnac Live 2014 scène parvis hôtel de ville photo by United States of Paris blog

21h15 – Parvis de l’Hôtel de ville, Gaëtan Roussel entame la soirée avec un titre qui donne le ton sur l’homme : La Simplicité. Il va très vite lâcher le pied de micro pour tutoyer le bord de scène et prendre le pouls. Il saute, chauffe le public. L’énergie de l’Eolienne ne nous lâche plus. Les photographes en fosse tentent de suivre la fougue du chanteur.

« C’est si rare de chanter à Paris en extérieur ! », Gaëtan ne cache pas son enthousiasme en affichant un big smile contagieuxUn peu de douceur avec : Dis-moi encore que tu m’aimes. Et en milieu du set, après une mauvaise réception sur un pied, le chanteur se pose sur le podium de la batterie, il regarde sa cheville, continue de chanter. Fais un signe de la main à son équipe en coulisses qui ne laisse aucun doute sur la douleur. Il se remet en jambe, non sans difficulté, boite.

Le public ne comprend pas tout de suite. Une courte pause en coulisses, et il reprend le micro sans rien dire, avec le même sourire pour Clap Hands. Notre géant au pied d’argile – le gauche – va ralentir ses déplacements mais pas sa volonté et son mordant. Il fera en sorte de dissimuler son handicap tout au long de la soirée.

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Reprise noire et intense de J’envisage, titre d’Alain Bashung puis une seconde cover avec la chanteuse Owlle pour Road to nowhere de Talking Heads, où le chanteur se rapproche du devant de scène.

Il réchauffe à nouveau le public en lâchant rigolard : « Je veux voir toutes les mains levées, je n’ai plus qu’un pied ! » pour un Inside Outside tonitruant. Le show Roussel, efficace, finit avec des titres festifs : Do you want to dance ? (« I just want to dance around, Lift my feet up off the ground ») et Help myself.
Descente de scène à cloche-pied, il est difficile de retenir nos applaudissements, nous serons suivis de beaucoup d’autres en coulisses. Même sourire. Très grande classe.

20h05 – Retour du groupe Breton après une première participation au Fnac Live dans la catégorie révélation. Le groupe porté par Roman Rappak a affirmé depuis sa maitrise de la scène et des titres emballant jeunes et moins jeunes. Le charisme du chanteur – aux faux airs de Jonathan Rhys-Meyer – s’est bonifié avec le temps pour le plus grand plaisir des girls bien installées devant la scène. Le dernier album War Room Worries est mis à l’honneur avec ses pépites générationnelles : Envy,  Got Well Soon, Grid, qui prennent pleine puissance en version live. Roman se donne à fond avec ou sans guitare, touche le ciel. Il échange en français dans le texte. Charmant.

Roman Rappak chanteur singer Breton labs music band concert Fnac Live 2014 on stage war room stories tour photo by United States of Paris blog

Fin de partie avec 15 minutes dont le refrain « return, return, return… » sera repris par le public en transe.

Roman-Rappak-chanteur-leader-singer-Breton-labs-music-band-concert-Fnac-Live-2014-backstage-war-room-stories-tour-photo-by-United-States-of-Paris-blog

19h – Douceur estivale avec le charme de Clémence et de ses acolytes de La Femme. Ca commence en douceur pour apprivoiser le public et prend de l’ampleur dans le tempo, progressivement. Marlon quittera son clavier pour mettre le feu. Déguisement et second degré était une nouvelle fois de mise pour le plus grand bonheur des fans. La palme de la meilleure coupe du festival est décernée sans attente à Noé, le batteur, dont les cheveux n’ont plus  aucune prise avec la gravité terrestre. « Hystérique » comme dirait Loïc Prigent.

Clémence Quélennec chanteuse groupe La Femme band concert Festival Fnac Live 2014 Parvis Hôtel de ville photo by United States of Paris blog

 

Noé Delmas batteur du groupe La Femme concert Fnac Live 2014 Parvis Hotel de ville photo by United States of Paris blog

Marlon Magnée chanteur groupe La Femme scène concert Festival Fnac Live 2014 photo by United States of Paris blog

18h10 – Glass Animals affronte le plein cagnard. Le batteur du groupe, Joe Seaward, est pieds nus pour l’occasion. Pas évident le jeu de pédales sans semelle. On salue la dextérité. Malgré nos attentes, le groupe d’Oxford mené par Dave Bayley ne va pas s’imposer. Il va rester sage manquant d’audace. Sans doute la chaleur aura calmé les ardeurs des musiciens. Souhaitons-leur de nous revenir au top.

