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Duncan Wylie au collège Elsa Triolet (13e)

2 Août

Duncan Wylie présentant son travail aux collégiens © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

Duncan Wylie présentant son travail aux collégiens © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Le 6 juin, l’artiste Duncan Wylie est venu rencontrer trois classes du collège Elsa Triolet où son œuvre Slasher – Baobab est exposée. Avec beaucoup de pédagogie et une grande clarté, l’artiste zimbabwéen explique aux élèves, très à l’écoute, sa démarche et leur transmet sa passion pour la peinture. « La peinture est un voyage. Elle est comme une histoire, une idée qui t’amène quelque part ».

 

© Laurent Bourgogne - Ville de Paris

© Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Revenant sur la différence entre abstraction et figuration, Duncan Wylie explique qu’il travaille, pour toutes ses peintures, par couches successives, gardant toujours la trace de ce qui est en-dessous. Accordant beaucoup d’importance à la composition, l’artiste assemble pour chaque tableau plusieurs images prises par lui, ses proches, ou récupérés sur Internet ou dans des magazines. Il les colle manuellement ou à l’aide du logiciel Photoshop, puis peint l’image réalisée sur des toiles, souvent de grand format. Ses tableaux sont toujours des assemblages de plusieurs images et renvoient au monde actuel, submergé par les images, et à son instabilité. L’artiste explique d’ailleurs aux élèves qu’il est important pour lui de dialoguer par ses œuvres avec le monde. Par l’accumulation d’images, il souhaite également donner à ses tableaux la notion de temps.

Duncan Wylie montre aux élèves des reproductions de ses premiers tableaux, compositions complexes d’architectures et de constructions chaotiques en ruine. Depuis 2012, il introduit des figures humaines qui se confondent aux paysages urbains. Ces funambules et skaters font partie d’une série intitulée « Slasher ». Ce terme, inventé par une journaliste new-yorkaise, renvoie au « / »du clavier d’ordinateur et incarne une génération de trentenaires aux identités plurielles qui multiplient les métiers et les centres d’intérêt par goût mais aussi par nécessité économique. Slasher – Baobab représente un skater faisant le poirier, qui semble comme suspendu dans l’espace. Sa silhouette en équilibre se confond à la ville en arrière-plan. Elle s’intègre au fond du tableau par les différentes couches de glacis qui le composent. Ainsi, le corps du personnage est constitué des éléments qui l’entourent (bâtiments, bribes architecturales).

Soucieux de donner une image globale de son métier d’artiste, Duncan Wylie montre aux enfants des photos de son atelier, de ses pinceaux, de sa palette. A la question « Avez-vous mélangé plusieurs couleurs ? », l’artiste explique qu’il passe plus de temps à mélanger des couleurs sur sa palette qu’à peindre. Cependant, aujourd’hui sa technique a évolué, il mélange directement les couleurs sur la toile. Il utilise de la peinture à l’huile, plutôt que de l’acrylique, car elle présente plus de variétés de couleurs.

 

L'artiste découvrant les productions des élèves © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

L’artiste découvrant les productions des élèves © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

Après sa présentation, l’artiste découvre, avec intérêt, les productions des collégiens réalisées autour de son travail. Les élèves ont travaillé la couleur et la superposition. Tous ces travaux ont été présentés lors de l’exposition « Palimpseste » le 11 juin au collège.

 

Les affiches de l'exposition réalisées par les élèves © Laurent Bourgogne - Ville de Paris

Les affiches de l’exposition réalisées par les élèves © Laurent Bourgogne – Ville de Paris

 

L'exposition "Palimpseste". A droite, Slasher - Baobab de Duncan Wylie © Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

L’exposition « Palimpseste ». A droite, Slasher – Baobab de Duncan Wylie © Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Triolet, Paris

 

© Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

© Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Trioler, Paris

 

© Gwénaelle Sabatier - Collège Elsa Trioler, Paris

© Gwénaelle Sabatier – Collège Elsa Trioler, Paris

 

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