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Exposition des œuvres des élèves du Lycée Lucas de Néhou (5e)

4 Juil

À partir de la consigne très libre de réaliser une œuvre inspirée de Mansion I, une peinture en noir et blanc de Nick Devereux, les six élèves de DNMAD du lycée Lucas de Néhou (5e) ont proposé des créations très variées. Ils ont présenté vendredi 14 juin leurs travaux très réfléchis à certains de leurs professeurs et d’autres élèves du lycée. Une partie de l’équipe du FMAC était présente.

 

Chloé Andrianarisoa - Marie de Paris

Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

Certains élèves ont voulu travailler sur l’aspect architectural de l’œuvre. Une élève en particulier joue avec l’espace de l’école en réalisant une œuvre grimpante qui côtoie deux étages. La jeune artiste nous invite à réfléchir au vide qui entoure les lignes de ce fil qu’elle a voulu rouge, pour qu’il se démarque bien dans l’espace.

Lou Zimmermann, Fin rouge, 2019

Lou Zimmermann, Fin rouge, 2019 © Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

 

Mais c’est la thématique de la destruction et la reconstruction qui a le plus inspiré les élèves. Une jeune fille voit dans le tableau de Nick Devereux un visage. Elle a donc déconstruit les différentes strates d’un visage de profil et d’une main qui fait « chuuut ». Frontalement la sculpture a l’air abstraite. C’est dans un angle précis, collé contre le mur, que le visiteur découvre la silhouette du personnage.

Mélanie Bronsard, Silence, 2019 © Chloé Andrianarisoa - Marie de Paris

Mélanie Bronsard, Silence, 2019 © Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

 

Un autre visage se dessine en 3D dans l’exposition. L’élève qui en est à l’origine a voulu travailler sur les moments de suspend, les blancs dans une conversation qu’on s’empresse de détruire, l’inspiration avant l’action qui nous extrait de nous-même. Elle a donc réalisé cette mue du corps qui inspire avant d’agir, vestige d’un instant détruit.

Yasmine Mostefa-Kara, (...), 2019

Yasmine Mostefa-Kara, (…), 2019 © Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

 

Dans la cage d’escalier, on découvre le travail photographique d’une élève qui a fait le parallèle entre les formes représentées par l’œuvre et celles que peuvent adopter le corps. Elle a photographié une contorsionniste qui a reproduit certains angles de la structure peinte par Nick Devereux. Saurez-vous retrouver quelle position du corps représente quelle forme du tableau ?

Jeanne Bouchet et June Maitre (contorsionniste), Des Mouvements de l'Architecture à ceux du Corps, 2019

Jeanne Bouchet et June Maitre (contorsionniste), Des Mouvements de l’Architecture à ceux du Corps, 2019 © Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

 

À l’étage, une élève réfléchit à la mémoire, et aux œuvres détruites. Elle a reproduit à l’aide d’un collage de photos d’archives l’arène de Lutèce qui se trouve à Censier – Daubenton, non loin du lycée. Cette architecture subsiste à travers ses ruines. À l’aide d’un photomontage, l’élève a souhaité réactiver le souvenir de ce lieu en superposant des images du lieu aujourd’hui, d’autres vestiges et des maquettes.

Anissa Medjebeur, RECONSTITUTION, 2019

Anissa Medjebeur, RECONSTITUTION, 2019 © Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

 

Enfin, inspiré de l’architecture déconstructioniste, un élève s’est filmé en dessinant un bâtiment, et a présenté ce film à l’envers, de sorte que le dessin semble disparaître sous ses traits de feutre. Ce tracé entre en étrange résonnance avec les vitraux de l’école qui surplombent la vidéo et les bruits et les paroles inversées deviennent mystérieux.

© Chloé Andrianarisoa - Marie de Paris

© Chloé Andrianarisoa – Marie de Paris

 

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