Joe Seaward drummer Glass Animals band batteur groupe stage concert Fnac Live festival 2014 photo by United States of Paris blog

 

Dave Bayley singer chanteur Glass Animals band batteur groupe stage concert Fnac Live festival 2014 photo by United States of Paris blog

Le festival Fnac Live se poursuit ce samedi avec Moodoïd, Mademoiselle K, L’Entourage, Fauve… et dimanche.
Concerts gratuits sur le Parvis de l’Hôtel de ville de la Mairie de Paris

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Live report FNAC LIVE 2014 jeudi : -M- Matthieu Chedid – Julien Doré – Mo – Arthur Beatrice & Nach

« Ça fait du bien un peu de gratuité ! » La 4ème édition du Festival Fnac Live a débuté ce jeudi avec en tête d’affiche le showman français number one -M-. Matthieu Chedid a enflammé l’Hôtel de ville de Paris avec une inégalable générosité.

Fnac Live Festival 2014 Parvis de l'hotel de ville musique concerts gratuits paris plages photo by United States of Paris blog

Le public débordait du parvis pour atteindre le Square de la Tour Saint-Jacques à plusieurs mètres de la scène. Au premier rang, une jeune trentaine arbore un t-shirt Labo M dès le premier titre : Mon ego. Qui n’est pas fan du chanteur et musicien hors pair ?
En fosse VIP, les cols blancs invités par le Président de la FNAC, Alexandre Bompard, se trémoussent sur Onde Sensuelle et Océan profitant de chaque seconde de ce concert, comme si c’était le dernier. Dans le public, il n’est pas rare d’entendre à plusieurs reprises :« Je veux les mêmes lunettes ! » De toute évidence, il y a du merchandising qui se perd…

M Matthieu Chedid concert Festival Fnac Live 2014 hotel de ville musique modjo tour photo United States of Paris blog

M Matthieu Chedid concert Festival Fnac Live 2014 hôtel de ville Modjo musique Je dis M Mama sam blog United States o  paris blog

Voulant symboliser le caractère exceptionnel de cette soirée, Matthieu offre, pour la première fois, une version inédite du titre Le Radeau pour ancrer une touche « d’Orient à Paris Plages« . Il invite la chanteuse libanaise Yasmina Hamdan. Les paroles –  « Tu dors ému face au soleil lascive, docile comme toujours » – ont une résonance particulière quand on sait que le sable prend place sur les quais de Seine.

Après En tête à tête, les deux musiciens de -M- chauffent d’un bon degré supplémentaire l’ambiance à grand renfort de beats. Je dis M et puis le chanteur invite à un relâchement de l’âme en invitant le public à une choré de son cru  pour Mama Sam.
Pas à court d’idées, Matthieu Chedid fait apparaitre 3 cuivres et une danseuse pour un Machistador tonitruant.

Julien Doré et Arman Méliès backstage concert Festival Fnac Live 2014 hôtel de ville love tour musique blog United States of paris blog

À 20h, Julien Doré, seconde tête d’affiche, prenait ses musiciens dans les bras. Un moment rare avant de monter sur scène et de prendre le coucher de soleil en pleine face avec une réelle allégresse – mais protégé par sa paire de Rayban. Premiers mots d’amour : Moi, je paierais pour te revoir, pour te parler de nous (Viborg) suivis d’une dédicace aux intermittents du spectacle. Les tubes s’enchainent et les confettis argentés : Chou Wasabi, Kiss me forever… La setlist ne diffère pas des autres concerts ; ce qui ne gâche pourtant pas le bonheur de retrouver « notre Juju ».

Impressionnant bain de foule sans garde du corps pour le jeune homme aimé de tous qui grimpe l’échafaudage accueillant caméras et poursuites.

En backstage, du beau monde se côtoie entre les concerts : Olivia Ruiz (Fnac Live 2013), Alex Beaupain, l’ami de toutes les stars Dominique Besnehard, Arthur H, une Brigitte, Aurélie Saada, venue seule qui croise par hasard sa partenaire de scène à proximité du bar au bout d’une heure, Sylvie Hoarau. Funny

Karen Marie Orsted Mo Mø Momomoyouth live concert Festival Fnac Live 2014 concert music Hôtel de ville photo by United States of Paris Blog

À 18h50, la furie Mo a galvanisé le public qui cherchait un peu d’ombre. Look décalé et régressif avec 2 têtes de Garfield sur chaque sein. Après un problème technique qui a retardé l’entrée de la chanteuse, le rythme a pris la foule pendant une petite heure. La danoise ne va pas lâcher le public des yeux et de ses différents assauts corporels. Elle arpente le devant de scène, descend dans la fosse avec un charisme assez incroyable. Les téméraires ont eu raison de bien s’hydrater avant d’assister au show.

Ella Girardot from Arthur Beatrice music band concert Festival Fnac Live 2014 Hôtel de  ville photo by United States of Paris blog

La révélation de cette première journée a début à 18h05 précisément avec le charme discret de la belle Ella Girardot, chanteuse du groupe anglais, Arthur Beatrice. Le chemisier noué au dessus du nombril, elle s’est laissée porter par le mood de la fin de journée. Son chant nous fait penser à celui d’Hannah Reid, la chanteuse de London Grammar. Le titre More Scrapes nous fait oublier la ville. La pop du groupe nous donne une furieuse envie de nous jeter sans modération sur l’album Working Out dans les bacs.

Le festival Fnac Live se poursuit ce vendredi avec La Femme, Breton, Gaëtan Roussel, samedi et dimanche.
Concerts gratuits sur le Parvis de l’Hôtel de ville de la Mairie de Paris

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Restaurant MISS LUNCH chez PPP : light fair, uninhibited, cosmopolitan and inventive – Food made in Paris

Miss Lunch is so much fun! Why not go and say hello? This is one of the best food spots for any foreigner wanting to visit Paris with his stomach!
Lei parla anche italiano molto bene !

Miss Lunch has a great smile and a warm welcome, whether it rains or the restaurant is full of beautiful people Saturday at lunch, or a child arrives in a foul mood (this can happen!) the ambiance that reigns at this address nestled in a Première Provence boutique is unique. Our faithfulness is a sure sign of proof.

Miss Lunch Paris artiste cuisinière restaurant resto clandestin coocker cooking food Première Pression Provence 3 rue Vollon 12e Paris Square Trousseau

Her neighbors took no time to make this merrily alternative Parisian spot their food fetish address. Even an actress-film director in full swing of her next film made it a regular pretext to go for lunch with her assistant. The Fooding team also granted her their sticker. Not to forget a certain concentration of architects per square meter,  that have lunch in this decor that is half kitchen and half boutique (the glorious smell of Provençale olive oil looms in the air) and have made it their hide out.

If you go, you’ll also find other foreigners that are happy with the welcome « in English », somewhat inexistent in other institutions.

Crazy, isn’t it ?

On the plate things are happening- it’s boiling, bubbling, and spitting.

Goose Eggs - Oeufs d'oie avec la main de Miss Lunch Paris chez PPP Square Trousseau restaurant resto food photo by United States of Paris blog

Claude Cabri, alias Miss Lunch likes nothing better than to surprise her guests. As well as add the ingredient that will be the extra plus, revisit  a recipe many times tasted or dare to make associations that would make any expert in food twitch, just a little.

Her classics?  She knows them on the tips of her fingers and so well that she has no fear in launching herself up against crazy feats. Like a cheesecake without cheese or a burger without meat or fries, or the tiramisu without the mascarpone. Divine sacrileges!

Have you got vegetarian friend? Miss Lunch will find the trick so as not to embarrass amongst a table full of carnivores, hoorah!

And the bonus- she’ll introduce you to her own hand picked capers from the island of Pantelleria, a real voyage in taste.

Menu carte de Miss Lunch chez PPP Square Trousseau food resto by United States of Paris blog

The whole kit and caboodle is prepared with care  and devotion and to top things off without a stove, using fresh produce from the Marché d’Aligre, the chef, artist and creator’s landmark.

Such wondrousness could easily entail a hefty bill, especially when considering the additional terrace which looks onto the Square Trousseau. The menu for a starter and main course or main course and dessert is 15 euros. Add 5 euros 50 for an additional dessert, and about 4 euros for a glass of wine. If you are more inclined to drinking juice, cherry juice and homemade lemonade will do the trick for you and your bambinos.

Such an address is almost painful to share. But knowing the chef’s endurance, we know that there will always be something to eat after 2pm on a Saturday.

Terrines de ris de veau et épinards - sweetbread recette by Miss Lunch Paris restaurant resto food chez PPP Square Trousseau photo United States of Paris Blog

New!
Due to strong demand, her kitchen is open for dinner on Thursday and Friday evenings, and is just as cozy and inspirational. We also tested the Valentine’s menu with her « love » drawings and candles- unforgettable and mischievous.

To conclude, Miss Lunch’s generosity is unchanged. To give yet another example, her best recipes and tricks are in three books: Le Chinois and  Plats de Résistance (Éditions 1973) and Lunch in the Loft (Éditions Solar) retelling her adventure that brought her fame in her clandestine restaurant.  Three books that  one can get autographed on location by yours and only, and whose other talent is painter.

Figues sèches et fraiches sauce chocolat blanc amandes grillées recette dessert by Miss Lunch Paris chez PPP artiste chef Square Trousseau restaurant resto food photo United States of Paris Blog

This could provoke severe hang ups to those passionate about cooking, especially when one knows that- and I’ll stop here- that she speaks Italian.

Not to forget the cooking classes!

Gateau au chocolat - chocolate cake by Miss Lunch Paris chez Première Pression Provence Square Trousseau resto restaurant food dessert photo by United States of Paris Blog

MISS LUNCH Paris chez Première Pression Provence
3, rue Antoine Vollon
75012 PARIS

Lunch from Wednesday-Saturday
Dinner Thursday and Friday
Cooking classes on Tuesdays (two schedules possible)

Pics and a max of info on Miss Lunch’s FB page:
www.facebook.com/MissLunchParis

 

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A GAUCHE EN SORTANT DE L’ASCENSEUR avec Stéphane Plaza au Théâtre Saint Georges – un vaudeville moderne, énergique et turbulent

Rares sont les théâtres parisiens à oser une nouvelle programmation pour l’été. Le Théâtre Saint Georges ose avec A gauche en sortant de l’ascenseur de Gérard Lauzier mis en scène par Arthur Jugnot. Et pendant 1h30, vous ne décollerez pas de votre siège, pris dans la frénésie de cette histoire.

Le vaudeville c’est toujours l’affaire d’un amant, d’une maîtresse, d’un mari et bien évidement des portes qui claquent.
La situation : Yan (Stéphane Plaza), peintre avec une petite notoriété, qui attend son rendez-vous galant avec la charmante Florence Arnaud (Laëtitia Laburthe-Tolra), se trouve entravé par sa voisine Eva (Caroline Burgues) qui a claqué la porte de chez elle alors qu’elle était sur le paillasson en petite tenue. C’est bien évidement à ce moment que débarque la prétendante de notre protagoniste.

Dès les premières minutes, nous sommes happés par les situations qui virevoltent et s’imbriquent les unes dans les autres. Stéphane Plaza se donne à fond, avec une rare générosité, du début à la fin de la pièce. Il mouille la chemise pour vous faire rire, mais il n’est pas le seul.

A gauche en sortant de l'asecnseur Théâtre saint georges vaudeville comédie humour été stépjhane plaza arthur jugnot Caroline Burgues m6 photo by united states of paris
La troupe d’acteurs donne le meilleur sur scène : Boris (Boris Soulages), le voisin jaloux et colérique prêt à démolir le premier venu qui s’approche de trop de sa fiancée, le mari suspicieux (Philippe Dusseau) mais pas tout rose, des policiers (Yannik Mazzilli et Sébastien Pierre) caricaturaux et benêts aux prises avec une affaire de pistolet plus ou moins factice, une femme de ménage (Flavie Péan) qui adore, involontairement, mettre les pieds dans le plat et un ami un peu lourd (Stéphane Godin) qui à l’art d’envenimer toutes les situations. Chacun est, à tour de rôle, la pièce maîtresse d’une scène, d’une situation qui dégénérera sur une suivante.

Dans cette pièce qui n’offre aucun répit au spectateur, les quiproquos s’enchainent en usant de tous les ressorts comiques : tentatives de suicide savoureusement avortées, vêtements en lambeaux, un kilt pour émoustiller les admiratrices du premier rang et aussi beaucoup de coups de sonnettes.

A gauche en sortant de l'asecnseur Théâtre saint georges vaudeville comédie humour été stépjhane plaza arthur jugnot m6 photo by united states of paris
Avec A gauche en sortant de l’ascenseur vous ne serez pas déçus. Stéphane Plaza se démène avec une belle énergie. Et ne croyez pas qu’il n’attire que les ménagères de plus de 50 ans. Ce soir de juillet où nous sommes venus – à notre grand étonnement – il y a une large part du public jeune qui affiche la vingtaine et la trentaine.

De quoi faire douter les mauvaises langues qui ne pensaient pas que ce trublion télévisuel puisse être un acteur, et un bon. Saviez-vous que l’animateur, avec cette pièce, revenait à ces premières amours : le théâtre, qu’il a dû abandonner avec la présentation de ses rendez-vous Maison à vendre ou Recherche appartement à vendre ou à louer. A l’époque, certains pensaient qu’un un agent immobilier théâtreux ne serait pas crédible. A vous de juger…

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Affiche A gauche en sortant de l'ascenseur avec Stéphane Plaza au Théâtre Saint Georges Paris humour pièce mise en scène par Arthur Jugnot

A gauche en sortant de l’ascenseur

Jusqu’au 13 septembre 2013
Mercredi, jeudi et vendredi à 21h
Samedi 17h et 21h

Théâtre Saint-Georges
51 rue Saint-Georges – 75009 PARIS

Pièce de Gérard Lauzier
Mise en scène : Arthur Jugnot
Décors : Juliette Azzopardi
Avec : Boris Soulages, Caroline Burgues, Flavie Péan, Laëtitia Laburthe, Philippe Dusseau, Sébastien Pierre, Stéphane Godin, Stéphane Plaza, Yannik Mazzilli

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